histoires d'animaux
On y enterre son chien, son chat ou sa poule : c'est le plus ancien cimetière d'animaux de France
À Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), un atypique cimetière a ouvert il y a plus d'un siècle. Chiens, chats, poule ou abeille, ici ne reposent que des animaux.
Àu cimetière des animaux d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), près de 900 concessions sont référencées.
Accroupie près de la tombe, Martine, gants et éponge en main, nettoie la sépulture. Sous terre repose Ravageur. Mais il ne s’agit pas l’un de ses ancêtres. Ravageur, c’était le chien de cette habitante de Toulouse (Haute-Garonne).
Depuis 1992, son beagle est enterré au cimetière des chiens (et autres animaux) d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), un lieu de repos pour animaux ouvert en octobre 1899. Il s’agit du plus ancien de France.
« Je voulais avoir un endroit pour me recueillir et pouvoir venir le visiter », explique Martine, elle qui avait été contrainte de laisser son premier chien chez le vétérinaire à sa mort.
Chiens de guerre, chevaux de course et singe
Comme elle, des centaines d’autres propriétaires ont décidé de faire reposer leur compagnon à pattes au bord de la Seine, sur l’ancienne île des Ravageurs. À travers les allées des quatre carrés, on croise Moustache, un héros de la Grande Armée, Memère, mascotte des Chasseurs à Pied, Rintintin et Poilu, connus au cinéma, un monument aux chiens policiers ou encore le chien de Michel Houellebecq.
Les chiens sont en nombre, mais bien d’autres animaux reposent également sur ce site atypique, créé par Marguerite Durand. Sully, le chat d’Alexandre Dumas, est enterré aux côtés de Kiki le singe, Gribouille, le cheval de la fondatrice, Masseraux et Tsoytong, deux chevaux de course, Cocotte la poule et même Bee_nfluence l’abeille.
"SPECTACLE GARANTI AVEC SOUFFRANCE ANIMALE": LA FONDATION BARDOT EN CAMPAGNE CONTRE LA CORRIDA
La Fondation Brigitte Bardot lance cette semaine une vaste campagne d'affichage pour dénoncer la pratique de la corrida, toujours autorisée dans plusieurs villes de France. 969 panneaux seront répartis du 26 juillet au 29 août dans les principales communes perpétuant cette tradition locale décriée. Une campagne menée en réaction à la diffusion d'images datant du 14 juillet d'une corrida près de Nîmes (Gard) au cours de laquelle plusieurs bovins ont été mis à mort.
"Cela fait presque 50 ans que je lutte contre toutes ces barbaries et les conséquences ridicules d'un spectacle de la mort et de la souffrance d'un animal qui ne devrait pas avoir lieu", explique auprès de BFMTV l'ancienne actrice Brigitte Bardot, créatrice de la fondation éponyme.
L'article L521-1 énonce que le fait de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende. Mais l'alinéa 7 de ce même article prévoit que ces dispositions "ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée".
"Sur le thème de la corrida, rien ne bouge"
Béziers, Perpignan, Arles, Bayonne... Des villes où la pratique de la tauromachie est ancestrale bénéficient donc de cette exception culturelle et la perpétuent année après année.
"Notre rapport à l'animal évolue énormément, l'attente sociétale est forte, les politiques commencent à s'en rendre compte, mais sur le thème de la corrida rien ne bouge parce qu'on ne veut pas contrarier une tradition locale qui est implantée et défendue par quelques élus", avance Christophe Marie, directeur du pôle de protection animale pour la Fondation Bardot. "On ne peut pas fermer les yeux sur une pratique cruelle simplement parce qu'elle est justifiée par la tradition."
Selon un sondage réalisé par l'institut Ifop pour la Fondation Brigitte Bardot et publié en octobre 2019, 82% des personnes interrogées estimaient que tout acte de cruauté commis envers un animal devait être condamné sur l’ensemble du territoire français, sans dérogation pour la corrida.
L’éleveur de bovins de Harcigny lourdement condamné
L’éleveur de Harcigny a été condamné pour détention de cadavres et mauvais traitements de ses animaux.
Selon la décision du tribunal, Christophe Péry peut continuer à élever des ovins mais pas de bovins et ce, pendant un an.
L’homme était habitué aux récompenses, celles qu’il recevait notamment au salon de l’Agriculture pour la qualité de son élevage de moutons. Cette fois, c’est une sanction qu’il reçoit et pas des moindres puisqu’elle va mettre un pan de sa vie professionnelle entre parenthèses pendant un certain temps.
Installé à Harcigny, l’éleveur était poursuivi pour détention de dizaines de cadavres d’ovins et de bovins, des faits constatés à plusieurs reprises par les services vétérinaires entre le mois de novembre 2020 et le mois de mars dernier. Ils étaient en état de décomposition plus ou moins avancée dans des pâtures, des bâtiments, d’autres étaient recouverts de lisier dans leur box. Pour expliquer cette situation, lors de l’audience qui s’est tenue il y a quelques semaines devant le tribunal correctionnel de Laon, le prévenu avait mis en avant un conflit avec l’administration, confiant qu’il était « le plus malheureux dans cette histoire ». Il était également mis en cause pour mauvais traitements et abandon de ses animaux, des faits qu’il contestait vigoureusement.
Le tribunal, qui avait mis son jugement en délibéré en raison de la complexité du dossier, a rendu sa décision ce mercredi.
Le Thiérachien a été reconnu coupable de l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés. En conséquence, il est condamné à une amende de 3 000 euros dont 1 000 euros avec sursis pour la détention de cadavres et leur non-remise au service d’équarrissage ainsi qu’à six mois d’emprisonnement avec sursis pour l’abandon et les mauvais traitements envers ses animaux.
Il a également l’interdiction d’exercer l’activité professionnelle d’éleveur de bovins, de gérer une exploitation de bovins destinés à l’abattage ou une exploitation laitière et de détenir un animal de race bovine pendant un an. Le tribunal a également ordonné la confiscation des animaux saisis par les services vétérinaires lors de leur dernière visite sur l’exploitation : ils seront remis de manière définitive à la fondation Brigitte-Bardot à qui il devra également verser la somme de 8 850 euros correspondant aux frais de garde de ces bovins depuis leur saisie.
Enfin, à la même fondation, l’éleveur est condamné à verser la somme de 1 000 euros en réparation du préjudice subi, tenant à la protection des animaux.
Évreux : le procès du berger de Ménilles reporté
Le procès du berger de Ménilles poursuivi pour mauvais traitements envers un animal et abattage illicite a été renvoyé, le prévenu expliquant n’avoir pas eu le temps de préparer sa défense.
Berger à Ménilles, le prévenu était poursuivi par le tribunal d’Évreux pour un abattage illicite d’animal le 20 décembre 2020 et pour mauvais traitements envers un animal commis sur la période du 28 avril 2021 au 6 juin 2021. Sur le banc des victimes jeudi, la Fondation Brigitte Bardot et le maire de Ménilles. Ce dernier a signalé avoir déposé plainte mardi pour un nouvel incident impliquant un mouton du quadragénaire.
Face à la cour, le prévenu a signalé qu’il n’avait pu louer les services de son avocat habituel. Seul, il a alors argué d’un manque de temps pour préparer sa défense (45 jours), et a demandé le renvoi de son procès. Une demande acceptée par le tribunal. La nouvelle audience aura lieu le 9 décembre.
L’homme n’est pas inconnu de la justice. En début d’année, il avait été condamné à un an de prison dont six mois ferme pour des faits de violence sur ses six enfants.
Fondation Brigitte Bardot : ABANDONS MASSIFS EN CE DÉBUT DE VACANCES…
Marseille : Le gérant d'un abattoir clandestin de moutons interpellé
Ce jeudi, vers 13 heures, les policiers ont procédé à la saisie de 101 moutons dans un abattoir clandestin situé aux portes de Marseille, a appris 20 Minutes auprès de la préfecture de police des Bouches-du-Rhône. Le site situé à proximité de la zone commerciale de Plan de Campagne, sur la commune des Pennes-Mirabeau, « était déjà sous surveillance depuis quelque temps », précise cette même source.
Cette saisie intervient à quelques jours de l’Aïd-el-Kébir, importante fête musulmane. Le gérant de cet abattoir a été interpellé. « Il ne respectait pas du tout les règles d’abattage, indique la préfecture de police. Seuls certains centres sont autorisés à le faire dans le département. » Les moutons ont été confiés à la fondation Brigitte Bardot, connue pour ses actions envers la protection des animaux.
Brigitte Bardot : Requiem pour les animaux !
Que te dire Brigitte, que tu as entièrement raison, tes colères et ton indignation sont pures et nobles, les politiques se foutent éperdument des animaux et de ceux qui les défendent, mais sache une chose que tu n'es pas seule dans ce combat que beaucoup méprise, mais les amis des animaux sont tous avec toi et ta fondation.
Bruno Ricard
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