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fondation brigitte bardot

Sauvetage d’urgence d’une centaine de chevaux en Vendée !

Publié le par Ricard Bruno

Une centaine de chevaux détenus par un éleveur à Challans, en Vendée, sont actuellement secourus ce lundi 22 janvier 2018 par la Fondation 30 Millions d’Amis, la Fondation Brigitte Bardot et la SPA.

A la suite d’un signalement, la Fondation 30 Millions d’Amis intervient en présence de la gendarmerie, de la DDPP du 85, de l'IFCE, de la Fondation Brigitte Bardot et de la SPA, pour la prise en charge d'une centaine de chevaux au sein d’un élevage à Challans, en Vendée (22/01/2018).

Ces équidés y vivent dans des conditions pitoyables : ils pataugent au milieu de leurs excréments sur un terrain exigu. Ils n’ont pas non plus d’abri pour se protéger des intempéries.

Affamés et assoiffés, certains sont blessés et la plupart ne dispose pas des soins les plus élémentaires. Pire encore, plusieurs cadavres ont été retrouvés sur place d’où l’extrême urgence de cette intervention.

Une situation qui dure…

« Les mauvais traitements infligés à ces animaux sont connus depuis des années… Encore une fois, je m’étonne que les autorités mettent si longtemps avant d’intervenir ! Aujourd’hui, l’essentiel est de retirer tous ses chevaux à cet éleveur pour l’empêcher de recommencer et tenter de les mettre hors de danger », explique Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis.

Malheureusement, dans des cas comme celui-ci, la Fondation 30 Millions d’Amis ne peut intervenir que sur demande des services de l’État, qui autorise la prise en charge des animaux.

Les chevaux confiés à la Fondation 30 Millions d’Amis seront placés dans des pensions partenaires. Ils y seront soignés et réalimentés progressivement.

Merci à tous les donateurs de la Fondation sans qui tous ces sauvetages seraient impossibles ! Ne l'oubliez pas, c'est grâce à votre générosité que nous pouvons également venir en aide aux animaux détenus dans des conditions déplorables. Pour continuer nos actions, nous comptons sur vous : faites un don.

Les chevaux seront transférés vers des pensions partenaires de la Fondation.

Les chevaux seront transférés vers des pensions partenaires de la Fondation.

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Brigitte Bardot: "Je veux vaincre l’indifférence vis-à-vis des animaux"...

Publié le par Ricard Bruno

« Vivre avec les bêtes s’apparente à une sorte de maternage. J’ai une aptitude à renifler leurs souffrances. » Brigitte Bardot en 2016, avec l’un de ses neuf chiens.  Collection particulière Brigitte Bardot

« Vivre avec les bêtes s’apparente à une sorte de maternage. J’ai une aptitude à renifler leurs souffrances. » Brigitte Bardot en 2016, avec l’un de ses neuf chiens. Collection particulière Brigitte Bardot

Brigitte Bardot qui a renoncé à sa carrière pour lutter contre la maltraitance publie aujourd’hui « Larmes  de combat », ses Mémoires  de militante  pour  les animaux

Comment ne pas avoir le cœur battant lorsqu’on s’apprête à rencontrer « la petite fiancée de Paris Match », dont les photos tapissent les murs de notre journal ? En décembre dernier, le très sérieux « New York Times » recensait ainsi les trois plus grands personnages français : le général de Gaulle, Johnny Hallyday et elle, Brigitte Bardot. Si j’ai raté l’école pour voir l’homme du 18 Juin visiter, en 1962, le stand Simca au Salon de l’auto, rencontré Johnny à Quiberon puis à l’Elysée sous la présidence de Jacques Chirac, il me restait à approcher BB. Enfant, j’avais eu le fugace privilège de la croiser un samedi chez Marquinot, son coiffeur, qui était aussi celui de ma mère. A son entrée dans ce salon parisien, tout le monde s’arrêtait de bavarder pour admirer son incroyable beauté, sa démarche altière, son port de tête majestueux. Souvenir inoubliable que j’ai osé lui raconter en pénétrant sur la pointe des pieds dans sa ferme, La Garrigue, nichée à quelques battements d’ailes de mouette de Saint-Tropez. Elle s’est alors mise à rire, je l’ai sentie presque apprivoisée.

C’est ainsi, dans ce lieu magique où les animaux sont les maîtres et où le temps semble figé, que notre entretien a commencé sous la surveillance de Gitane, la jument grise, apparue sur le pas de la porte… Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de « confesser », une après-midi entière, cette femme libre, souriante, sans fard, au regard malicieux. Tellement spontanée qu’elle ne paraît pas savoir combien elle reste séduisante. Un moment de grâce. Ce reportage dans son univers émouvant confirme qu’il faut rencontrer les gens dans leur vie privée pour mieux les cerner. Chez elle, les chiens n’aboient pas, les chats ne miaulent pas, les oies ne gloussent pas, l’âne ne brait pas, comme s’ils partageaient avec Brigitte un langage secret, complice. Mais elle m’a parlé celui de la franchise, livrant sans se cacher les contours de sa personnalité. A la fin de notre rencontre, le cœur serré de la voir s’éloigner, sereine, entourée de son quarteron de setters dans une vieille Renault blanche aménagée pour eux, je me suis dit que cette grande dame est aujourd’hui plus Brigitte que Bardot.

Je veux vaincre l’indifférence des gouvernements et des peuples vis-à-vis des animaux

Paris Match. Vous êtes toujours un mythe et un phénomène social…
Brigitte Bardot. Pas du tout du tout du tout ! Je vis très simplement avec mes animaux et pour ma fondation. Loin de ce qu’on avait baptisé la “bardolâtrie”, quand les gens me poursuivaient pour des autographes. Je veux vaincre l’indifférence des gouvernements et des peuples vis-à-vis des animaux. C’est mon amour pour eux et ce combat qui, jour après jour, me donnent à mon âge cette force. Par ailleurs, je ne parle que si j’ai quelque chose à dire. On emploie trop de mots pour rien ou pour balancer des conneries. Avec les animaux, on se regarde, on communique avec les yeux. C’est le langage corporel.

Comment vivez-vous, à présent, à Saint-Tropez ?
Je me réveille à La Madrague vers 9 heures, m’occupe de mes neuf chiens et six chats, puis de moi. Après, j’appelle la fondation pour un tour d’horizon. Bernard, mon compagnon et mari, me sert d’intermédiaire avec les fax et les e-mails. Je n’ai ni ordinateur ni tablette. Pas même de portable, cet instrument qui sert aussi à faire d’horribles selfies – on ne peut aller nulle part sans que quelqu’un se colle à vous ! La journée commence donc avec le courrier. Je reçois quelque 60 à 70 lettres par jour. Je réponds moi-même à celles qui sont importantes ou me touchent. A 13 heures, je vais à La Garrigue, ma ferme, retrouver mes autres animaux, une cinquantaine, parmi lesquels Candy le poney et Bonhomme l’âne, vivant en liberté en compagnie de sept cochons, huit chèvres, autant de moutons, deux boucs, une tortue, des oies, des canards, des poules et dix-sept chiens et chats. Là, je me consacre à la fondation. En trois décennies, elle a pris beaucoup d’importance. Vers 18 heures, fatiguée, je regagne La Madrague. Il faut reconnaître que je n’ai jamais eu autant de travail que maintenant, à 83 ans ! Je dîne avec Bernard, passe quelques coups de fil et me couche. Je ne vais jamais à Saint-Tropez. Non seulement pour ne pas risquer de provoquer d’émeute ou me mettre en danger, mais parce que ça n’a plus rien du petit port de pêche que j’ai connu. C’est devenu une vitrine du luxe, un lieu sans âme.

Comment avez-vous rencontré votre mari ?
En allant prendre un verre chez Me Bouguereau, l’avocat qui s’occupait de ma fondation. Un jour, une amie, plutôt comme il faut, veut m’entraîner alors que, revenant de La Garrigue, je porte un pantalon dégueulasse. Je lui réponds : “S’il faut se mettre chic, oublie.” Elle insiste : “C’est rigolo, ton avocat est charmant. Ecoute, Brigitte, on y va.” Bon, nous y sommes allées. Bernard était là, je ne l’avais pas remarqué. Au moment de partir, il m’a rattrapée par la main et m’a lancé : “Et moi, on ne m’embrasse pas ?” Voilà comment tout a commencé. Et cela fait un quart de siècle que ça dure ! Un homme charmant, joyeux, agréable de contact, sage et en même temps très comme tout le monde. Autre qualité, il accepte que trois ou quatre animaux dorment sur notre lit, certes très grand – de toute façon, s’il refusait, il ne serait pas mon compagnon. Protecteur, autoritaire, impatient… Quelquefois, il y a des pugilats. Ce n’est pas un romantique regardant le clair de lune à mes côtés mais quelqu’un de très intelligent, c’est important. Il passe la majeure partie de son temps le nez dans son ordinateur.

Je n’apprécie ni les ramollos ni les lâches. [Rires.] Mais les gens affirmés, qui n’ont pas peur de s’exprimer

Que partagez-vous ?
L’amour des animaux, ses conseils avisés pour ma fondation. Il est assez tacticien et a le sens de la communication, ce qui n’est guère mon cas. Il m’apporte beaucoup… Mais ne me demandez pas ce qu’il faisait auparavant ! Des affaires en Afrique, je crois. Des trucs avec des films, notamment…

Vous auriez dû épouser un vétérinaire !
[Rires.] Sans doute, mais c’est trop tard !

Vous avez déclaré un jour : “Je n’aime pas ce qui est mou.”
En effet, je n’apprécie ni les ramollos ni les lâches. [Rires.] Mais les gens affirmés, qui n’ont pas peur de s’exprimer. On est dans une période où dès que l’on dit ce que l’on pense, on se retrouve à la 17e chambre correctionnelle de Paris. Ce qui m’est quand même arrivé cinq fois car je reste droite dans mes bottes, sans changer d’avis comme de pantalon.

Dans sa chambre, à Saint-Tropez en 1980.

Dans sa chambre, à Saint-Tropez en 1980.

Revenons aux hommes que vous avez aimés…
Ah non ! Quand c’est fini, c’est vraiment fini. C’est comme le cinéma. Des souvenirs pénibles. Partout où je passais, j’étais traquée. J’ai encore du mal à comprendre ce qui m’est arrivé, une sorte d’enchaînement incontrôlable m’ayant rendue très méfiante à l’égard de la race humaine. Je n’ai quasiment pas gardé de relations dans ce milieu, d’autant qu’à mon âge il me reste peu d’amis de ces années-là. Mes seules attaches : un peu Delon, Belmondo, Mylène Demongeot, Robert Hossein. On se téléphone une ou deux fois par an, un lien surtout dû aux animaux, sujet qui nous rapproche.

Que pensez-vous de ces actrices dénonçant le harcèlement sexuel ?
Concernant les actrices, et pas les femmes en général, c’est, dans la grande majorité des cas, hypocrite, ridicule, sans intérêt. Cela prend la place de thèmes importants qui pourraient être discutés. Moi, je n’ai jamais été victime d’un harcèlement sexuel. Et je trouvais charmant qu’on me dise que j’étais belle ou que j’avais un joli petit cul. Ce genre de compliment est agréable. Or il y a beaucoup d’actrices qui font les allumeuses avec les producteurs afin de décrocher un rôle. Ensuite, pour qu’on parle d’elles, elles viennent raconter qu’elles ont été harcelées… En réalité, plutôt que de leur profiter, cela leur nuit.

Quel est votre souvenir le plus marquant sur un plateau ?
C’était en 1960 avec Clouzot, un metteur en scène très exigeant, qui ne laissait rien passer. Dans “La vérité”,  j’interprétais à ma façon le personnage qu’il m’avait confié et, dans la scène du procès, pendant le long monologue où j’assurais ma propre défense, cela m’est apparu si vrai et si authentique que, contrairement à ses habitudes, il n’a pas voulu faire d’autre prise, il n’en avait pas besoin.

Malgré un passé mouvementé, vous semblez structurée.
Question d’éducation ! J’ai été élevée très sévèrement, avec de grands principes bourgeois. Et cela, on ne s’en défait jamais. Heureusement, parce qu’ils ont été une base, un socle. Même si, après, j’ai tout envoyé bouler avec bonheur, j’ai gardé l’aisance que donne ce genre d’éducation. Ainsi, je suis capable de me tenir de façon impeccable à table et ailleurs, je peux m’adapter partout. Certes, mes parents, qui m’avaient inscrite à l’institut de La Tour, école catholique, juste à côté de chez nous, dans le XVIe, ne rêvaient pas du tout que j’épouse Vadim ! Pour eux, une vraie catastrophe. Ils ont essayé de me guider vers la bourgeoisie rassurante, avant de comprendre que c’était impossible. Je n’étais pas faite pour le milieu de mon père, un industriel fort distingué à la tête des usines Bardot d’Air Liquide. Papa, qui avait une belle allure, fréquentait les cercles élégants de son temps.

J’ai quand même sauvé mon premier animal à 8 ans, une souris grise que mon père voulait assommer à coups de balai

Etait-il admiratif de sa fille ?
Cela lui faisait plaisir que l’on sache qu’il était le père de Brigitte Bardot, une star.

Parlez-moi de votre fils.
J’avais 25 ans quand Nicolas est né. Mal dans ma peau, fatiguée par les films, usée par une presse qui me pourchassait et, en dehors de “Jours de France” et Paris Match, était avec moi impitoyable. Dès lors que je n’arrivais même pas à maîtriser mon propre équilibre, j’en prenais plein la gueule. Ce n’était sûrement pas le moment d’avoir un enfant ! Je me suicidais toutes les trois minutes, je ne faisais que des conneries. Mais on ne choisit pas. Le timing était mauvais et tout le monde en a souffert. Cette situation s’est apaisée il y a quelques années. Nicolas, qui vit en Norvège, vient me voir tous les ans. J’ai aussi deux petites-filles et deux arrière-petits-enfants.

 

A la Fondation Brigitte Bardot, en 2004

A la Fondation Brigitte Bardot, en 2004

Et votre mère ?
Ma mère a été fière de moi lorsque j’ai commencé à m’occuper des animaux et que je suis allée sur la banquise combattre le massacre des phoques. Là, elle a trouvé cela extrêmement courageux.

Enfant, aviez-vous des animaux ?
Non, parce que pendant la guerre c’était impossible dans un appartement, où de toute façon on n’avait rien à bouffer. J’ai quand même sauvé mon premier animal à 8 ans, une souris grise que mon père voulait assommer à coups de balai dans la cave. Je l’ai récupérée, mise sous mon pull-over, gardée un moment sur moi. Et quand j’ai vu qu’elle allait mieux, je l’ai relâchée dans un jardin.

Si vous deviez raconter BB en trois phrases à de jeunes étudiants ?
[Léger silence, elle médite.] Je leur résumerais : Bardot, ouverte à une grande compassion, courageuse, faisant passer la douleur des autres avant la sienne. Rien d’autre. Parce qu’au fond, BB, ils s’en tamponnent. Mais j’essaierais de leur communiquer l’amour des animaux, de leur expliquer qu’il faut empêcher qu’ils souffrent, là est l’essentiel. Et je leur confierais que je m’occuperai de ma fondation jusqu’à mon dernier souffle.

Avez-vous peur de la mort ?
La maladie, la souffrance, la mort, c’est grave et pas trop rigolo, n’est-ce pas ? Comment prétendre le contraire ? Mais puisque c’est inéluctable, il faut essayer de l’apprivoiser. Quand j’ai eu un cancer du sein, ça a été très difficile. J’étais toute seule et j’avais décidé de faire uniquement de la radiothérapie, et pas cette épouvantable chimio, pour ne pas perdre mes cheveux. Elle détruit le mal mais aussi le bien et on en sort anéanti. Je vois des gens qui, après cette épreuve, sont des loques. Jamais je ne voudrais passer par là. Cette maladie m’a obligée à me retrouver face à moi-même. Et maintenant, si j’aime bien parfois la solitude, je ne peux néanmoins vivre seule.

Surmonter ce cancer a été votre plus belle victoire ?
Je n’ai pas paniqué, pensant que je vaincrais, que je n’allais pas mourir. C’est resté secret jusqu’au jour où le mal a été derrière moi. Cela fait une bonne trentaine d’années, maintenant. Mais ma plus belle victoire est celle que je n’ai pas encore obtenue pour les animaux.

Vous ne voulez plus sortir dîner ?
Pour m’attabler et bouffer du caviar extrait du ventre de ces pauvres esturgeons à des prix phénoménaux ? Quelle honte ! Les grands restaurants m’écœurent ; ils ne font quasiment que des plats à base de viande, c’est-à-dire d’animaux qui ont souffert. Je ne vais jamais au restaurant et suis végétarienne. L’été, je mange des sardines à l’huile.

Pour lancer ma Fondation, je me suis installée pendant deux mois sur le marché de Saint-Tropez pour vendre mes souvenirs, des bracelets, des colliers rapportés du Brésil, du Mexique, des photos que je dédicaçais, mes jupons, mes chapeaux… 

Au fond, vous êtes toujours “Babette s’en va-t-en guerre” !
Concernant les animaux, bien sûr. Pour les rituels, on devrait étourdir l’animal avant la saignée, abolir l’hippophagie, c’est-à-dire arrêter de manger ces bêtes magnifiques qu’on continue à tuer dans des abattoirs avec une cruauté qui me fait vomir. Je ne sais pas pourquoi on ne m’accorde pas cette abolition, comme celle de la chasse à courre. C’est aussi scandaleux que les corridas. Il faut interdire également les zoos misérables, avec des cages de 3 mètres sur 3 où les animaux qui ne peuvent bouger dorment dans leurs excréments, et les fauves derrière des barreaux dans les cirques. Les grandes réserves, ça n’a rien à voir, c’est formidable. Thoiry, par exemple, où un jour j’ai fait des photos, Beauval où est né Mini Yuan Zi, le panda, et d’autres… On doit par ailleurs interdire de faire voyager des animaux dans les soutes, où ils sont plongés dans le noir avec juste une loupiote bleue. Une horreur, entre le bruit assourdissant des moteurs, les sensations de trous d’air et le reste… Je ne suis pas sûre que les courses de traîneaux avec des chiens, même s’ils aiment bien courir, soient bonnes pour leur cœur… D’autre part, les pouvoirs publics devraient inciter les maisons de retraite à accueillir les petits chiens et chats de ceux qui viennent y finir leurs jours, car c’est souvent leur dernier lien social, et en général ils n’ont pas un berger allemand…

Votre fondation, c’est votre vie.
Nous avons fêté en 2016 nos 30 ans. J’ai commencé très modestement en 1986 à La Madrague, avec un avocat tropézien et une amie. La chambre d’invités me servait de bureau. J’avais besoin, pour obtenir le statut de fondation, d’un capital de 3 millions de francs. Or j’étais incapable de réunir une telle somme : peu attachée à l’argent, j’avais dilapidé la majorité de mes gains de star et je n’avais plus aucun autre revenu. Je me suis installée pendant deux mois sur le marché de Saint-Tropez pour vendre mes souvenirs, des bracelets, des colliers rapportés du Brésil, du Mexique, des photos que je dédicaçais, mes jupons, mes chapeaux… Dans la foulée, j’ai mis aux enchères, à Paris, tout ce que je possédais de valeur : les bijoux précieux que m’avaient offerts mon mari Gunter Sachs, ma robe du mariage avec Vadim, de l’argenterie, des meubles et même ma guitare. Au moment de cette vente, en voyant mes objets et une partie de mon âme, d’une certaine manière, me quitter, j’ai prononcé cette phrase restée célèbre : “J’ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes, maintenant je donne ma sagesse et mon expérience aux animaux.” C’est comme cela qu’a pu naître ma fondation. Je lui ai tout cédé : ma petite maison de campagne de Bazoches, La Madrague dont je n’ai gardé que l’usufruit et qui reste à ma charge personnelle. Enfin les droits d’auteur de mon livre, qui sort le 25 janvier, seront tous reversés à ma fondation.

En août 1967, BB et son fils Nicolas font la couverture de Paris Match.

En août 1967, BB et son fils Nicolas font la couverture de Paris Match.

Etes-vous superstitieuse ?
Pour certaines choses. J’ai notamment peur du chiffre 13. Je devais récemment me rendre à Paris un 13, j’y ai renoncé. De toute façon, en dehors de la capitale, je ne veux plus voyager.

Croyez-vous à l’astrologie ?
La vraie, sûrement. On est en train de traverser une période extrêmement négative, me semble-t-il. Cela signifie que des planètes dégagent de mauvaises ondes. Balance ascendant Sagittaire, je pense que les gens du même signe ont des dénominateurs communs, mais avec des différences d’ascendants qui donnent des personnalités aux caractères contrastés. Comment imaginer que tous ceux d’un même signe puissent se ressembler ?

S’agissant d’Emmanuel Macron, j’ose être optimiste car il a remis entre les mains de Nicolas Hulot certains dossiers sur lesquels j’espère son soutien

Vous avez eu huit présidents de la République à vos pieds…
Ah, vous croyez ? Peut-être, mais je m’en foutais. Ce qui m’intéressait, c’est qu’ils m’aident dans mes combats. Sauf de Gaulle. Lui, c’était différent. De Gaulle, je l’adorais. A l’Elysée, je n’ai pas dit : “Bonsoir Monsieur le Président de la République” mais “Général”. Il m’a répondu en souriant avec gentillesse : “Madame, c’est le cas de le dire.” J’étais habillée en militaire avec une veste à brandebourgs… Ensuite j’ai rencontré Georges Pompidou, avec qui je dînais assez souvent chez Marie-Hélène et Guy de Rothschild. Il était chaleureux, affable, rigolo, pas du tout imbu de sa personne. Je sais que si j’avais eu quelque chose à lui demander, il m’aurait aidée. Après, il y a eu Valéry Giscard d’Estaing, absolument charmant lui aussi, et qui m’a soutenue deux fois. Il a fait stopper l’importation en France des peaux de blanchons, les bébés phoques blancs. Et également les expérimentations pour les ceintures de sécurité avec des singes sanglés dans des voitures propulsées contre un mur de béton. Un massacre ! Après, on s’est souvent téléphoné car je lui en étais reconnaissante. Et, un jour, il est venu chez moi à Paris… Passons à Mitterrand, qui m’a invitée à déjeuner à l’Elysée. J’ai évoqué diverses questions animalières, dont trente urgentes. D’un air hautain et prudent, il m’a assuré qu’il s’en occuperait… Rien n’a suivi ! Quant à Chirac, il m’appelait sa “petite biche”, me faisait un peu la cour et me déclarait que j’étais toute mignonne. Je n’y prêtais guère attention ; moi, mon but était qu’il fasse, entre autres, fermer les animaleries des quais. Et là, il n’y avait plus personne. Quant à Nicolas Sarkozy, il a été décevant lui aussi. J’étais d’abord allée voir le recteur Boubakeur, à la grande mosquée de Paris, pour m’assurer que le Coran admettait l’étourdissement de l’animal avant qu’il ne soit saigné. Je voulais obtenir cette mesure pour les abattoirs. Il m’a reçue, mais aucun résultat ! François Hollande, je me suis juste entretenue au téléphone avec lui pour l’alerter sur le braconnage des éléphants en Afrique. Il a tenu parole. Et quand je lui écrivais, il me répondait toujours. Je trouve cela d’autant plus correct qu’il savait que je n’étais pas de son bord. S’agissant d’Emmanuel Macron, j’ose être optimiste car il a remis entre les mains de Nicolas Hulot certains dossiers sur lesquels j’espère son soutien. Même s’il n’a pas encore pris directement position à ma lettre ouverte au gouvernement français du 27 décembre, dans “Le Parisien”, où j’énonçais les mesures prises contre la maltraitance aux animaux par nombre de pays de l’Union européenne.

Quand vous n’y arrivez pas, vous priez ?
Absolument. Je ne crois pas aux messes, aux prêtres, à toute la hiérarchie de l’Eglise catholique, mais je m’adresse directement à la Sainte Vierge. Je l’appelle “ma petite Vierge”.

Et le Pape ?
Celui que j’aimais, c’était Jean-Paul II. Le jour de 1996 où j’étais venue à l’audience générale du mercredi, il a pris mes mains et, quand il m’a fixée droit dans les yeux avec ce regard bleu extraordinaire, j’ai alors ressenti une très forte émotion. Il émanait de lui une incroyable profondeur, une grande sérénité. Il ne se mettait pas sur un piédestal. Le seul problème est que, dans la salle des audiences, de pieux Mexicains m’ont reconnue – j’avais naguère tourné “Viva Maria !” dans leur pays. Alors, une clameur persistante de “Viva Brigitte ! Viva Brigitte !” s’est emparée des lieux…

Si vous deviez vous réincarner en un animal ?
Ce serait en mustang, ce grand cheval sauvage et libre de l’Ouest américain. Néanmoins je ne suis pas mécontente de l’existence que j’ai menée. Un jour, quand on évoquera mon nom, j’aimerais que l’on dise : “C’était la fée des animaux.” 

« Larmes de combat », de Brigitte Bardot et Anne-Cécile Huprelle, éd. Plon, sortie le 25 janvier. Les droits d’auteur seront reversés à la Fondation Brigitte Bardot.

« Larmes de combat », de Brigitte Bardot et Anne-Cécile Huprelle, éd. Plon, sortie le 25 janvier. Les droits d’auteur seront reversés à la Fondation Brigitte Bardot.

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Son combat pour les animaux, le harcèlement sexuel, son cancer : Brigitte Bardot nous dit tout

Publié le par Ricard Bruno

Dans sa chambre à Saint-Tropez...

Dans sa chambre à Saint-Tropez...

a star qui a renoncé à sa carrière pour lutter contre la maltraitance publie aujourd’hui « Larmes de combat », ses Mémoires de militante pour les animaux. Elle se confie en exclusivité pour Paris Match.

Paris Match. Vous êtes toujours un mythe et un phénomène social…
Brigitte Bardot. Pas du tout du tout du tout ! Je vis très simplement avec mes animaux et pour ma fondation. Loin de ce qu’on avait baptisé la “bardolâtrie”, quand les gens me poursuivaient pour des autographes. Je veux vaincre l’indifférence des gouvernements et des peuples vis-à-vis des animaux. C’est mon amour pour eux et ce combat qui, jour après jour, me donnent à mon âge cette force. Par ailleurs, je ne parle que si j’ai quelque chose à dire. On emploie trop de mots pour rien ou pour balancer des conneries. Avec les animaux, on se regarde, on communique avec les yeux. C’est le langage corporel.

omment vivez-vous, à présent, à Saint-Tropez ?
Je me réveille à La Madrague vers 9 heures, m’occupe de mes neuf chiens et six chats, puis de moi. Après, j’appelle la fondation pour un tour d’horizon. Bernard, mon compagnon et mari, me sert d’intermédiaire avec les fax et les e-mails. Je n’ai ni ordinateur ni tablette. Pas même de portable, cet instrument qui sert aussi à faire d’horribles selfies – on ne peut aller nulle part sans que quelqu’un se colle à vous ! La journée commence donc avec le courrier. Je reçois quelque 60 à 70 lettres par jour. Je réponds moi-même à celles qui sont importantes ou me touchent. A 13 heures, je vais à La Garrigue, ma ferme, retrouver mes autres animaux, une cinquantaine, parmi lesquels Candy le poney et Bonhomme l’âne, vivant en liberté en compagnie de sept cochons, huit chèvres, autant de moutons, deux boucs, une tortue, des oies, des canards, des poules et dix-sept chiens et chats. Là, je me consacre à la fondation. En trois décennies, elle a pris beaucoup d’importance. Vers 18 heures, fatiguée, je regagne La Madrague. Il faut reconnaître que je n’ai jamais eu autant de travail que maintenant, à 83 ans ! Je dîne avec Bernard, passe quelques coups de fil et me couche. Je ne vais jamais à Saint-Tropez. Non seulement pour ne pas risquer de provoquer d’émeute ou me mettre en danger, mais parce que ça n’a plus rien du petit port de pêche que j’ai connu. C’est devenu une vitrine du luxe, un lieu sans âme.

Revenons aux hommes que vous avez aimés…
Ah non ! Quand c’est fini, c’est vraiment fini. C’est comme le cinéma. Des souvenirs pénibles. Partout où je passais, j’étais traquée. J’ai encore du mal à comprendre ce qui m’est arrivé, une sorte d’enchaînement incontrôlable m’ayant rendue très méfiante à l’égard de la race humaine. Je n’ai quasiment pas gardé de relations dans ce milieu, d’autant qu’à mon âge il me reste peu d’amis de ces années-là. Mes seules attaches : un peu Delon, Belmondo, Mylène Demongeot, Robert Hossein. On se téléphone une ou deux fois par an, un lien surtout dû aux animaux, sujet qui nous rapproche.

Que pensez-vous de ces actrices dénonçant le harcèlement sexuel ?
Concernant les actrices, et pas les femmes en général, c’est, dans la grande majorité des cas, hypocrite, ridicule, sans intérêt. Cela prend la place de thèmes importants qui pourraient être discutés. Moi, je n’ai jamais été victime d’un harcèlement sexuel. Et je trouvais charmant qu’on me dise que j’étais belle ou que j’avais un joli petit cul. Ce genre de compliment est agréable. Or il y a beaucoup d’actrices qui font les allumeuses avec les producteurs afin de décrocher un rôle. Ensuite, pour qu’on parle d’elles, elles viennent raconter qu’elles ont été harcelées… En réalité, plutôt que de leur profiter, cela leur nuit.

Avez-vous peur de la mort ?
La maladie, la souffrance, la mort, c’est grave et pas trop rigolo, n’est-ce pas ? Comment prétendre le contraire ? Mais puisque c’est inéluctable, il faut essayer de l’apprivoiser. Quand j’ai eu un cancer du sein, ça a été très difficile. J’étais toute seule et j’avais décidé de faire uniquement de la radiothérapie, et pas cette épouvantable chimio, pour ne pas perdre mes cheveux. Elle détruit le mal mais aussi le bien et on en sort anéanti. Je vois des gens qui, après cette épreuve, sont des loques. Jamais je ne voudrais passer par là. Cette maladie m’a obligée à me retrouver face à moi-même. Et maintenant, si j’aime bien parfois la solitude, je ne peux néanmoins vivre seule.

Surmonter ce cancer a été votre plus belle victoire ?
Je n’ai pas paniqué, pensant que je vaincrais, que je n’allais pas mourir. C’est resté secret jusqu’au jour où le mal a été derrière moi. Cela fait une bonne trentaine d’années, maintenant. Mais ma plus belle victoire est celle que je n’ai pas encore obtenue pour les animaux.

(...)

Vous priez ?
Absolument. Je ne crois pas aux messes, aux prêtres, à toute la hiérarchie de l’Eglise catholique, mais je m’adresse directement à la Sainte Vierge. Je l’appelle “ma petite Vierge”.

Et le Pape ?
Celui que j’aimais, c’était Jean-Paul II. Le jour de 1996 où j’étais venue à l’audience générale du mercredi, il a pris mes mains et, quand il m’a fixée droit dans les yeux avec ce regard bleu extraordinaire, j’ai alors ressenti une très forte émotion. Il émanait de lui une incroyable profondeur, une grande sérénité. Il ne se mettait pas sur un piédestal. Le seul problème est que, dans la salle des audiences, de pieux Mexicains m’ont reconnue – j’avais naguère tourné “Viva Maria !” dans leur pays. Alors, une clameur persistante de “Viva Brigitte ! Viva Brigitte !” s’est emparée des lieux…

Si vous deviez vous réincarner en un animal ?
Ce serait en mustang, ce grand cheval sauvage et libre de l’Ouest américain. Néanmoins je ne suis pas mécontente de l’existence que j’ai menée. Un jour, quand on évoquera mon nom, j’aimerais que l’on dise : “C’était la fée des animaux.”http://www.parismatch.com/People/Son-combat-pour-les-animaux-le-harcelement-sexuel-son-cancer-Brigitte-Bardot-nous-dit-tout-1440152

«Larmes de combat» de Brigitte Bardot et Anne-Cécile Huprelle, éd. Plon, sortie le 25 janvier. Les droits d'auteur seront reversés à la Fondation Brigitte Bardot.

«Larmes de combat» de Brigitte Bardot et Anne-Cécile Huprelle, éd. Plon, sortie le 25 janvier. Les droits d'auteur seront reversés à la Fondation Brigitte Bardot.

Retrouvez l'intégralité de l'interview fleuve de Brigitte Bardot dans le numéro 3584 de Paris Match en vente dès jeudi dans les kiosques.

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Val-d’Oise: six mois avec sursis pour acte de cruauté sur son chien

Publié le par Ricard Bruno

Le propriétaire de Typhon, un chien de race border collier, a été condamné par le tribunal de Pontoise pour des faits de maltraitance

Le propriétaire de Typhon, un chien de race border collier, a été condamné par le tribunal de Pontoise pour des faits de maltraitance

Un homme d’une quarantaine d’années a été condamné par le tribunal de Pontoise à une peine de six mois de prison avec sursis et à l’interdiction de posséder un animal pendant cinq ans.

Coups de poing, coups de pieds et violences en tout genre. Le tribunal de Pontoise, dans le Val-d’Oise, a dû se prononcer lundi après-midi sur le cas d’un quadragénaire soupçonné d’acte de cruauté envers un animal, rapporte Le Parisien.

Les faits reprochés au propriétaire de Typhon, un chien de race border collier, se situent entre décembre 2016 et janvier 2017 à Soisy-sous-Montmorency. D’après des témoignages de riverains, le mis en cause aurait été vu en train d’infliger de sévères corrections à Typhon. Des coups de poings, des coups de pieds, une laisse qui ne se termine pas par un collier mais par un nœud coulant. Un témoin assure même avoir surpris le quadragénaire en train d’étrangler son compagnon à quatre pattes.

Malnutrition

Le propriétaire violent a été placé en garde à vue à la suite de ces témoignages concordants. Une enquête a été ouverte. L’expertise d’un vétérinaire a été requise pour évaluer l’état de l’animal. Un rapport fait ainsi mention d’une musculature anormale et trois canines sur quatre manquantes, probablement due à une malnutrition. Une piste confirmée par une perquisition au domicile du maître de Typhon. Aucune gamelle n’a été retrouvée.

A la barre du tribunal de Pontoise, le quadragénaire, sans travail et fragile psychologiquement, estime être une victime d’un conflit de voisinage, "un complot bien organisé". Une argumentation qui ne tient pas pour la procureur. "Je compte neuf témoins qui attestent de sévices et d’acte de cruauté, dont un policier municipal et des commerçants qui n’ont pas de lien avec le prévenu", a-t-elle souligné. Pour l’avocate du prévenu, tous les témoignages émanent de "personnes promenant leurs chiens dans le quartier, qui se connaissent et sont liés dans des associations".

Le propriétaire de Typhon a finalement été condamné à une peine de six mois de prison avec sursis et à l’interdiction de posséder un animal pendant cinq ans. Il devra également indemniser la SPA – qui s’occupe désormais de Typhon – et la fondation Brigitte Bardot qui se sont constituées parties-civiles à hauteur de 800 € chacune.

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Bourg-Saint-Maurice : la Fondation Brigitte Bardot s’oppose à la venue de l’ours Valentin

Publié le par Ricard Bruno

Bourg-Saint-Maurice : la Fondation Brigitte Bardot s’oppose à la venue de l’ours Valentin

Dans une lettre ouverte adressée hier à Michel Giraudy, maire de Bourg-Saint-Maurice, en Savoie, la Fondation Brigitte Bardot a demandé l’annulation de la venue de l’ours Valentin et de son dresseur Frédéric Chesneau, le 3 janvier, pour deux spectacles organisés par la commune. Elle dénonce : « ces spectacles mettant en scène des animaux sauvages détenus en captivité ». Mais l’élu n’a pas changé d’avis : « nous n’annulerons pas les représentations ! » 

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Leclerc respecte-t-il le bien-être animal ?

Publié le par Ricard Bruno

Un renne dans un supermarché. Une bonne pub pour Leclerc?

Un renne dans un supermarché. Une bonne pub pour Leclerc?

Pour ses animations commerciales de Noël, un hypermarché de Tavers (Loiret) a choisi d’exhiber un jeune renne dans une galerie marchande. Ce type d’animal est-il à sa place dans ce genre d’endroit ?

« Il est beau ! » « Oh le pauvre ! » « Il a peur ! »

Côté clientèle les réactions sont mitigées. Certains trouvent l’idée sympathique, d’autres éprouvent un malaise. Quant à l’animal, impossible de savoir ce qu’il en pense mais selon son propriétaire, il vit ça très bien.

Selon son propriétaire, Belle n’est pas stressée.

Selon son propriétaire, Belle n’est pas stressée.

Belle » est un jeune renne femelle de 3 ans (l’âge adulte commence à 5 ans) qui passe l’essentiel de l’année dans un élevage du Maine-et-Loire et qui, pour la période des fêtes, est promené d’un supermarché à l’autre pour accompagner une animation autour du père Noël. Exhibé dans la galerie du matin au soir, il est enfermé dans un enclos de quelques mètres carrés et dispose de deux petites bassines d’eau. Son propriétaire, qui tient le rôle du père Noël et possède aussi des singes et des lions, propose ses services aux grandes enseignes.

Père Noël et renne. Une animation commerciale comme une autre ?

Père Noël et renne. Une animation commerciale comme une autre ?

Derrière sa barbe et son costume, il préfère garder l’anonymat pour éviter les ennuis mais se justifie quand même : 
 

 Il a l’habitude d’être manipulé. S’il avait peur, il perdrait ses poils. Là, il est bien. Il n’a pas trop chaud. Il est mieux qu’une vache qu’on laisse s’enfoncer dans la boue. Nous, on aime nos animaux. Ceux qui ne comprennent pas ça sont des cons ! »

 

Ce père Noël est-il une ordure ?


A l’heure où l’on débat de l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, la présence de bêtes venues du grand nord dans les commerces d’un pays tempéré pose question. Pour Aline Maatouk de la fondation Brigitte Bardot, on ne peut pas parler de maltraitance a priori :
 

Le renne est un animal domestiqué qu’on préférerait voir dans les pâturages plutôt que dans les centres commerciaux mais il peut supporter ces conditions. Disons qu’il va subir un stress comparable à celui d’une vache au salon de l’agriculture.Dans cette logique, on pourrait aussi réclamer l'interdiction du salon du cheval mais on ne veut pas passer pour des extrémistes.



De son côté, la direction du magasin n’a reçu qu’une seule remarque négative. Tous les autres clients étaient, selon elle, ravis de l’opération.

Après leur journée de travail, Belle et le père Noël se sont ensuite dirigés vers Bordeaux pour une autre animation prévue quelques jours plus tard.

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Police : Ils ont tué Tito !

Publié le par Ricard Bruno

Un chien de 11 mois a reçu d'un policier une balle entre les deux yeux. Ça s’est passé dans la cour de l’immeuble où habite son maître. Sans raison apparente.

Ce chien n'a jamais fait de mal ni peur à personne", témoigne un voisin...

Ce chien n'a jamais fait de mal ni peur à personne", témoigne un voisin...

« Ça s’est passé mardi 5 décembre, vers 19h30. »Khedr était chez lui. Un studio en rez-de-chaussée, qui donne sur la cour intérieure du 31 rue Ernest-Renan. Cette cour fermée, toute en longueur, dessert les différents logements situés à cette adresse. Vu qu’un portail sépare cette voie privée de la rue, les enfants de la résidence investissent souvent cet espace pour s’y amuser en toute sécurité. Pour la même raison, Khedr avait l’habitude de laisser son chien Tito s’y dégourdir les pattes.Ce petit corniaud de onze mois, n’avait rien du molosse, « tout le monde l’aimait bien. Les enfants jouaient avec, il était très gentil ». Ce soir-là, son maître l’a entendu aboyer à deux reprises. « Tout de suite après, il y a eu un très grand bruit, je suis vite sorti. » Son chien gît dans une mare de sang, abattu par un policier d’une balle entre les deux yeux.

"Il m'apportait du bonheur"

« Mais pourquoi a-t-il fait ça ? », continue de se demander Kehdr. Ce jeune homme de 25 ans, arrivé d’Égypte en 2009, n’avait déjà pas une vie facile. « Je ne cherche pas les histoires. J’ai beaucoup de problèmes... Je suis malade », explique-t-il en montrant une pyramide de médicaments et sa carte « handicapé ». Pas pour que l’on s’apitoie sur son sort mais simplement pour justifier sa peine. « Il m’apportait du bonheur… » Si lui tente de ravaler son chagrin, dans le quartier les témoignages d’indignation et de colère sont partout.« Ce chien n’a jamais fait de mal ni peur à personne, s’énerve son voisin Bensassi. Pauvre bête… On ne peut même pas lui reprocher d’être sortie dans la rue, c’est le policier qui est rentré chez nous ! »

Le commissariat de Saint-Denis, qui n’a pas souhaité s’exprimer, est revenu vers Khedr pour tenter de justifier cet acte. Les policiers auraient interpellé quelqu’un juste avant. Le policier auteur du coup de feu serait entré pour voir si le gars n’avait rien jeté derrière le portail. Tito serait allé vers lui. Il aurait eu peur. Et a tiré. Des explications qui n’en sont pas pour les habitants qui ont averti la Fondation Brigitte Bardot et comptent déposer plainte. « Il n’avait aucune raison de l’abattre. Il pouvait aussi appeler à l’aide, utiliser sa bombe lacrymo ou même tirer en l’air, renchérit l’un d’entre eux.Tito ne l’a même pas mordu. Sa réaction est totalement incompréhensible. » Une voisine d’ajouter :« On ne peut pas tolérer qu’un policier fasse usage de son arme et tue simplement parce qu’il a peur ! Un policier doit avoir du sang-froid, sinon c’est un danger public. »

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Bréhan. Il encourt 8 821 € pour maltraitance sur une renarde

Publié le par Ricard Bruno

 Bréhan, près de Pontivy, une renarde retrouvée amaigrie, stressée, portant des traces de morsures, avec des dents cassées, avait été capturée lors d'une chasse, en mars 2016

Bréhan, près de Pontivy, une renarde retrouvée amaigrie, stressée, portant des traces de morsures, avec des dents cassées, avait été capturée lors d'une chasse, en mars 2016

A Bréhan, près de Pontivy, une renarde retrouvée amaigrie, stressée, portant des traces de morsures, avec des dents cassées, avait été capturée lors d'une chasse, en mars 2016.

« Je sers d'entraînement aux chiens. Venez me tuer pour abréger mes souffrances », indique la lettre anonyme adressée à la Société protectrice des animaux. Courrier qui va permettre de mettre fin aux souffrances d'une renarde, détenue dans un clapier, à Bréhan, près de Pontivy.

L'animal retrouvé amaigri, stressé, portant des traces de morsures, avec des dents cassées, avait été capturé lors d'une chasse, en mars 2016.

Son jeune « propriétaire » de 23 ans décide de la garder « pour exciter » ses neuf chiens de chasse. Les représentants de l'Office national de la chasse vont d'ailleurs retrouver les jacks russels s'acharnant contre les grilles de la porte de l'animal, le jour de leur contrôle, un mois plus tard.

À la barre, accusé de mauvais traitements infligés à un animal, le prévenu soutient « qu'il allait relâcher » la renarde, qu'il nourrissait de croquettes. Elle ne pesait que 3,8 kg (le poids normal varie entre 7 et 14 kg). La présidente s'interroge sur le but d'une telle captivité. Le jeune homme a bien du mal à répondre. « Je ne savais pas que c'était interdit », se justifie-t-il.

Hier, plusieurs fondations de sauvegarde des animaux, dont celle de Brigitte Bardot, ont sollicité 3 821 € de dommages et intérêts. Les efforts entrepris par l'association Volée de piafs contre la maltraitance animale, pour sauver la renarde, ont permis de la rendre à la vie sauvage. Et de réclamer 5 000 € de dommages et intérêts.

 

Le parquet a du mal à croire à l'ignorance du jeune chasseur quant à la législation sur les animaux sauvages. Il requiert deux mois de prison avec sursis, et 250 € d'amende eu égard aux importantes demandes des parties civiles. Le tribunal s'est donné jusqu'au 8 janvier pour rendre sa décision.

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Le cirque revient… sans ses tigres

Publié le par Ricard Bruno

Le cirque Bormann, installé désormais square Carlo Sarabezzoles (XVe) ne fera pas sortir ses tigres lors de son premier spectacle ce dimanche.

Le cirque Bormann, installé désormais square Carlo Sarabezzoles (XVe) ne fera pas sortir ses tigres lors de son premier spectacle ce dimanche.

Une semaine après la fin tragique d’un de ses tigres, échappé en plein Paris, le cirque Bormann reprend du service. Mais pour l’instant sans ses fauves.

Un spectacle sous protection policière… Ce dimanche, la Première sous le chapiteau des Bormann-Moreno s’annonce sous tension. Des menaces de manifestation planent encore sur ce cirque, fraîchement parti de la porte d’Aubervilliers (XIXe) pour s’installer square Carlo Sarrabezolles, au sud du XVe arrondissement, entre les maréchaux et le boulevard périphérique. Un cirque qui, essaie de dépasser la polémique du tigre tué la semaine dernière en plein Paris. De reprendre le cours de sa vie circassienne. Et d’ouvrir au public ses portes avec son tout nouveau spectacle : « Nouvelles expériences ».

« Trois secondes pour réfléchir »

Mais l’impensable fait divers reste dans tous les esprits. Le vendredi 24 novembre, Mevy, un tigre âgé d’un an et demi pesant près de 200 kg, a semé la panique, s’échappant de sa cage pour se retrouver dans les rues de la capitale. Son dompteur, le patron du cirque, Eric Bormann, n’a eu « pas plus de trois secondes pour réfléchir ». Voyant que l’animal s’apprêtait à traverser les maréchaux direction le pont de Garigliano, il s’est résolu à prendre son fusil à pompes et a l’abattre.

Placé en garde à vue pour « mise en danger d’autrui », Eric Bormann a depuis été relaché. L’enquête de cette rocambolesque évasion qui aurait pu tourner au drame a été confiée au commissariat du XVe. Alexandra Bormann, sa femme, évoque la piste d’un acte malveillant « avec un cadenas retrouvé ouvert ».

« On a tous les feux verts »

Hier, Eric Bormann se voulait pourtant positif : « J’ai eu ma visite de sécurité. On a tous les feux verts ». Vendredi, les services de la préfecture, vétérinaire et pompiers, sur place, ont effectivement donné leur avis favorable. Un feu vert qui n’est pas cependant du goût de la Fondation Brigitte Bardot, « scandalisée par l’abattage de ce tigre et en colère contre Anne Hidalgo qui méprise, depuis des mois, nos demandes répétées de ne plus autoriser la venue de cirques avec animaux dans Paris ». L’association PETA (People for the Ethical Treatment of Animals), dédiée aux droits des animaux, a fait, quant à elle, appel à Pamela Anderson ! L’actrice américaine « amie des bêtes » vient d’écrire à la mairie de Paris, lui demandant d’interdire les cirques animaliers dans la capitale, comme ça a été fait dans plusieurs villes de France dont Bagnolet et Montreuil (Seine-Saint-Denis). Ainsi que dans treize Etats membres de l’Union européenne.

S’ils affirment ne pas vouloir céder aux pressions, les Bormann ont pourtant décidé de ne pas sortir les tigres lors de cette première représentation de dimanche (lire ci contre). Une « décision familiale ». Pas sûr que celà suffise à calmer la colère des amis des animaux…

Alexandra Bormann : « Mon mari est triste d’avoir dû abattre son animal »

Ce sont les stars de ce cirque. Mais ce dimanche, ils brilleront pas leur absence. Les trois tigres d’Eric Bormann ne feront pas leur numéro sous le nouveau chapiteau, pour la première du spectacle. «Il ne les présentera pas, confirme Alexandra Bormann. C’est un choix familial. Au moins pour cette représentation là ».

La femme du dompteur estime que suite à la polémique du tigre tué par son mari, «les gens comprennent bien ». «Si ça avait été le contraire, peut-être d’ailleurs n’auraient ils pas compris ». « C’est aussi un moyen de calmer les associations animalistes qui les tracassent et les menacent, la mobilisation anti animaux de cirque, les manifestations, les pétitions, la pression sur la maire de Paris... », analyse pour sa part une source à l’Hôtel de ville.

Alexandra Bormann avance une autre raison : son dompteur de mari est « triste et très choqué d’avoir du abattre son animal », même si elle n’a aucun doute sur le fait que c’était « la bonne décision » à prendre devant un tigre qui se retrouvait dans la rue face à des passants et des enfants. Si le patron du cirque Bormann Moreno a continué cette semaine d’entrer dans les cages pour s’occuper de ses félins, «il est stressé. Et les fauves le savent et le sentent. Il ne peut pas ! ».

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