Filmée en train de battre son chien!
Après la diffusion de cette vidéo, une internaute a décidé de dénoncer les agissements de la gardienne.
Après la cruauté d’une retraitée anglaise dénoncée l’été dernier sur Internet pour avoir jeté un chat vivant dans une poubelle, c’est au tour d’une gardienne de parking de Montévrain
(Seine-et-Marne) de se retrouver face à la justice par l’entremise de la Toile. Hier après-midi, Marie-Gisèle B. a comparu devant le tribunal correctionnel de Meaux pour avoir tabassé deux de ses
chiens sous-alimentés. Elle avait été dénoncée par une internaute, qui avait filmé et mis en ligne ses agissements. Prévenue, l’association d’assistance aux animaux Stéphane-Lamart a
lancé une procédure judiciaire, en déposant une plainte auprès du commissariat de police de Chessy.
Six mois avec sursis requis
L’affaire remonte à décembre. Choquée par le comportement de l’agente de sécurité, qui frappait régulièrement son animal sous ses fenêtres, une habitante filme un soir la scène avec son téléphone
portable. Postée sur YouTube, la vidéo fait le tour du Net. On y voit l’agent de sécurité laver le sol à la porte d’un parking et s’interrompre plusieurs fois pour frapper son animal à coups de
pied et de latte en bois.
Après la plainte de l’association Stéphane-Lamart, une suspecte, déjà connue pour avoir maltraité un autre chien alors qu’elle travaillait comme agent de sécurité SNCF, est identifiée à
Montévrain. Convoquée à plusieurs reprises, l’employée reconnaît être l’auteur des violences. Examiné par un vétérinaire, l’animal souffre de malnutrition et de coups répétés. Il est retiré à la
tortionnaire et confié provisoirement à un des agents du commissariat.
Jugée hier pour actes de cruauté et mauvais traitement envers un animal, Marie-Gisèle B. a peiné à expliquer cette violence. Le substitut du procureur a requis contre elle six mois de prison avec
sursis avec mise à l’épreuve, ainsi que l’interdiction de posséder un animal. Partie civile avec Peta, ainsi que les fondations Brigitte Bardot et 30 Millions d’amis,
l’association Stéphane-Lamart, réclame au total 7600 € de dommages et intérêts et indemnités pour l’ensemble des plaignants. L’affaire a été mise en délibéré au 12 mai.






