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justice pour les animaux

RDC : sauver les chimpanzés et garder espoir au milieu du chaos

Publié le par Ricard Bruno

Un refuge en République démocratique du Congo abrite des chimpanzés rendus orphelins par les braconniers. Reportage dans ce foyer d'espoir.

Vélez del Burgo joue avec Mara, Felix et Mubaki (de gauche à droite). Maltraité par des braconniers qui avaient tué sa mère et voulaient le vendre sur le marché des animaux de compagnie, Mubaki (« Survivant », en swahili) était mourant à son arrivée au refuge. Pour se soigner, les jeunes chimpanzés ont besoin de jouer ensemble à mesure que s’affirment les différences dans leurs personnalités.

Vélez del Burgo joue avec Mara, Felix et Mubaki (de gauche à droite). Maltraité par des braconniers qui avaient tué sa mère et voulaient le vendre sur le marché des animaux de compagnie, Mubaki (« Survivant », en swahili) était mourant à son arrivée au refuge. Pour se soigner, les jeunes chimpanzés ont besoin de jouer ensemble à mesure que s’affirment les différences dans leurs personnalités.

Itsaso Vélez del Burgo tenait dans ses bras le bébé chimpanzé, inconscient et tout mou - une femelle à peine plus grosse qu’une main humaine et dénuée de dents.

Le primate n’avait pas plus de 1 mois. Il était en état d’hypothermie et de déshydratation. Il y avait urgence à le sauver. « C’était le plus jeune chimpanzé que nous ayons recueilli », raconte Vélez del Burgo, directrice technique du Centre de réhabilitation des primates de Lwiro, un refuge situé dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

C’était le 16 juin 2017. Vélez del Burgo avait mis sur pied un sauvetage risqué (cinq jours à moto, en hors-bord et voiture) pour ramener le bébé au village de Lwiro. Un contact d’un groupe antibraconnage l’avait trouvé aux mains de braconniers, dans l’épaisse forêt, près de Pinga, une ville isolée, à quelque 300 km de là. Les hommes avaient avoué que sa sœur jumelle était morte peu après qu’ils avaient abattu la mère.

Au refuge, Itsaso Vélez del Burgo a posé des couvertures sur le corps inerte et lui a administré des liquides en intraveineuse. Le bébé a fini par bouger et a ouvert les yeux. « Je le laissais dormir contre ma poitrine pour lui tenir chaud », confie Zawadi Balanda, une jeune Congolaise en charge de surveiller Busakara – le nom qu’a reçu le bébé cette nuit-là. Vélez del Burgo était inquiète : sans mère naturelle pour le nourrir et lui donner un soutien émotionnel, le petit chimpanzé risquait de mourir.

Itsaso Vélez del Burgo (à gauche), la directrice technique du refuge de Lwiro, joue avec Mara, ...

Itsaso Vélez del Burgo (à gauche), la directrice technique du refuge de Lwiro, joue avec Mara, tandis que Mireille Miderho Oziba, l’une des soignantes, tient Felix sur ses genoux. Les chimpanzés orphelins sont solitaires et souvent traumatisés. Dès leur arrivée à Lwiro, des soignantes leur dispensent amour et attention pour les aider à se remettre.

Les chimpanzés sont nos plus proches cousins, avec les bonobos. Ils seraient 300 000 en Afrique, contre peut-être 1 million au début du XXe siècle – conséquence du braconnage pour la viande, du trafic d’animaux et de la perte d’habitat.

Le Centre de réhabilitation des primates de Lwiro a ouvert en 2002, quand la guerre en RDC exacerbait le braconnage de viande de brousse dans le parc national de Kahuzi-Biega, tout à côté. Les autorités supervisant la faune sauvage ont saisi des chimpanzés orphelins détenus par des braconniers et des villageois, puis les ont installés dans les ex-salles de laboratoire d’un centre de recherche belge désaffecté, à Lwiro.

Mais le nombre d’orphelins augmentait. Deux institutions de RDC (l’Institut congolais pour la conservation de la nature et le Centre national de recherche en sciences naturelles) ont alors créé le refuge. Bernard Masunga, un vétérinaire, est présent à Lwiro depuis le début. Il a vu le refuge devenir un habitat pour plus de cent chimpanzés et autant d’autres singes, dans une enceinte boisée naturelle : « Je suis très fier des efforts locaux qui nous ont permis d’en arriver là. »

Mais, comme il arrive toujours autant de primates, précise Masunga, la stratégie à long terme est d’en relâcher le plus possible dans la nature, dès qu’ils ont retrouvé la santé et la confiance.

La scène se passe il y a un an. Assise avec un groupe de chimpanzés, Itsaso Vélez del Burgo met son téléphone portable en mode selfie et l’oriente vers les singes, qui se montrent curieux. Billi, un mâle de 6 ans, regarde l’image sur l’écran – avec amusement, a priori. D’autres chimpanzés scrutent par-dessus son épaule. Billi retrousse les lèvres pour examiner ses dents et les curer. Puis il serre ses joues entre ses doigts comme s’il pressait un bouton. Vélez del Burgo glousse en voyant Billi se fourrer un index dans le nez.

Dans l’enclos boisé de Lwiro, les chimpanzés orphelins apprennent à vivre. Ils y établissent un ordre ...

Dans l’enclos boisé de Lwiro, les chimpanzés orphelins apprennent à vivre. Ils y établissent un ordre hiérarchique, cherchent de la nourriture, jouent... Le refuge entend relâcher autant de chimpanzés que possible dans la nature.

« J’ai toujours rêvé de travailler à la protection des primates », explique Itsaso Vélez del Burgo d’une voix douce. Elle est arrivée à Lwiro au début de 2014. Le refuge accueillait alors environ cinquante-cinq chimpanzés.

Née à Vitoria, la capitale du Pays basque espagnol, Vélez del Burgo dit s’être sentie appelée à protéger les animaux : « Même à l’école, quand je trouvais des insectes en difficulté, j’empêchais qu’on leur fasse du mal. » Sa mère, une immigrée de Colombie aux moyens très faibles, l’aida lors de ses études à l’université de Barcelone, où elle obtint une maîtrise en primatologie. Intéressée par le comportement des primates, Vélez del Burgo réalisa des recherches sur les chimpanzés en milieu naturel en Guinée (Afrique de l’Ouest).

Lorsqu’un poste de bénévole se présenta à Lwiro, elle sauta sur l’occasion d’être plus proche des chimpanzés sauvages. Mais rien ne l’avait préparée à vivre dans une région déchirée par une série de guerres et encore en proie à des conflits. Trois mois après son arrivée, raconte-t-elle, «des rebelles maï-maï sont sortis de la forêt pour attaquer les soldats ». Certaines nuits, elle tremblait dans son lit au fracas des bombes, des grenades et des armes automatiques.

Puis le directeur de Lwiro, atteint d’une maladie mystérieuse, manqua d’en mourir et dut être évacué par avion. « Une époque stressante », admet Vélez del Burgo. Nommée administratrice du refuge, elle devint responsable des soins aux primates orphelins, mais aussi de la recherche de fonds, de l’entretien des infrastructures et de la gestion des trente et un membres de l’équipe.

Chaque après-midi, les soignants donnent aux chimpanzés un mélange nourrissant de maïs, soja, sorgho, farine et protéines. Les ...

Chaque après-midi, les soignants donnent aux chimpanzés un mélange nourrissant de maïs, soja, sorgho, farine et protéines. Les primates reçoivent aussi tous les jours des légumes, des fruits et des fèves. Le refuge dépense 3 700 euros par mois en nourriture – un revenu crucial pour les fermiers locaux.

La petite Busakara est arrivée moribonde au milieu de 2017. Le refuge abritait alors soixante-quinze chimpanzés, nombre qui augmentait chaque mois. Vélez del Burgo a ressenti quelque chose de particulier chez Busakara, ce qui lui a donné de la force à une période où l’isolement extrême et les menaces permanentes sur la sécurité pesaient lourdement. Le bébé chimpanzé était totalement impuissant, mais « sa résilience me surprenait. Elle voulait vraiment vivre. »

Busakara a survécu à sa première nuit et une équipe de soignantes (des mères de substitution) a été désignée pour lui apporter le soutien permanent qu’elle aurait obtenu auprès de sa mère.

Zawadi Balanda figurait parmi les soignantes. Ayant grandi dans la modeste ferme familiale, elle n’avait jamais imaginé s’occuper de chimpanzés orphelins. Adolescente et jusqu’à l’âge adulte, elle avait subi de la part de soldats des violences répétées, qui l’avaient envoyée dans un hôpital pour une chirurgie reconstructrice. Là, elle avait rencontré quelqu’un de Lwiro, qui lui avait proposé un poste de soignante au refuge.

« Elle est arrivée détruite. Elle ne parlait pas, ne socialisait pas avec les humains », confie Vélez del Burgo. Qui ne s’attendait pas à devoir aider des membres de son équipe à surmonter leurs expériences traumatiques : « Au Congo, il y a tant de souffrance, chez les animaux comme chez les humains. Étant une personne très sensible, j’ai tendance à me fermer à la souffrance humaine. Je ne pense pas pouvoir tout affronter. »

Shabunda, une adulte, est anesthésiée avant d’être transférée dans un nouvel enclos. Un chimpanzé aussi grand ...

Shabunda, une adulte, est anesthésiée avant d’être transférée dans un nouvel enclos. Un chimpanzé aussi grand est bien trop fort pour qu’on le manipule sans risque. Les vétérinaires l’endorment donc et en profitent pour vérifier son état général et pour effectuer des prélèvements sanguins.

D’abord effrayée par les chimpanzés, Balanda a appris peu à peu leur mode subtil de communication, comment les épouiller, leur façon d’éclater d’un rire hystérique quand on les chatouille et les vocalisations signifiant « oui » et « non ».

Lors de ses premiers jours au refuge, Busakara a eu la diarrhée. « Je la nettoyais et dormais avec elle pour lui tenir chaud, raconte Balanda. Parfois, elle pleurait quand je partais le matin. »

Pendant les premiers mois de convalescence de Busakara, l’amour humain et l’attention ont été vitaux. Puis est venue la phase la plus significative de sa réadaptation. Une fois en assez bonne santé, elle a rejoint une demi-douzaine de jeunes chimpanzés dans une crèche bruyante et agitée, où elle a développé sa personnalité.

Zawadi Balanda, elle, reprenait confiance et commençait à s’occuper d’orphelins plus âgés. Sa nouvelle relation avec les chimpanzés l’aidait à sortir de sa dépression profonde.

« Petit à petit, témoigne Itsaso Vélez del Burgo, je l’ai vue sourire et s’ouvrir davantage. »

Anthony Caere, pilote au parc national des Virunga (République démocratique du Congo, RDC), amène Felix et ...

Anthony Caere, pilote au parc national des Virunga (République démocratique du Congo, RDC), amène Felix et Mara au Centre de réhabilitation des primates de Lwiro. Des braconniers ont tué les familles de ces bébés chimpanzés. En 2017, Caere a survécu à un crash. Aider à sauver les chimpanzés lui donne un but, dit-il.

Poussée par sa nouvelle passion pour les chimpanzés, Balanda s’est inscrite à un cours de science vétérinaire à l’université de Lwiro : « J’avais toujours pensé devenir vétérinaire pour les animaux de la ferme. Jamais je n’avais imaginé travailler avec des chimpanzés sauvages ! »

Au bout de deux ans, Busakara a été relâchée dans l’enceinte boisée naturelle de Lwiro. Là, elle a appris à vivre dans une famille de substitution – une famille de chimpanzés en voie de guérison, libres de développer une hiérarchie naturelle et une unité familiale. Busakara a rapidement noué de bonnes relations avec eux.

«Elle est devenue très mère nourricière, explique Vélez del Burgo. Nous lui confions de nouveaux chimpanzés profondément traumatisés, car elle est celle qui accueille. »

Neuf nouveaux chimpanzés sont arrivés au refuge en 2019 – un record. Le parc national des Virunga, partenaire de Lwiro, a offert des heures de vol et un pilote pour le transport des orphelins récupérés dans des régions isolées de RDC.

Puis, en décembre, plus de 90 % des chimpanzés du refuge ont attrapé la grippe. Deux en sont morts. Gravement malade, Busakara a pu être sauvée par les vétérinaires de Lwiro.

La soignante Mireille Miderho Oziba s’installe auprès de Mara et Felix durant leur sommeil. Les bébés ...

La soignante Mireille Miderho Oziba s’installe auprès de Mara et Felix durant leur sommeil. Les bébés chimpanzés ont sans cesse besoin de soins, comme ceux des humains. Si un petit se réveille effrayé en pleine nuit, la mère de substitution doit être sur place pour l’apaiser et pour le rendormir.

En mars 2020, avec l’arrivée du nouveau coronavirus en RDC, Vélez del Burgo était très inquiète pour les chimpanzés, les autres singes et le personnel : « Les chimpanzés sont très sensibles aux maladies respiratoires. Nous ignorions quels seraient les effets du coronavirus. »

On signalait de nombreux chimpanzés orphelins dans diverses zones du pays. Le confinement empêchait cependant tout accès au refuge. La tension ne faisait que croître avec l’incertitude, aggravée par la chute du soutien des donateurs.

Une ONG partenaire du refuge, l’Ivan Carter Wildlife Conservation Alliance, a lancé une campagne de récolte de fonds pour en préserver les activités. « Certains jours, se rappelle Vélez del Burgo, je me disais que je n’y arriverais plus. »

Les journées gratifiantes étaient également nombreuses. Elles se déroulaient souvent au côté de Busakara, encourageant Vélez del Burgo à persévérer. « Busakara est l’un des rares chimpanzés qui vient vers moi sur ses pattes arrière, dit-elle en riant. Elle nous est arrivée si jeune, elle a appris à marcher comme un humain. »

La directrice a fini par saisir l’importance de Lwiro pour des membres du personnel qui, telle Zawadi Balanda, aident les chimpanzés à récupérer et s’aperçoivent que les chimpanzés les aident en retour. Cela vaut aussi pour Vélez del Burgo. Pour elle, la plus grande leçon de ses pensionnaires est qu’il faut être fort dans l’adversité : « Ils ne renoncent jamais. » Là-bas, la vie n’est pas facile, admet-elle, « mais je ne les abandonnerai pas – ni les chimpanzés ni l’équipe ». 

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Condition animale : sénateurs et députés s’entendent sur un texte qui apporte des avancées majeures !

Publié le par Ricard Bruno

Condition animale : sénateurs et députés s’entendent sur un texte qui apporte des avancées majeures !
L’Assemblée nationale a fait naître l’espoir, le Sénat une immense déception, avec deux visions opposées sur la question animale il semblait difficile de trouver un accord.
Pourtant, réunis ce matin jeudi 21 octobre en commission mixte paritaire (CMP), députés et sénateurs ont réussi à s’entendre sur un texte qui apporte des avancées majeures qui devraient en entraîner d’autres.
 
 
Pour Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot 

« C’est un jour historique dans le combat que nous menons depuis des décennies en faveur des animaux, la France rattrape en partie son retard vis-à-vis des Etats membres de l’UE.

Les élus ont enfin su entendre et répondre à l’attente sociétale toujours plus forte sur la condition animale, une étape importante qui doit conduire à d’autres avancées.

La Fondation Brigitte Bardot va poursuivre ses investissements pour organiser l’accueil des animaux issus de cirque dans des conditions qui répondent à leurs besoins.

Autre victoire pour Brigitte Bardot, après des années de combat, la fin immédiate des élevages d’animaux pour leur fourrure au moment où les grandes maisons s’en détournent de toute façon.

Le bras de fer lors de ces négociations portait sur la captivité des dauphins et orques. Le compromis adopté par cette commission fixe une interdiction de reproduction des cétacés et la fin des spectacles d’ici 5 ans, ce qui devrait donc entraîner la fermeture du Marineland notamment. Nous avons une dette morale immense envers ces animaux privés de liberté, détenus dans des conditions indignes, avec ce texte c’est un peu de cette dette dont nous nous acquittons en brisant la chaîne de l’exploitation animale et en organisant l’accueil des animaux, en leur offrant des conditions de vie qui répondent à leurs besoins. »
 
 
Les avancées :

Vente de chiens et chats interdite en animalerie :
Négociations ardues entre députés favorables à l’interdiction de la vente d’animaux, de toute espèce, en animalerie et sénateurs favorables à leur maintien. La CMP adopte un compromis sur une interdiction de la vente des chiens et chats dès 2024 en animalerie (interdiction immédiate d’exposition des animaux en vitrine), possibilité donnée aux refuges de présenter des animaux à l’adoption.

Renforcement des peines :
Les actes de cruauté seront désormais punis de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (contre 2 ans et 30 000 € actuellement), si l’acte a entrainé la mort de l’animal la peine est portée à 5 ans et 75 000 € d’amende.

Fin immédiate des élevages de visons :
C’était annoncé et cela se confirme aujourd’hui, les deux chambres ont adopté une interdiction immédiate des élevages de visons et autres espèces non domestiques élevées spécifiquement pour leur fourrure (la ministre de l’Ecologie avait annoncé une interdiction sous 5 ans, l’Assemblée nationale sous 2 ans et le Sénat une interdiction immédiate, c’est donc la position la plus ferme qui a été retenue).

Fin des animaux sauvages dans les cirques :
Après d’âpres négociations sur les animaux sauvages captifs, les députés et sénateurs ont arrêté une interdiction, sous 2 ans, pour la reproduction des animaux sauvages dans les cirques et la fin de leur exploitation sous 7 ans. Mesure qui peut sembler lointaine mais qui, en fait, permet d’organiser l’accueil des animaux dans des conditions qui répondent à leurs besoins.

Fin des spectacles de dauphins :
Cette interdiction a été le point de blocage et nous avons pu, grâce aux députés rapporteurs du texte, obtenir gain de cause pour mettre un terme à l’exploitation des dauphins en France. Le Sénat voulait supprimer l’interdiction adoptée par l’Assemblée nationale, finalement la reproduction sera bien interdite et l’exploitation des cétacés en bassin interdite dans un délai de 5 ans (plus court que le délai de 7 ans initialement adopté par l’AN). Une exception est toutefois prévue pour des programmes de recherche qui pourraient être validés et homologués par le ministère de l’Ecologie, toutefois il n’en existe pas actuellement et nous sommes donc bien sur une interdiction des spectacles avec dauphins en France.

Organiser l’accueil des animaux :
La reconnaissance des refuges et sanctuaires pouvant accueillir des animaux sauvages (issus des cirques notamment mais aussi des bassins pour les sanctuaires marins) doivent répondre à de nouvelles exigences : pas d’interaction avec le public, pas de but lucratif ni de reproduction des animaux recueillis…

Autres avancées :
Elles sont nombreuses mais rappelons l’interdiction des manèges à poneys dans les foires et évènements privés, fin des montreurs d’ours et de loups sous 2 ans, interdiction de vente en ligne d’animaux par des particuliers, encouragement à la stérilisation des chats errants et légalisation de leur nourrissage, condamnation de la zoopornographie…

Le texte doit être voté le 15 novembre par l’Assemblée nationale et le Sénat sans modification.

Source : Fondation Brigitte Bardot

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Pau – 6 mois de prison avec sursis pour avoir jeté un chiot Patou par la fenêtre

Publié le par Ricard Bruno

Pau – 6 mois de prison avec sursis pour avoir jeté un chiot Patou par la fenêtre

Le 1er décembre 2016, un chiot Patou avait été jeté par la fenêtre, par sa propriétaire. Sa mort était la conséquence d’une violente dispute de couple dans un appartement au 3ème étage à Pau.  

« Cet acte est cruel, écœurant… Et aurait pu être évité si les animaux n’étaient pas confiés pour adoption à n’importe qui. Les animaux n’ont pas à être les souffre-douleurs de maîtres irresponsables, explique l’association Animal cross. 

C’est donc hier, mardi 19 octobre 2021, que le procès a enfin eut lieu au tribunal correctionnel de Pau !

La propriétaire du chiot a été condamnée à 6 mois de prison de sursis, 1000€ d’amende, interdiction de détenir un animal de compagnie pendant 5 ans, confiscation de la chienne (sœur du chiot mort, appartenant aussi au couple et présente dans l’appartement au moment des faits) et remise à l’ADAP64 pour adoption, puis, à verser à chaque association 700€ de dommages et intérêts et 400€ pour les frais d’avocat. 

« Nous avons été trois associations à nous porter parties civiles : ANIMAL CROSS, l’ADAP64 et la Fondation Brigitte Bardot.  Nous remercions les avocats qui ont très bien défendu le dossier.  Nous faisons tout notre possible pour que des drames comme celui-ci cessent et votre soutien y participe directement ! » 

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Info Journal et info journal junior de la fondation Brigitte Bardot du 3ème trimestre 2021

Publié le par Ricard Bruno

Info journal n°118 du 3ème trimestre 2021

Info journal n°118 du 3ème trimestre 2021

Info journal junior n°68 du 3ème trimestre 2021

Info journal junior n°68 du 3ème trimestre 2021

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Brigitte Bardot en couverture de la revue Animaux Bonheur n°29

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot en couverture de la revue Animaux Bonheur n°29
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Cadavres d’animaux au sol, bêtes affamées… : un agriculteur condamné pour maltraitance à Rennes

Publié le par Ricard Bruno

123 animaux avaient été évacués de l’exploitation agricole et pris en charge par des associations.

123 animaux avaient été évacués de l’exploitation agricole et pris en charge par des associations.

Après la saisie de 123 animaux, dans une exploitation agricole à La Dominelais (Ille-et-Vilaine), leur propriétaire a été condamné, lundi 13 septembre, par le tribunal correctionnel de Rennes. Les gendarmes avaient fait la macabre découverte, en 2020, avec des animaux en état de décomposition, d’autres affamés et des chiens qui erraient dans leurs déjections. L’homme était également jugé pour des menaces sur un inspecteur des services vétérinaires et pour la détention d’une arme.

Source et suite de l'article : Cliquez ICI

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Maltraitance animale : « Oui, je l’avoue, j’étais dépassée », admet la prévenue

Publié le par Ricard Bruno

Une Haut-Saônoise de 27 ans comparaissait ce vendredi devant le tribunal de police pour avoir, sous couvert d’une fausse association, recueilli et proposé à l’adoption des dizaines de chats. Elle a reconnu les faits mais pas la maltraitance.

Maltraitance animale : « Oui, je l’avoue, j’étais dépassée », admet la prévenue

« Oui, je reconnais que j’ai fait n’importe quoi. J’étais dépassée, je l’avoue », admet la prévenue à la barre. Cette Haut-Saônoise de 27 ans, mère de deux enfants, sans emploi, comparaissait vendredi pour cinq infractions commises entre le 1er  et le 18 juin 2020 : mauvais traitements sur animaux, détention de chien d’attaque sans permis ni assurance, cession de chiens et de chats sans registre de vente ni registre de suivi sanitaire.

Alertée par des rumeurs, la fondation Brigitte-Bardot s’était rendue sur place en juin 2020 et avait découvert une scène « ahurissante » : « Une maison insalubre avec une forte odeur d’urine, des litières sales, une gamelle d’eau avec des mouches mortes, des excréments au sol, une assiette avec des raviolis en boîte, des animaux avec des plaies sur la queue, la bouche, une patte cassée, certains ayant besoin de soins d’urgence, l’ensemble ayant des puces, tiques, vers », lit le président du tribunal.

Annonces sur LeBonCoin

La jeune femme, qui se présentait comme présidente d’une association (mal) nommée « L’amour des animaux », non déclarée, récupérait des chatons donnés sur LeBonCoin et les vendait ensuite à des adoptants. 40 euros par chat, en liquide. Les animaux n’étaient ni identifiés, ni vermifugés, ni pucés. « J’ai voulu aider les gens. Ça partait d’une bonne intention », se justifie-t-elle, niant les mauvais traitements. « Il y a des choses que je n’ai pas faites dans les règles mais j’aurais aimé avoir de l’aide », regrette-t-elle, accusant la fondation Bardot de l’avoir « cassée » et de lui avoir menti lors de son contrôle. « Deux femmes se sont fait passer pour deux sœurs pour acheter des chats. Arrivées sur place, elles ont sorti une petite carte », relate-t-elle.

« On va toujours vous parler de l’amour des animaux »

Ce que dément Me Claude, avocat de l’association, évoquant une seconde visite durant laquelle la même situation a été constatée. « On va toujours vous parler de l’amour des animaux, mais on met une seule gamelle d’eau infestée de mouches et des raviolis », s’étonne-t-il. Et d’émettre des inquiétudes au sujet de l’enfant, découvert sur place « pieds nus au milieu de l’urine de chat », dont la chambre était « sale et insalubre ». « Je reçois la visite d’une assistante sociale. Tout est propre maintenant. C’était sale parce que j’avais trop d’animaux. J’ai compris qu’il ne fallait pas faire passer les bêtes avant sa famille. Mon association, c’est fini », jure la prévenue, décidée à trouver du travail et n’accueillir plus que ses propres animaux.

Le ministère public a requis 100 € d’amende pour chaque infraction et l’interdiction de détenir un animal pendant un an. La fondation Bardot a demandé 1 000 euros de dommages et intérêts. La décision, mise en délibéré, sera rendue le 1er  octobre.

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Un sanctuaire dans le Cantal, pour les animaux réchappés de maltraitance

Publié le par Ricard Bruno

La prairie des animaux est un sanctuaire animalier qui permet de recueillir des animaux maltraités.

La prairie des animaux est un sanctuaire animalier qui permet de recueillir des animaux maltraités.

Un sanctuaire animalier dans le Cantal, c’était l’idée de Cathy Pommier. Passionnée de camélidés, elle a décidé d’accueillir tout animal, abandonné ou maltraité, au sein d’une ferme avec deux hectares de terrain. L’association permet d’intervenir quand il y a un signalement, partout dans le département. Elle recherche un terrain plus vaste, pour accueillir plus de pensionnaires.

C’est là, derrière. À deux pas du château de Naucaze. Près de ces ruines du X II e siècle, ces animaux ont trouvé leur sanctuaire. Enfin, ils sont tombés entre de bonnes mains. Celles de Cathy Pommier, présidente du Sanctuaire animalier La prairie des animaux. Cette infirmière à temps plein au centre hospitalier d’Aurillac travaille de nui t pour s’occuper d’eux le jour,à Maurs.

L'association leur offre une deuxième chance

« C’est la seule solution que j’aie trouvée. Je ne peux pas m’arrêter de travailler, car sans salaire, je ne pourrais plus m’en occuper non plus. » Son dévouement se lit sur son visage. La reconnaissance qui en découle aussi, sur ceux de ses protégés. Ces écorchés de la vie, qui savourent ici, leur deuxième chance. Comme cette chamelle, sauvée d’un parc animalier où elle subissait des mauvaises conditions de détention.Ou comme Aglaé et Sidonie, deux cochons vietnamiens, rescapés d’un élevage. « Sur Leboncoin, la vendeuse proposait ces cochons à 80€ l’un. L’échange se faisait sur un parking. Nous avons trouvé cela étrange, et nous nous sommes rendus sur place. Il n’y avait rien, aucune pancarte. » Pas d’indication, mais un voisin qui émettait des doutes sur la nature des activités qui se déroulaient là.

À l’arrivée, c’est pire que ce qu’elle imaginait.

"Ils étaient “élevés” dans le noir, dans une cave. La vendeuse les faisait se reproduire là. Ils n’avaient pour espace qu’un parterre d’un mètre par un mètre, et pour litière leurs déjections et d'autres cochons morts. L’enfer."

Une affaire de maltraitance traduite en justice

Les rescapés ont été placés en famille d’accueil, et Cathy Pommier a gardé Aglaé et Sidonie. « Comme elles n’avaient vécu que dans l’obscurité, elles ont mis du temps à se réadapter à la lumière. Elles avaient des gouttes pour les yeux, tous les jours. » Aujourd’hui, Aglaé et Sidonie se refont une santé sur ce terrain où elles vivent aux côtés d’autres rescapés, comme des poneys miniatures nains (75 cm au garrot), des chèvres, des oies… Cathy Pommier les laisse tout faire. « Elles ont besoin de se baigner, donc elles se sont creusé des piscines. C’est moche, et peu importe. C’est leur liberté de le faire, elles l’ont fait là, c’est parfait pour moi. »

L’affaire de maltraitance a été traduite en justice. Le sanctuaire animalier s’est porté partie civile, avec d’autres associations de défense animale. La vendeuse a été condamnée.

« Nous faisons des sauvetages d’animaux maltraités ou abandonnés. Dès qu’il y a un signalement, nous procédons à une vérification rigoureuse des faits qui nous sont rapportés. Puis, nous précisions notre champ d’action, dans le cadre légal. Pour intervenir chez quelqu’un, nous devons être en présence de la gendarmerie ou du maire de la commune. »

DANIÈLE SERMADIRAS (Secrétaire de l'association)


Pour ce faire, elle s’appuie sur l’aide d’associations d’envergure, comme L214 ou la Fondation Brigitte Bardot. Créatrice de Lamalpapoche, le gîte-ferme du lieu-dit « La Viguerie », Cathy Pommier est passionnée de camélidés. Lamas et alpagas trouvent ici leur compte, avec, à leurs pieds, l’arche de Noé. Pour subvenir aux besoins de l’association, elle organise des balades aux alentours avec les chameaux, sur réservation et le gîte permet lui aussi de faire connaître le site.  

Signalement. Le Sanctuaire animalier La prairie des animaux au 06.84.50.29.10. Même numéro pour la réservation des balades et des visites, qui ont lieu deux fois par semaine.https://www.lamontagne.fr/aurillac-15000/loisirs/un-sanctuaire-dans-le-cantal-pour-les-animaux-rechappes-de-maltraitance_14005688/

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Pétition ! POUR DES COSMÉTIQUES SANS CRUAUTÉ — S’ENGAGER EN FAVEUR D’UNE EUROPE SANS EXPÉRIMENTATION ANIMALE

Publié le par Ricard Bruno

Pétition ! POUR DES COSMÉTIQUES SANS CRUAUTÉ — S’ENGAGER EN FAVEUR D’UNE EUROPE SANS EXPÉRIMENTATION ANIMALE
Objectifs
Avec l’interdiction, par l’UE, d’expérimenter les produits cosmétiques sur les animaux, c’était la promesse d’une Europe dans laquelle les animaux ne souffrent plus, ni ne meurent, pour des cosmétiques. Cette promesse n’a pas été tenue. Les autorités exigent toujours des expérimentations animales pour des ingrédients utilisés dans les cosmétiques, ce qui va à l’encontre des attentes et des souhaits du public et de l’intention des législateurs.
Or, nous n’avons jamais disposé d’outils aussi puissants pour garantir la sécurité des produits cosmétiques sans expérimentation sur les animaux, ni d’occasion plus belle de révolutionner la protection humaine et environnementale. La Commission européenne doit maintenir et renforcer l’interdiction de l’expérimentation sur les animaux et favoriser la transition vers une évaluation de la sécurité des produits sans expérimentation animale.

Nous invitons la Commission européenne à prendre les mesures suivantes:

1. Garantir et renforcer l’interdiction de l’expérimentation animale pour les cosmétiques.
Engager une modification législative pour assurer la protection des consommateurs, des travailleurs et de l’environnement envers tous les ingrédients cosmétiques sans que ces derniers soient testés sur des animaux quel que soit l’objectif ou le moment.

2. Réformer la réglementation de l’UE relative aux produits chimiques.
Garantir la protection de la santé humaine et de l’environnement en gérant les produits chimiques sans ajouter de nouvelles exigences en matière d’expérimentation animale.

3. Moderniser la science dans l’UE.
S’engager en faveur d’une proposition législative établissant une feuille de route pour l’élimination progressive de toutes les expérimentations animales dans l’UE avant la fin de la législature actuelle.
 
Adresse internet de la présente initiative dans le registre de la Commission européenne
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