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justice pour les animaux

Les souffrances des cobayes de plus en plus disséquées...

Publié le par Ricard Bruno

Des pistes alternatives aux expériences sur les animaux émergent et sont encouragées par la loi. Mais la transition tarde.

«Nous ne voulons pas être cette génération qui ressemblerait à celle qui a participé à la célèbre controverse de Valladolid où on se posait la question : "Est-ce que les Indiens ont une âme ?"» Cette phrase, entendue en octobre dans les locaux du Parlement européen à Paris, n’est pas sortie de la bouche d’un militant antispéciste radical, mais de celle du député européen Younous Omarjee (LFI). Le jeune élu introduit alors, au côté de son homologue Pascal Durand (EE-LV) une conférence intitulée «Comment accompagner la transition vers une recherche sans expérimentation animale ?» Cet objectif de remplacement total des animaux de labo par des méthodes substitutives est tout ce qu’il y a de plus officiel. Il est inscrit dans une directive européenne adoptée en 2010, qui assure que plus aucun animal vivant ne sera employé «dès que ce sera possible sur un plan scientifique» et qui a été transposée dans le droit français en 2013. En attendant, des millions d’animaux subissent chaque année des expériences. Souris (60 %), poissons (16 %), rats (9 %), lapins, volailles, et autres : 1,9 million de vertébrés et autres céphalopodes ont par exemple été utilisés en France en 2016, selon les derniers chiffres du ministère de la Recherche.

Alors que la validité même du modèle animal pour certaines recherches en santé humaine fait l’objet de débats, des spécialistes ont présenté leurs pistes de travail : solutions in vitro, organoïdes, microfluidiques, bio-impression, organes sur puces… Insuffisant aujourd’hui, assurent les tenants du modèle animal. Mais, ainsi que l’a pointé Laurence Parisot, actuelle administratrice de la fondation Brigitte Bardot, des actions peuvent être menées à «plus court terme» pour «mettre fin à la souffrance des animaux qui sont l’objet d’expérimentations». Sur le papier, la stratégie fixée par la directive est triple : rechercher et développer des méthodes alternatives, réduire le nombre d’animaux utilisés, et limiter les contraintes imposées aux cobayes. Les procédures doivent être autorisées par le ministère de la Recherche, qui s’appuie sur l’avis de comités d’éthique. «Aujourd’hui, la souffrance est prise au sérieux. Bien plus, soit dit en passant, que dans d’autres secteurs comme la gastronomie où on a le droit d’envoyer des animaux vivants dans l’eau bouillante, note le neurobiologiste Georges Chapouthier, directeur de recherche émérite au CNRS. Les chercheurs sont tenus de respecter des règles, et je dirais que pour une forte minorité d’entre eux la souffrance animale est un sujet important.»

Evaluation.Si la sensibilité des animaux est désormais scientifiquement et légalement établie, la définition et l’évaluation de leur souffrance reste un important sujet de controverse.

De la simple réaction à un stimuli (nociceptif) à la douleur voire à la souffrance qui implique une forme de conscience, la gradation est complexe. Chaque expérimentation fait l’objet d’une évaluation préalable lors de laquelle est annoncé le «niveau estimé de douleur». Ces expériences sont classées en quatre degrés de gravité selon «la douleur, la souffrance, l’angoisse» générées : légère (39 % des procédures), modérée, sévère (17 %) ou sans réveil (6 %). Dans ce dernier cas, l’animal qui a été anesthésié ne reprend pas conscience.

Sont par exemple considérés comme «légères» des «biopsies de l’oreille et de la queue», l’«implantation sous-cutanée non chirurgicale de pompes miniatures», le confinement pendant moins de vingt-quatre heures… Dans la catégorie «modérée» : des actes de chirurgie sous anesthésie comme «thoracotomie, craniotomie […] transplantation d’organes avec gestion du rejet». Les procédures «sévères» doivent, elles, faire l’objet d’une appréciation rétrospective, et renvoient à «une douleur, une souffrance ou une angoisse intense», ou «modérée» mais «de longue durée». On parle là par exemple de «chocs électriques auxquels l’animal ne peut échapper», d’un «stress d’immobilisation en vue de provoquer des ulcères gastriques ou une défaillance cardiaque chez le rat» ou d’«essais de toxicité dont le point limite est la mort».

Contravention.Au quotidien, les scientifiques fixent la marche à suivre au moment où la douleur doit être arrêtée ou diminuée : arrêt du processus, traitements destinés à réduire la douleur ou euthanasie si le bien-être futur des animaux est compromis. La directive précise néanmoins qu’une procédure ne doit pas être exécutée «si elle implique une douleur, une souffrance ou une angoisse intense susceptible de se prolonger sans rémission possible». Théoriquement, les manquements aux consignes peuvent être détectés par des contrôles et la directive réclame des peines «dissuasives». Dans les faits, le non-respect des règles peut entraîner la fermeture d’un établissement et une contravention de la quatrième classe, ne pouvant dépasser 750 euros. «Il y a des contrôles, et il pourrait y en avoir plus, mais c’est très difficile de mettre un inspecteur derrière chaque expérience. Il n’y a guère que le chercheur lui-même qui peut savoir si ce qu’il fait est légitime ou pas», développe Georges Chapouthier, qui estime que la priorité est de développer «la formation éthique qui reste très insuffisante».

Pour entamer la transition, de nouvelles règles pourraient permettre d’améliorer le bien-être des animaux, notamment avant et après les expérimentations. «Ils souffrent autant qu’en 2010, dénonce Muriel Obriet, membre de la commission condition animale d’EE-LV. Or de nombreuses méthodes alternatives ont émergé. Elles doivent être développées et devenir obligatoires.» Une commission d’enquête parlementaire sur l’expérimentation animale, réclamée de longue date par les associations, pourrait être mise en place début 2019. 

Source de l'article : Cliquez ICI

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30 000€ requis contre un couple qui gérait un abattoir clandestin à Orgueil

Publié le par Ricard Bruno

30 000€ requis contre un couple qui gérait un abattoir clandestin à Orgueil

Le tribunal correctionnel de Montauban a jugé ce mardi après-midi un couple et un salarié qui ont géré un abattoir de volaille clandestin durant trois ans à Orgueil. Aucune réglementation sociale, fiscale ni vétérinaire n'était respectée. Près de 500 poulets étaient écoulés sur le marché toulousain et le nord de la Haute-Garonne chaque semaine.

C'est à la suite d'une dénonciation pour concurrence déloyale que les services vétérinaires du Tarn-et-Garonne et la DDCSPP ont mis à jour un abattoir clandestin dont l'activité a duré trois ans, de janvier 2014 à février 2017. Les suspects, un couple franco-marocain, abattait dans la ferme familiale d'Orgueil jusqu'à 500 poulets par semaine. "Les poulets étaient achetés vivants à la coopérative Qualisol 5€ puis revendus entre 7 et 10€ sur le marché toulousain et de la Haute-Garonne", décrit la juge Vanessa Maury. "Les transactions se faisaient en espèce et rarement par chèque". Les carcasses étaient enterrés dans le jardin du couple et les effluents jetés dans un fossé. L'abattage rituel se faisait par l'intermédiaire d'un homme qui était embauché au noir et rémunéré entre 100 et 200€ par semaine. Les poulets étaient électrocutés puis égorgés avant d'être transformés. 

260 000€ DE BÉNÉFICES EN TROIS ANS

Durant l'audience, seule la gérante s'est présentée à la barre. Face aux juges, elle reconnaît avoir été dépassé par les événements : "Je ne savais pas que j’exerçais une activité illégale. J’ai commencé par une petite activité avec quelques poussins que j'élevais et que je vendais ensuite. J’avais de plus en plus de commande. On est parti là-dedans la tête baissée. Je faisais des heures impossible. On voulait se mettre en conformité. Franchement, je n’y connais rien en papier". Depuis, la prévenue s'est mise en conformité et exerce désormais son activité en tant que gérante d'une SAS, uniquement pour la commercialisation de poulets. L'abattage se fait désormais dans un abattoir agréé.

Son mari, un agent administratif  au sein du ministère de la Défense dont les revenus sont de 1600€ nets par mois, avait pour mission de gérer la comptabilité et de l'aider dans cette activité. En trois ans, le couple a généré un bénéfice de 260 000€ qui ont échappé à toute déclaration fiscale. Les gérants de abattoir clandestin touchaient également des aides au logement sur la base de revenus sous-déclarés.

LA FONDATION BRIGITTE BARDOT ET LA SPA, PARTIES CIVILES

Dans ses réquisitions, le procureur de la République Philippe Clarissou décrit une "entreprise qui échappe à toute obligation fiscale, sociale et vétérinaire. Imaginez un peu, 500 poulets par semaine avec les entrailles déversés dans les fossés. Il y a un risque sur la santé humaine et la pollution des eaux." 15 000€ d’amende sont requis pour chaque membre du couple dont 7000€ avec sursis et la confiscation des 3500€ saisis lors des perquisitions. Pour l’homme chargé de l'abattage, il requiert une amende de 1500€. 

Dans cette affaire, la Fondation Brigitte Bardot et la SPA se sont portés parties civiles. Selon leur avocate Me Nathalie Marques, "une volaille est un animal. Cet abattage illégal porte atteinte au sort des animaux. Il y a des règles en France. Il faut les respecter." Du côté de la défense, Me Krimi-Chabab, avocate de la gérante, souligne qu'on en a trop fait dans cette affaire qui repose avant tout sur une dénonciation d'un concurrent. Elle rappelle que sa cliente s'est mise en conformité et a fait l'objet d'un redressement fiscal de 25 000€.

Les juges ont mis leur décision en délibéré au 29 janvier.

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Des animaux sont détenus dans d'épouvantables conditions et meurent de froid au zoo Padalko en Ukraine

Publié le par Ricard Bruno

Des animaux sont détenus dans d'épouvantables conditions et meurent de froid au zoo Padalko en Ukraine

Des animaux sont détenus dans

d'épouvantables conditions et meurent

de froid au zoo en Ukraine.

Brigitte Bardot lance un appel au

Président de ce pays pour qu’il ordonne

le sauvetage ainsi que le déplacement

dans un lieu adapté de tous ces pauvres

animaux !

 

Source : Fondation Brigitte Bardot

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Brigitte Bardot s'adresse au président..

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot s'adresse au président..
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Maltraitance animale : le septuagénaire abritait 21 chiens dans des clapiers à lapin

Publié le par Ricard Bruno

Les chiens avaient été retirés par les membres de 30 millions d'Amis et les gendarmes.

Les chiens avaient été retirés par les membres de 30 millions d'Amis et les gendarmes.

Il ne s’était déjà pas présenté à une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), plus communément appelée "plaider-coupable". Rebelote, ce vendredi matin, sauf que, cette fois, même en son absence, son procès a bien eu lieu, devant le tribunal correctionnel de Montauban.

L’homme de 72 ans était poursuivi pour des faits d’actes de cruauté envers un animal. Et non pas envers un seul, mais envers 21 chiens retrouvés, fin novembre 2017, sur une propriété un tantinet délabrée de Saint-Cirq, dans les environs de Caussade. Décharnés, malades, sales... certains de ces mammifères vivaient autour du vieil homme dans un mobile home, en plein dénuement. L’autre moitié, recluse dans des clapiers à lapins recouverts de couverture.

Une découverte fortuite

À l’époque, les gendarmes ont mis au jour l’horrible spectacle en apportant une convocation à la ferme. Peu de temps après, sous le contrôle du Parquet, les gendarmes et les membres de 30 millions d’Amis ont investi la ferme. Ils ont embarqué tous les animaux pour les placer dans un refuge. « On était là dans le quart-monde. À noter quand même que le septuagénaire a participé aux opérations pour retirer les animaux », a souligné le président.

En l’absence du prévenu, ainsi que de la défense, trois avocats dévoués à la cause animale ont alors plaidé. Deux avocats parisiens et un avocat montalbanais pour représenter les associations 30 millions d’amis, la Fondation Brigitte Bardot, la SPA, Stéphane Lamart, le refuge des oubliés de Saint-Béart... 

« C’était un camp d’extermination », a même lâché une partie civile, appelant à la fermeté. Une phrase choc qui a fait réagir le procureur, parlant de « dérives pas adaptées à la situation. » Dans la foulée, le parquet a requis une interdiction de détenir des animaux. Le jugement est mis en délibéré au 14 décembre.

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BRIGITTE BARDOT : SON COUP DE GUEULE CONTRE LES COMMÉMORATIONS DU 11 NOVEMBRE

Publié le par Ricard Bruno

BRIGITTE BARDOT : SON COUP DE GUEULE CONTRE LES COMMÉMORATIONS DU 11 NOVEMBRE

Brigitte Bardot n'a franchement pas apprécié les commémorations du 11 novembre en France. Sur son compte Twitter, l'ex-actrice, fervente militante du droit animal l'a fait savoir. Non Stop People vous en dit davantage.

Le dimanche 11 novembre, "l'itinérance mémorielle" d'Emmanuel Macron a pris fin à Paris. À l'occasion du centenaire de l'armistice, le président de la République a accueilli les représentants de 84 pays et organisations internationales. En l'espace de deux jours, les 10 et 11 novembre, la capitale était au centre de toutes les attentions politiques. Sans surprise, Donald Trump a beaucoup fait parler de lui, en exprimant ses désaccords politiques avec Emmanuel Macron à travers un tweet assassin, avant même son arrivée sur le sol tricolore. Rien de nouveau. Mais si les commémorations se sont déroulées dans un calme tout relatif, sur Twitter, la colère de certains gronde.

BRIGITTE BARDOT D'INSURGE

En effet, c'est Brigitte Bardot qui a choisi d'exprimer tout son mécontentement sur le célèbre réseau social. L'ancienne actrice, résolument opposée à la politique menée par Emmanuel Macron, a ainsi déploré le programme de commémorations mis en place en grandes pompes : "Quelle indécence ces commémorations spectaculaires, ce cirque de débauche de luxe people, ces extravagances gastronomiques, tout ce 'tra-la-la' censé rendre hommage aux millions de soldats morts (…)" a-t-elle asséné. Brigitte Bardot a ainsi poursuivi en dénonçant, selon elle, le manque de considération pour tous les animaux morts lors de la première guerre mondiale : "Sans oublier les 15 millions d'animaux, chevaux, chiens, pigeons qui ont, eux aussi, payé de leurs vies cette victoire ô combien mortifère." En somme, Brigitte Bardot aurait préféré un peu plus de "silence, de dignité et de recueillement".

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BRIGITTE BARDOT : SON COUP DE GUEULE CONTRE LES COMMÉMORATIONS DU 11 NOVEMBRE
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Chanee : «Sauvez les gibbons, arrêtez l’huile de palme !»

Publié le par Ricard Bruno

Chanee a ouvert son centre de sauvegarde des gibbons il y a 20 ans. Gibbon conservation center de Pararawen

Chanee a ouvert son centre de sauvegarde des gibbons il y a 20 ans. Gibbon conservation center de Pararawen

Aurélien Brulé consacre sa vie au sauvetage des gibbons en Indonésie. Alors que son association fête ses 20 ans, il lance un coup de gueule pour dénoncer les ravages des plantations de palmiers sur l’habitat de ces primates.

Aurélien Brulé, dit Chanee, ne s’arrête jamais. Quand on le retrouve dans une banale crêperie de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), il fait de la retape auprès d’un mécène pour la sauvegarde des gibbons. En Indonésie où il vit, l’homme de 38 ans a créé « Kalaweit », le plus grand centre de protection de ce primate à bonne bouille auréolée de blanc, qui vient de fêter ses 20 ans.

Amoureux de ces bêtes à long bras depuis l’enfance, le combat de Chanee est désormais de mettre fin aux ravages de l’industrie de l’huile de palme. Ici, on roule au diesel et on mange de la pâte à tartiner. Loin là-bas, on déforeste, avec pour conséquence la disparition de ces singes. Le constat est connu et… les choses ne changent pas. « Elles empirent en fait, insiste Aurélien installé sur place. On mange de moins en moins de pâtes à tartiner, l’agroalimentaire a fait des efforts mais aujourd’hui 50 % de la production est engloutie dans les carburants. Et l’Indonésie, premier producteur d’huile de palme, détruit ses forêts tropicales. »

 

Chanee à Paris.

Chanee à Paris.

Muriel Robin comme marraine

L’histoire débute comme un rêve d’enfant. « Gamin, je vivais à côté du zoo de Fréjus. Je me suis pris de passion pour les gibbons à tel point que le directeur m’a laissé les observer tous les mercredis. » À force d’étudier ces acrobates, il devient incollable et écrit, à 16 ans, son premier livre, « Le gibbon à mains blanches ». Rien n’avait été publié sur cette espèce ultra-menacée. Les primatologues sont impressionnés, la presse dresse (déjà) le portrait de cet autodidacte. C’est ainsi que Muriel Robin découvre son existence et décide de réaliser son vœu en finançant un voyage en Thaïlande pour découvrir les animaux en liberté - il en gardera son surnom de Chanee, gibbon en thaï.

Chanee avec Muriel Robin./DR

Chanee avec Muriel Robin./DR

À peine rentré, sitôt reparti grâce à sa bonne fée Muriel Robin. Direction l’Indonésie, où à force de volonté il fonde son association « Kalaweit » (gibbon en langue dayak cette fois) et deux sanctuaires, l’un à Bornéo, l’autre à Sumatra, en 1998. « A l’époque, on faisait face à des braconniers artisanaux, qui volaient les bébés pour les revendre comme des jouets vivants », raconte Aurélien. Les Indonésiens sont fans de ce singe, qui a la spécificité de chanter.

Besoin de grands espaces

Mais depuis la fièvre de l’huile de palme des années 2000, les ouvriers détruisent les dernières poches de jungle où se concentrent les animaux. « Les populations diminuent, et il n’y a presque plus de lieu pour les relâcher » s’énerve le militant. D’autant plus que les gibbons ont besoin de grands espaces. Ces animaux monogames passent leur temps à défendre leur territoire. Installez un autre couple sur une parcelle trop exiguë et ils finiront par s’entre-tuer.

Pour son vingtième anniversaire, Kalaweit a fait ses comptes : 1500 animaux sont passés par ses centres. Y compris des panthères, des tigres, des ours, des crocodiles. Une cinquantaine de gibbons ont pu être réintroduits dans la nature. Aujourd’hui, 314 singes vivent dans les gigantesques volières des sanctuaires au milieu de la forêt. « Jamais, au grand jamais, nous n’enverrons nos gibbons dans les zoos », insiste Aurélien. D’ailleurs, une des grandes affaires des soigneurs est de poser des implants contraceptifs aux femelles car des gibbons nés en captivité pourraient être vendus à des zoos, ce qu’autorise la législation.

Menacé de mort

Récemment Aurélien a changé de tactique. S’il continue de travailler avec les autorités, en parallèle, il achète du terrain. « Nous possédons aujourd’hui 640 ha. C’est très peu mais c’est réel ! On n’a plus le temps pour les grands discours, il faut agir », pointe-t-il. Les critiques sur l’aspect éthique de cette appropriation de la terre ne touchent pas celui dont l’engagement ne va pas sans heurts : il est menacé de mort par des braconniers, le bateau où il vivait a été coulé. Mais rien n’arrête ce citoyen indonésien depuis 2012, marié et père de deux enfants. Sa maison est gardée 24 heures/24.

Chanee a également su médiatiser le sort de ses protégés. Sur place il a créé une radio, où des programmes de pop musique et d’humour sont entrecoupés de spots de sensibilisation. Et ça marche ? Plus de 70 % des gibbons lui ont été ramenés par des auditeurs. Dans l’Hexagone, il est apparu dans un documentaire sur France 2 et surtout dans une série documentaire, où il jouait les guides pour des personnalités en terre sauvage. Hors les frontières, la BBC lui a consacré elle aussi une série. Depuis la rentrée, il est chaque semaine chez Michel Drucker dans l’émission « Vivement dimanche ! ». Cette personnalisation de la cause peut agacer. Aurélien assume : son modèle est Dian Fossey, la passionaria des gorilles qui a inspiré le film « Gorilles dans la brume » (1988).

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VIDÉO - "C'est un scandale" : Brigitte Bardot réagit après la diffusion d'une nouvelle vidéo choc de L214

Publié le par Ricard Bruno

MALTRAITANCE ANIMALE - L'ancienne actrice, notamment connue pour son combat pour la protection animale, a réagi ce samedi sur LCI à la diffusion d’une nouvelle vidéo choquante, par l'association L214.

"Marche arrière"

Des images insoutenables et des pratiques inexcusables, qui ont poussé Brigitte Bardot à dénoncer la politique d’Emmanuel Macron. Car, si le ministère de l'Agriculture a annoncé la suspension provisoire de cet établissement, tous les abattoirs ne sont pas pourvus de caméra de surveillance. "Il [le président] avait promis lors de sa campagne de mettre des caméras dans les abattoirs, or quand je l'ai revu il m'a dit qu'il ne le ferait pas", a ainsi expliqué l’ancienne muse de Jean-Luc Godard. Et d’ajouter : "C'est un scandale de faire ça".

Elle avait déjà, le 7 février, écrit une lettre au président, concernant la vidéosurveillance dans les abattoirs. Elle l’avait alors accusé de n’avoir "fait naître aucun espoir pour les défenseurs des animaux" et d’avoir même "fait marche arrière sur des engagements qu’attendaient les Français". 

Un coup de gueule en partie erroné. Car la nouvelle loi alimentation, adoptée le 29 octobre, prévoit notamment une expérimentation du contrôle vidéo dans les abattoirs. A défaut d'une obligation, le dispositif repose sur le volontariat. Les caméras seront disposées pour une durée de deux ans uniquement si les représentants du personnel sont d'accord.

 

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Brigitte Bardot : "Le gouvernement et Macron sont à genoux devant les chasseurs"

Publié le par Ricard Bruno

A l'origine d'une tribune publiée ce samedi dans "Le Parisien" pour dénoncer les excès de la chasse, Brigitte Bardot déplore sur Europe 1 le fait que les gens ne puissent pas "se promener tranquillement sans prendre des plombs".

RÉACTION

Elles ont choisi le jour de la Saint-Hubert, le patron des chasseurs, pour lancer leur appel. Pas moins de 76 associations dénoncent dans Le Parisien les excès de la chasse, une "pratique cruelle" à laquelle il faut mettre fin. "C'est une révolte, c'est un ras-le-bol. Trop, c'est trop !", s'exclame Brigitte Bardot, à l'origine de cette tribune, au micro d'Europe 1.

"La chasse, c'est un assassinat légal." D'après elle, "76% ou 77% des Français sont contre la chasse". Elle se réjouit par ailleurs de souligner que "pour la première fois, 76 associations et fondations se sont mises ensemble pour réagir contre le lobby des chasseurs". Un lobby face auquel Brigitte Bardot juge la position du gouvernement "inadmissible" : "Le gouvernement et Macron sont à genoux devant les chasseurs, leur donnent des privilèges inimaginables. Il y en a marre."

"On n'a pas le droit de tuer comme ça, n'importe comment, n'importe quand. C'est scandaleux", poursuit-elle. "Il n'y a pas un jour où les gens peuvent se promener tranquillement sans prendre des plombs", déplore Brigitte Bardot, qui se dit "outragée". "On va tuer des animaux innocents pour le loisir, pour le plaisir. C'est immonde. La chasse, c'est un assassinat légal."

L214 demande la fermeture d'un abattoir de l'Indre. Parmi les associations signataires de cette tribune, L214 a publié vendredi une nouvelle vidéo dans l'abattoir de Boischaut, dans l'Indre. Un abattoir bio dans lequel certains animaux sont découpés encore vivants. L'association demande la fermeture du site.

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