Une chienne pendue à Arnouville, un chiot frappé et brûlé à l’acide à Argenteuil, ou encore des chiens abandonnés à Eaubonne… Les cas de maltraitance animale ont marqué les esprits dans le Val-d’Oise ces derniers mois. Et souvent donné lieu à des condamnations, à l’image des dix mois de prison ferme prononcés en novembre dernier concernant les faits d’Eaubonne.
fondation brigitte bardot
Le Val-d’Oise, un département à la pointe de la lutte contre les maltraitances animales
Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin était présent ce samedi dans le département pour signer une convention permettant de favoriser la lutte contre les maltraitances animales, grâce à une collaboration entre les forces de l’ordre et les associations. Un lieu qui n’a pas été choisi au hasard.
Auvers-sur-Oise (Val d'Oise), ce samedi. Le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin est venu dans le département pour signer une convention avec des associations travaillant pour la protection des animaux.
Mais le département se montre particulièrement actif pour lutter contre ce phénomène. Et c’est sûrement pour cela que Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, l’a choisi pour signer ce samedi matin une convention avec les associations de protection animale comme la SPA et la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP).
S’il s’agit d’un dispositif national, le volet local a été enrichi avec la participation d’autres associations comme la fondation Brigitte Bardot ou l’OABA (Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir), mais également du Sdis (service départemental d’incendie et de secours) et du procureur de la République.
4 000 agents dédiés en plus en France
Annoncées au début de l’année par le ministre de l’Intérieur, ces conventions prévoient notamment la formation d’un référent dédié à la protection animale dans chaque commissariat et gendarmerie de France, pour prendre les plaintes et enquêter (soit environ 4 000 agents). Il complète la mise en place en janvier dernier d’une division nationale, regroupant des enquêteurs spécialisés dans la lutte contre la maltraitance animale et rattaché à l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp). « Dans cette bataille, tout le monde peut agir », expliquait alors le représentant du gouvernement.
Dans le Val-d’Oise, ce type de formations auprès des forces de l’ordre est déjà mis en place, et rencontre un grand succès auprès des agents. Car le département n’est pas épargné, avec 74 infractions liées à la maltraitance animale relevées en 2022, et ayant donné lieu à 27 interpellations.
Cette signature est accueillie avec enthousiasme par les associations de protection animale. Et notamment la SPA. « Ça va nous permettre d’avoir des interlocuteurs de terrain pour nos enquêteurs bénévoles, glisse Jacques-Charles Fombonne, président de la Société Protectrice des Animaux. C’est vraiment bien. En matière de protection animale, on reste souvent sur des grands discours. Là, c’est vraiment concret. Cela va vraiment aider les associations. »
Beaucoup appellent à des sanctions importantes. Depuis 2021, Le délit d’exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal, notamment domestique, est désormais puni de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende, contre deux ans et 30 000 euros auparavant.
« L’animal est une sentinelle »
Cette convention va permettre « de mieux détecter et mieux sanctionner les actes de maltraitance », selon Arnaud Bazin, sénateur (LR) du Val-d’Oise, très engagé dans la cause, et présent ce samedi matin. « Ce rapprochement entre le monde de la protection animale et les services de sécurité, explique le vétérinaire de profession. D’autant que la maltraitance envers les animaux s’accompagne souvent de violences intrafamiliales. L’animal est une sentinelle. Quelqu’un qui est violent avec les animaux est violent en général. La convention va mieux protéger les animaux et, par conséquent, les conjoints et les enfants. »
JUSTICE : 3 chiens abandonnés dans un appartement
Dans cette terrible affaire de maltraitance, dans laquelle la Fondation Brigitte Bardot s’était portée partie civile, le tribunal correctionnel de Pontoise a condamné une habitante de la ville d'Eaubonne à 10 mois de prison ferme avec interdiction de posséder un animal.
Elle avait laissé ses trois chiens enfermés dans un appartement, les abandonnant à leur triste sort. L'un d'eux était malheureusement mort et les deux autres ont été retrouvés dans des états d'amaigrissement très avancés dans une habitation jonchée d'excréments.
Source : Fondation Brigitte Bardot
Pensions partenaires FBB : Jérôme et François, des éleveurs devenus protecteurs !
Pour offrir une belle retraite aux animaux recueillis, la FBB a créé en 2009 un partenariat unique avec d'anciens éleveurs qui se consacrent désormais à l'accueil et aux soins des animaux et s’engagent à respecter leur bien-être tout au long de leur vie ! Jérôme et François, deux anciens éleveurs ont décidé de franchir le pas et d’arrêter d’exploiter des animaux. Mais au contraire de les accueillir et leur offrir un havre de paix. Jérôme est le premier à avoir tenté l’expérience de la pension partenaire avec la Fondation, il y a 23 ans ! 💬 « Ça change notre rapport à l’animal, on les garde jusqu’à leur belle mort. » Aujourd’hui, vaches, cochons, moutons n’ont plus à craindre l’abattoir !
Deux oursons orphelins, trouvés errants près d’un village en Bulgarie...
Source de l'article : Fondation Brigitte Bardot
La Fondation Brigitte Bardot en guerre contre les agents de sécurité cynophile (Maitre-chien)
La Fondation Brigitte Bardot lance un SOS pour les chiens de sécurité privée avant les JO 2024 🏆. Urgence d'action pour 🛡️ leur bien-être et leur protection contre la maltraitance et l'exploitation. #ProtectDogs #JO2024 #CNAPS #SécuritéPrivée
L'heure est à la mobilisation pour la Fondation Brigitte Bardot (FBB) qui, dans la perspective des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 à Paris, exhorte le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, à prendre des mesures fermes pour la protection des chiens de sécurité. La fondation lance un appel pressant pour l'encadrement des conditions de travail et de détention des chiens utilisés dans le secteur de la sécurité privée, en amont de cet événement d'envergure internationale.
L'organisation dédiée à la défense des animaux rappelle ses démarches antérieures : deux courriers envoyés en janvier et juillet pour solliciter un échange sur des sujets cruciaux, comme l'abattage rituel et la situation des animaux errants en Outre-Mer. Ces tentatives de dialogue sont restées vaines, Gérald Darmanin ayant renvoyé la FBB vers le ministère de l'Agriculture.
Avec les JO 2024 se profile l'augmentation des besoins en chiens de sécurité. Ce pic de demande risque d'engendrer une hausse des activités illégales telles que la reproduction et la vente clandestines, mais aussi des cas de maltraitance et d'abandons post-événement. La FBB met en lumière les risques inhérents à ces pratiques opportunistes qui pourraient s'amplifier dans le cadre d'activités exercées tant légalement qu'illégalement sous le contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS).
Le cas spécifique des bergers malinois, souvent utilisés dans les activités de sécurité, est source d'une inquiétude particulière. Déjà surchargés, les refuges animaliers témoignent de l'augmentation des cas de maltraitance et d'abandons de cette race. La FBB avait déjà alerté en mars, avec d'autres associations, sur ces problématiques, soulignant la responsabilité des détenteurs inexpérimentés ou illégaux dans l'exploitation de ces animaux.
Face à cette situation préoccupante, la FBB exhorte le ministre de l'Intérieur à prendre des mesures préventives et répressives contre la prolifération d'activités clandestines de sécurité cynophile. Elle réclame aussi des contrôles plus stricts pour les sociétés de sécurité privées et une régulation précise des conditions de travail et de détention des chiens, comme prévu par l'article L613-7 du Code de la Sécurité Intérieure, mais jamais appliqué.
La fondation insiste sur la nécessité de publier un texte réglementaire détaillé, élaboré en concertation avec les organisations de protection animale, pour garantir une protection adéquate des chiens dans le contexte des JO.
L'appel de la FBB ne se limite pas à une demande de régulation; il vise à instaurer une prise de conscience collective sur la condition des chiens de sécurité. Ces animaux, fidèles serviteurs de l'homme dans ses besoins de protection, ne doivent pas être réduits à de simples outils, ni abandonnés une fois leur "service" accompli.
L'organisation implore le ministre de l'Intérieur de manifester son engagement pour la cause animale en passant de l'intention à l'action, afin que les JO 2024 soient synonymes d'avancées non seulement sportives, mais également éthiques. Une responsabilité qui incombe à l'ensemble des acteurs concernés, gouvernementaux et privés, pour que ce grand événement laisse un héritage respectueux du bien-être animal.
La Fondation Brigitte Bardot attend une réponse et des engagements fermes, espérant que la sensibilité affichée pour la condition animale se traduise par des actions concrètes et immédiates.
Entre Loire et Rhône, on l’appelle « la Brigitte Bardot du coin »
«Ma belle Nathalie, j’ai reçu votre livre, j’ai ouvert la première page pour voir un peu ce qui en retournait et j’ai été prise par votre façon d’écrire et j’ai été jusqu’au bout sans m’arrêter. Superbe livre. On plonge dedans et on le dévore. Quelle vie ! Quel courage ! Quelle sagesse ! Bravo, bravo, bravo. »
Peut-être ai-je besoin de donner ce que je n’ai pas reçu moi-même ?
Ces mots, flatteurs, sont ceux de Brigitte Bardot en personne. Quelques jours seulement après avoir reçu la biographie de et écrite par Nathalie Ollivier, l’ancienne actrice, mannequin, danseuse, chanteuse et inlassable militante des droits des animaux s’est fendue d’une lettre de remerciements qui fait la fierté de celle que « BB » appelle "ma “fille” des animaux".
Voilà près de dix ans que les deux femmes, celle de la Madrague à Saint-Tropez et celle du Roannais, désormais établie en région tararienne après avoir travaillé dans les Monts du Lyonnais et les Montagnes du Matin, entretiennent une relation épistolaire suivie. Elles ne se sont jamais rencontrées, mais elles partagent la même passion pour les animaux.

Nathalie Ollivier Refuge Quatt'pattes de Panissières
Au-delà de leur correspondance, Brigitte Bardot envoie régulièrement des photos dédicacées et des colis d’objets à Nathalie Ollivier en incitant cette dernière à tout revendre pour "mettre du beurre dans les épinards", comme lui écrit celle qui a récemment célébré ses 89 ans. "Je n’ai jamais pu me résoudre à vendre ses photos, mais je propose les objets sur les réseaux sociaux, toujours au profit du refuge", précise la quinquagénaire, qui se raconte dans un livre d’un peu plus de 160 pages, disponible dans plusieurs commerces du territoire comme à la librairie Elizéo rue Anna-Bibert et au Zéphir, place Ambroise-Croizat, à Tarare, ou encore à la F nac de Roanne et par la page Facebook® d’une auteure qui a travaillé avec une journaliste, Ségolène Perret, pour la mise en forme.
UNE DOULOUREUSE NAISSANCE
"J’avais commencé à écrire parce que je pensais qu’il fallait que je fasse partager mon expérience et surtout ma résilience, explique Nathalie Ollivier. Je n’ai pas écrit pour me plaindre, mais bien au contraire pour adresser un message d’optimisme" et faire comprendre qu’"il faut toujours y croire, même dans les moments les plus sombres", comme c’est écrit dans le dernier chapitre du livre.
Car la vie de cette Costelloise de naissance, dont toute la famille est originaire de Roanne, n’a pas été une sinécure. Les blessures d’enfance, les ravages de l’alcool au sein de sa propre famille, la première disparition d’un proche dans un accident de voiture jusqu’à la naissance de ses jumeaux en 1992, Clément, décédé in utérus et, Alban, né grand prématuré à seulement 29 semaines, elle plonge le lecteur dans une existence douloureuse et même parfois dramatique. Celle d’une jeune femme qui, après des études au collège de Balbigny et un Brevet de technicienne agricole décroché après trois années au lycée agricole de Saint-Genis-Laval, se faisait une joie de quitter le nid familial, à tout juste 18 ans.
Son récit parle de cette décennie travaillée dans un laboratoire d’analyses médicales de Chazelles-sur-Lyon comme technicienne de 1986 à 1995, de ces trois fois où elle a "cru mourir", foudroyée, percutée par un train et accidentée en voiture, de la naissance de Gatianne, sa fille qui travaille aujourd’hui à Montbrison, mais aussi d’Alban, atteint d’une infirmité moteur cérébrale et opéré à… 17 reprises entre ses 3 et 8 ans.
La disparition d’Alban a rompu l’équilibre. Professionnel et personnel.
Là encore, Nathalie Ollivier ne cherche nullement à faire "pleurer dans les chaumières", ni à apitoyer ses lecteurs mais simplement à témoigner du parcours d’une femme qui a toujours dû se battre pour avoir ce qu’elle souhaitait.

Comme quand elle a acheté cette ferme inhabitée depuis 60 ans à Panissières et qu’elle l’a retapée pendant deux ans avec son mari, avec l’objectif d’y créer une ferme pédagogique d’animaux de petite taille. Son projet est remonté jusqu’au ministère de l’Agriculture, alors dirigé par Hervé Gaymard. "J’ai d’abord effectué un stage de 64 heures au centre de gestion agréé de Feurs, en 2003, afin de pouvoir m’installer en tant que jeune agricultrice, raconte l’auteure. Je faisais figure d’ovni car mon projet était totalement atypique. À Panissières non plus, mon installation n’était pas vue d’un bon œil : j’étais une femme approchant de la quarantaine, je ne venais pas du milieu agricole, mon mari n’était pas agriculteur, j’allais utiliser quatre hectares de terrain pour ne produire ni viande, ni lait… et en plus, j’étais blonde !"
Les 100 premiers étant partis comme des petits pains, Nathalie Ollivier, surnommée « la Brigitte Bardot du coin », a fait retirer plusieurs exemplaires de son ouvrage.
Elle explique pourquoi elle a ensuite dû créer un élevage de chiens (Yorkshires, chihuahuas, King-Charles, pékinois…) pour se mettre en conformité avec l’administration, comment elle est allée jusqu’à Sauvain, dans les Monts du Forez, pour sauver ses premières vaches, jusque dans les Monts du Lyonnais pour éviter l’abattoir à quelque 219 poules, jusqu’en Roumanie pour 30 ânes…. La suite est plus connue car le Refuge Quatt’pattes a longtemps attiré de nombreux visiteurs jusqu’à Panissières et a été médiatisé.
La brutale disparition d’Alban, en 2018, victime d’un arrêt cardiaque, a rompu cet équilibre. Professionnel et personnel. Nathalie Ollivier a fini par se séparer de tous les animaux qui l’entouraient, placés dans des fermes pédagogiques à Paray-le-Monial, en Saône-et-Loire, et Saint-Denis-de-Cabanne, dans le Roannais. Son couple n’a pas résisté non plus.
Depuis bientôt trois ans, elle travaille à l’Entraide tararienne et assure que cela lui fait "un bien fou". Mais voilà qu’au détour d’un voyage en Tunisie, elle s’est lancée dans une nouvelle mission sauvetage auprès des animaux errants…
Il maltraite ses chiens dans le Calvados, trois mois de prison ferme requis par le procureur
Un homme de 23 ans a été jugé, ce jeudi 26 octobre 2023, pour avoir frappé violemment un chien et en avoir maltraité trois autres à Touques et Caen (Calvados) entre février et avril 2022.
La chienne de race American Staffordshire avait été amenée le 7 avril 2022 chez le vétérinaire par la sœur du prévenu après avoir reçu de la part de ce dernier, à Touques (Calvados) chez son père, un coup de pied qui l’avait projetée contre une porte.
Bilan : hémorragie interne, ablation de la rate, nécrose d’une partie de la vessie et plusieurs hématomes pour l’animal qui avait été sauvé in extremis. Par ailleurs, on avait retrouvé dans l’appartement de Caen, où l’homme a vécu jusqu’en février 2022 avec sa compagne, trois autres chiens, staff et croisé bouledogue, sans nourriture, sans eau et l’un portant un collier anti-aboiement. Des petites cages étaient posées dans une pièce, de l’urine au sol.
Lire aussi : Un gendarme de la Garde républicaine de Deauville au tribunal pour avoir maltraité des chevaux
« Il minimise »
Le prévenu, jugé ce jeudi 26 octobre 2023 à Caen, reconnaît le coup de pied sans intention de faire mal. « Il a eu peur parce que le chien s’est mis à aboyer alors qu’il tenait son bébé dans les bras », est-il expliqué lors de l’audience. Il affirme que sa compagne nourrissait les chiens quotidiennement et que les cages servaient seulement en cas de punition. « Il minimise en s’appuyant sur des pseudos principes éducatifs canins », intervient l’avocat de la Fondation Brigitte-Bardot qui sollicite 2 000 € de dommages et intérêts, tandis que la Société de défense des animaux de la Côte fleurie demande 4 000 € pour les frais de vétérinaire et de garde de la chienne qui vient seulement d’être adoptée.
Dix mentions au casier judiciaire
« Il dit aimer les animaux mais plusieurs témoignages parlent de son agressivité, sans compter que les chiens n’étaient pas déclarés », reprend le procureur qui requiert une peine de trois mois d’emprisonnement ferme envers le prévenu dont le casier comporte déjà dix mentions plus 300 € d’amendes contraventionnelles et l’interdiction de détenir des animaux. « Ce jeune homme n’est pas le tortionnaire qu’on nous décrit. Le geste n’était pas intentionnel. Par ailleurs, on ne peut pas lui reprocher ce qu’il se passait pour les autres chiens puisqu’il ne vivait plus dans cet appartement. Et enfin, rien ne prouve que les chiens étaient catégorisés avec des obligations spécifiques pour leur propriétaire », reprend Me Pannetier en défense. Elle plaide une relaxe, mis à part pour le coup de pied, et demande qu’il ne soit pas interdit à son client de détenir des animaux avec qui il vit depuis son enfance. La décision du tribunal sera rendue le 8 novembre.
Dordogne : Isabelle et sa fille veulent sauver de l'euthanasie leur cheval malade, ce que refuse l'Etat
La préfecture de Dordogne impose à Isabelle et sa fille, Marine, d'euthanasier leur cheval en raison d'une maladie infectieuse dont il est porteur. Aidées par la fondation Brigitte Bardot et le député Serge Muller, les propriétaires assurent que "Plaisir des fleurs" est "porteuse saine".
Marine et Isabelle tentent tous les voies de recours possible pour sauver "Plaisir des fleurs", leur cheval malade d'une anémie infectieuse au Bugue (Dordogne). Le 11 octobre dernier, la préfecture de Dordogne a envoyé un courrier clair. Elles doivent "procéder à l'euthanasie de [leur] équidé le 25 octobre 2023 au plus tard". Ce courrier intervient après des recours déjà entamés par Isabelle et sa fille pour tenter de sauver leur bête.
"La maladie est transmissible même en l'absence de signes cliniques"
"Plaisir des fleurs" est atteint d'une anémie infectieuse des équidés. Une maladie dont "l’infection aboutit à la persistance à vie du virus chez l’animal infecté qui devient alors un réservoir du virus et une source de contamination potentielle pour les équidés environnants", selon l'association RESPE (réseau d'épidio-surveillance en pathologie équine). C'est pour cette raison que la préfecture réclame l'abattage de l'animal en considérant que "la maladie est transmissible même en l'absence de signes cliniques". Ce que réfutent les propriétaires du cheval.
"Cet animal, ça fait peut-être plus de 20 ans qu'il a été contaminé par ses parents et il cohabite avec poney depuis huit ans. Et ce poney est négatif ! " assure Isabelle Mansais, la propriétaire de "Plaisir des fleurs". Par ailleurs, elle s'appuie sur la Loi de Santé Animale européenne 2021 pour contrer la décision de la préfecture. Selon Isabelle, l'animal ne doit pas être euthanasié, mais elle doit juste se soumettre à une "obligation de déclaration, de surveillance et de certification" pour sa jument.
Après avoir saisi le député (RN) du Bergeracois, Serge Muller, et la fondation Brigitte Bardot, les propriétaires tentent un nouveau recours au tribunal administratif de Bordeaux. La préfecture indique que "ces voies de recours ne sont pas suspensives de la décision" d'ordonner l'euthanasie de "Plaisir des fleurs". Dans son arrêté, la préfecture prévient qu'en cas de "défaut d'exécution [...] de cette décision, Isabelle "pourra être pénalement sanctionné". Quoi qu'il arrive, Isabelle et Marine ne comptent pas laisser entrer un vétérinaire chez elles pour euthanasier leur cheval.
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