Cirque Pinder : deux éléphants menacés de saisie
Mon commentaire : Je dit« Non ! » à l’esclavage auquel sont réduits les animaux dans les cirques. Ils y sont
contraints d’exécuter des numéros contre-nature, ils sont maintenus dans des cages exiguës et doivent parcourir de longues distances dans les pires conditions qui soient. Les animaux ne sont pas
des jouets que l’on peut sortir de leur boîte pour l’amusement de quelques-uns. D’autant plus que cette activité représente un danger réel pour les animaux comme pour le public. L’association
réclame le droit absolu au respect pour ces animaux.
Bruno Ricard
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Actuellement sur les plages du Mourillon pour une série de dix séances de spectacle, le cirque Pinder de la famille Edelstein voit sa tournée quelque peu assombrie. En effet, sous le coup d'une
décision de justice du tribunal correctionnel de Valence, les deux éléphantes Delhi et Saba pourraient être enlevées à leurs propriétaires. Motif : ces derniers ne sont pas en possession d'un
certificat de capacité (les autorisant à présenter de tels animaux au public) et l'origine des animaux n'est pas connue (1).
La famille Edelstein dénonce un « acharnement incompréhensible »
Il s'agit d'un « acharnement volontaire et incompréhensible », selon Frédéric Edelstein, qui affirme avoir fourni toutes les pièces demandées. Bien que la famille Edelstein ait fait appel du jugement, la décision est provisoire mais exécutoire : « À tout moment, ils peuvent venir nous enlever les éléphants », s'inquiète le dresseur de fauves, qui a grandi avec ces animaux âgés de 40 ans.
Frédéric Edelstein craint par ailleurs une mauvaise réaction des éléphantes. « Elles sont habituées à nous et nous à elles. Elles font partie de la famille et n'ont jamais été séparées. Elles ne connaissent que nous, et un changement d'environnement pourrait leur être fatal ». Quant à l'origine des animaux, il souligne que « Delhi et Saba sont arrivées de Thaïlande lorsqu'elles avaient 6 mois. C'était en 1969 et 1973, j'étais tout petit, des photos d'enfance en attestent ».
À l'origine du jugement du tribunal valentinois se trouvent trois associations de protection animale (2), qui se sont porté parties civiles. Elles reprochent aux cirques en général et à Pinder en particulier « de montrer en public des animaux capturés dans leur milieu naturel et de porter ainsi préjudice à la nature ». Et Brigitte Bardot d'enfoncer le clou : « Un animal sauvage n'a rien à faire dans un cirque ».
Tout un art remis en question
« Ridicule, s'insurge Frédéric Edelstein. C'est la preuve qu'on n'a rien à nous reprocher. De plus, ce serait impossible de travailler avec des animaux maltraités ».
Avec ce jugement, c'est le fonctionnement de tout l'art du cirque qui est remis en cause. La famille Edelstein, quant à elle, compte bien, en appel, prouver l'utilité du cirque auprès du public.
1. L'affaire date de 2008, mais l'ordonnance de la saisie est récente.
2. La fondation Assistance aux animaux, la fédération Rhône-Alpes de protection de la nature, et 30 millions d'amis.
Source : http://www.varmatin.com/ra/var/246363/toulon-cirque-pinder-deux-elephants-menaces-de-saisie
