bb et la protection animale
Où en est l'élevage d'animaux à fourrure en France ?
Alors que 86% des Français souhaitent la fermeture des élevages d'animaux à fourrure selon un sondage Ifop, Sciences et Avenir fait le point sur cette pratique dans l'Hexagone.
Un sondage Ifop pour la Fondation 30 Millions d'amis indiquait en février 2018 que 86% des Français réclament la fermeture des élevages d'animaux à fourrure. "Près de 285.000 personnes ont déjà signé la pétition de la Fondation réclamant la fermeture des fermes à fourrure en Europe", rappelait 30 Millions d'amis. Interrogé par Sciences et Avenir, le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, en charge de ces élevages, s'est montré particulièrement évasif...
Ainsi, personne n'a été en mesure de répondre aux questions de Sciences et Avenir. Seul document nous ayant été délivré par la rue de Varenne : un tableau indiquant le "nombre d'exploitations avec élevage d'animaux à fourrure (visons, castors...)" en... 2010. Il y a donc 8 ans, la France comptait 285 élevages dont le plus grand nombre se situait dans les Midi-Pyrénées (36), en Bretagne (26) et en Aquitaine (25). Selon Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot - dont la campagne contre la fourrure s'affiche depuis le 23 janvier 2018 sur les cars et des murs parisiens - une quinzaine d'élevages, uniquement dédiés à la fourrure, subsisteraient encore en France. Malgré ses requêtes auprès du gouvernement, l'association n'a pas non plus réussi à obtenir les chiffres réels. Cependant, "le nombre d'élevages est à la baisse et ne concerne que la production de visons bien qu'on ne parle pas ici des élevages de lapins ; ils concernent les filières viande et fourrure", explique le porte-parole de l'association.
C'est d'ailleurs des élevages de lapins que l'association L214 a épinglé en décembre 2017, et plus particulièrement, des lapins Orylag, une souche créée par l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) dans les années 70 et dont le pelage est particulièrement doux. l214.com/communications/20171219-lapins-orylag-dior-fendi-dolce-gabbana">Dans un communiqué, L214 indiquait que ces animaux sont en "cage collective au début de leur vie, puis isolés dans des cages individuelles pendant plus de deux mois pour éviter tout accroc à leur fourrure" et qu'"ils ne voient jamais la lumière du jour". "Ce mode d'élevage est à l'origine de restrictions comportementales sévères, de blessures et de comportements stéréotypiques", poursuivait l'association. "L'Orylag n'est pas un lapin de garenne, ni un animal de compagnie (...). Il a des caractéristiques qui lui sont propres. On ne peut pas en effet le mettre dehors ou en extérieur. A partir d'un certain âge, il faut le mettre en cage individuelle sinon ils se battent, il a un caractère agressif", avait réagi Jean Boutteaud, le président de la coopérative Orylag à Surgères (Charente-Maritime).
Selon la Fondation Brigitte Bardot, les visons élevés pour leur fourrure vivent à peu près dans les mêmes conditions que les lapins Orylag. "Ils sont élevés dans des conditions qui ne répondent nullement aux besoins biologiques de cette espèce semi-aquatique. Les visons sont enfermés dans des cages grillagées dépourvues de tout enrichissement, sans accès à l’eau", s'insurge Christophe Marie qui a réussi à photographier un élevage situé à Emagny, dans le Doubs.
Qui sont les clients ? Pour les lapins Orylag, on retrouve des marques de luxe (Dior, Fendi, Dolce & Gabbana). Mais le marché des vêtements avec de la fourrure a muté selon l'association. "Ce n’est plus réservé qu’à une catégorie 'privilégiée' avec des manteaux inabordables (même si ce marché existe toujours). La fourrure s’est démocratisée avec l’apparition des cols et capuches en fourrure et autres accessoires et vise une clientèle plus jeune". Par exemple, dans
un article publié le 14 novembre 2016, Peta dénonçait l'utilisation de la fourrure par la marque de vêtement Canada Goose. Celle-ci propose des tenues spécialement confectionnées pour les "endroits les plus froids de la planète, là où la peau du visage peut geler instantanément" comme l'indique la marque sur son site. Cependant, les produits Canada Goose sont désormais devenus un accessoire de mode notamment en France.
Selon la Peta, "les coyotes, (dont la fourrure sert à la confection de la capuche de la célèbre parka, produit phare de la marque) qui sont attrapés grâces à des pièges barbares, perdent leur sang, sont choqués, déshydratés, subissent des engelures, la gangrène et sont attaqués par des prédateurs". Des accusations démenties par la marque qui affirme être adepte du "piégeage sans cruauté". Elle défend également son choix en arguant que le coyote est utilisé "en raison de son abondance" et qu'en outre celui-ci est "considéré comme un animal nuisible dans de nombreuses régions d'Amérique du Nord parce qu'il s'attaque au bétail, à des espèces-proies en voie de disparition, aux animaux de compagnie et parfois même aux humains".
En octobre 2017, le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation avait été interrogé par le député Joël Giraud (LREM) au sujet de l'élevage d'animaux à fourrure en France. "L'enfermement de ces animaux peut mener au cannibalisme, à l'obésité, à l'automutilation, à des comportements stéréotypiques ou encore à une prostration totale, signe de détresse. Pourtant il semblerait que des élevages reçoivent un accord favorable pour tripler leur capacité d'élevage", s'étonnait l'élu. Celui-ci demandait alors la fermeture de ces établissements : "Cette avancée éthique serait un symbole fort en faveur du bien-être animal et donnerait à la France un statut de pionnier en la matière".
Quelques jours plus tard, le ministère indiquait qu'"il n'est pas envisagé d'interdire les élevages d'animaux destinés à la production de fourrure" ajoutant que "les services du ministère chargé de l'agriculture sont particulièrement vigilants quant au respect des règles de protection animale dans ces élevages". Précisons à cet effet que la condition animale est portée comme une grand cause de 2018 par Nicolas Hulot, numéro 3 du gouvernement. Une tâche qui s'avère kafkaïenne car le ministère de la Transition écologique et solidaire, dont il a la charge, a fait valoir auprès de Sciences et Avenir que la question des élevages d'animaux à fourrure "n'était pas de son ressort".
Brigitte Bardot : La retraite ? Jamais de la vie !
A un âge, 83 ans, où la plupart des femmes goûtent un repos bien mérité, Brigitte Bardot, elle, est hyperactive.
Ensuite, Bernard, son mari, lui remet ses mails et ses fax (Brigitte ne possède ni ordinateur ni téléphone portable).
Elle passe sa matinée à répondre aux lettres qui la touchent le plus, parmi les 70 reçues chaque jour.
A 13 heures, départ pour sa ferme, la Garrigue, où l’attendent une cinquantaine d’animaux, dont un poney, un âne, sept cochons, huit chèvres, autant de moutons, une tortue, des oies, des canards, sans oublier dix-sept matous et toutous. Une vraie arche de Noé !
C’est là que la plus grande amie des bêtes travaille pour sa fondation, qui lui prend de plus en plus de temps. Un peu fatiguée, elle reprend le chemin de la Madrague vers 18 heures, dîne avec Bernard et passe des coups de fil avant d’aller se coucher. Presque avec les poules…
Plus question pour elle d’aller faire un tour au centre de Saint-Tropez : « Non seulement pour ne pas risquer de provoquer d’émeute ou me mettre en danger, mais parce que ça n’a plus rien du petit port que j’ai connu. C’est devenu une vitrine du luxe, sans âme. »
La fondation Brigitte Bardot donne 350 000 euros à l'association limousine Elephant Haven
La fondation Brigitte Bardot a fait un gros don de 350 000 euros pour booster la construction de la maison de retraite pour éléphants qui est en train de sortir de terre à Bussière-Galant.
La fondation Brigitte Bardot donne 350 000 euros à l'association limousine Elephant haven. (image d'illustration)
fondation Brigitte Bardot a fait un don conséquent à l'association limousine Elephant Haven, ce vendredi 16 février. L'organisme de protection des animaux a décidé d'allouer 350 000 euros pour booster la construction de la maison de retraite pour éléphants. En août dernier, Sofie et Tony, deux ex-soigneurs du zoo d'Anvers, ont eu le feu vert des autorités sanitaires pour construire à Bussière-Galant un espace dédié à l'accueil d'éléphants âgés, notamment ceux réformés des cirques. Les travaux ont commencé. Cette somme servira notamment à construire des enclos de nuit pour les pachydermes.
Le plus gros chèque de la fondation Brigitte Bardot en 2017
Tout au long de l'année, la fondation Brigitte Bardot finance des actions pour protéger les animaux sauvages et domestiques. En dehors de ça, "c'est le plus gros budget de la fondation cette année, dédié à un projet précis", assure Christophe Marie, le porte-parole de la fondation Brigitte Bardot. Cette maison de retraite pour éléphants de cirque serait en effet "un projet unique en Europe", d'après le jeune homme.
La somme allouée dans le cadre de ce "partenariat de démarrage" devrait permettre de construire "des enclos de nuit et de soins", dont les travaux commenceront en avril. Le site devrait être capable d'accueillir ses premiers pachydermes à partir de l'automne. Néanmoins, Sofie, qui est à l'origine du projet ne souhaite pas trop s'avancer: "tout cela dépend de la vitesse à laquelle iront les travaux". L'ex-soigneuse reste discrète sur le nom de leur premier pensionnaire: "Pour le moment nous n'avons rien acté avec les cirques".
"Le bâtiment est prévu pour accueillir trois éléphants à la fois, mais il peut y avoir une rotation. Le site semble donc adapté pour en héberger six, explique le porte-parole de la fondation Brigitte Bardot, avant de mettre un bémol, comme ce projet est pilote, il ne faut pas être trop ambitieux au départ".
Un objectif : l'autofinancement pour Elephant Haven
La fondation Brigitte Bardot ne s'est pas engagée à financer régulièrement cette association. "On espère qu'elle atteindra l'autofinancement grâce aux dons qui pourraient lui être versés directement, et à la recherche d'autres partenaires", indique Christophe Marie. La fondation Bardot va néanmoins s'assurer que le projet devienne pérenne. "Dès lors qu'il y aura des animaux sur le site, nous aurons un devoir vis à vis de nos donateurs. Nous nous assurerons que ce projet soit une réussite ".
Selon un sondage mené cet été, près de 80% des Français se disent favorables à la cause animale. L'exploitation commerciale des animaux, notamment dans les cirques est de plus en plus critiquée.
Poney, chèvres, chats, chevaux : une cinquantaine d’animaux maltraités sauvés en Mayenne...
Mercredi 14 février 2018, à Averton en Mayenne, près de Villaines-la-Juhel, de nombreux animaux maltraités ont été libérés et emmenés en refuge par la Fondation Brigitte Bardot.
Mercredi 14 février 2018, à Averton, en Mayenne, près de Villaines-la-Juhel, sur deux sites différents appartenant à un même couple, une opération de sauvetage d’animaux a eu lieu. « Nous sommes intervenus pour mettre en sécurité, et en condition de vie décente une cinquantaine de bêtes en tout », indique Charlène Leroux, de la fondation Brigitte Bardot.
Parmi eux se trouvaient 5 poneys (dont des shetland), un âne, un cheval, des oies, des canards, 8 moutons, 4 chèvres, 3 lapins. Il y avait également plus de 30 volailles. « Les propriétaires avaient ramené plein d’animaux chez eux. Ils ont été débordés ». Ils avaient pris l’habitude de mettre les animaux dans des cages. Un chat a été retrouvé dans un clapier à lapin, avec seulement des concombres et des légumes à manger.
La plupart avaient peu à manger. Ils étaient souvent très maigres et en situation de maltraitance. « Les enclos et les cages étaient mal entretenues. Les fientes et les urines des animaux n’étaient pas évacuées ». Il y avait également de la boue. « Du coup, lorsque nous sommes arrivés, ils en étaient recouverts, et très sales ».
La fondation Brigitte Bardot est intervenue de 10 à 14 h. Prévenue par la DDCSPP (Direction départementale de la cohésion sociale et de protection des population), l’intervention a été menée en présence de deux gendarmes de la Mayenne pour assurer la sécurité, ainsi que par quatre personnes de la DDCSPP.
« Le couple n’était pas présent sur le premier site, mais sur le second, oui ». Une enquête est en cours pour connaître les circonstances dans lesquelles les animaux se sont retrouvés dans une telle situation. Il est suspecté une forme de détresse psychologique du couple. Aucun cadavre animal n’a toutefois été retrouvé sur les sites.
« Toutes les bêtes ont été évacuées vers le refuge de la Fondation Brigitte Bardot, celui de La Mare d’Auzou, dans l’Eure, à Saint-Aubin-le-Guichard ». Là bas, ils y seront en liberté, avec les traitements qui conviennent. Ils pourront retrouver une santé normale.
D’après la fondation, « ces personnes seront à surveiller à l’avenir. Elles peuvent être amenées à recommencer ».
La fondation a joué son rôle. Il appartiendra à la justice de se prononcer sur les sanctions pour ce couple de Mayennais, à l’origine du méfait. Ils devront peut être s’expliquer au tribunal de Laval. Selon leur profil psychologique, ils pourraient être amenés, ou non, à être déclaré responsables de leurs actes.
Bardot interpelle Poutine avant la Coupe du monde de foot en Russie pour dénoncer une "tuerie de masse"
Dans une lettre publiée sur les réseaux sociaux, la Tropézienne interpelle le président russe sur la cause animale, quelques mois avant la Coupe du monde de foot.
Les chiens et chats sont actuellement abattus par milliers en Russie dans les 11 villes hôtes du Mondial de foot 2018. Le but? Assainir les rues avant que les supporteurs du monde entier débarquent, comme l'a constaté Courrier international.
"La communauté internationale constate avec stupeur qu'un massacre de chiens et de chats a lieu dans de nombreuses villes russes. En acceptant cette tuerie de masse, vous favorisez la barbarie" accuse la présidente de la Fondation Brigitte Bardot.
Avant d'implorer: "Je vous supplie d'arrêter immédiatement ce carnage immonde au profit de campagnes de stérilisation à grande échelle, bien plus efficaces, moins coûteuses et humaines."
"BB" qui pointe par ailleurs du doigt d'autres souffrances animales: "Chaque jour, en Russie, des ours, des chiens viverrins, des renards et des blaireaux sont mutilés dans de nombreux camps d'entraînement. Ces animaux sont muselés et laissés sans défense pour entraîner les chiens de chasse. (...) Je maintiens ma confiance en vous, sachant que vous aurez la bonne initiative pour abolir ces horreurs."
Brigitte Bardot interpelle Emmanuel Macron sur l’"ENFER" des abattoirs: "Il est temps d’accoucher d’une réforme"
Brigitte Bardot a adressé une lettre ouverte à Emmanuel Macron dans laquelle elle lui reproche de ne pas respecter son engagement de campagne concernant la mise en place de la vidéosurveillance dans les abattoirs. "Votre ministre de l’Agriculture s’oppose à cette mesure de contrôle, pourtant adoptée par l’Assemblée Nationale après les scandales qui ont mis en lumière l’enfer des abattoirs", déplore l’activiste de la cause des animaux.
Dans un deuxième temps, Brigitte Bardot fustige la position d’Emmanuel Macron sur les "chasses présidentielles". Remplacées en 2010 par des "battues de régulation", ces chasses sont vues d’un bon œil par l’actuel locataire de l’Élysée. "C'est quelque chose qui fascine à l'étranger, ça représente la culture française, c'est un point d'ancrage", arguait-il lors de sa campagne. "Quelle régression, quel archaïsme invraisemblable, juste pour flatter les loisirs d’une 'caste'", dénonce la militante de 83 ans.
C’est la troisième lettre ouverte que Brigitte Bardot adresse à Emmanuel Macron, qui n’a décidément jamais eu son assentiment. "Macron n'a aucune compassion pour les animaux et la nature : à Chambord, il vient de féliciter des chasseurs devant leurs gibiers encore chauds !", s’indignait l'ancienne actrice en décembre 2017. "Si Macron passe, les animaux trépassent !", écrivait-elle également dans un communiqué en mai dernier.
«Mon modèle sur la question animale, c’est Brigitte Bardot», assure Steeve Briois
Le maire d’Hénin-Beaumont veut respecter ses « engagements en matière de protection animale ». Il l’a réaffirmé lors de sa cérémonie de vœux à la population, évoquant la stérilisation des chats errants et le refus d’accueillir des cirques avec des animaux sauvages.
L’intérêt du Front national pour la cause animale ne date pas d’hier. Marine Le Pen, lors de la dernière élection présidentielle, avait même choisi de « faire de la protection animale une cause nationale ». À l’échelle locale, Steeve Briois a prévenu les habitants lors sa cérémonie de vœux, dimanche dernier. « Il est de notre responsabilité de veiller au bien-être et au respect de l’animal ». Et, puisque les sondages font foi et indiquent que pour plus de 80 % des Français, la protection des animaux est étroitement liée à leur conception de vie, le premier magistrat a enfoncé le clou.
La municipalité refuse les cirques avec des animaux sauvages
Rappelant qu’une première campagne de stérilisation des chats errants a été mise en place en mars 2017, Steeve Briois a poursuivi en faisant référence aux nombreuses communes qui ont choisi de ne plus recevoir de cirque sur leur territoire. Il a pointé du doigt la situation des animaux sauvages et réaffirmé refuser en « de cautionner le mode de vie qui leur est imposé ». Une motion a en effet été approuvée en conseil municipal en février 2017 notifiant le renoncement de la ville à accueillir des cirques détenant des animaux sauvages, car « nous ne pouvons en aucun cas cautionner la captivité forcée dans des cages exiguës ».
Une mise en demeure fin décembre par un collectif de cirque
Aussi, puisque « tout être vivant a droit à la reconnaissance de sa dignité et de sa sensibilité et qu’il n’est pas normal de voir un éléphant faire le poirier », Steeve Briois prévient : « nous continuerons de refuser des cirques avec des animaux sauvages, ce malgré les pressions. » Steeve Briois fait référence à sa mise en demeure, le 30 décembre dernier par un collectif de cirques, afin qu’il retire sa délibération avant d’éventuelles poursuites judiciaires. Le maire d’Hénin-Beaumont affirme donc qu’il ne pliera pas, lui qui affirme que son « modèle sur cette question, c’est Brigitte Bardot. »





















