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fondation brigitte bardot

Canard agressé à Sigean : la fondation Brigitte Bardot porte plainte, les auteurs entendus par la gendarmerie

Publié le par Ricard Bruno

Un canard a été sauvagement agressé à Sigean (Aude), samedi 7 novembre 2020. La fondation Brigitte Bardot a déposé plainte. Identifiés, les auteurs sont entendus par les gendarmes.

La gendarmerie audoise a convoqué les jeunes qui ont agressé un canard à Sigean.

La gendarmerie audoise a convoqué les jeunes qui ont agressé un canard à Sigean.

La vidéo a suscité l’indignation sur les réseaux sociaux. Samedi 7 novembre 2020, un canard a été sauvagement agressé près de l’étang de Sigean, dans l’Aude. Trois jeunes étaient alors impliqués dans cette scène, filmée et diffusée sur Internet.

Dépot de plainte et convocation

Très rapidement, après la publication de la vidéo sur Instagram et Twitter, bon nombre d’internautes ont mentionné les comptes de la fondation Brigitte Bardot, 30 Millions d’Amis, ou encore Pet Alert. La première n’a pas tardé à répliquer : « notre avocat a déposé plainte immédiatement auprès du procureur de la République de Narbonne » explique Romy Turpin, responsable du service juridique de la Fondation.

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Maltraitance animale : 119 chevaux saisis dans l'Yonne après 13 années de procédure

Publié le par Ricard Bruno

Un périmètre de sécurité a été installé autour du pré où se trouvent les chevaux. •

Un périmètre de sécurité a été installé autour du pré où se trouvent les chevaux. •

Entassés dans un champ trop petit, pentu, sans abris pour se protéger du froid et de la chaleur, et avec de la paille pour seule nourriture..  des conditions de vie déplorables qu'ont affrontées pendant plus de dix ans une centaine de chevaux d’un élevage de Vézelay, dans l'Yonne. 

Selon nos informations, ce mardi 3 novembre, la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP), les forces de gendarmerie, les services vétérinaires et des membres de refuges pour animaux interviennent dans cet élevage pour saisir et déplacer les équidés. 

Selon les associations de protection animale, cette intervention a lieu à la suite de manquements graves en matière de protection animale constatés dès 2007, et surtout d'un jugement du tribunal correctionnel d'Auxerre datant du 13 juin 2019.

Les 119 chevaux vont être remis à plusieurs associations dont le zoo refuge de la Tanière situé près de Chartres ou la fondation Brigitte Bardot. Ils vont être déplacés vers les structures d’accueil de ces associations.

L'aboutissement de 13 années de procédure

En juin 2019, les douze propriétaires de ces chevaux ont été condamnés par le tribunal correctionnel d'Auxerre pour des mauvais traitements sur un troupeau de 150 chevaux. Ces infractions ont été commises à Vézelay mais aussi à la Roche-en-Brenil, en Côte-d’Or.

Ces douze personnes étaient dans le viseur des services sanitaires depuis plus de 12 ans. Cette condamnation concernait des faits datant de 2018 mais les premiers rapports alarmants sur ces éleveurs remontent à 2007. Selon plusieurs associations de défense des animaux, ces maltraitances se déroulaient sur fond de dérive sectaire. 

Selon les associations, les chevaux étaient nourris exclusivement à la paille et à la luzerne déshydratée. • © Association respectons - Photo prise le 17 octobre 2020

Selon les associations, les chevaux étaient nourris exclusivement à la paille et à la luzerne déshydratée. • © Association respectons - Photo prise le 17 octobre 2020

En juin 2019, le tribunal a accordé aux propriétaires quelques mois pour se séparer des animaux mais ils ont à chaque fois fait appel de la décision. La décision du tribunal correctionnel d'Auxerre a finalement été confirmé par la Cour d'appel de Paris en novembre 2019. Mais problème, personne n'a trouvé de structure pour accueillir les 150 animaux jusqu'à aujourd'hui.

 

"C'est l’aboutissement de 13 années de procédure et d’intervention des associations pour trouver une solution afin de mettre fin au calvaire de ces chevaux"

Patrick Sacco, président de l'association "Respectons"

 

Les recherches ont permis de trouver trois points de chute différents pour la totalité des animaux. Une trentaine d'étalons vont prendre la direction du zoo refuge de la Tanière tandis que les juments et les poulains seront pris en charge dès demain par la fondation Brigitte Bardot. 

Pour Patrick Sacco, président de l'association Respectons, "c'est l’aboutissement de 13 années de procédure et d’intervention des associations pour trouver une solution afin de mettre fin au calvaire de ces chevaux". 

Selon nos informations, pendant trois jours, la totalité des chevaux va donc être saisie. Les propriétaires ont été avisés ce matin de la saisie des animaux. Un périmètre de sécurité a été installé autour du pré où se trouve les chevaux. Cinq gendarmes, avec l'appui d'un drone, sont présents sur place pour encadrer cette opération et maintenir à l'écart les propriétaires de chevaux. 
 

Pas de liens selon le parquet

Sollicité ce mardi soir, le procureur de la République d'Auxerre précise que l'opération de retrait des chevaux en cours a été initiée par la direction des services vétérinaires de la DDCSPP en raison d’infractions relevées ces derniers mois pour mauvais traitements. Plusieurs propriétaires sont concernés. Cette affaire n’a pas de lien avec les différentes condamnations en juin 2019 selon le parquet. 

L'enquête est confiée à la gendarmerie de Vezelay. Mais pour l'instant, aucune poursuite n'a été engagée fait savoir le parquet. Personne n'a pour l'instant été cité à comparaitre devant le tribunal. Mais les propriétaires, qui sont présumés innocents, devront s'expliquer concernant les infractions relevées. 

Source de l'article : Cliquez ICI

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TAXER LA VIANDE POUR LUTTER CONTRE LES PANDÉMIES

Publié le par Ricard Bruno

TAXER LA VIANDE POUR LUTTER CONTRE LES PANDÉMIES
Le 29 octobre 2020, l’IPBES (Plateforme Intergouvernementale Scientifique et Politique sur la Biodiversité et les Services Ecosystémique) a publié un rapport* majeur sur la biodiversité et les pandémies rédigé par 22 grands experts mondiaux. La Fondation Brigitte Bardot vous détaille cette étude !

DES CHANGEMENTS NÉCESSAIRES

L’objectif de ce rapport : préparer les gouvernements du monde entier à la multiplication des pandémies en identifiant, d’une part, les facteurs de risque (y compris déforestation et commerce des espèces sauvages) et en proposant, d’autre part, un plan d’actions visant à anticiper et limiter l’impact des prochaines pandémies.

D’après ce rapport d’experts, s’il n’y a pas un changement radical dans l’approche globale de la lutte contre les maladies infectieuses, dans les prochaines décennies les pandémies se propageront plus rapidement, feront plus de dégâts à l’économie mondiale, seront plus nombreuses, plus meurtrières que la COVID-19.

ACTIVITÉ HUMAINE MEURTRIÈRE

Pour le Dr Peter Daszak, qui a présidé les travaux de l’IPBES pour ce rapport, « les mêmes activités humaines, qui sont à l’origine du changement climatique et de la perte de biodiversité, entraînent également le risque de pandémie par leurs impacts sur notre environnement ». Sont visés en particulier l’expansion et l’intensification de l’agriculture, la déforestation pour la production d’aliments destinés aux animaux d’élevage…

D’après le Fonds Mondial pour la Nature, la destruction de l’Amazonie par le feu est orchestrée par l’agro-industrie, encouragée par le président brésilien d’extrême droite Bolsonaro. L’objectif de ces incendies est de « libérer » des terres afin de produire de la nourriture destinée aux animaux parqués dans des élevages intensifs.

L’Union européenne a une responsabilité majeure dans cette catastrophe écologique, ses Etats membres seraient responsables de 36% de la déforestation liée au commerce mondial de produits agricoles. La France importe ainsi plus de 3 millions de tonnes de soja pour l’alimentation de ses animaux d’élevage, participant directement à la déforestation de l’Amazonie.

 

PRÉVENIR PLUTÔT QUE GUÉRIR

Le rapport publié par l’IPBES propose différentes mesures qui peuvent être prises par les dirigeants en partant du principe que « le risque de pandémie peut être considérablement réduit en réduisant les activités humaines qui entraînent la perte de biodiversité, par une plus grande conservation des aires protégées et par des mesures qui réduisent l’exploitation non durable des régions à forte biodiversité. »

Pour les chercheurs, traiter la pandémie après son apparition est 100 fois plus couteux que prendre des mesures préventives. Parmi les mesures préconisaient dans le rapport des experts :

  • S’assurer que le coût économique des pandémies est pris en compte dans la consommation, la production et les politiques et budgets gouvernementaux ;
  • Permettre des changements pour réduire les types de consommation, l’expansion agricole mondialisée et le commerce qui ont conduit à des pandémies ; cela pourrait inclure des taxes ou des prélèvements sur la consommation de viande, la production animale et d’autres formes d’activités à haut risque de pandémie ;
  • Réduire ou éliminer les espèces à haut risque de maladie dans le commerce des espèces sauvages ; renforcer l’application de la loi dans tous les aspects du commerce illégal d’espèces sauvages et améliorer l’éducation de la communauté dans les zones sensibles aux maladies sur les risques pour la santé du commerce d’espèces sauvages ;
  • Valoriser l’engagement et les connaissances des communautés locales dans les programmes de prévention de la pandémie, atteindre une plus grande sécurité alimentaire et réduire la consommation de la faune…
  • LES LEÇONS À EN TIRER

    En conclusion, le réchauffement climatique, la perte de la biodiversité, la multiplication des pandémies, tout cela est lié aux activités humaines, notamment l’intensification de l’agriculture, la production de produits carnés, y compris d’espèces exotiques. 

    La COVID-19 et les prochaines pandémies pourraient n’être que l’effet boomerang de notre surproduction et surconsommation.

    Fondation Brigitte Bardot surconsommation pandemiea

     

    Source de l'article : Cliquez ICI

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Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot : "La cause animale s’accélère en France : c’est du jamais vu !"

Publié le par Ricard Bruno

Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot : "La cause animale s’accélère en France : c’est du jamais vu !"

Référendum pour les animaux, vente d’animaux en ligne, Covid-19… La Fondation Brigitte Bardot est plus active que jamais en 2020, et continue sa lutte acharnée pour faire avancer la cause animale ! Christophe Marie, porte-parole de la Fondation, a partagé les missions actuelles de cette institution historique avec la rédac de Wamiz.

La rédac de Wamiz a eu la chance d’interviewer Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, pour échanger au sujet de la condition animale en France, le référendum pour les animaux, et l’évolution de la législation dédiée au bien-être animal.

Découvrez les nombreux engagements de cette institution, et tout le travail de ses équipes pour aider les animaux !

Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot : "La cause animale s’accélère en France : c’est du jamais vu !"

Quel impact a eu le Covid-19 sur le travail de la Fondation Brigitte Bardot ?

Comme nos refuges sont peu ouverts au public, nous avons pu continuer à gérer les adoptions plus ou moins comme d’habitude malgré la crise sanitaire. Nous avons constaté un pic des demandes d’adoption au moment du confinement, mais sinon, nous n’avons pas eu de situation particulière au niveau des adoptions ou abandons.

Comme nous avons beaucoup de salariés au niveau des refuges, nous avons mis en place un processus de roulement pour limiter la présence de trop de personnes à la fois.

Aussi, lorsque le gouvernement a mis en place l’attestation de sortie, initialement bien trop contraignante, nous sommes intervenus auprès du ministère de l’Agriculture pour faire modifier le document afin qu’il permette aux protecteurs des chats libres et aux propriétaires d’équidés placés en pâtures, de pouvoir assurer les soins aux animaux. Nos contacts ont été très réactifs et l’attestation de sortie modifiée en conséquence.

Notre travail auprès des instances politiques a été impacté car toutes les institutions étaient fermées. Nous avons dû décaler beaucoup de nos rendez-vous, mais dans l’ensemble, la Fondation a continué à travailler comme d’habitude.

Comment la Fondation Brigitte Bardot s’implique-t-elle pour les chiens, chats et rongeurs ?

Nous avons deux refuges pour les chiens et chats, et un troisième davantage consacré aux animaux de ferme mais qui dispose d’une chatterie. Nous faisons adopter les animaux avec l’aide de nos enquêteurs bénévoles qui effectuent un suivi pour s’assurer du bien-être des animaux sur le long terme.

Nous menons également des campagnes de stérilisation de chats errants, ce qui représente un des plus gros budgets de la Fondation. En liaison avec des acteurs locaux qui font un super travail de trappage des chats, nous stérilisons 14 000 chats errants chaque année en France.

Nous prenons également en charge des NACs, dont des chinchillas ainsi que des lapins, qui font partie des animaux les plus abandonnés.

Malheureusement, en ce qui concerne les lapins, les propriétaires craquent pour la boule de poils avant de se rendre compte que ces animaux ne sont pas si simples à gérer que cela. Ils grignotent absolument tout, et ne doivent pas vivre en cage pour autant.

Il y a énormément d’abandons de lapins domestiques dans les parcs publics, où ils meurent ou se reproduisent entre eux jusqu’à devenir un vrai problème. C’est arrivé dans le Parc bordelais il y a quelques années, où 3000 lapins détruisaient les arbres et ont fini par être chassés par des furets introduits par la Ville de Bordeaux. Nous avons un vrai travail de sensibilisation à mener auprès des acheteurs de lapins.

Pour vendre un animal en ligne, il faut être un éleveur professionnel, déclaré, avec un SIRET. Mais les annonces frauduleuses en ligne sont souvent présentées comme des dons de particuliers !

Une fois que les personnes intéressées répondent aux annonces, on leur demande en général 300 euros pour couvrir les frais de vaccination et d’identification fictifs. Cela complique beaucoup les choses, car nous ne pouvons pas appeler toutes les personnes qui disent qu’ils offrent des chiots sur le Bon Coin.

Nous avons essayé de mettre des choses en place avec les réseaux sociaux sur lesquels on trouve ce type d’annonces, et nous avons reçu Le Bon Coin deux fois à la Fondation.

Malheureusement, ils n’ont aucune volonté de contrôler les ventes d’animaux de compagnie sur leur site. Tant qu’un cadre légal n’est pas instauré, cela reste autorisé. L’identification des animaux permet d’en savoir plus sur les origines de l’animal, mais ce n’est pas si simple à mettre en place.

En ce qui concerne les animaleries où les animaux sont maltraités, nous avons remis un rapport au ministère de l’Agriculture qui a permis la fermeture de bon nombre d’animaleries situées quai de la Mégisserie à Paris. Aujourd’hui, il y en a nettement moins qu’il y a 10 ans, et c’est déjà très positif !

La Fondation Brigitte Bardot est partenaire du projet de référendum pour les animaux. Pourriez-vous nous parler des objectifs de ce référendum en ce qui concerne les chiens, chats et rongeurs ?

Les chiens ne sont pas du tout épargnés par l’expérimentation animale en France. D’après les dernières statistiques publiées par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, 4219 chiens, 1185 chats, 131 587 lapins et 41 727 cochons d’Inde ont été expérimentés en 2018.

Nombreuses expérimentations menées sur les chiens sont classées parmi les procédures sévères ou sans réveil. Celles qui entraînent le plus de souffrances, c’est le cas notamment des chiens « myopathes » qui sont condamnés à mourir dans une longue et douloureuse agonie.

De gros élevages sont créés en France pour alimenter les laboratoires, et des animaux sont également importés d’élevages à l’étranger. Air France est l’une des dernières compagnies qui accepte le transfert de chiens, primates et autres pour l’expérimentation animale, alors que la majorité des compagnies aériennes ont arrêté ce commerce.

Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot : "La cause animale s’accélère en France : c’est du jamais vu !"

Avez-vous remarqué une accélération de l’avancement de la cause animale en France ?

Oui, c’est du jamais vu ! D’habitude, les propositions de loi sur les animaux n’arrivent jamais jusqu’à débat, mais aujourd’hui, ça s’accélère !

Des parlementaires, comme le député Loïc Dombreval, mais aussi des membres du gouvernement, comme la ministre de l’Ecologie Barbara Pompili, ont des outils plus traditionnels que le référendum pour les animaux qui leur permettent d’agir sur une échelle nationale. Et si cela permet aux animaux d’être mieux traités, nous sommes très contents !

Loïc Dombreval est en train de développer toute une proposition de loi spécifique aux animaux de compagnie, et nous travaillons avec lui pour qu’elle soit débattue en début d’année prochaine. Brigitte Bardot vient d’ailleurs d’intervenir auprès du Président Macron pour lui demander de soutenir cette démarche. L’objectif, c’est d’être plus sévère sur la vente d’animaux de compagnie, et d’encourager la stérilisation.

>>> Le député Loïc Dombreval dépose un projet de loi audacieux pour améliorer le bien-être animal

Ces propositions de loi étaient déjà dans les tiroirs depuis un moment, et en sortent aujourd’hui en partie grâce à l’impact du référendum pour les animaux, qui a été un moteur de changement.

Quelles évolutions sont prévues pour le référendum des animaux ?

Au vu des récentes annonces de la ministre de l’Ecologie au sujet de l’interdiction des animaux sauvages dans les spectacles, nous allons retravailler certains articles du référendum pour les animaux.

Nous aimerions mieux développer la partie sur l’expérimentation animale, pour la rendre cohérente avec les mesures déjà prises, car la réglementation européenne s’inscrit déjà dans l’esprit de privilégier les alternatives à l’expérimentation animale quand cela est possible.

Nous aurions voulu inclure l’interdiction de la corrida dans nos propositions, mais cette idée rencontre une réaction violente de la part de certains parlementaires qui estiment qu’on « mélange tout ».

Si on l’avait inclus, on n’aurait jamais recueilli les 185 signatures de parlementaires. Déjà, ce sera très difficile pour nous d’aller au-delà des 140 signatures, et ce en partie à cause de l’interdiction de la chasse à courre qui pose problème.

Nous sommes entrés dans une phase où les parlementaires qui n’ont pas signé observent la situation avant de décider s’ils nous soutiendront ou non.

Il existe de fortes oppositions au sein des députés sur ce sujet, et la mobilisation menaçante des chasseurs et de certains éleveurs ne fait rien pour arranger les choses. Il y a des manifestations devant les permanences et domiciles de certains élus !

Nous faisons face aux lobbys de la chasse et de l’agriculture intensive qui sont très installés et qui voient le rapport de force basculer. Ils se sentent menacés par cette nouvelle génération d’élus qui arrivent plus facilement à se positionner sur les questions de bien-être animal car ils peuvent s’appuyer sur des scientifiques, journalistes et entrepreneurs qui défendent les animaux aux côtés des associations. Cela fait accélérer le mouvement !

Il y a 20 ans, c’était « ridicule » de défendre les animaux. Aujourd’hui, on est dans une dynamique positive et on voit que les choses bougent ! On va dans la bonne direction !

*

Un grand merci à Christophe Marie de la Fondation Brigitte Bardot pour ces éclairages passionnants et son engagement pour la cause animale !

Si vous souhaitez apporter votre soutien au référendum pour les animaux, vous pouvez vous inscrire sur referendumpourlesanimaux.fr, et en parler autour de vous pour lui apporter de la visibilité !

Lien de l'article : Cliquez ICI

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Poitiers : une mère et sa fille condamnées pour maltraitance animale dans "une ferme de l'horreur"

Publié le par Ricard Bruno

Poitiers : une mère et sa fille condamnées pour maltraitance animale dans "une ferme de l'horreur"
Une mère et sa fille, propriétaires "d'une ferme de l'horreur" à Migné-Auxances ont été condamnées pour maltraitance animale, ce mardi 13 octobre par le tribunal correctionnel de Poitiers. Des animaux avaient été découverts morts, ou assoiffées et affamés, en janvier 2019.

Le tribunal correctionnel de Poitiers a condamné à des dommages et intérêts, des amendes, voire, de la prison avec sursis, une mère âgée de 55 ans et sa fille de 29 ans, propriétaires d'"une ferme de l'horreur" à Migné-Auxances (Vienne) pour maltraitance animale, ce mardi 13 octobre, relate France Bleu Nouvelle-Aquitaine.

Des animaux de leur ferme avaient été retrouvés assoiffés et affamés pour certains ou morts pour d'autres, en janvier dernier. Les deux accusés étaient absentes et sans avocat lors du procès. Elles ont été reconnues coupables de tous les chefs d'accusation. Cette ferme était à la base un projet de "ferme pédagogique" mené par la fille.

Interdiction définitive d'avoir un animal

La mère écope de son côté de trois amendes, à hauteur de 550 euros en tout, car elle n'a pas fait retirer les cadavres d'animaux morts, ce que l'on nomme un "défaut d'équarissage", détaille La Nouvelle République.

La fille est condamnée plus lourdement : trois mois de prison avec sursis pour abandon volontaire d'animal, 350 euros d'amende pour deux délits, ainsi que six contraventions d'une centaine d'euros pour défaut d'équarrissage.

C'est également à Charlène qu'il revient de verser des dommages et intérêts aux associations de protection des animaux qui se sont portées partie civile dans ce procès : 300 euros à la SPA Paris, 300 euros à la Fondation Brigitte Bardot, 395 euros à la SPA Poitiers, 4133 euros à l'association Equipaix, ainsi que 300 euros de préjudice moral, rapporte La Nouvelle République.

Ces sommes devraient les aider à soigner et nourrir les animaux toujours vivants. Charlène remboursera également les frais de justice de la défense et la confiscation des animaux, explique La Nouvelle République

Elle a également l'interdiction définitive de détenir un animal, rapporte le quotidien régional

Source de l'article : Cliquez ICI

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Finistère : les deux marins-pêcheurs accusés d'avoir décapité des phoques jugés

Publié le par Ricard Bruno

Finistère : les deux marins-pêcheurs accusés d'avoir décapité des phoques jugés

Deux marins-pêcheurs, un matelot et son patron, ont comparu ce lundi devant le tribunal correctionnel de Quimper (Finistère), pour avoir décapité deux phoques à Trégunc et Concarneau, au début de l'année 2019. Le parquet a requis une amende de 5000 euros pour chacun d'eux.

Deux marins-pêcheurs, un matelot âgé de 37 ans et son patron âgé de 48 ans, se sont présentés ce lundi 12 octobre au tribunal correctionnel de Quimper dans le Finistère, pour avoir décapité deux phoques gris, et naturalisé la tête de l'un, au début de l'année 2019. Une espèce protégée dans la région, rapporte un média local, Le Télégramme.

Le parquet a requis une amende de 5000 euros pour chacun des accusés.

Plusieurs associations portées partie civile

De nombreuses associations de défense des animaux se sont portées partie civile de l'affaire. Sea Shepherd, la fondation Brigitte Bardot, la SPA, Bretagne Vivante, la LPO, l'association Stéphane Lamart, ou encore 30 Millions d'Amis, et d'autres, ont assisté à l'audience, rapporte Le Parisien.

C'est une affaire qui avait fait scandale l'an dernier auprès des défenseurs des droits des animaux, et ému toute une ville.

Le 23 février 2019, la brigade maritime de Concarneau découvre une tête de phoque gris suspendue par une corde sur la digue du port de Concarneau, mutilée, détaille le Parisien.

Le 10 mars, un promeneur découvre cette fois un corps de phoque décapité dans l'anse du Cabellou. Les policiers remarquent que la tête a été coupée net, précise Le Télégramme. Un second  corps de phoque gris mutilé de façon similaire est identifié sur une plage de Trégnuc.

L'association Sea Sheperd avait promis 10.000 euros à toute personne ayant des informations sur l'identité des bourreaux, indique France Bleu. Un appel à témoin avait été également lancé dans la presse.

Le 27 avril 2019, un homme reconnaît les faits. À son domicile, les enquêteurs ont retrouvé une tête de phoque naturalisée, utilisée comme objet de décoration, posée sur une étagère.

Un "souvenir de pêche"

Le matelot est âgé de 37 ans. Marin dans le Finistère depuis 2017, il s'est défendu en disant avoir voulu garder un "souvenir de pêche", rapporte France Bleu

À la barre, l'accusé a expliqué que des phoques "se prenaient régulièrement dans les filets et on les remontait morts". "Au bout du neuvième, j’ai demandé l’autorisation à mon capitaine de prélever la tête pour la naturaliser [...] J’ignorais que c’était interdit". 

De son côté, le capitaine a réfuté les dires de son marin-pêcheur et affirmé n'avoir rien vu. Connu de la justice, ce marin-pêcheur n'aurait pas déclarer de nombreuses pêches accidentelles.

Tous deux ont été interpellés et arrêtés en mai 2019. Le patron est accusé de "non-déclaration de pêches accidentelles de mammifères marins protégés et complicité par aide ou assistance de destruction, et transport d'une espèce protégée", révèle Le Figaro. Il encourt 22.500 euros d'amende.

Le matelot est quant à lui jugé pour "destruction d'une espèce protégée". Il risque deux ans de prison et 150.000 euros d'amende.

Délibération le 26 novembre

Le tribunal judiciaire de quimper a requis une amende de 5.000 euros pour "les faits de destruction" car l'expertise réalisée a démontré que les phoques étaient déjà morts lors de la mutilation. Les parties civiles dont Sea Sheperd représenté par Me jean Tamelet, accompagnée de l'association Lamya Essemlali, ont exigé une peine "exemplaire" contre les deux pêcheurs, annonce Le Parisien.

L'avocat de l'accusation, Me Isma Hammarlebiod a qualifié l'acte de son client comme "sans doute stupide et naïf " et a ensuite poursuivit "On parle d'une espèce protégée et sauvage, qu'il faut bien réguler. Les phoques gris sont tellement nombreux qu'ils viennent jusque dans les ports et déclenchent forcément une guerre avec les pêcheurs." une remarque qui a choqué les associations de défense des animaux, d'après Le Parisien.

Les tueries de phoques sont fréquentes en France. En 2018, une enquête a été ouverte par la gendarmerie maritime du Havre, en raison de la mort de plusieurs phoques gris, dans le Pas-de-Calais, tués au fusil ou décapités, rappelle Le Figaro.

Le jugement est mis en délibéré le 26 novembre prochain.

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Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

 Sex-symbol des années 1960, Brigitte Bardot reste une actrice mythique du cinéma français et international. De sa carrière à sa vie privée en passant par ses prises de position polémiques, retour sur le parcours d'une star unique en son genre.
Son enfance
Brigitte Bardot est née le 28 septembre 1934, au sein d'une famille bourgeoise et catholique. Son père est propriétaire des Usines Bardot, sa mère est artiste. Durant son enfance, celle qui deviendra actrice souffre d'une amblyopie : elle ne voit pas bien de l'oeil gauche. Brigitte Bardot est éduquée selon la tradition catholique stricte, étudiant notamment à l'Institut de la Tour de Paris.  

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

Brigitte Bardot fait ses débuts d'actrice dès les années 1950. Il faudra toutefois attendre "Et Dieu... créa la femme" (1956) pour qu'elle accède au rang de star internationale. Grâce à sa sensualité et sa beauté, elle est rapidement érigée en sex-symbol de l'époque, une étiquette qui lui collera à la peau toute sa vie. Elle prêtera même ses traits à l'un des bustes de Marianne à la fin des années 1960.

Cette notoriété lui ouvre les portes des plateaux de cinéma : lorsqu'on examine la carrière de Brigitte Bardot, on retrouve des classiques tels "Le Mépris", "Viva Maria" ou encore "La Vérité". Son succès sera tel qu'elle devient en 1958 l'actrice la mieux payée du cinéma français.

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

Si elle est plus connue comme actrice, Brigitte Bardot a mené de front une carrière de chanteuse. Elle débute la musique en 1962. C'est à B.B. qu'on doit notamment "La Madrague", son plus grand succès. Composé par Gérard Bourgeois et écrit par Jean-Max Rivière, ce titre fait d'ailleurs référence à à la propriété de l'actrice à Saint-Tropez. Elle chante ce morceau pour la première fois en 1967, au cours de l'émission Le Palmarès des Chansons - spécial Dalida. Depuis, plusieurs artistes ont repris cette chanson : Laurent Voulzy, Camelia Jordana ou encore Angèle.

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

Parmi les films majeurs de Brigitte Bardot, on retrouve "La Vérité" d'Henri-Georges Clouzot, sorti en 1960. Le tournage a toutefois été particulièrement éprouvant pour l'actrice, puisque le réalisateur n'a pas manqué de la malmener pour les besoins du film. A tel point qu'après sa sortie, l'actrice enchaînera les films avec moins d'enthousiasme. Dans ses mémoires, Initiales B.B., la comédienne se souviendra que le cinéaste de La Vérité lui a fait avaler, pour le besoin d'une scène, deux somnifères, en prétendant que c'était de l'aspirine. L'actrice ne se réveillera que 48 heures après. Néanmoins, elle juge que la scène est excellente.

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

Après "La Vérité", Brigitte Bardot enchaîne les films, mais avec moins d'enthousiasme qu'à ses débuts. Elle refuse notamment d'incarner la James Bond Girl d'"Au service secret de Sa Majesté". L'actrice sera également indifférente aux succès de "Boulevard du Rhum" et "Les Pétroleuses", et joue à contrecœur dans "Don Juan 73", la suite de "Et Dieu...créa la femme". Après "L'histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise" en 1973, Brigitte Bardot décide de mettre fin à sa carrière de comédienne pour se consacrer au combat de sa vie : la lutte pour la défense de la cause animale. "En donnant ma vie aux animaux, ce sont eux qui m'ont sauvée, confiait-elle en 2019 à Voici. Ils ont donné un sens à mon existence, un sens tellement important qu'il n'a plus jamais été question par la suite de mettre fin à mes jours. Ils m'ont apporté la vérité, l'amour vrai."

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

La vie amoureuse de Brigitte Bardot a fasciné les médias. Elle a été mariée quatre fois : avec Roger Vadim en 1952, Jacques Charrier en 1959, Gunter Sachs en 1966 et enfin Bernard d'Ormale en 1992. On lui connaît également plusieurs liaisons avec d'autres personnalités : elle tombe amoureuse de Jean-Louis Trintignant sur le tournage de "Et Dieu... créa la femme", avant d'entamer une relation avec Gilbert Bécaud et Sacha Distel. Elle débute également une liaison avec Sami Frey sur le plateau de "La Vérité", avant de vivre une romance passionnée avec Serge Gainsbourg, alors qu'elle est mariée à Gunter Sachs. On lui prête également des relations avec Patrick Filles, Christian Kalt, Laurent Vergez et Allain Bougrain-Dubourg.

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

En 1967, Brigitte Bardot débute une collaboration musicale avec Serge Gainsbourg. Ils enregistrent plusieurs titres ensemble : "Je t'aime...moi non plus", "Comic strip" ou encore "Bonnie and Clyde". Au départ, c'est une complicité artistique qui les rapproche. Au fur et à mesure, une idylle naît entre eux : Brigitte Bardot, alors mariée avec Gunter Sachs, devient la muse de L'homme à tête de chou. Le couple se sépare alors que Brigitte Bardot part en Espagne pour tourner "Shalako" en 1968. Dans une interview à Nice Matin en 2011, l'actrice se souvient de cette romance passionnée : "Après notre séparation, il m'écrivit dans la détresse un vibrant hommage : "Initials B.B.", qui reste la plus belle déclaration d'amour qu'un homme m'ait jamais faite".

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En 1992, Brigitte Bardot rencontre celui qui partage sa vie depuis bientôt 30 ans, Bernard d'Ormale. Dans ses mémoires, l'actrice se confiera sur son histoire d'amour avec cet industriel, rencontré lors d'un dîner organisée par la seconde épouse de Jean-Marie Le Pen : "Un coup de foudre mutuel, se souvient-elle. Il sera mon mari pour le reste de ma vie".

Le couple se dit oui quelques mois après leur rencontre, le 16 août 1992. Ils vivent encore aujourd'hui toujours ensemble.

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Brigitte Bardot a donné naissance à son unique enfant, Nicolas-Jacques Charrier, le 11 janvier 1960. Mais l'actrice ne l'a jamais cachée, elle ne voulait pas être mère. Elle avait auparavant avorté deux fois. Mais la seconde IVG lui provoque une hémorragie et un arrêt cardiaque. Traumatisée par cet incident, elle décide quelques années plus tard de garder l'enfant de Jacques Charrier. Dans son autobiographie publiée en 1996, elle aura des propos sur sa grossesse qui feront scandale à l'époque : "C'était comme une tumeur qui s'était nourrie de moi, que j'avais portée dans ma chair tuméfiée, n'attendant que le moment béni où l'on m'en débarrasserait enfin. Le cauchemar arrivé à son paroxysme, il fallait que j'assume à vie l'objet de mon malheur". Suite à ces propos, Nicolas Charrier intente un procès contre sa mère pour "atteinte à l'intimité intra-utérine" : B.B. doit lui verser 100 000 francs.

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Brigitte Bardot a combattu un cancer du sein en 1984. Toutefois, l'ex-comédienne alors âgée de 49 ans refuse de se faire soigner dans un premier temps, avant de se laisser convaincre par son amie, Marina Vlady. "J'étais toute seule et j'avais décidé de faire uniquement de la radiothérapie, et pas cette épouvantable chimio, pour ne pas perdre mes cheveux, se souvient-elle en 2018, dans une interview à Paris Match. Elle détruit le mal mais aussi le bien et on en sort anéanti. Je vois des gens qui, après cette épreuve, sont des loques. Jamais je ne voudrais passer par là. Cette maladie m'a obligée à me retrouver face à moi-même. Et maintenant, si j'aime bien parfois la solitude, je ne peux néanmoins vivre seule". Après ce traitement, Brigitte Bardot sera totalement guérie.

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Brigitte Bardot a fait plusieurs tentatives de suicide au cours de sa vie et ne l'a jamais caché. La première a lieu alors qu'elle n'a pas encore 18 ans, lorsque ses parents refusent qu'elle épouse Roger Vadim. Après ce geste désespéré, son père finira par accepter, à condition qu'elle attende d'être majeure. La seconde a lieu le 28 septembre 1960, à l'occasion de son 26e anniversaire : l'actrice ingère beaucoup d'alcool et de comprimés, avant de s'ouvrir les veines dans une bergerie. Elle sera retrouvée par un enfant qui passait par là. Quarante-huit heures plus tard, elle se réveille à l'hôpital et sera suivie par des psychiatres. En octobre 2019, dans les colonnes de Vogue, B.B. reviendra d'ailleurs succinctement sur ses moments de dépression : "Quand je faisais du cinéma, ma vie ne correspondait pas à l'absolu que je recherchais".

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Après avoir mis fin à sa carrière au cinéma,Brigitte bardot se dédie corps et âme à la cause animale. Elle commence son combat en 1964, en se révoltant contre le martelage au burin, ce qui mènera à la création du pistolet de Brigitte Bardot. Celui-ci permet la mort de l'animal sans qu'il ne ressente de douleur. En 1976, elle lance une campagne internationale contre la chasse aux phoques : le 15 mars 1977, le président Valery Giscard d'Estaing interdit l'import des peaux de phoques en France. En 1986, elle crée la Fondation Brigitte Bardot, qui lutte contre la maltraitance animale. Pour qu'elle soit reconnue d'intérêt publique, la comédienne vendra tous ses effets personnels, ses bijoux, robes, photos, affiches dédicacées de l'époque où elle était une star mondiale.

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En février 2019, Brigitte Bardot publie une lettre écrite au Président de la République Emmanuel Macron. L'ancienne actrice lui reproche notamment son "inaction" en matière du droit des animaux : "Je vous demande de vous mettre En Marche pour les animaux". Elle se dit "plus que déçue par [son] immobilisme", faisant référence aux images choquantes tournées dans un abattoir de Rodez, où des bovins sont mis à mort sans étourdissement. "Monsieur le Président, il n'est plus temps de tergiverser sur la question, de se renvoyer la balle indéfiniment, regardez les images que nous dévoilons aujourd'hui, elles sont scandaleuses, choquantes, indignes et inacceptables d'un pays comme la France qui se prétend civilisé".

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Politiquement, Brigitte Bardot se définit comme "conservatrice", précisant être "une française de souche lointaine et fière de l'être". Elle n'a pas caché son affiliation pour le Front National, disant en 1999 "partager certaines idées du FN, notamment contre la forte immigration en France." Elle a également soutenu Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle de 2012. L'ancienne icône des années soixante a précisé ses opinions dans Le Monde (janvier 2018), précisant qu'elle "juge les politiques à l'aune de ce qu'ils proposent pour la cause animale". Elle explique avoir "eu un espoir insensé quand le Front national a fait des propositions concrètes pour réduire la souffrance animale [...] Si demain un communiste reprend les propositions de ma fondation, j'applaudis et je vote. Mais je n'accorderai plus mon soutien à personne".

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Depuis la fin de sa carrière, et malgré son combat pour la cause animale, l'image de Brigitte Bardot est controversée en raison de plusieurs prises de positions polémiques. Ses propos, sur l'islam en France, le métissage, l'immigration, l'abattage rituel des animaux ou encore l'homosexualité, ont été largement critiqués. Elle a d'ailleurs été plusieurs fois condamnée pour incitation à la haine raciale, notamment suite à la publication de son ouvrage Un cri dans le silence (2003). Ses positions sur les femmes, la télé-réalité, les transgenres, les hommes politiques et la restauration rapide ont également été sujet à controverse à la sortie de ce livre.

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En 2019, Brigitte Bardot fait partie des personnalités qui ont apporté publiquement leur soutien au mouvement des Gilets Jaunes. Le 17 février, elle s'est d'ailleurs rendu à un débat organisé par ces manifestants dans un motel à Fréjus. Elle les a notamment invités à "ne rien lâcher". "Ils ont beaucoup de courage", estime l'octogénaire au micro de L'Obs. Elle s'était également affichée sur les réseaux sociaux le 28 novembre 2018 en portant un gilet jaune, un cliché accompagné de la légende : "Avec vous".

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Brigitte Bardot a déjà évoqué publiquement ses états d'âmes concernant sa mort. En 2018, dans les colonnes du Monde, l'actrice a révélé qu'elle souhaitait reposer dans le jardin de sa propriété La Madrague, dans le Var. "J'ai choisi un petit coin, proche de la mer, qui a été entériné par les autorités". Elle explique ne pas souhaiter reposer dans le cimetière de Saint-Tropez, "où une foule de connards risquerait d'abîmer la tombe de mes parents et mes grands-parents. Je veux qu'on leur foute la paix". Sa propriété sera également transformée en musée pour permettre aux fans de se recueillir, mais aussi pour apporter des revenus à la Fondation Brigitte Bardot. Elle ne souhaite également que son nom, son prénom, ses dates de naissances et de mort, ainsi qu'une croix sur sa tombe. "Rien d'autre", tranche-t-elle en 2020 au magazine Point de vue.

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« CHEVAUX MUTILÉS » – LA FBB AUX CÔTÉS DES PROPRIÉTAIRES

Publié le par Ricard Bruno

« CHEVAUX MUTILÉS » – LA FBB AUX CÔTÉS DES PROPRIÉTAIRES
Notre Fondation suit de près l’affaire du « Gang des chevaux », individus ainsi nommés après la découverte de plus d'une dizaine d’équidés retrouvés morts et mutilés dans leur pré.

UNE SIGNATURE MACABRE

Le point commun à ces actes de barbarie est la coupe de l’oreille droite des animaux. 

D’autres atrocités sont cependant commises à leur égard, tels des châtiments supplémentaires infligés aux animaux attaqués : pieux dans le cœur, énucléation, corps lacéré, mamelons tailladés, extraction de l’utérus…

Les auteurs de ces actes immondes agissent dans différentes régions de la métropole, de la Somme au Puy du Dôme, en passant par la Moselle et la Vendée : de quoi inquiéter les propriétaires d’équidés, vivant désormais dans la peur et l’anxiété.

« CHEVAUX MUTILÉS » – LA FBB AUX CÔTÉS DES PROPRIÉTAIRES

DE NOMBREUSES PROCÉDURES OUVERTES

Plusieurs procédures ont été ouvertes pour sévices graves et actes de cruauté commis envers des animaux domestiques. Les gendarmeries et commissariats mènent ainsi l’enquête, tandis que  les Parquets et le Service central du renseignement territorial (SCRT) font ce qui est en leur pouvoir pour établir des rapprochements entre les affaires, dans l’espoir de regrouper les procédures et de mettre la main sur d’éventuels tueurs en série.

La difficulté est, qu’hormis la coupe de l’oreille droite, et l’utilisation probable d’un tord-nez pour immobiliser les pauvres équidés, aucun élément ne semble permettre d’affirmer à ce stade que toutes les victimes l’ont été des mêmes individus en itinérance. Il est en effet possible qu’un phénomène d’imitation se soit produit.

« CHEVAUX MUTILÉS » – LA FBB AUX CÔTÉS DES PROPRIÉTAIRES

EN LIEN AVEC LES PROPRIÉTAIRES ET LES FORCES DE L'ORDRE

Si les enquêtes s’avèrent longues et complexes, l’espoir d’identifier et réprimer les auteurs de ces actes inqualifiables n’est pas vaine grâce à la vigilance  de propriétaires d’équidés, dont l’un a notamment pu dresser le portrait-robot d’un agresseur présumé, diffusé par la gendarmerie de l’Yonne.

Notre Fondation est elle aussi en lien avec les forces de l’ordre ainsi qu’avec plusieurs propriétaires d’équidés martyrs auprès de qui elle se constituera partie civile en cas d’audience. Notre service juridique reste à disposition de toute personne victime ou témoin susceptible d’apporter de nouveaux éléments susceptibles de faire avancer l’enquête.

 

Nous espérons sincèrement que les auteurs de ces sordides agissements seront identifiés et fortement condamnés.

 

Source de l'article : Cliquez ICI

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LA CHASSE : UN PROBLÈME MORTEL

Publié le par Ricard Bruno

LA CHASSE : UN PROBLÈME MORTEL
LA CHASSE : UN PROBLÈME MORTEL

Depuis des années, la Fondation Brigitte Bardot combat le lobby de la chasse pour faire cesser des pratiques cruelles et archaïques, nuisibles à l’environnement et désapprouvées par une majorité de Français.

Si la chasse tue des millions d’animaux chaque année en France, visant de manière absurde des espèces soit-disant nuisibles, elle est aussi responsable de la mort d’êtres humains. On compte tous les ans dans notre pays une centaine d’accidents de chasse, causant une dizaine de morts et de nombreuses blessures graves. En 20 ans, plus de 410 personnes ont perdu la vie lors d’un des 2 792 accidents de chasse recensés par l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) !

 

« On va tuer des animaux innocents pour le loisir, pour le plaisir. C'est immonde. La chasse, c'est un assassinat légal. »

Déjà huit personnes ont été tuées par des chasseurs pour la saison de chasse 2019-2020, commencée il y a deux mois, soit plus que pour toute la dernière saison de chasse. Il n’est plus possible de laisser des hommes armés de fusil tirer à tout va dans nos campagnes !

Une tragédie a particulièrement ému l’opinion publique : le 16 novembre 2019, dans l’Aisne (02), une jeune femme enceinte de 6 mois décède d’une hémorragie consécutive à de multiples morsures de chiens, alors qu’elle se promenait en forêt. 

Son compagnon arrivé sur place découvre son corps dans un ravin, d’où surgit la meute de chiens d’une chasse à courre qui se déroule à proximité. L’enquête est en cours…

Profondément scandalisée, Brigitte Bardot écrit le 19 novembre une lettre ouverte à Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique, pour l’exhorter à suspendre immédiatement toute autorisation de chasse à courre pour la saison.

 

LA FONDATION BRIGITTE BARDOT DEMANDE AU GOUVERNEMENT :

  • la déclassification de toutes les espèces dites « nuisibles » ;
  • l’interdiction des chasses « traditionnelles » et cruelles (chasse à courre, vénerie sous terre, etc.) ;
  • l’interdiction de toute forme de piégeage ;
  • l’interdiction des lâchers de gibier d’élevage ;
  • l’arrêt de la chasse le dimanche, où sont recensés le plus d’accidents ;
  • la mise en place d’un permis de chasser à points et du contrôle alcootest des chasseurs.
 

Cela fait 50 ans que le nombre de chasseurs ne cesse de diminuer, pourtant leurs prérogatives se renforcent. Selon l’Observatoire National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), un peu moins de 1,1 millions de chasseurs détiennent un permis de chasse en 2018. Soit à peine 1,7% de la population !

Entrée en vigueur le 11 juin 2019, la baisse de moitié du prix du permis de chasse pour la formule complète « petit et grand gibier » est un cadeau électoral d’Emmanuel Macron aux chasseurs. Et une preuve supplémentaire de l’influence du lobby de la chasse jusqu’au plus haut sommet de l’État.

Elisabeth Borne, ministre chargée de l’Écologie à partir de juillet 2019 en remplacement de François de Rugy, le prouve à nouveau dès le 20 août suivant en invitant Willy Schraen, président de la Fédération nationale des Chasseurs, sans même répondre aux demandes d’entretien des associations et ONG de protection des animaux et de l’environnement.

La politique pro-chasse du gouvernement est toujours en marche… arrière !

Puis, par arrêté signé le 31 juillet 2019, Elisabeth Borne autorise la chasse de 6 000 Courlis cendrés à partir du 3 août suivant, sourde aux avis scientifiques alarmant sur le mauvais état de conservation de l’espèce

La Ligue pour la Protection des Oiseaux – LPO attaque cet arrêté, qui sera suspendu fin août par le Conseil d’État. La ministre n’en reste pas là, puisqu’elle s’apprête à la fin de l’été 2019 à prendre un nouvel arrêté permettant de tuer 30 000 Tourterelles des Bois, alors que l’espèce est menacée d’extinction au niveau mondial et inscrite sur la liste rouge de l’UICN.

Ulcéré par l’omniprésence du lobby chasse à l’Elysée, Nicolas Hulot quitte ses fonctions de ministre de la Transition Écologique en août 2018. Il est remplacé par François de Rugy, dont les premières décisions clairement pro-chasse révèlent la complicité de la présidence d’Emmanuel Macron avec le lobby des chasseurs. La chasse aux voix électorales est également le sport favori des politiques…

Forte de cette complicité, la Fédération Nationale de la Chasse (FNC) multiplie les provocations : campagne de communication présentant les chasseurs comme les premiers écologistes de France, annonce de la réouverture des chasses présidentielles financées par la République, baisse de moitié du prix du permis de chasse national, prosélytisme pro-chasse dans les écoles, etc.

Le 2 novembre 2018, la FBB et 74 organisations et associations de protection animale ont réagi en s’alliant pour publier un Manifeste contre les excès et provocations de la chasse (pdf) qui remet en cause la politique cynégétique française.

Fondation Brigitte Bardot combat contre la chasse

Le 2 novembre 2018, la FBB et 74 organisations et associations de protection animale ont réagi en s’alliant pour publier un Manifeste contre les excès et provocations de la chasse (pdf) qui remet en cause la politique cynégétique française.

En avril 2019, un nouveau coup est porté à la faune sauvage de notre pays : les Sénateurs dénaturent le projet de loi consacrant la fusion entre l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) et l’Agence Française de la Biodiversité (AFB) en janvier 2020.

Le 19 avril suivant, la Fondation Brigitte Bardot et 44 autres ONG signent une réaction commune (pdf), demandant au gouvernement, qui a le dernier mot, d’en revenir au consensus sorti de la première lecture à l’Assemblée nationale.

À défaut, toutes les espèces seraient susceptibles d’être chassées à partir du moment où elles sont en bon état de conservation ou posent des « problèmes », comme les espèces classées nuisibles. Des dérogations seraient accordées pour chasser les oiseaux migrateurs après la fermeture de la chasse et les modes de chasses traditionnelles (chasse à la glu, étranglement avec des collets, écrasement des oiseaux sous des pierres plates…) entreraient dans le « patrimoine cynégétique national ».

Il serait même instauré un délit d’entrave à l’action de chasse puni de un an d’emprisonnement et 30 000€ d’amende !.

 

La France détient de tristes records de chasse en Europe : 30 millions d’animaux sont tués chaque saison et 5 millions sont blessés.

20 millions d’animaux tués par les chasseurs sont élevés, puis relâchés dans la nature pour être tirés à vue : 14 millions de faisans, 5 millions de perdrix grises et rouges,  1 million de canards colvert, 40 000 lièvres de France, 100 000 lapins de garenne, 10 000 cerfs et 7 000 daims…

Notre pays autorise également la saison de chasse la plus longue  d’Europe : 9 mois de permis de tuer dans la nature !

Certaines périodes de chasse sont régulièrement étendues, comme celles qui concernent les oiseaux migrateurs. Début 2019, un arrêté du ministère de la Transition écologique et solidaire tente (pour la 12ème  fois !) de prolonger jusqu’à fin février la chasse des oies cendrées, pourtant fixée par un décret européen à fin janvier.

Aussitôt, Brigitte Bardot exprime son indignation dans une lettre ouverte au ministre François de Rugy (pdf). Saisi par les défenseurs de la faune sauvage, le Conseil d’État finit par suspendre cet arrêté, qui aurait permis aux chasseurs de tuer 4 000 oies cendrées supplémentaires !

Notre pays est enfin le seul en Europe où la chasse est autorisée tous les jours de la semaine, même le dimanche !

Le principe d’un jour national sans fusil, adopté par la loi Voynet sur la chasse en 2000, a en effet été supprimé par la loi Bachelot dès 2003. Pratiquée le mercredi, jour de sorties scolaires, ou les samedi et dimanche, quand familles et amis font des sorties nature, la chasse met tout simplement en danger des vies humaines. 

La population des milieux ruraux est la première à être victime des chasseurs. D’autant plus que, depuis 1982, il n’existe plus de périmètre de sécurité autour des habitations !

 

UNE CENTAINE D'ACCIDENTS DE CHASSE PAR AN

Une jeune femme enceinte de 6 mois décédée des morsures d’une meute de chiens de chasse à courre (novembre 2019), un homme de 77 ans abattu par un chasseur alors qu’il cueillait des champignons (novembre 2019), un cycliste tué par un tir lors d’une battue au gros gibier (octobre 2018), une femme de 69 ans tuée dans son jardin par un chasseur croyant voir un cerf à travers une haie (octobre 2017), une fillette de 10 ans grièvement blessée par un chasseur tirant sur un faisan alors qu’elle pique-niquait avec sa famille (septembre 2018)… 

Tous les ans, les accidents de chasse causent des centaines de blessures graves et plus d’une dizaine de morts ! La saison de chasse mai 2018-juin 2019 a provoqué 131 accidents corporels, dont 7 décès. Ce triste bilan est en hausse par rapport à la saison 2017-2018, qui avait causé 113 incidents accidents, dont 13 mortels. La saison 2019 vient de commencer, et l’on déplore déjà deux morts et plusieurs blessés…

Près de 60 % des accidents de chasse ont lieu le dimanche, lorsque la nature est fréquentée par des familles en promenade, des randonneurs, des joggeurs ou des cyclistes. L’État doit garantir à tous la liberté de se promener en forêt, ou de pratiquer un sport ou un loisir dans la nature, en toute sécurité !

 

« Les chasseurs, qui représentent 1,5 % de la population, empêchent 98,5 % des Français de profiter des activités de plein air en toute sécurité. »

Un sondage IFOP réalisé pour la Fondation Brigitte Bardot en novembre 2017 révèle que 71 % des Français se sentent en insécurité lorsqu’ils se baladent dans la nature en période de chasse.

79 % des personnes interrogées sont favorables à la réduction de la durée de la période de chasse et 82 % se prononcent en faveur du dimanche comme journée non chassée.

FBB combat contra la chasse au renard
Renard roux d'Europe

84 % des sondés se disent contre la pratique de la chasse à courre, considérée comme une pratique barbare.

66 % des Français interrogés sont également opposés à la réglementation qui autorise toute l’année la destruction de 18 espèces classées nuisibles et 89 % se prononcent pour l’interdiction de la chasse aux trophées et leur importation en France, qui est le  5ème pays importateur d’Europe !

Enfin, 78% des sondés se déclarent favorables à la reconnaissance du statut d’être vivant et sensible à tous les animaux sauvages.

 

« Qui peut prétendre qu’une fouine, un lapin, un pigeon ou un renard n’est pas un être vivant doué de sensibilité ? »

1977 Canada Brigitte Bardot bébés phoques
Brigitte Bardot
Présidente de la FBB
 

Dans notre pays, toute l’année et même hors période de chasse, entre 600 000 et un million de renards sont tués en toute impunité, au détriment de leur rôle fondamental dans l’équilibre de la nature.

Comme d’autres espèces de la faune sauvage locale – actuellement 12 mammifères et 6 oiseaux – le renard est classé espèce « nuisible » par le ministre de l’Environnement ou le préfet de département. La catégorie « nuisible » n’a aucun fondement écologique et scientifique. Elle signifie simplement « susceptible d’occasionner des dégâts dans les activités humaines forestières, agricoles et aquacoles » !

Ces animaux sont victimes d’une vision spéciste, plaçant l’intérêt de l’homme au-dessus de celui de toutes les autres espèces, en déniant aux animaux le droit fondamental de vivre en liberté dans leur environnement naturel.

L’État offre aux chasseurs un permis de tuer en toute impunité des espèces traquées dans leur habitat. 

Chaque année, dans nos campagnes, sont ainsi massacrées des dizaines de milliers de ratons laveurs, visons d’Amérique, belettes, fouines, sangliers, bernaches du Canada, étourneaux sansonnet, corneilles noires, pies bavardes… 

La chasse le dimanche est un danger pour tous.

En octobre 2017, Brigitte Bardot écrit une lettre ouverte à Nicolas Hulot (pdf), alors ministre de la Transition Écologique et Solidaire, lui demandant d’agir immédiatement sur deux points essentiels :

  • suppression des listes d’espèces dites « nuisibles » ;
  • reconnaissance, dans le code de l’Environnement, du statut d’être vivant doué de sensibilité aux animaux sauvages dans une logique de cohérence des codes (Civil, Rural).

 

François de Rugy, son remplaçant, va réussir un tour de force avant son départ précipité du poste de ministre de la Transition écologique. Il classe plusieurs mammifères et oiseaux sauvages – martres, putois, belettes, corneilles noies, pies bavardes, étourneaux sansonnets… – dans les espèces dites « nuisibles », dont le piégeage est encore une fois autorisé du 1er juillet 2019 à juin 2002 !

 

« Rien n'avance ! On va continuer à avoir plus de 60 espèces d’oiseaux chassables en France, contre 15 en moyenne dans les autres pays européens. »

Fondation Brigitte Bardot Christophe Marie porte-parole
Christophe Marie
Porte-parole de la FBB
 

D

 

Les méthodes de chasse actuellement autorisées sont cruelles et archaïques : déterrage, piégeage à appât dans une cage ou à mâchoires qui tuent, piège à la glu, tir par armes à feu ou tir à l’arc, etc.

La Fondation Brigitte Bardot condamne toutes les pratiques cruelles qui existent encore et qui font souffrir des milliers d’animaux : chasse à courre, vénerie sous terre, chasses traditionnelles et la destruction des animaux dits « nuisibles » par piégeage, déterrage ou par toxiques.

Le déterrage ou vénerie sous terre est un mode de chasse particulièrement ignoble. Le renard ou le blaireau est acculé au fond d’un terrier par des chiens, puis les chasseurs creusent une tranchée pour l’extirper avec une pince métallique avant de le tuer à coup de fusil ou de couteau.

Grive musicienne piégée par la glu

Les chasses traditionnelles ne sont pas sélectives : de nombreux oiseaux d’espèces protégées peuvent également être capturés.

La chasse à la glu est un calvaire pour les oiseaux pris au piège, qui se retrouvent collés par les pattes ou les plumes.

En janvier 2019, Brigitte Bardot adresse une lettre ouverte au Conseil d’État (pdf) pour dénoncer cette pratique barbare, toujours autorisée dans quelques départements français.

Pour la tenderie aux vanneaux, les appelants sont attachés par la queue à une ficelle reliée au chasseur et leur agonie peut durer des heures.

 

Particulièrement brutale, la chasse à courre, à cor et à cri est abolie dans plusieurs pays d’Europe (Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique…), mais toujours légale en France. Le principe ? Une meute de chiens traque un animal sauvage jusqu’à son épuisement et sa mise à mort. 

Le cerf, le chevreuil, le sanglier ou le renard victime de cette tradition barbare connait alors une fin atroce. Il va mourir déchiqueté par des dizaines de chiens, noyé dans un étang ou abattu par des chasseurs à cheval. 

84 % des Français se déclarent contre la chasse à courre.

Logo-FBB
Les Français et la chasse - Novembre 2017
Sondage IFOP pour la Fondation Brigitte Bardot
 

La chasse à courre ou vénerie est pratiquée du 15 septembre au 31 mars. Elle compte près de 400 équipages sur 68 départements et utilise environ 17 000 chiens et 6 000 chevaux.

Ce mode de chasse intervient en pleine période de gestation et de mises bas des espèces animales chassées, causant d’irréparables dégâts à la biodiversité de nos campagnes.

De plus, les conditions de vie des chiens de chasse à courre sont incompatibles avec leur bien-être (enfermement, promiscuité).

Fondation Brigitte Bardot chasse a courre venerie
Cerf aux abois

Dès 2005, la Fondation Brigitte Bardot fut à l’initiative de la toute première proposition de loi visant à interdire la pratique de la chasse à courre. D’autres projets de loi furent présentés à l’Assemblée nationale en 2010, 2013 et 2017, sans succès.

En décembre 2017,  la FBB et 20 organisations françaises de défense des animaux ont à nouveau lancé un appel unitaire pour abolir la chasse à courre en France au ministre de l’Environnement. 

 

Non, les chasseurs ne sont pas les premiers écologistes de France comme a tenté de le faire croire une de leurs sinistres campagnes de communication ! L’élimination des animaux dits « nuisibles » alors qu’ils ne le sont pas, les régulations censées préserver la biodiversité alors qu’elles ciblent des espèces en voie de disparition, les réserves naturelles aux mains des chasseurs… 

Les cartouches de fusils représentent 10 000 tonnes de plomb et de plastique répandus dans les forêts et les zones humides de France, selon l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). L’impact délétère de la chasse sur l’environnement est une autre raison justifiant son strict encadrement.

La chasse en France n’est pas intouchable. Avec d’autres associations et ONG, la Fondation Brigitte Bardot a pour objectif de faire prendre conscience aux Français que la chasse est cruelle, dangereuse et inutile.

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