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justice pour les animaux

Brigitte Bardot sa réponse à sa condamnation de 20.000 euros

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot sa réponse à sa condamnation de 20.000 euros
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Le Favril : Des animaux d’une maigreur extrême, voire morts, découverts sur une exploitation

Publié le par Ricard Bruno

Début 2019, la DDPP a découvert sur une exploitation des chiens et chevaux d’une extrême maigreur, détenus dans des conditions déplorables. Des cadavres de chevaux ont aussi été retrouvés.

Début 2019, la DDPP a découvert sur une exploitation des chiens et chevaux d’une extrême maigreur, détenus dans des conditions déplorables. Des cadavres de chevaux ont aussi été retrouvés.

C’est lors d’un premier contrôle de la Direction départementale de la Protection des populations (DDPP) le 25 février 2019 que des premiers faits troublants sont constatés sur une exploitation à le Favril. La DPP découvre 25 chiens, 14 chevaux et 5 ânes dans un environnement qui ne correspond pas à leurs besoins physiologiques. Les animaux sont affamés, manquent de soins. Lors d’un second contrôle un mois plus tard, les agents retrouvent alors 11 équidés dont 10 sont dans un état de très grande maigreur. Ils constatent que les fils barbelés sont distendus et que cela blesse certains chevaux. Ils découvrent le cadavre d’une jument et de son poulain. La mise à bas semble avoir eu lieu à même le sol. Ils constatent aussi la présence d’une tête de cheval recouverte d’asticots et retrouvent 22 caprins, un bélier, une brebis et de jeunes agneaux non identifiés. Lors des contrôles des chiens sont retrouvés dans la caisse arrière d’un camion et dans une cabane de chantier en tôle sans lumière. Certains sont très craintifs, vivent sur un sol couvert d’excrément, dans une odeur insupportable. Deux poneys non identifiés sont maigres et n’ont rien à manger. Au total, 23 chevaux seront placés dans un centre d’accueil.

Sur les lieux, l’homme dit ne plus être éleveur et détenir ces animaux pour le plaisir. Il déclare nourrir de manière parcimonieuse les chiens avec des restes de boucherie. Un sans domicile fixe logé dans une caravane est sensé l’aider à s’occuper de ces animaux. La DDPP se rend également sur l’exploitation de Monsieur à Jenlain et retrouve plusieurs chevaux sans abri dans une pâture sans herbe. Seule une jument paraît dans un état correct. Les autres sont dans le même état qu’au Favril

La Fondation Brigitte Bardot et la SPA s’étant constituées parties civiles, Monsieur comparaissait au tribunal d’Avesnes ce 29 octobre. A la barre, le prévenu annonce avoir récupéré ces animaux via des personnes qui ne voulaient plus s’en occuper et avoir fait son maximum. Concernant la vingtaine de chiens, il reconnaît qu’il s’est laissé déborder et assure qu’il a alors contacté une association pour être aidé mais que celle-ci n’aurait selon lui pas pu assurer le transport des animaux.

“C’est vrai que j’ai fait des choses que je n’aurai pas du faire. Mais pour moi j’ai fait le maximum pour les bêtes, peut-être que je n’ai pas fait assez… mais je n’ai pas voulu ça…”

L’avocate de la SPA, photos à l’appui, évoque un carnage. Elle demande l’interdiction de détenir des animaux pour une durée de 3 ans et souhaite que les chats de monsieur soient confisqués. Elle demande aussi de verser à la SPA 1500 € de dommages et intérêts pour le préjudice moral subi et 1000 euros dans le cadre de l’article 475 .Selon l’avocat de la fondation Brigitte Bardot, le discours du prévenu est ambivalent, changeant, contradictoire. “Détenir des animaux implique des obligations, et monsieur s’en est dispensé tout seul”. De son côté, le ministère public requiert un total de 2100 euros de diverses amendes et contraventions ainsi qu’une interdiction de détenir des animaux pendant une durée de 3 ans.

“C’est une peine vraiment a minima pour permettre à monsieur de payer les parties civiles” assure la procureure, qui a noté que Monsieur était endetté.

“Une arche de Noé improvisée”

L’avocat de la défense trouve disproportionnée la position des magistrats. “J’ai eu l’impression qu’on jugeait aujourd’hui quelqu’un d’abominable, un délinquant notoire, alors qu’on n’est quasiment que sur des contraventions. On marche sur la tête dans le cadre de cette procédure. D’autant plus que 2 tiers des contraventions sont prescrites car les faits datent du 25 février 2019”. La défense explique que les gens faisaient appel à cet homme de 63 ans car ils ne voulaient plus s’occuper de leurs animaux. “On a trouvé en lui quelqu’un qui voulait rendre service”.

L’avocat évoque “une sorte d’arche de Noé improvisée avec ses faiblesses certes, mais une volonté de bien faire, de s’occuper d’animaux que d’autres ne voulaient plus”.

La défense assure que Monsieur a “contacté avec insistance, limite harcelé” une association spécialisée pour qu’elle adopte ses chiens. “Monsieur a appelé de l’aide et on ne lui l’a pas donné. Je veux bien qu’on vienne lui tirer dessus à boulets rouges, qu’on dise qu’il n’a pas fait les choses correctement. Mais tout ça part d’une bonne volonté. Monsieur est de bonne foi  (…) je trouve qu’il y a un certain travestissement de la réalité. On essaie de noircir un tableau (…) on n’en serait peut-être pas là aujourd’hui s’il avait eu de l’aide”.

L’avocat demande donc de réduire à l’euro symbolique l’indemnisation allouée aux 2 associations, au vu de la situation financière de Monsieur.

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Chasse en enclos à Sept-Saulx dans la Marne: des photos scandalisent la toile

Publié le par Ricard Bruno

Les clichés des trophées de chasse du domaine des vignes ont révolté les réseaux sociaux, vendredi et samedi. Si la pratique est légale, c’est la publicité qui en a été faite qui a révulsé les internautes. Des politiques et des militants de la cause animale ont pris position.

Chasse en enclos à Sept-Saulx dans la Marne: des photos scandalisent la toile

Des chasseurs qui posent fièrement carabine à la main, le genou appuyé sur des cervidés, des sangliers, des mouflons ou des daims tout juste abattus. Cette scène, que l’on a plutôt l’habitude de voir dans des albums de safaris, se déroule pourtant à deux pas de Reims et Châlons, dans un enclos qui porte le nom de Domaine des vignes.

Si la société qui exploite ce terrain de 330 hectares ouvert il y a plus de deux ans fait parler d’elle maintenant, c’est en raison de photos publiées sur le réseau social Twitter. Tout part d’un tweet du journaliste de France Télévision Charles-Henry Boudet, qui mentionne qu’il a pu « approcher des daims, bagués et issus d’un élevage, qui tournent en rond », alors qu’il rentrait d’un reportage à Mourmelon-le-Grand.

S’en suit toute une série d’autres tweets mentionnant des clichés publiés sur le compte Facebook du Domaine. On y voit les gibiers morts avec des légendes qui indignent les internautes : « Photo souvenir de la journée de lundi. Soleil, convivialité, sécurité et gibier »  ; « Quel bonheur d’avoir pu partager cette journée d’approche avec un papa et son fils. Premier cerf pour le papa. Premier daim pour le fils ».

 

Très rapidement, les politiques s’en mêlent. Éric Quénard, élu d’opposition à la ville de Reims, évoque son « dégoût », alors que Mario Rossi parle « d’écœurement ». « On est loin du chasseur régulateur, amoureux de la nature », enchaîne le conseiller municipal rémois. Même le maire Arnaud Robinet, pris à partie à tort par des militants lui reprochant d’avoir autorisé cette installation, a répondu : «  Inutile de m’interpeller ou de m’insulter. Près de Reims ne veut pas dire à Reims. À titre personnel, je ne soutiens pas ce type de chasse. » Élie Rosière, militant écologiste évoque « une honte » alors que Christophe Marie, porte-parole de la fondation Brigitte Bardot, demande aux chasseurs de prendre position. « Outre l’espace clos, ces animaux nourris par l’homme ne sont plus en situation de fuir, autant de cibles faciles pour les chasseurs dont le seul plaisir ici est de tuer. Ceux qui se présentent comme premiers écologistes de France devraient être les premiers à condamner cette pratique. »

Jacky Desbrosse, président de la fédération départementale de la chasse de la Marne, reconnaît d’emblée que ce type de photos « n’est pas vendeur ». Il évite d’ailleurs soigneusement d’en prendre. « Je ne publie jamais de photos. Je tue les animaux pour les manger. On sait, par rapport au grand public qui a perdu une partie de ses racines, que ces clichés ne sont pas acceptés », témoigne-t-il.

 

Postés dans des miradors

Il précise toutefois qu’il n’a « aucun état d’âme », à ce que la chasse en enclos continue. « C’est un dispositif réglementaire. Je n’en fais pas la promotion mais ces domaines sont suivis et encadrés par l’État. » Selon ses informations, le nombre de sociétés de ce type reste stable ces derniers temps après un boum il y a une vingtaine d’années. « La clientèle est essentiellement internationale ou vient de région parisienne », explique-t-il. Un autre domaine situé juste en face existe depuis 31 ans sans que personne n’y trouve rien à y redire.

Les chasseurs déboursent des sommes comprises entre 2 200 et 3 200 euros pour quatre à six jours sur le domaine. Ils sont postés dans des miradors et sont autorisés « à prélever cinq animaux sur la journée dans le respect du plan de chasse expliqué le matin par le directeur de battue », précise le site internet du Domaine des vignes. Contacté, le gérant dont le numéro de téléphone est basé en Belgique, n’a pas répondu à nos sollicitations Ce samedi, il a supprimé sa page Facebook et les photos mises en cause.

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Brigitte Bardot en appel aux maires de France !

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot en appel aux maires de France !
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L’incroyable sanctuaire des éléphants...

Publié le par Ricard Bruno

L’incroyable sanctuaire des éléphants...

Gandhi, 52 ans, est la première pensionnaire d’Elephant Haven, un refuge unique en Europe pour les animaux de son espèce. 

À ceux qui n’ont connu que la captivité, cette maison de retraite en Haute-Vienne, créé par Tony Verhulst et Sofie Goetghebeur, un couple de Belges, donne un avant-goût du paradis. Il a fallu cinq années de démarches administratives et de travaux titanesques aux ex-soigneurs au zoo d’Anvers pour voir arriver leur première résidente. Ils ne sont pas trop de deux pour s’occuper de l’éléphante : un seul animal exige beaucoup d’attention et de stimulations.

De l’argent aussi : près de 100 000 euros par an de soins et de nourriture. Tony et Sofie ont multiplié les appels aux dons, qui ont fini par affluer du monde entier. Leur projet fédère. Les entreprises se sont mobilisées et ont offert du matériel, les ONG ont également apporté leur soutien, la Fondation Brigitte Bardot à hauteur de 370 000 euros. Ce nouveau paradis pourrait prochainement recevoir d’autres pachydermes : comme 23 pays européens, la France va interdire la présence d’animaux sauvages dans les cirques.

Source de l'article et vidéo : Cliquez ICI

 

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Oise : les deux plus vieux grands cerfs de la forêt de Laigue abattus par des chasseurs !

Publié le par Ricard Bruno

Oise : les deux plus vieux grands cerfs de la forêt de Laigue abattus par des chasseurs !

Vraiment tout ces "chassieurs" sont à VOMIR !

Comment peut on ôter la vie à de si belles créatures...la nature humaine me fait gerber...

Aux chiottes les chasseurs !

Bruno Ricard 

La Fédération des chasseurs de l'Oise s'est désolidarisée de cet abattage, estimant que les chasseurs n'auraient dû en abattre qu'un seul.

Ils étaient les plus vieux grands cerfs de la forêt de Laigue, près de Compiègne, et à ce titre étaient emblématiques du domaine : l'Araignée et l'Équerre, tous les deux âgés d'une dizaine d'années, ont été abattus à une semaine d'intervalle par des chasseurs, a rapporté lundi 25 octobre France 3.

"La dernière merveille de la forêt de Laigue vient de tomber sous les balles des chasseurs pendant le brame", a écrit sur Twitter le Collectif pour l'abolition de la chasse à courre (CACC). L'Équerre a été abattu le 9 octobre et l'Araignée une semaine plus tard, lors de chasses à tir.

"Comme chaque année, on a assisté à une véritable chasse aux trophées, a déploré le CACC, cité par France 3. C'est un véritable carnage."

"Ils ont prélevé deux grands cerfs. Ils n'auraient dû en prélever qu'un, a-t-il expliqué à France 3. Parce que la règle édictée par la fédération est que lorsqu'il y a une attribution, elle ne doit pas dépasser 20% des grands cerfs. Ils en avaient prélevé un quinze jours avant, ça suffisait. L'autre prélèvement devait être fait sur un petit cerf."

Il a toutefois rappelé que ces "prélèvements" n'étaient pas illégaux. "Légalement, ils n'ont rien à se reprocher, mais c'est une convention que nous avions avec les chasseurs, selon lui. On peut se faire plaisir une fois en prélevant un grand cerf, mais lorsqu'il y a plusieurs attributions, les autres, doivent être des petits cerfs."

"L'année prochaine, on va réduire leur plan de chasse, a encore indiqué Guy Harlé D'ophove. Ils n'ont pas joué le jeu donc on va le réduire pour le rééquilibrer. Je suis navré qu'ils aient fait ça.'

Source de l'article : Cliquez ICI

 
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Loi sur la cause animale: "Un jour historique" pour la fondation Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Ce n’était pas gagné d’avance. Très attachée au bien-être des animaux, la Fondation Brigitte Bardot ne peut que se réjouir aujourd’hui de constater que "députés et sénateurs ont réussi à s’entendre sur un texte qui apporte des avancées majeures qui devraient en entraîner d’autres".

Loi sur la cause animale: "Un jour historique" pour la fondation Brigitte Bardot

Dans un communiqué publié jeudi dernier, Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, résume bien l’affaire: "C’est un jour historique dans le combat que nous menons depuis des décennies en faveur des animaux", écrit-il.

Avant de détailler: "La Fondation va poursuivre ses investissements pour organiser l’accueil des animaux issus de cirque dans des conditions qui répondent à leurs besoins. Autre victoire pour Brigitte Bardot, après des années de combat, la fin immédiate des élevages d’animaux pour leur fourrure au moment où les grandes maisons s’en détournent de toute façon. Le bras de fer lors de ces négociations portait sur la captivité des dauphins et orques. Le compromis adopté par cette commission fixe une interdiction de reproduction des cétacés et la fin des spectacles d’ici 5 ans, ce qui devrait donc entraîner la fermeture du Marineland notamment. Nous avons une dette morale immense envers ces animaux privés de liberté, détenus dans des conditions indignes, avec ce texte c’est un peu de cette dette dont nous nous acquittons en brisant la chaîne de l’exploitation animale et en organisant l’accueil des animaux, en leur offrant des conditions de vie qui répondent à leurs besoins."

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Interdiction de vente en animalerie, fin de l'exploitation d'espèces sauvages... les députés et sénateurs votent un accord "historique"

Publié le par Ricard Bruno

La vente de chiots et chatons en animalerie sera interdite à compter du 1er janvier 2024.

La vente de chiots et chatons en animalerie sera interdite à compter du 1er janvier 2024.

Interdiction progressive des animaux sauvages dans cirques et delphinariums, vente de chiots et chatons en animalerie prohibée : députés et sénateurs français sont parvenus ce jeudi 21 octobre à un accord sur le texte contre la maltraitance animale, ouvrant la voie à son adoption rapide. "Nous venons de trouver un accord inespéré sur un texte historique en faveur de la condition animale en France", s'est félicité sur Twitter le député Loïc Dombreval (majorité gouvernementale), coauteur de cette proposition de loi.

Le Premier ministre Jean Castex a dit sur ce réseau social partager "la fierté de tous les parlementaires qui ont rendu ce texte possible", soulignant que "le bien-être animal est une préoccupation centrale pour nos concitoyens". 

Cet accord en commission mixte paritaire (sept députés-sept sénateurs) n'était pas acquis, alors que le Sénat dominé par la droite avait largement édulcoré le texte fin septembre, en souhaitant maintenir notamment les animaux sauvages dans les cirques itinérants et delphinariums. 

Selon l'accord trouvé, il sera mis fin à l'exploitation commerciale d'espèces sauvages, en interdisant leur acquisition et reproduction dans un délai de deux ans et leur présence dans les cirques itinérants d'ici sept ans. La détention de cétacés dans les delphinariums sera prohibée dans un délai de cinq ans.

Les élevages de visons d'Amérique et d'animaux d'autres espèces exclusivement élevés pour la production de fourrure seront également interdits. La proposition de loi doit aussi contribuer à éviter les achats impulsifs d'animaux de compagnie, qui conduisent à trop d'abandons, et entend aussi durcir les sanctions en cas de maltraitance. Ainsi un certificat de connaissance avant l'acquisition d'un animal de compagnie sera délivré. La vente de chiots et chatons en animalerie sera interdite à compter du 1er janvier 2024. La présentation des animaux dans les vitrines ne sera plus permise. La vente d'animaux en ligne sera mieux encadrée.

Une "victoire"

"C'est une victoire pour la cause animale", a salué dans un communiqué le patron des députés LREM Christophe Castaner. L'Assemblée avait voté en janvier dernier ce texte étendard de la majorité à la quasi-unanimité, avec le soutien du gouvernement. La rapporteure pour le Sénat Anne Chain-Larché (LR) a salué un texte "véritablement équilibré" qui "crée de nouveaux outils de lutte contre la maltraitance et remet à niveau la législation, sans éloigner l'homme de l'animal, ni cumuler les interdictions stériles".

Satisfecit aussi des associations de protection des animaux. "Journée historique pour le bien-être animal!", a tweeté la Fondation Brigitte Bardot.

"Pour la première fois il y a des avancées majeures sur la condition animale !", s'est félicitée l'association Code Animal.

Pour Convergence Animaux Politique (CAP), le texte issu de la CMP est "ambitieux" et répond à "un nombre conséquent" de demandes des ONG.
La loi "n'est pas parfaite, mais c'est une avancée historique pour la condition animale en France", a salué l'association Paris Animaux Zoopolis (PAZ). "Avancées historiques pour les animaux", s'est aussi réjoui le Parti Animaliste, pour qui "reste maintenant à mener la lutte contre l'élevage intensif, la pêche industrielle, la chasse et la corrida". 

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RDC : sauver les chimpanzés et garder espoir au milieu du chaos

Publié le par Ricard Bruno

Un refuge en République démocratique du Congo abrite des chimpanzés rendus orphelins par les braconniers. Reportage dans ce foyer d'espoir.

Vélez del Burgo joue avec Mara, Felix et Mubaki (de gauche à droite). Maltraité par des braconniers qui avaient tué sa mère et voulaient le vendre sur le marché des animaux de compagnie, Mubaki (« Survivant », en swahili) était mourant à son arrivée au refuge. Pour se soigner, les jeunes chimpanzés ont besoin de jouer ensemble à mesure que s’affirment les différences dans leurs personnalités.

Vélez del Burgo joue avec Mara, Felix et Mubaki (de gauche à droite). Maltraité par des braconniers qui avaient tué sa mère et voulaient le vendre sur le marché des animaux de compagnie, Mubaki (« Survivant », en swahili) était mourant à son arrivée au refuge. Pour se soigner, les jeunes chimpanzés ont besoin de jouer ensemble à mesure que s’affirment les différences dans leurs personnalités.

Itsaso Vélez del Burgo tenait dans ses bras le bébé chimpanzé, inconscient et tout mou - une femelle à peine plus grosse qu’une main humaine et dénuée de dents.

Le primate n’avait pas plus de 1 mois. Il était en état d’hypothermie et de déshydratation. Il y avait urgence à le sauver. « C’était le plus jeune chimpanzé que nous ayons recueilli », raconte Vélez del Burgo, directrice technique du Centre de réhabilitation des primates de Lwiro, un refuge situé dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

C’était le 16 juin 2017. Vélez del Burgo avait mis sur pied un sauvetage risqué (cinq jours à moto, en hors-bord et voiture) pour ramener le bébé au village de Lwiro. Un contact d’un groupe antibraconnage l’avait trouvé aux mains de braconniers, dans l’épaisse forêt, près de Pinga, une ville isolée, à quelque 300 km de là. Les hommes avaient avoué que sa sœur jumelle était morte peu après qu’ils avaient abattu la mère.

Au refuge, Itsaso Vélez del Burgo a posé des couvertures sur le corps inerte et lui a administré des liquides en intraveineuse. Le bébé a fini par bouger et a ouvert les yeux. « Je le laissais dormir contre ma poitrine pour lui tenir chaud », confie Zawadi Balanda, une jeune Congolaise en charge de surveiller Busakara – le nom qu’a reçu le bébé cette nuit-là. Vélez del Burgo était inquiète : sans mère naturelle pour le nourrir et lui donner un soutien émotionnel, le petit chimpanzé risquait de mourir.

Itsaso Vélez del Burgo (à gauche), la directrice technique du refuge de Lwiro, joue avec Mara, ...

Itsaso Vélez del Burgo (à gauche), la directrice technique du refuge de Lwiro, joue avec Mara, tandis que Mireille Miderho Oziba, l’une des soignantes, tient Felix sur ses genoux. Les chimpanzés orphelins sont solitaires et souvent traumatisés. Dès leur arrivée à Lwiro, des soignantes leur dispensent amour et attention pour les aider à se remettre.

Les chimpanzés sont nos plus proches cousins, avec les bonobos. Ils seraient 300 000 en Afrique, contre peut-être 1 million au début du XXe siècle – conséquence du braconnage pour la viande, du trafic d’animaux et de la perte d’habitat.

Le Centre de réhabilitation des primates de Lwiro a ouvert en 2002, quand la guerre en RDC exacerbait le braconnage de viande de brousse dans le parc national de Kahuzi-Biega, tout à côté. Les autorités supervisant la faune sauvage ont saisi des chimpanzés orphelins détenus par des braconniers et des villageois, puis les ont installés dans les ex-salles de laboratoire d’un centre de recherche belge désaffecté, à Lwiro.

Mais le nombre d’orphelins augmentait. Deux institutions de RDC (l’Institut congolais pour la conservation de la nature et le Centre national de recherche en sciences naturelles) ont alors créé le refuge. Bernard Masunga, un vétérinaire, est présent à Lwiro depuis le début. Il a vu le refuge devenir un habitat pour plus de cent chimpanzés et autant d’autres singes, dans une enceinte boisée naturelle : « Je suis très fier des efforts locaux qui nous ont permis d’en arriver là. »

Mais, comme il arrive toujours autant de primates, précise Masunga, la stratégie à long terme est d’en relâcher le plus possible dans la nature, dès qu’ils ont retrouvé la santé et la confiance.

La scène se passe il y a un an. Assise avec un groupe de chimpanzés, Itsaso Vélez del Burgo met son téléphone portable en mode selfie et l’oriente vers les singes, qui se montrent curieux. Billi, un mâle de 6 ans, regarde l’image sur l’écran – avec amusement, a priori. D’autres chimpanzés scrutent par-dessus son épaule. Billi retrousse les lèvres pour examiner ses dents et les curer. Puis il serre ses joues entre ses doigts comme s’il pressait un bouton. Vélez del Burgo glousse en voyant Billi se fourrer un index dans le nez.

Dans l’enclos boisé de Lwiro, les chimpanzés orphelins apprennent à vivre. Ils y établissent un ordre ...

Dans l’enclos boisé de Lwiro, les chimpanzés orphelins apprennent à vivre. Ils y établissent un ordre hiérarchique, cherchent de la nourriture, jouent... Le refuge entend relâcher autant de chimpanzés que possible dans la nature.

« J’ai toujours rêvé de travailler à la protection des primates », explique Itsaso Vélez del Burgo d’une voix douce. Elle est arrivée à Lwiro au début de 2014. Le refuge accueillait alors environ cinquante-cinq chimpanzés.

Née à Vitoria, la capitale du Pays basque espagnol, Vélez del Burgo dit s’être sentie appelée à protéger les animaux : « Même à l’école, quand je trouvais des insectes en difficulté, j’empêchais qu’on leur fasse du mal. » Sa mère, une immigrée de Colombie aux moyens très faibles, l’aida lors de ses études à l’université de Barcelone, où elle obtint une maîtrise en primatologie. Intéressée par le comportement des primates, Vélez del Burgo réalisa des recherches sur les chimpanzés en milieu naturel en Guinée (Afrique de l’Ouest).

Lorsqu’un poste de bénévole se présenta à Lwiro, elle sauta sur l’occasion d’être plus proche des chimpanzés sauvages. Mais rien ne l’avait préparée à vivre dans une région déchirée par une série de guerres et encore en proie à des conflits. Trois mois après son arrivée, raconte-t-elle, «des rebelles maï-maï sont sortis de la forêt pour attaquer les soldats ». Certaines nuits, elle tremblait dans son lit au fracas des bombes, des grenades et des armes automatiques.

Puis le directeur de Lwiro, atteint d’une maladie mystérieuse, manqua d’en mourir et dut être évacué par avion. « Une époque stressante », admet Vélez del Burgo. Nommée administratrice du refuge, elle devint responsable des soins aux primates orphelins, mais aussi de la recherche de fonds, de l’entretien des infrastructures et de la gestion des trente et un membres de l’équipe.

Chaque après-midi, les soignants donnent aux chimpanzés un mélange nourrissant de maïs, soja, sorgho, farine et protéines. Les ...

Chaque après-midi, les soignants donnent aux chimpanzés un mélange nourrissant de maïs, soja, sorgho, farine et protéines. Les primates reçoivent aussi tous les jours des légumes, des fruits et des fèves. Le refuge dépense 3 700 euros par mois en nourriture – un revenu crucial pour les fermiers locaux.

La petite Busakara est arrivée moribonde au milieu de 2017. Le refuge abritait alors soixante-quinze chimpanzés, nombre qui augmentait chaque mois. Vélez del Burgo a ressenti quelque chose de particulier chez Busakara, ce qui lui a donné de la force à une période où l’isolement extrême et les menaces permanentes sur la sécurité pesaient lourdement. Le bébé chimpanzé était totalement impuissant, mais « sa résilience me surprenait. Elle voulait vraiment vivre. »

Busakara a survécu à sa première nuit et une équipe de soignantes (des mères de substitution) a été désignée pour lui apporter le soutien permanent qu’elle aurait obtenu auprès de sa mère.

Zawadi Balanda figurait parmi les soignantes. Ayant grandi dans la modeste ferme familiale, elle n’avait jamais imaginé s’occuper de chimpanzés orphelins. Adolescente et jusqu’à l’âge adulte, elle avait subi de la part de soldats des violences répétées, qui l’avaient envoyée dans un hôpital pour une chirurgie reconstructrice. Là, elle avait rencontré quelqu’un de Lwiro, qui lui avait proposé un poste de soignante au refuge.

« Elle est arrivée détruite. Elle ne parlait pas, ne socialisait pas avec les humains », confie Vélez del Burgo. Qui ne s’attendait pas à devoir aider des membres de son équipe à surmonter leurs expériences traumatiques : « Au Congo, il y a tant de souffrance, chez les animaux comme chez les humains. Étant une personne très sensible, j’ai tendance à me fermer à la souffrance humaine. Je ne pense pas pouvoir tout affronter. »

Shabunda, une adulte, est anesthésiée avant d’être transférée dans un nouvel enclos. Un chimpanzé aussi grand ...

Shabunda, une adulte, est anesthésiée avant d’être transférée dans un nouvel enclos. Un chimpanzé aussi grand est bien trop fort pour qu’on le manipule sans risque. Les vétérinaires l’endorment donc et en profitent pour vérifier son état général et pour effectuer des prélèvements sanguins.

D’abord effrayée par les chimpanzés, Balanda a appris peu à peu leur mode subtil de communication, comment les épouiller, leur façon d’éclater d’un rire hystérique quand on les chatouille et les vocalisations signifiant « oui » et « non ».

Lors de ses premiers jours au refuge, Busakara a eu la diarrhée. « Je la nettoyais et dormais avec elle pour lui tenir chaud, raconte Balanda. Parfois, elle pleurait quand je partais le matin. »

Pendant les premiers mois de convalescence de Busakara, l’amour humain et l’attention ont été vitaux. Puis est venue la phase la plus significative de sa réadaptation. Une fois en assez bonne santé, elle a rejoint une demi-douzaine de jeunes chimpanzés dans une crèche bruyante et agitée, où elle a développé sa personnalité.

Zawadi Balanda, elle, reprenait confiance et commençait à s’occuper d’orphelins plus âgés. Sa nouvelle relation avec les chimpanzés l’aidait à sortir de sa dépression profonde.

« Petit à petit, témoigne Itsaso Vélez del Burgo, je l’ai vue sourire et s’ouvrir davantage. »

Anthony Caere, pilote au parc national des Virunga (République démocratique du Congo, RDC), amène Felix et ...

Anthony Caere, pilote au parc national des Virunga (République démocratique du Congo, RDC), amène Felix et Mara au Centre de réhabilitation des primates de Lwiro. Des braconniers ont tué les familles de ces bébés chimpanzés. En 2017, Caere a survécu à un crash. Aider à sauver les chimpanzés lui donne un but, dit-il.

Poussée par sa nouvelle passion pour les chimpanzés, Balanda s’est inscrite à un cours de science vétérinaire à l’université de Lwiro : « J’avais toujours pensé devenir vétérinaire pour les animaux de la ferme. Jamais je n’avais imaginé travailler avec des chimpanzés sauvages ! »

Au bout de deux ans, Busakara a été relâchée dans l’enceinte boisée naturelle de Lwiro. Là, elle a appris à vivre dans une famille de substitution – une famille de chimpanzés en voie de guérison, libres de développer une hiérarchie naturelle et une unité familiale. Busakara a rapidement noué de bonnes relations avec eux.

«Elle est devenue très mère nourricière, explique Vélez del Burgo. Nous lui confions de nouveaux chimpanzés profondément traumatisés, car elle est celle qui accueille. »

Neuf nouveaux chimpanzés sont arrivés au refuge en 2019 – un record. Le parc national des Virunga, partenaire de Lwiro, a offert des heures de vol et un pilote pour le transport des orphelins récupérés dans des régions isolées de RDC.

Puis, en décembre, plus de 90 % des chimpanzés du refuge ont attrapé la grippe. Deux en sont morts. Gravement malade, Busakara a pu être sauvée par les vétérinaires de Lwiro.

La soignante Mireille Miderho Oziba s’installe auprès de Mara et Felix durant leur sommeil. Les bébés ...

La soignante Mireille Miderho Oziba s’installe auprès de Mara et Felix durant leur sommeil. Les bébés chimpanzés ont sans cesse besoin de soins, comme ceux des humains. Si un petit se réveille effrayé en pleine nuit, la mère de substitution doit être sur place pour l’apaiser et pour le rendormir.

En mars 2020, avec l’arrivée du nouveau coronavirus en RDC, Vélez del Burgo était très inquiète pour les chimpanzés, les autres singes et le personnel : « Les chimpanzés sont très sensibles aux maladies respiratoires. Nous ignorions quels seraient les effets du coronavirus. »

On signalait de nombreux chimpanzés orphelins dans diverses zones du pays. Le confinement empêchait cependant tout accès au refuge. La tension ne faisait que croître avec l’incertitude, aggravée par la chute du soutien des donateurs.

Une ONG partenaire du refuge, l’Ivan Carter Wildlife Conservation Alliance, a lancé une campagne de récolte de fonds pour en préserver les activités. « Certains jours, se rappelle Vélez del Burgo, je me disais que je n’y arriverais plus. »

Les journées gratifiantes étaient également nombreuses. Elles se déroulaient souvent au côté de Busakara, encourageant Vélez del Burgo à persévérer. « Busakara est l’un des rares chimpanzés qui vient vers moi sur ses pattes arrière, dit-elle en riant. Elle nous est arrivée si jeune, elle a appris à marcher comme un humain. »

La directrice a fini par saisir l’importance de Lwiro pour des membres du personnel qui, telle Zawadi Balanda, aident les chimpanzés à récupérer et s’aperçoivent que les chimpanzés les aident en retour. Cela vaut aussi pour Vélez del Burgo. Pour elle, la plus grande leçon de ses pensionnaires est qu’il faut être fort dans l’adversité : « Ils ne renoncent jamais. » Là-bas, la vie n’est pas facile, admet-elle, « mais je ne les abandonnerai pas – ni les chimpanzés ni l’équipe ». 

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