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justice pour les animaux

Maltraitance animale et coup de fusil dans la tête d'un âne : un agriculteur de la Manche condamné

Publié le par Ricard Bruno

Un agriculteur de la région de Périers a été condamné par le tribunal correctionnel de Coutances, ce mercredi 10 novembre, pour maltraitance animale.

L’agriculteur de la Manche ne prenait pas soin de ses ânes, un coup de fusil a même été tiré ! (©Photo d’illustration)

L’agriculteur de la Manche ne prenait pas soin de ses ânes, un coup de fusil a même été tiré ! (©Photo d’illustration)

En mai 2019, une randonneuse, membre de la Fondation Brigitte-Bardot, a vu deux ânesses en très mauvais état dans un champ de Saint-Martin-d’Aubigny, près de Périers.

 

Elle a alerté la fondation, qui a pris les animaux en charge pour les soigner. Les sabots n’étaient plus taillés, étaient recourbés et mesuraient plus de 20 cm. Une ânesse présentait une plaie purulente sur une jambe et une blessure sur la face.

20 000 € de soins !

L’animal avait reçu un coup de fusil de chasse en pleine tête ; il a été soigné en Belgique par un vétérinaire qui a effectué une reconstitution faciale. Le coût des soins s’est élevé à 20 000 € et a été financé par une souscription.

Le propriétaire des ânesses a été jugé par le tribunal de Coutances ce mercredi 10 novembre. Lorsqu’il avait été entendu en audition libre par les gendarmes, il avait reconnu avoir tiré un coup de fusil de chasse sur l’ânesse, puis avoir détruit l’arme qui lui avait été donnée par son père.

A l’audience, il est revenu sur ces déclarations, a prétendu qu’il n’était pas l’auteur du coup de fusil, qu’il n’est pas chasseur et n’a jamais possédé d’arme. Il dit avoir paniqué, les gendarmes l’auraient menacé de le placer en garde à vue s’il ne reconnaissait pas le coup de feu.

6 mois de prison avec sursis

Une boîte de cartouches a été trouvée chez lui, il assure que ces munitions sont offertes par son syndicat agricole pour effaroucher les étourneaux, et qu’il les donnait à ses voisins chasseurs pour qu’ils fassent fuir ces volatiles. Il explique le manque de soins à ses animaux par des difficultés familiales et la charge de travail sur sa ferme. Il n’a pas appelé le vétérinaire parce qu’il avait honte de ses négligences.

Le tribunal a condamné cet homme de 56 ans à une peine de 6 mois de prison avec sursis. Il lui est interdit de posséder une arme pendant une durée de 5 ans, et il devra verser 2 800 € à la fondation Brigitte Bardot, qui s’était constituée partie civile.

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Brigitte Bardot sa réponse à sa condamnation de 20.000 euros

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot sa réponse à sa condamnation de 20.000 euros
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Le Favril : Des animaux d’une maigreur extrême, voire morts, découverts sur une exploitation

Publié le par Ricard Bruno

Début 2019, la DDPP a découvert sur une exploitation des chiens et chevaux d’une extrême maigreur, détenus dans des conditions déplorables. Des cadavres de chevaux ont aussi été retrouvés.

Début 2019, la DDPP a découvert sur une exploitation des chiens et chevaux d’une extrême maigreur, détenus dans des conditions déplorables. Des cadavres de chevaux ont aussi été retrouvés.

C’est lors d’un premier contrôle de la Direction départementale de la Protection des populations (DDPP) le 25 février 2019 que des premiers faits troublants sont constatés sur une exploitation à le Favril. La DPP découvre 25 chiens, 14 chevaux et 5 ânes dans un environnement qui ne correspond pas à leurs besoins physiologiques. Les animaux sont affamés, manquent de soins. Lors d’un second contrôle un mois plus tard, les agents retrouvent alors 11 équidés dont 10 sont dans un état de très grande maigreur. Ils constatent que les fils barbelés sont distendus et que cela blesse certains chevaux. Ils découvrent le cadavre d’une jument et de son poulain. La mise à bas semble avoir eu lieu à même le sol. Ils constatent aussi la présence d’une tête de cheval recouverte d’asticots et retrouvent 22 caprins, un bélier, une brebis et de jeunes agneaux non identifiés. Lors des contrôles des chiens sont retrouvés dans la caisse arrière d’un camion et dans une cabane de chantier en tôle sans lumière. Certains sont très craintifs, vivent sur un sol couvert d’excrément, dans une odeur insupportable. Deux poneys non identifiés sont maigres et n’ont rien à manger. Au total, 23 chevaux seront placés dans un centre d’accueil.

Sur les lieux, l’homme dit ne plus être éleveur et détenir ces animaux pour le plaisir. Il déclare nourrir de manière parcimonieuse les chiens avec des restes de boucherie. Un sans domicile fixe logé dans une caravane est sensé l’aider à s’occuper de ces animaux. La DDPP se rend également sur l’exploitation de Monsieur à Jenlain et retrouve plusieurs chevaux sans abri dans une pâture sans herbe. Seule une jument paraît dans un état correct. Les autres sont dans le même état qu’au Favril

La Fondation Brigitte Bardot et la SPA s’étant constituées parties civiles, Monsieur comparaissait au tribunal d’Avesnes ce 29 octobre. A la barre, le prévenu annonce avoir récupéré ces animaux via des personnes qui ne voulaient plus s’en occuper et avoir fait son maximum. Concernant la vingtaine de chiens, il reconnaît qu’il s’est laissé déborder et assure qu’il a alors contacté une association pour être aidé mais que celle-ci n’aurait selon lui pas pu assurer le transport des animaux.

“C’est vrai que j’ai fait des choses que je n’aurai pas du faire. Mais pour moi j’ai fait le maximum pour les bêtes, peut-être que je n’ai pas fait assez… mais je n’ai pas voulu ça…”

L’avocate de la SPA, photos à l’appui, évoque un carnage. Elle demande l’interdiction de détenir des animaux pour une durée de 3 ans et souhaite que les chats de monsieur soient confisqués. Elle demande aussi de verser à la SPA 1500 € de dommages et intérêts pour le préjudice moral subi et 1000 euros dans le cadre de l’article 475 .Selon l’avocat de la fondation Brigitte Bardot, le discours du prévenu est ambivalent, changeant, contradictoire. “Détenir des animaux implique des obligations, et monsieur s’en est dispensé tout seul”. De son côté, le ministère public requiert un total de 2100 euros de diverses amendes et contraventions ainsi qu’une interdiction de détenir des animaux pendant une durée de 3 ans.

“C’est une peine vraiment a minima pour permettre à monsieur de payer les parties civiles” assure la procureure, qui a noté que Monsieur était endetté.

“Une arche de Noé improvisée”

L’avocat de la défense trouve disproportionnée la position des magistrats. “J’ai eu l’impression qu’on jugeait aujourd’hui quelqu’un d’abominable, un délinquant notoire, alors qu’on n’est quasiment que sur des contraventions. On marche sur la tête dans le cadre de cette procédure. D’autant plus que 2 tiers des contraventions sont prescrites car les faits datent du 25 février 2019”. La défense explique que les gens faisaient appel à cet homme de 63 ans car ils ne voulaient plus s’occuper de leurs animaux. “On a trouvé en lui quelqu’un qui voulait rendre service”.

L’avocat évoque “une sorte d’arche de Noé improvisée avec ses faiblesses certes, mais une volonté de bien faire, de s’occuper d’animaux que d’autres ne voulaient plus”.

La défense assure que Monsieur a “contacté avec insistance, limite harcelé” une association spécialisée pour qu’elle adopte ses chiens. “Monsieur a appelé de l’aide et on ne lui l’a pas donné. Je veux bien qu’on vienne lui tirer dessus à boulets rouges, qu’on dise qu’il n’a pas fait les choses correctement. Mais tout ça part d’une bonne volonté. Monsieur est de bonne foi  (…) je trouve qu’il y a un certain travestissement de la réalité. On essaie de noircir un tableau (…) on n’en serait peut-être pas là aujourd’hui s’il avait eu de l’aide”.

L’avocat demande donc de réduire à l’euro symbolique l’indemnisation allouée aux 2 associations, au vu de la situation financière de Monsieur.

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Chasse en enclos à Sept-Saulx dans la Marne: des photos scandalisent la toile

Publié le par Ricard Bruno

Les clichés des trophées de chasse du domaine des vignes ont révolté les réseaux sociaux, vendredi et samedi. Si la pratique est légale, c’est la publicité qui en a été faite qui a révulsé les internautes. Des politiques et des militants de la cause animale ont pris position.

Chasse en enclos à Sept-Saulx dans la Marne: des photos scandalisent la toile

Des chasseurs qui posent fièrement carabine à la main, le genou appuyé sur des cervidés, des sangliers, des mouflons ou des daims tout juste abattus. Cette scène, que l’on a plutôt l’habitude de voir dans des albums de safaris, se déroule pourtant à deux pas de Reims et Châlons, dans un enclos qui porte le nom de Domaine des vignes.

Si la société qui exploite ce terrain de 330 hectares ouvert il y a plus de deux ans fait parler d’elle maintenant, c’est en raison de photos publiées sur le réseau social Twitter. Tout part d’un tweet du journaliste de France Télévision Charles-Henry Boudet, qui mentionne qu’il a pu « approcher des daims, bagués et issus d’un élevage, qui tournent en rond », alors qu’il rentrait d’un reportage à Mourmelon-le-Grand.

S’en suit toute une série d’autres tweets mentionnant des clichés publiés sur le compte Facebook du Domaine. On y voit les gibiers morts avec des légendes qui indignent les internautes : « Photo souvenir de la journée de lundi. Soleil, convivialité, sécurité et gibier »  ; « Quel bonheur d’avoir pu partager cette journée d’approche avec un papa et son fils. Premier cerf pour le papa. Premier daim pour le fils ».

 

Très rapidement, les politiques s’en mêlent. Éric Quénard, élu d’opposition à la ville de Reims, évoque son « dégoût », alors que Mario Rossi parle « d’écœurement ». « On est loin du chasseur régulateur, amoureux de la nature », enchaîne le conseiller municipal rémois. Même le maire Arnaud Robinet, pris à partie à tort par des militants lui reprochant d’avoir autorisé cette installation, a répondu : «  Inutile de m’interpeller ou de m’insulter. Près de Reims ne veut pas dire à Reims. À titre personnel, je ne soutiens pas ce type de chasse. » Élie Rosière, militant écologiste évoque « une honte » alors que Christophe Marie, porte-parole de la fondation Brigitte Bardot, demande aux chasseurs de prendre position. « Outre l’espace clos, ces animaux nourris par l’homme ne sont plus en situation de fuir, autant de cibles faciles pour les chasseurs dont le seul plaisir ici est de tuer. Ceux qui se présentent comme premiers écologistes de France devraient être les premiers à condamner cette pratique. »

Jacky Desbrosse, président de la fédération départementale de la chasse de la Marne, reconnaît d’emblée que ce type de photos « n’est pas vendeur ». Il évite d’ailleurs soigneusement d’en prendre. « Je ne publie jamais de photos. Je tue les animaux pour les manger. On sait, par rapport au grand public qui a perdu une partie de ses racines, que ces clichés ne sont pas acceptés », témoigne-t-il.

 

Postés dans des miradors

Il précise toutefois qu’il n’a « aucun état d’âme », à ce que la chasse en enclos continue. « C’est un dispositif réglementaire. Je n’en fais pas la promotion mais ces domaines sont suivis et encadrés par l’État. » Selon ses informations, le nombre de sociétés de ce type reste stable ces derniers temps après un boum il y a une vingtaine d’années. « La clientèle est essentiellement internationale ou vient de région parisienne », explique-t-il. Un autre domaine situé juste en face existe depuis 31 ans sans que personne n’y trouve rien à y redire.

Les chasseurs déboursent des sommes comprises entre 2 200 et 3 200 euros pour quatre à six jours sur le domaine. Ils sont postés dans des miradors et sont autorisés « à prélever cinq animaux sur la journée dans le respect du plan de chasse expliqué le matin par le directeur de battue », précise le site internet du Domaine des vignes. Contacté, le gérant dont le numéro de téléphone est basé en Belgique, n’a pas répondu à nos sollicitations Ce samedi, il a supprimé sa page Facebook et les photos mises en cause.

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Brigitte Bardot en appel aux maires de France !

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot en appel aux maires de France !
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L’incroyable sanctuaire des éléphants...

Publié le par Ricard Bruno

L’incroyable sanctuaire des éléphants...

Gandhi, 52 ans, est la première pensionnaire d’Elephant Haven, un refuge unique en Europe pour les animaux de son espèce. 

À ceux qui n’ont connu que la captivité, cette maison de retraite en Haute-Vienne, créé par Tony Verhulst et Sofie Goetghebeur, un couple de Belges, donne un avant-goût du paradis. Il a fallu cinq années de démarches administratives et de travaux titanesques aux ex-soigneurs au zoo d’Anvers pour voir arriver leur première résidente. Ils ne sont pas trop de deux pour s’occuper de l’éléphante : un seul animal exige beaucoup d’attention et de stimulations.

De l’argent aussi : près de 100 000 euros par an de soins et de nourriture. Tony et Sofie ont multiplié les appels aux dons, qui ont fini par affluer du monde entier. Leur projet fédère. Les entreprises se sont mobilisées et ont offert du matériel, les ONG ont également apporté leur soutien, la Fondation Brigitte Bardot à hauteur de 370 000 euros. Ce nouveau paradis pourrait prochainement recevoir d’autres pachydermes : comme 23 pays européens, la France va interdire la présence d’animaux sauvages dans les cirques.

Source de l'article et vidéo : Cliquez ICI

 

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Oise : les deux plus vieux grands cerfs de la forêt de Laigue abattus par des chasseurs !

Publié le par Ricard Bruno

Oise : les deux plus vieux grands cerfs de la forêt de Laigue abattus par des chasseurs !

Vraiment tout ces "chassieurs" sont à VOMIR !

Comment peut on ôter la vie à de si belles créatures...la nature humaine me fait gerber...

Aux chiottes les chasseurs !

Bruno Ricard 

La Fédération des chasseurs de l'Oise s'est désolidarisée de cet abattage, estimant que les chasseurs n'auraient dû en abattre qu'un seul.

Ils étaient les plus vieux grands cerfs de la forêt de Laigue, près de Compiègne, et à ce titre étaient emblématiques du domaine : l'Araignée et l'Équerre, tous les deux âgés d'une dizaine d'années, ont été abattus à une semaine d'intervalle par des chasseurs, a rapporté lundi 25 octobre France 3.

"La dernière merveille de la forêt de Laigue vient de tomber sous les balles des chasseurs pendant le brame", a écrit sur Twitter le Collectif pour l'abolition de la chasse à courre (CACC). L'Équerre a été abattu le 9 octobre et l'Araignée une semaine plus tard, lors de chasses à tir.

"Comme chaque année, on a assisté à une véritable chasse aux trophées, a déploré le CACC, cité par France 3. C'est un véritable carnage."

"Ils ont prélevé deux grands cerfs. Ils n'auraient dû en prélever qu'un, a-t-il expliqué à France 3. Parce que la règle édictée par la fédération est que lorsqu'il y a une attribution, elle ne doit pas dépasser 20% des grands cerfs. Ils en avaient prélevé un quinze jours avant, ça suffisait. L'autre prélèvement devait être fait sur un petit cerf."

Il a toutefois rappelé que ces "prélèvements" n'étaient pas illégaux. "Légalement, ils n'ont rien à se reprocher, mais c'est une convention que nous avions avec les chasseurs, selon lui. On peut se faire plaisir une fois en prélevant un grand cerf, mais lorsqu'il y a plusieurs attributions, les autres, doivent être des petits cerfs."

"L'année prochaine, on va réduire leur plan de chasse, a encore indiqué Guy Harlé D'ophove. Ils n'ont pas joué le jeu donc on va le réduire pour le rééquilibrer. Je suis navré qu'ils aient fait ça.'

Source de l'article : Cliquez ICI

 
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Loi sur la cause animale: "Un jour historique" pour la fondation Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Ce n’était pas gagné d’avance. Très attachée au bien-être des animaux, la Fondation Brigitte Bardot ne peut que se réjouir aujourd’hui de constater que "députés et sénateurs ont réussi à s’entendre sur un texte qui apporte des avancées majeures qui devraient en entraîner d’autres".

Loi sur la cause animale: "Un jour historique" pour la fondation Brigitte Bardot

Dans un communiqué publié jeudi dernier, Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, résume bien l’affaire: "C’est un jour historique dans le combat que nous menons depuis des décennies en faveur des animaux", écrit-il.

Avant de détailler: "La Fondation va poursuivre ses investissements pour organiser l’accueil des animaux issus de cirque dans des conditions qui répondent à leurs besoins. Autre victoire pour Brigitte Bardot, après des années de combat, la fin immédiate des élevages d’animaux pour leur fourrure au moment où les grandes maisons s’en détournent de toute façon. Le bras de fer lors de ces négociations portait sur la captivité des dauphins et orques. Le compromis adopté par cette commission fixe une interdiction de reproduction des cétacés et la fin des spectacles d’ici 5 ans, ce qui devrait donc entraîner la fermeture du Marineland notamment. Nous avons une dette morale immense envers ces animaux privés de liberté, détenus dans des conditions indignes, avec ce texte c’est un peu de cette dette dont nous nous acquittons en brisant la chaîne de l’exploitation animale et en organisant l’accueil des animaux, en leur offrant des conditions de vie qui répondent à leurs besoins."

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Interdiction de vente en animalerie, fin de l'exploitation d'espèces sauvages... les députés et sénateurs votent un accord "historique"

Publié le par Ricard Bruno

La vente de chiots et chatons en animalerie sera interdite à compter du 1er janvier 2024.

La vente de chiots et chatons en animalerie sera interdite à compter du 1er janvier 2024.

Interdiction progressive des animaux sauvages dans cirques et delphinariums, vente de chiots et chatons en animalerie prohibée : députés et sénateurs français sont parvenus ce jeudi 21 octobre à un accord sur le texte contre la maltraitance animale, ouvrant la voie à son adoption rapide. "Nous venons de trouver un accord inespéré sur un texte historique en faveur de la condition animale en France", s'est félicité sur Twitter le député Loïc Dombreval (majorité gouvernementale), coauteur de cette proposition de loi.

Le Premier ministre Jean Castex a dit sur ce réseau social partager "la fierté de tous les parlementaires qui ont rendu ce texte possible", soulignant que "le bien-être animal est une préoccupation centrale pour nos concitoyens". 

Cet accord en commission mixte paritaire (sept députés-sept sénateurs) n'était pas acquis, alors que le Sénat dominé par la droite avait largement édulcoré le texte fin septembre, en souhaitant maintenir notamment les animaux sauvages dans les cirques itinérants et delphinariums. 

Selon l'accord trouvé, il sera mis fin à l'exploitation commerciale d'espèces sauvages, en interdisant leur acquisition et reproduction dans un délai de deux ans et leur présence dans les cirques itinérants d'ici sept ans. La détention de cétacés dans les delphinariums sera prohibée dans un délai de cinq ans.

Les élevages de visons d'Amérique et d'animaux d'autres espèces exclusivement élevés pour la production de fourrure seront également interdits. La proposition de loi doit aussi contribuer à éviter les achats impulsifs d'animaux de compagnie, qui conduisent à trop d'abandons, et entend aussi durcir les sanctions en cas de maltraitance. Ainsi un certificat de connaissance avant l'acquisition d'un animal de compagnie sera délivré. La vente de chiots et chatons en animalerie sera interdite à compter du 1er janvier 2024. La présentation des animaux dans les vitrines ne sera plus permise. La vente d'animaux en ligne sera mieux encadrée.

Une "victoire"

"C'est une victoire pour la cause animale", a salué dans un communiqué le patron des députés LREM Christophe Castaner. L'Assemblée avait voté en janvier dernier ce texte étendard de la majorité à la quasi-unanimité, avec le soutien du gouvernement. La rapporteure pour le Sénat Anne Chain-Larché (LR) a salué un texte "véritablement équilibré" qui "crée de nouveaux outils de lutte contre la maltraitance et remet à niveau la législation, sans éloigner l'homme de l'animal, ni cumuler les interdictions stériles".

Satisfecit aussi des associations de protection des animaux. "Journée historique pour le bien-être animal!", a tweeté la Fondation Brigitte Bardot.

"Pour la première fois il y a des avancées majeures sur la condition animale !", s'est félicitée l'association Code Animal.

Pour Convergence Animaux Politique (CAP), le texte issu de la CMP est "ambitieux" et répond à "un nombre conséquent" de demandes des ONG.
La loi "n'est pas parfaite, mais c'est une avancée historique pour la condition animale en France", a salué l'association Paris Animaux Zoopolis (PAZ). "Avancées historiques pour les animaux", s'est aussi réjoui le Parti Animaliste, pour qui "reste maintenant à mener la lutte contre l'élevage intensif, la pêche industrielle, la chasse et la corrida". 

Source de l'article : Cliquez ICI

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