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justice pour les animaux

Brigitte Bardot condamnée pour injure à l'encontre du patron des chasseurs

Publié le par Ricard Bruno

Préambule de ma part.

Je soutiens et soutiendrai toujours madame Brigitte Bardot, contre vents et marées !

JAMAIS je le dis JAMAIS je ne la lâcherais, fidèle, je l'ai été, fidèle, je le suis et fidèle, je le resterais à jamais !

LA CHASSE ET LES "CHIASSEURS"....au musée !

Bruno Ricard 

«On compare parfois la cruauté de l'homme à celle des fauves, c'est faire injure à ces derniers.» «La chasse endurcit le cœur aussi bien que le corps ; elle accoutume au sang, à la cruauté.» «La chasse est le moyen le plus sûr pour supprimer les sentiments des hommes envers les créatures qui les entourent.»

Le tribunal judiciaire d'Arras a condamné mardi Brigitte Bardot à une amende de 5.000 euros pour injure à l'encontre du patron de la fédération nationale des chasseurs Willy Schraen, a-t-on appris après des avocats.

L'ancienne actrice devra également verser 1.000 euros de dommages-intérêts à Willy Schraen ainsi que 1.000 euros au titre des frais de justice. La Fédération nationale des chasseurs a en revanche été jugée irrecevable en tant que partie civile.

Le tribunal a en outre condamné Mme Bardot à supprimer dans un délai de 15 jours de l'éditorial incriminé, publié sur le site internet de sa fondation de défense des animaux, tous les passages jugés injurieux et à les remplacer par la mention du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. 

Dans ce dossier, le procureur avait requis une amende de 6.000 euros, notant la "persistance dans l'action délinquante" de la prévenue, après cinq autres condamnations pour des propos diffamatoires et discriminatoires.

L'avocat des chasseurs, Denis Delcourt-Poudenx, s'est dit mardi "très satisfait" de cette condamnation à la "vertu pédagogique", y voyant "un signal fort pour qu'on cesse d'insulter les chasseurs".

sémantique nazie odieuse et inquiétante", a-t-il pointé.

Pour l'avocat de Brigitte Bardot, François-Xavier Kelidjian, il s'agit d'"un jugement qui dit le droit, face au caractère un peu excessif des demandes de la défense". "A une époque pas si lointaine, on arrivait à échanger avec les chasseurs", a-t-il commenté, déplorant qu'aujourd'hui il n'y ait "plus de débat, plus que du clash".

Dans un éditorial d'octobre 2019, toujours accessible mardi sur le site internet de la fondation, Brigitte Bardot avait traité les chasseurs de "sous-hommes d'une abjecte lâcheté" et de "terroristes du monde animal", citant le président de leur fédération, M. Schraen, comme "exemple flagrant".

Absente le jour de l'audience, Brigitte Bardot avait reconnu dans une lettre au tribunal être l'auteure de ces propos, tenus "peut-être de manière crue", mais répondant selon elle "à une préoccupation majeure des Français". 

Source de l'article : Cliquez ICI

 

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La chasse à la glu définitivement jugée illégale !

Publié le par Ricard Bruno

La chasse à la glu définitivement jugée illégale !

Le Conseil d’État a définitivement annulé les dérogations accordées par l’État pour cette chasse, jugée « contraire au droit européen ».

Les partisans de la chasse à la glu ont perdu leur combat. Cette méthode de chasse a été définitivement jugée illégale lundi par le Conseil d'État, mettant un terme à des années de bataille entre partisans et adversaires de la chasse à la glu. Après avoir interrogé la justice européenne, qui avait estimé en mars que cette technique de piégeage cause un dommage « irrémédiable » à tous les oiseaux capturés, la plus haute juridiction administrative française a définitivement annulé les dérogations accordées par l'État pour cette chasse, jugée « contraire au droit européen ».

Cette méthode de chasse dite « traditionnelle » est pratiquée dans cinq départements du sud-est de la France (Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Vaucluse et Var). Destinée aux grives et aux merles, elle consiste à piéger des oiseaux sur des tiges enduites de colle, appelées gluaux. Les oiseaux ainsi capturés sont mis en cage et servent, en chantant, à en attirer d'autres pour les chasseurs. Mais les défenseurs de l'environnement se battent depuis des années en justice pour la faire interdire, dénonçant une méthode « cruelle » et non sélective qui conduit à la capture d'autres oiseaux que ceux visés, y compris des espèces protégées.

« Les oiseaux capturés subissent un dommage irrémédiable »

Les chasseurs assurent que les oiseaux capturés par erreur sont nettoyés et relâchés. Saisi à de nombreuses reprises pour faire annuler les décrets gouvernementaux accordant des dérogations permettant cette chasse au motif de la tradition, le Conseil d'État avait fini par se tourner vers la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), en 2019 pour savoir si elle était conforme à la directive « oiseaux » de l'UE.

En attendant cette décision, le président Emmanuel Macron, arbitrant contre les chasseurs et en faveur de sa ministre Barbara Pompili, avait annoncé fin août 2020 la suspension de la chasse à la glu, en ne reconduisant pas le quota d'environ 40 000 oiseaux pouvant être capturés dans les cinq départements concernés. La CJUE avait répondu en mars que « en dépit d'un nettoyage, les oiseaux capturés subissent un dommage irrémédiable, les gluaux étant par nature susceptibles d'endommager le plumage de tous les oiseaux capturés », rendant dès lors prévisible son interdiction par la justice administrative française. Qui a donc rendu lundi une série de décisions dans des affaires pendantes annulant la règlementation dérogatoire française.

La Conseil relève dans un communiqué que « ni le gouvernement ni la fédération de chasseurs n'ont apporté de preuves suffisantes » permettant d'affirmer que d'autres espèces ne sont pas piégées ou que « les oiseaux capturés accidentellement ne subiraient que des dommages négligeables, une fois relâchés et nettoyés ». Par ailleurs, il estime que « le seul objectif de préserver ces traditions ne suffit pas à justifier une dérogation aux interdictions de principe que pose la directive » européenne et qu'il n'a pas été démontré qu'aucune alternative ne serait possible.

Une « chasse d'un autre temps »

« Une avancée pour la biodiversité », s'est réjouie sur Twitter Barbara Pompili, dont l'entourage saluait une « clarification bienvenue » après sa décision de suspension, qui avait hérissé les chasseurs. « Enfin on tourne la page de cette chasse d'un autre temps pour entrer dans un XXIe siècle plus respectueux de l'environnement », a réagi pour l'Agence France-Presse Allain Bougrain-Dubourg, l'emblématique président de la Ligue de protection des oiseaux, une des associations plaignantes.

« Mais il reste d'autres techniques de chasse inacceptables », a-t-il ajouté. Il appelle le gouvernement à tirer les conclusions de cette première décision, alors que les ONG réclament aussi l'interdiction d'autres chasses traditionnelles, au moyen de pantes (filets) et matoles (cages tombantes), pour les alouettes, dans des départements du Sud-Ouest. Côté chasseurs, la déception se voulait combative. « Le Conseil d'État a fini par céder au lobbying de la ministre de l'Écologie et des antichasse », a regretté Éric Camoin, président de l'association nationale de défense des chasses traditionnelles à la grive.

Willy Schraen, président de Fédération nationale des chasseurs, estime de son côté que les arrêtés pourraient être repris et mieux argumentés si le gouvernement en avait la volonté, replaçant le débat sur le terrain politique. « Qu'on leur fiche la paix avec leurs traditions, ils chassent des quantités infinitésimales sans aucune incidence sur les espèces », dit-il à l'Agence France-Presse. « L'action punitive contre le monde rural continue. Mais on a bien vu que la ruralité s'est beaucoup exprimée dans cette élection, et nous reviendrons à la charge », lance-t-il au lendemain des scrutins régionaux et départementaux... et à 10 mois de la présidentielle.

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La FLAC dans le magazine Bio Contact (215.000 exemplaires)

Publié le par Ricard Bruno

La FLAC dans le magazine Bio Contact (215.000 exemplaires)

Quelles sont les principales missions et actions de la Flac ?

Avant tout, l’information, toujours et encore. Par tous les moyens : interventions dans les médias, manifestations à proximité des arènes avec des militants courageux, conférences en présence de personnalités et d’élus, et enfin, expositions anticorrida itinérantes dans des villes du sud de la France. Pour ces dernières, le rôle d’une association du Gard, No Corrida, membre de la Flac, est déterminant. Il faut savoir que la Flac est une fédération basée à Agde qui regroupe de grandes associations de protection animale. Le monde de la corrida, afin d’éluder la cruauté inouïe qui en émane, l’habille d’esthétisme et de mensonges dans tous ses aspects, en niant la souffrance infinie du taureau supplicié. Sans parler des pauvres chevaux. C’est pour toutes ces raisons que la Flac, inlassablement, tente de rétablir la triste réalité. La corrida est un cas unique au monde : seul cas où la lente agonie d’un animal est applaudie par 10 000 personnes dans les gradins, sans l’ombre d’une compassion. Comme à l’époque des jeux de Rome…

Cinq corridas et deux novilladas sont programmées pour cet été, fin juillet et début septembre. Pourtant, cette pratique est punie par le Code pénal de 30 000 € d’amende et deux ans de prison…

Les corridas sont interdites sur 90 % du territoire français sous peine de lourdes sanctions pénales. Les termes du jugement du tribunal de Béziers, le 5 mai dernier, ne souffrent d’aucune ambiguïté : « il est indéniable que les coups portés par les picadors causent d’importantes souffrances à l’animal. Il s’agit d’actes de cruauté. Le taureau ne peut que souffrir et son agonie peut être plus ou moins longue ». Ce n’est pas nous qui le disons, mais les juges… Seulement voilà, un alinéa du Code pénal, sous couvert d’exception culturelle, autorise cette barbarie dans certaines régions du sud de la France. Par conséquent, hélas, ces corridas et novilladas auront bien lieu malgré la crise sanitaire…

La corrida comme nous la connaissons aujourd’hui est née en Espagne au XVIIIe siècle, mais ses origines remonteraient à l’Empire romain. Que répondez-vous à l’argument du maintien de la tradition ?

Au sujet de l’origine de la corrida, c’est l’un des mensonges les plus invraisemblables du monde taurin. Et bien avant l’Empire romain. À l’écouter, la corrida trouverait ses sources dans la grotte de Lascaux il y a 23 000 ans. Grâce à ses fameux taureaux… Certains prétendent même que Cro-Magnon serait le premier torero. On croit rêver ! Heureusement, de grands préhistoriens que nous avons contactés ont démenti ces propos délirants. En fait, les premiers gestes tauromachiques furent exercés par des tueurs dans les abattoirs de Séville à la grande joie d’un public hilare. Désolé pour eux, si cette version véridique est bien moins prestigieuse que celle de Lascaux… En France, la première corrida officielle de type espagnol eut lieu à Bayonne en… 1854. L’argument « tradition » ne tient pas quand elle est empreinte de cruauté et de mort juste pour le divertissement. Beaucoup ont disparu pour ces mêmes raisons. Mais pas la corrida. Une honte !

L’amendement visant à interdire l’accès des corridas aux enfants en attendant l’abolition définitive a été abandonné l’an dernier. Pourquoi ?

La raison officielle du retrait de cet amendement est la suivante : il serait jugé « hors sujet » par rapport à la protection animale. Mais ce n’est que partie remise dans le cadre de la protection de l’enfance. En effet, le collectif de psychiatres et de psychologues PROTEC (Protégeons les enfants des corridas) a recueilli un nombre significatif de témoignages d’adultes ayant été traumatisés, enfants, par des images sanglantes de corrida. Parmi ces témoignages, celui de Marina Ruiz-Picasso, petite-fille du célèbre peintre aficionado et membre du comité d’honneur de la Flac. Habituer les enfants à la torture animale est peut-être l’aspect le plus révoltant de la corrida. D’autant plus, comble de l’insupportable, qu’il existe en France des écoles taurines où l’on apprend à ces mêmes enfants à torturer à l’arme blanche de jeunes animaux pour se faire la main.

De plus en plus de personnalités signent le manifeste Flac pour l’abolition de la corrida. Les lignes bougent ?

Effectivement, ce manifeste, en cette période où la corrida connaît un véritable déclin, rencontre un vrai succès. Quelques exemples de signataires pour des raisons éthiques : Simone Veil, Nicolas Hulot, Élisabeth Badinter, Yannick Jadot, Samantha Cazebonne, Cédric Villani, Wendy Bouchard, Pierre Rabhi, Corine Pelluchon, Yolaine de la Bigne, Raphaël Glucksmann, Louis Schweitzer ou Barbara Pompilli. Et a contrario, les personnalités friandes de ce « spectacle » sanguinaire n’osent plus s’afficher dans les arènes afin de ne pas ternir leur image. Les lignes bougent, en effet, et les organisateurs de corrida commencent à s’inquiéter sérieusement. La loi finira par changer. D’autant plus que selon les derniers sondages, 74 % des Français sont pour l’abolition de la corrida. Je terminerai par cet aphorisme de Théodore Monod, président d’honneur de la Flac : « La corrida est le symbole cruel de l’asservissement de la nature par l’homme ».

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Le plus grand massacre de dauphins en Europe se perpétue dans les îles Féroé (Danemark)

Publié le par Ricard Bruno

Le plus grand massacre de dauphins en Europe se perpétue dans les îles Féroé (Danemark)

Si le massacre d'animaux marins est souvent l'apanage des pays asiatiques (chasse à la baleine, massacre de dauphins au Japon, Corée du Sud, etc.), ces pratiques existent également en Europe. Outre la chasse à la baleine en Islande et en Norvège, un pays s'adonne chaque année à une pratique sanguinaire : le Grindadrap, c'est à dire le rabattage et le massacre de familles entières de dauphins-pilotes (ou globicéphales, ou encore baleines-pilotes) aux îles Féroé (Danemark)[1]. Une tradition barbare soutenue officiellement par le gouvernement danois et trop souvent passée sous silence par les médias et dirigeants européens. Ames sensibles s'abstenir...

Le grindadrap : une pratique très ancienne

On peut affirmer avec certitude que le Grindadrap existe depuis le XVIe siècle, même s'il a date probablement du IXe siècle. Cette chasse aurait été importée des Vikings qui la pratiquaient dès le Ve siècle.

De 1709 à aujourd'hui, les prises ont toutes été consignées dans un registre et tout cétacé attrapé y figure : chaque année, entre plusieurs centaines à plus d'un millier de baleines et dauphins sont capturés et tués. C'est aujourd'hui le Musée d'Histoire Naturelle des îles Féroé, à Tórshavn, qui détient ce fameux registre.

Les Féringiens[2] sont le dernier peuple du Nord à s'adonner à ce type de pêche à la baleine, alors que cette pratique était autrefois extrêmement répandue en Atlantique-Nord et même au-delà. A l'origine, le grindadrap demandait une grande coordination des pêcheurs embarqués sur des bateaux, qui devaient encercler un groupe de baleines ou de dauphins et les emmener dans une baie, où les cétacés étaient bloqués dans les eaux peu profondes. Les pêcheurs restés sur le rivage s'avançaient dans l'eau et traînaient les baleines jusqu'au bord avec des cordes et des crochets, puis les poignardaient et les égorgeaient avec de grands couteaux (des grinds) tout en leur brisant la colonne vertébrale. Des variantes consistent à harponner les baleines puis les capturer dans des filets.

Après le Grindadrap, les participants comptent le nombre de prises et évaluent la pêche. Les autorités locales distribuent équitablement et gratuitement la viande et la graisse de baleine aux résidents, qui les ramènent chez eux pour préparer la viande. Un Grindadrap bien mené pouvait nourrir le village tout entier pendant des mois et était l'occasion, pour les jeunes pêcheurs, de soit-disant prouver leur virilité.

Une tradition culturellement très ancrée

Autrefois nécessaires pour nourrir la population féringienne, les massacres de globicéphales n'ont plus de sens aujourd'hui alors que les iles Féroé affichent l'un des niveaux de vie les plus élevés d'Europe[3].
Selon l'association Sea Shepherd, les partisans de ce massacre soutiennent que sans cette consommation de viande de baleine, leur peuple n'aurait pu survivre et qu'elles sont un véritable "don" de Dieu...

En outre, on sait aujourd'hui que la viande et la graisse de ces animaux contient des polluants et des substances toxiques, dues à l'activité d'industries lourdes d'autres pays, qui se sont accumulés dans les tissus des animaux via le processus de la bioaccumulation[4]. À cause de fortes concentrations de mercure et de PCB[5] dans ses tissus, la chair des globicéphales n'est plus considérée comme comestible par le corps médical féringien lui-même depuis fin 2008. Les taux de toxicité dépassent largement les limites imposées par la législation européenne. Beaucoup d'habitants ont réduit leur consommation de viande et de graisse de baleine, suite aux publications du système hospitalier féringien, mais cette consommation n'a pas disparu complètement : elle reste une tradition culturelle.

Le Grindadrap perdure donc et est aujourd'hui le plus grand massacre de mammifères marins d'Europe : plus de 1 500 cétacés y trouvent la mort dans plus d'une vingtaine de baies.
Mais La « tradition » s'est largement modernisée : les Féringiens utilisent désormais des bateaux rapides et modernes équipés de moteurs ultra-puissants et on recours à des moyens de communication et détection imparables : téléphones portables, sonars... On est loin des barques et des signaux de fumée d'antan.

enfant dauphin mort

Les Féringiens partagés entre culture et prise de conscience

"Jákup, a grandi comme tous les Féringiens avec le grindadráp. Pour lui c'est normal, ça fait partie de leur « culture ». Son opinion est représentative de celle de la plupart des Féringiens, qui ont été historiquement sous le joug de puissances étrangères, à travers les siècles, et ont lutté pour survivre dans des conditions extérieures difficiles", indique Sasha Abdolmajid dans Ceta Journal.
De plus, Jàkup dénonce l'hypocrisie des donneurs de leçons : "Ne me dîtes pas que chasser la baleine est mauvais alors que vous vous empiffrez de hamburgers. Si vous êtes végétalien, alors je vous supporte pleinement."

Marna Olsen, une végétarienne Féringienne de 30 ans s'est engagée pour mettre fin au grindadráp, notamment à travers son blog GRINDABOÐ.FO. "Je suis persuadée que nous devrions traiter la planète le plus respectueusement possible". "Même si Olsen perçoit toujours un grand soutien à cette chasse au globicéphale, elle ressent aussi, dans ses rencontres personnelles avec les habitants, une prise de conscience de plus en plus importante de la souffrance inutile causée par ces battues.
De plus en plus de Féringiens sont d'avis que la chasse devrait stopper. Elle n'est plus nécessaire. Le problème de la pollution joue un rôle crucial." explique Ceta Journal. Paradoxe de notre époque : la pollution des milieux marins pourrait bien sauver les globicéphales dans le futur.
Olsen dénonce aussi une tradition qui ne prête guère d'attention au caractère social et affectif des cétacés : "Que pensent-ils du fait qu'à chaque battue l'ensemble du groupe de baleines est exterminé, y compris les mères enceintes et les bébés ? Que pensent-ils du fait que les baleines souffrent énormément de stress et d'anxiété lorsqu'elles sont pourchassées dans une baie, jusqu'à ce qu'elles soient bloquées, et fassent ensuite l'expérience de la manière dont les membres de leur famille sont abattus, l'un après l'autre, jusqu'à ce que leur tour vienne? Nous sommes tous familiarisés avec les images du grindadráp, mais qu'en est-il des baleines ?", rapporte Ceta Journal.

Les globicéphales, une espèce menacée

Les dangers que doit affronter le globicéphale sont nombreux : surpêche, raréfaction de leur nourriture, pollution, acidification des océans, captures accidentelles, nuisances sonores liées aux activités militaires, tests sismiques... autant de raisons qui expliquent sans doute leurs échouages réguliers. À cela s'ajoutent ces massacres traditionnels particulièrement choquants.

Dans la région des îles Féroé, la population de globicéphales est estimée à environ 31 000 (Waring et al . 2006), mais il n'existe pas d'information sur les tendances mondiales et cette chasse ne semble pas compromettre la survie de l'espèce, contrairement aux filets dérivants des chalutiers.

Il n'empêche : les baleines pilotes sont classées « strictement protégées » par la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe (Convention de Berne), parce qu'elles sont sur la liste des espèces menacées de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).
Par conséquent, en laissant le massacre se poursuivre aux Féroé, le Danemark manque à ses engagements de signataire de la Convention de Berne.

Aux îles Féroé, quelques mesures ont été prises pour limiter les prises : seules 23 plages autorisent ce type de pêche. Amener les cétacés sur une autre plage est illégal. De plus, le gouvernement a donné aux autorités civiles le pouvoir d'interdire le Grindadrap si la nourriture n'est pas nécessaire. Ailleurs en Europe, l'espèce est sérieusement protégée et des mesures sont prises pour éviter sa capture accidentelle, notamment via les filets dérivants interdits depuis 2002 dans l'Union Européenne.

Sea Shepherd, une des nombreuses organisations qui s'opposent au Grindadrap

C'est dans les années 1980 que les associations de défense des animaux ont commencé à dénoncer la persistance de cette pratique, même si "Greenpeace se retire de l’opposition en 1985 en raison des modifications apportées à la méthode d’abattage suite à la demande des ONG pour la rendre plus humaine (interdiction de certains outils remplacés par d’autres) et en reconnaissant le caractère « traditionnel » et de subsistance de la chasse" indique Géo Confluences. Sea Shepherd[6] est engagé dans la lutte contre le Grindadrap depuis 1984 et a plusieurs fois navigué jusqu'aux iles Féroé pour empêcher les massacres sur place. La fondation Brigitte Bardot s'est récemment associée à Sea Shepherd, et a cofinancé un navire moderne d'interception qui a notamment servi à dénoncer le massacre des îles Féroé.

Durant l'été 2011, Paul Watson et l'équipe de Sea Shepherd s'y étaient rendus pour aider au tournage d'un documentaire américain, intitulé « Whale Wars[7] ». Leur objectif était de recueillir des images et si possible empêcher le massacre des globicéphales. Aucun Grindadrap n'a eu lieu en leur présence, mais la pratique n'a pas cessé pour autant.

Paradoxalement, certains Féroïens "remettent en cause l’efficacité de ses actions, affirmant l’effet inverse à celui attendu par Sea Shepherd : un regain d’intérêt pour cette pratique." explique Géo Confluences. En cause : "ses actions jugées intrusives, militarisées, aliénantes et déraisonnées".

2014 : le massacre continue...

30 ans après, les bateaux féringiens poursuivaient le harcèlement de près d'une centaine de globicéphales aux îles Féroé mais l'action de Sea Sheperd portait ses fruits : 33 dauphins avaient été tués contre 1 300 l'année précédente.

Grindadrap

Si il est impossible aux bénévoles de l'association d'empêcher totalement cette boucherie soutenue par une grande partie des habitants, Paul Watson se félicite : « Le point positif est que nous avons désormais une preuve de l'implication du gouvernement danois, Sea Shepherd en avisera le Parlement Européen et demandera qu'une sanction soit prise contre le Danemark pour collaboration avec un massacre illégal de cétacés ».

Saison 2015 : les autorités danoises encouragent et protègent le massacre

Ignorants la contestation internationale, les pêcheurs ont repris leur macabre activité samedi 6 juin 2015 : environ 130 globicéphales ont été tués, ce qui en fait l'un des grind les plus sanglants depuis au moins deux ans.
"Les plages des Iles Féroé sont une fois de plus rouges du sang de centaines de globicéphales abattus." s'est indigné Alex Cornelissen, directeur général de Sea Shepherd Global au sujet de ce nouvelle boucherie illustrée par le quotidien féringien jn.fo.

Lundi 29 juin 2015, 20 à 30 globicéphales ont été massacrés par les pêcheurs danois, protégés par les autorités. En effet, le bateau "Brigitte Bardot", a été bloqué par une frégate à l'entrée de la zone où les pêcheurs ont joué de leurs énormes crochets et de leurs couteaux tranchants pour tuer les dauphins pris au piège. De plus, l'accès par voie terrestre a été interdit et la police a été "agressive" indique le Capitaine Watson.

massacre dauphins îles Feroé 201520 à 30 dauphins massacrés le 29 juin 2015
© Sea Shepherd

D'après les lois féringiennes qui régissent le grind, toute personne visitant les îles doit signaler aux autorités locales toute observation de baleines et de dauphins afin que ceux-ci puissent être abattus. Ceux qui ne respectent pas ces lois risquent d'être arrêtés et s'exposent à des poursuites. Les sanctions peuvent aller jusqu'à 25 000 couronnes d'amende, soit un peu plus de 3 000 euro, et deux ans d'emprisonnement.

250 dauphins massacrés, des défenseurs des animaux arrêtés

Jeudi 23 juillet 2015, Sea Shepherd rapporte qu'environ 250 globicéphales ont été massacrés sur les plages de Bøur et de Tórshavn. Il s'agit là de la journée la plus sanglante pour les globicéphales cette année sur l'archipel.

En outre, trois membres de Sea Shepherd (une Sud-Africaine, un Belge et un Luxembourgeois) ont été arrêtés et deux autres (une Italienne et un Français) ont été placés en garde à vue pour avoir tenté de protéger les dauphins ciblés lors de ce massacre.
"Il ne fait aucun doute pour moi que la marine danoise était présente à Bøur pour protéger ce grindadráp et que le massacre a eu lieu avec leur consentement total. Comment le Danemark, qui est soumis à des lois interdisant le massacre de cétacés (car il est membre de l'Union européenne, opposée à la chasse à la baleine), peut-il tenter de justifier sa collaboration dans ce massacre ? C'est incompréhensible", a souligné le Wyanda Lublink, capitaine du Brigitte Bardot.

Le gouvernement danois, soutenu par le mutisme des grands médias, a donc toute sa responsabilité dans la perpétration de ces massacres d'un autre âge.

Sea Shepherd dépose un recours contre le Danemark

La lutte a récemment pris une autre tournure : l'organisme de protection des fonds marins a déposé un recours devant la commission européenne pour faire interdire le massacre aux îles Féroé. En effet, Sea Shepherd accuse le Danemark de violer trois conventions[8] dont la signature l'engageait à tout mettre en œuvre pour protéger les globicéphales.

Associée à la Fondation Brigitte Bardot, Sea Shepherd a envoyé une lettre ouverte à la reine Margrethe II du Danemark, appelant le pays à faire pression sur les îles Féroé pour faire abolir « une pratique aussi cruelle qu'inutile ». En l'absence de réponse, les deux organisations ont prévu de mener une campagne internationale contre le Danemark, dont ils jugent la complicité intolérable.

La réponse officielle de la Commission européenne est tombée le 25 septembre 2017 et se résume à "circulez, y'a rien à voir" : "la Commission a rejeté l’affaire et la réponse insuffisante que nous avons reçue indique qu’elle n’a pas correctement examiné le dossier et les arguments juridiques qu’il contient", s'indigne Sea Shepherd qui ajoute : "Nous avons demandé à la Commission de nous fournir ses justifications détaillées dans un délai de 15 jours ouvrables".

2017 : plus de 1 600 cétacés massacrés

Le 25 septembre 2017, "219 autres dauphins à flancs blancs ont été tués à Skálabotnur sur l'île féroïenne d'Eysturoy, et neuf autres globicéphales noirs à Hvalba. Cela porte les statistiques de 2017 à 1 605 petits cétacés abattus lors de 23 grindadráp pratiqués jusqu’à présent cette année" indique Sea Shepherd.

2018 : le bain de sang se poursuit...

Depuis le 22 mai 2018, le rabattage et le massacre de globicéphales se poursuit. Au 11 septembre 2018, 11 chasses ont été organisées avec un triste bilan dressé par Sea Shepherd : près de 600 dauphins ont déjà été tués...Les images, insoutenables, parlent d'elles-mêmes.

Grindadrap-sang-2018

2019 : près de 700 dauphins massacrés

Mardi 27 août 2019, les équipes de Sea Sheperd ont assisté impuissantes au rabattage puis à la mise à mort de 98 dauphins globicéphales. Parmi eux de nombreux bébés et des femelles gestantes. C'est déjà le onzième massacre de l'année qui porte à 641 le nombre de dauphins tués depuis Janvier.

Le 9 septembre, 49 dauphins globicéphales ont été tués pour le 12ème Grind de l'année, portant le nombre de dauphins morts à 690...

Sea Sheperd se heurte à l'opposition autoritaire du Danemark qui mobilise ses frégates militaires contre les navires de l'association et a même commencé dès 2014 à procéder à la confiscation définitive de ses bateaux d'intervention.

"Quand on est contraint, comme je viens de le faire, d'assister impuissant au massacre de ces familles entières de dauphins, c'est finalement plus envers le Danemark qu'envers les féringiens que va mon ressentiment" - déclare Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France et en charge de l'opération GrindStop en 2014. "Les féringiens s'accrochent à une tradition obscure issue d'un autre âge mais qu'ils considèrent comme faisant partie de leur identité. Le gouvernement danois lui est bien plus cynique, ses motivations sont purement politiques". En effet, le Danemark cherche avant tout à calmer les velléités d'indépendance d'un archipel dont il convoite les importantes richesses maritimes. Face à des intérêts économiques colossaux, les dauphins ne font pas le poids.

"Tant que l'Union Européenne ne demandera pas des comptes au Danemark sur le déploiement d'une force militaire qui va à l'encontre des réglementations européennes, nous serons contraints d'assister impuissants au massacre de centaines de dauphins" s'indigne Sea Sheperd...

Les dauphins : des êtres sensibles, sociaux et intelligents

Selon Sea Shepherd et de nombreux biologistes, les globicéphales sont dotés d'une intelligence complexe, d'une conscience d'eux-mêmes et d'une grande solidarité entre membres d'une même famille : aussi l'agonie est un moment particulièrement atroce pour ces animaux. On peut d'ailleurs observer que les dauphins ne prennent pas la fuite, mais reviennent défendre les plus petits d'entre eux, pour finir tous massacrés...

2019 : un nouveau bain de sang

Fin mars, une nouvelle campagne de piégeage et de massacre de cétacés s'est mise en place. Entre 80 et 100 dauphins globicéphales ont été tués.

2021 : plus de 130 dauphins massacrés en 2 jours

Du 26 au 27 juin 2021, "deux groupes de dauphins globicéphales ont été rabattus et massacrés sur les plages de Leynar et de Hvannasund. Au total 131 dauphins sont morts", s'indique Sea Sheperd

Grindadrap-Danemark-2021

Cette tuerie est toujours perpétrée dans un cadre familial où les plus jeunes assistent au massacre...

Notes
  1. Les îles Féroé sont un archipel situé entre la mer de Norvège et l'océan Atlantique nord, à peu près à mi-chemin entre l'Écosse et l'Islande. C'est une province autonome du royaume du Danemark depuis 1948.
  2. Un des trois peuples juridiquement rattachés au Danemark, avec les danois et les groenlandais. Ils sont environ 49 000 habitants, contre 5,5 millions de danois, soit moins d'1% de la population danoise.
  3. Le PIB/habitant est estimé à 33 500 $ en 2008, contre 36 900 $ en 2011 pour la France. Source : Index Mundi.
  4. La bioaccumulation désigne la capacité de certains organismes à absorber et concentrer dans tout ou une partie de leur organisme certaines substances chimiques, éventuellement rares dans l'environnement (oligoéléments utiles ou indispensables, ou toxiques indésirables).
  5. Les PCB sont des substances extrêmement toxiques pour l'homme et pour l'environnement. Voir : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Que-sont-les-PCB-Quels-sont-leurs.html
  6. Fondée en 1977, Sea Shepherd Conservation Society est une organisation internationale à but non lucratif pour la protection de la faune et de la flore marine. Elle met en place des stratégies d'action directe pour enquêter et intervenir si nécessaire afin de combattre les activités illégales en haute mer qui détruisent les écosystèmes marins.
  7. Justiciers des mers est une série documentaire américaine qui suit Paul Watson, fondateur de la Sea Shepherd Conservation Society, et son équipage.
  8. Convention de Berne, Convention de Bonn et ASCOBANS.
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Refuge animalier l'arche de Noé de l'UTAH (USA)

Publié le par Ricard Bruno

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Canada Goose se passe de fourrure animale ! Mieux vaut tard que jamais !

Publié le par Ricard Bruno

Canada Goose se passe de fourrure animale ! Mieux vaut tard que jamais !

LASH INFO : Nous sommes ravis de partager la nouvelle que Canada Goose s'est engagé à mettre fin à la vente de fourrure d'ici 2022 ! Cette victoire est à 100 % le résultat de nombreuses années d'activisme implacable - une grande partie de celle-ci à New York à l'extérieur du magasin Canada Goose à Soho !

New York (CNN Business)Canada Goose is icing out the fur trims on its jackets.

The luxury clothier said Thursday it will stop buying fur by the end of this year and cease manufacturing fur products no later than the end of 2022.
Since the company's founding in 1957, wild coyote fur was the most-used fur trim for its parkas. Critics, including People for the Ethical Treatment of Animals, have been calling on the company for several years to stop using fur. PETA objects to how the coyotes are trapped and killed for their fur.
Canada Goose warned in its 2017 IPO filing that its reputation and sales could be hurt by protestors or animal welfare activists, who oppose the use of fur.
Thursday's announcement is part of Canada Goose's mission to become more sustainable. Earlier this year, it released it's "most sustainable parka to date" that uses 30% less carbon and requires 65% less water during production compared to its current parka. The Toronto-based company said it's committed to achieving net-zero carbon emissions by 2025.
Other companies have already committed to take real animal fur out of their inventories. In October 2019, Macy's (M) and Bloomingdale's announced that they would stop selling fur this year. Saks Fifth Avenue said in April it will stop selling animal fur products by the end of the 2022 fiscal year both online and in stores.

Le drapier de luxe a déclaré jeudi qu'il cesserait d'acheter de la fourrure d'ici la fin de cette année et cesserait de fabriquer des produits en fourrure au plus tard fin 2022.
Depuis la fondation de l'entreprise en 1957, la fourrure de coyote sauvage était la garniture de fourrure la plus utilisée pour ses parkas. Des critiques, dont People for the Ethical Treatment of Animals, demandent depuis plusieurs années à l'entreprise de cesser d'utiliser la fourrure. PETA s'oppose à la façon dont les coyotes sont piégés et tués pour leur fourrure.
Canada Goose a averti dans son dossier d'introduction en bourse de 2017 que sa réputation et ses ventes pourraient être affectées par des manifestants ou des militants du bien-être des animaux, qui s'opposent à l'utilisation de la fourrure.
L'annonce de jeudi fait partie de la mission de Canada Goose de devenir plus durable. Plus tôt cette année, il a sorti sa "parka la plus durable à ce jour" qui utilise 30% moins de carbone et nécessite 65% moins d'eau pendant la production par rapport à sa parka actuelle. La société torontoise a déclaré qu'elle s'était engagée à atteindre zéro émission nette de carbone d'ici 2025.
D'autres entreprises se sont déjà engagées à retirer de leurs stocks la vraie fourrure animale. En octobre 2019, Macy's (M) et Bloomingdale's ont annoncé qu'ils cesseraient de vendre de la fourrure cette année. Saks Fifth Avenue a annoncé en avril qu'elle cesserait de vendre des produits en fourrure animale d'ici la fin de l'exercice 2022, à la fois en ligne et dans les magasins.

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NON à l'abattage des renards du bois de Beauregard à la Celle Saint-Cloud

Publié le par Ricard Bruno

NON à l'abattage des renards du bois de Beauregard à la Celle Saint-Cloud

Une famille de renards vivants au bois de Beauregard à la Celle Saint-Cloud va être être abattue suite à la plainte d'une dizaine de riverains qui les accusent de tuer leurs animaux domestiques. Un lieutenant de louveterie a été sollicité afin de les abattre. Nous demandons l'annulation de cet abattage et qu'une solution pacifique soit trouvée. Les renards sont des animaux sauvages qui ne font qu'essayer de survivre. Prédateur de rongeurs, il évite leur prolifération. Parfois charognard, il participe à l’élimination des animaux malades et des cadavres, évitant ainsi les épidémies. Entre 600 000 et un million de renards sont déjà victimes de la chasse chaque année en France. Battues, tir de nuit, piégeage, déterrage… doit-on encore rajouter à ce massacre une famille de renards supplémentaires ? Les renards sont montrés du doigt car ils peuvent véhiculer l’échinococcose alvéolaire, zoonose transmissible aux humains et animaux domestiques. En ingérant les larves du parasite, présentes dans les viscères de rongeurs, des vers se développent dans leur intestin et ils deviennent ainsi contagieux. Mais, comme ce fut le cas durant la lutte contre la rage, les opérations d’abattage massif des renards sont inefficaces et contre-productives. Selon le document de l’OFB de 2016 : « Dans l’état actuel des connaissances, l’efficacité du contrôle des populations de renards pour diminuer les risques pour l’homme n’est pas démontrée car le territoire reste contaminé du fait de la résistance du parasite dans le milieu extérieur et de la présence de rongeurs, hôtes intermédiaires indispensables au cycle de la maladie. » Des études ont ainsi démontré l’efficacité d’antiparasitaires et de vermifuges à titre préventif ou en traitement chez les animaux sauvages comme domestiques. Ces solutions sont également efficaces en ce qui concerne la gale sarcoptique, infestation que l’on retrouve chez les animaux sauvages et les chiens. Cette maladie est transmissible aux humains mais ils n’en sont pas affectés car les parasites meurent dans leur peau. Aux noms des animaux, reconnus comme êtres doués de sensibilité dans le code civil et par la science (Déclaration de Cambridge), et de la sauvegarde de la biodiversité nous demandons à Monsieur Le Maire Olivier Delaporte de trouver une solution pacifique afin que ces renards soient épargnés. Une solution telle qu'un trappage afin de les relâcher dans un bois environnant dans lequel ils ne gêneront personne est possible. Des associations s'occupant de la faune sauvage tels que Faune Alfort ou l'ASPAS pourraient sans doute participer à ce sauvatage. Tuer, massacrer, est la solution de facilité. Non à l'abattage de la famille de renards du bois de Beauregard, oui à une solution pacifique.

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Que vont devenir les animaux de cirque ? "Où allons-nous les mettre ?" s'inquiète le directeur d'un refuge

Publié le par Ricard Bruno

L'interdiction progressive des animaux sauvages dans les cirques itinérants est une bonne nouvelle pour les défenseurs du bien-être animal. Pourtant, elle ne va pas sans poser certains problèmes. Qui va accueillir ces animaux ? Une équipe d'"Envoyé spécial" s'est rendue dans un refuge qui héberge notamment des tigres et lions en provenance de cirques.

A Saint-Martin-la-Plaine (Loire), le refuge Tonga héberge des animaux sauvages que lui remettent les autorités, comme les dix tigres qui ont été saisis dans l'Oise fin 2020. Il doit son nom à son premier pensionnaire, un hippopotame de cirque. Blessé, l'animal avait été confié en 2007 à Pierre Thivillon, propriétaire d'un zoo, qui avait alors décidé de créer un refuge. Aujourd'hui, ce dernier reçoit principalement des singes de laboratoire, et des félins provenant de cirques.

C'est le cas de Jon, un lion récupéré il y a six mois dans un état pitoyable. Muriel Arnal, présidente de l'association de protection animale One Voice, a gardé des photos de son arrivée. Elles montrent un animal hébété et décharné, les côtes saillantes, la queue tranchée et ensanglantée. "Il pesait 116 kilos à son arrivée, se rappelle Pierre Thivillon. Il en fait aujourd'hui 200."

Comment les refuges pourront-ils faire face ?

Dans le cirque où il était maltraité, Jon ne participait pas aux spectacles, mais servait à la reproduction, une pratique autorisée en France... à condition que les petits soient vendus à des personnes habilitées à s'en occuper. Mais ce n'est pas toujours le cas, explique Muriel Arnal : "Beaucoup de cirques les font se reproduire pour vendre les lionceaux et les tigreaux sous le manteau, qui finissent dans les appartements, dans les caves... Et ça, il faut que ça s'arrête !"

Alors que la présence d'animaux sauvages dans les cirques itinérants doit être progressivement interdite en France (une mesure annoncée en septembre 2020), Pierre Thivillon s'inquiète. Il estime que les refuges existants ne pourront pas les prendre tous en charge. Le sien a déjà accueilli plus de 300 animaux depuis son ouverture. Les bâtiments et les enclos ont coûté 1,5 million d'euros, et le budget de fonctionnement atteint 200 000 euros par an, le tout financé par des dons et des associations. 

Extrait de "Un cirque sans animaux ?", un reportage à voir dans "Envoyé spécial" le 10 juin 2021.

Source de l'article et vidéo : Cliquez ICI

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Nouvelle loi en faveur du bien-être animal aux Pays-Bas : vers l'interdiction de nuire au "comportement naturel" des animaux

Publié le par Ricard Bruno

Si, au cours de son évolution, l’humain a domestiqué de nombreuses autres espèces, ce n’est pas sans restreindre la liberté de ces boules de poils.

Si, au cours de son évolution, l’humain a domestiqué de nombreuses autres espèces, ce n’est pas sans restreindre la liberté de ces boules de poils.

La Belgique, et plus précisément la Wallonie avec son Code wallon du bien-être animal, figure parmi les premiers de la classe européenne en matière de respect et de défense de nos compagnons à quatre pattes. Mais les Pays-Bas pourraient bien prendre une longueur d’avance. En cause : ce pays frontalier est sur le point d’adopter un nouvel amendement à sa loi sur le bien-être animal. Il vise à empêcher les humains détenteurs d’autres espèces de nuire au "comportement naturel" ce celles-ci.

 

Votre chien n’est pas né avec une laisse et un collier autour du cou. Tout comme le lapin ou l’oiseau ne naît pas dans une cage. Si, au cours de son évolution, l’humain a domestiqué de nombreuses autres espèces, ce n’est pas sans restreindre la liberté de ces boules de poils avec lesquels nous partageons un morceau de notre vie et nouons de relations parfois intenses. Mais les autorités hollandaises semblent vouloir rendre aux animaux une vie plus proche de ce qu’elle était à l’origine.

Pour ce faire, et poussé par le "Parti pour les animaux" fort de ses 5 sièges au parlement, un amendement à la loi sur les animaux a été proposé. L’objectif ? Atténuer la souffrance encourue par les espèces soumises à l’élevage intensif dans ce pays situé au nord de la Belgique. Le texte entend interdire toute "restriction inutile des animaux dans leur comportement naturel" dès 2023.

Vers la fin de l’élevage ?

Si le texte a déjà été approuvé à la fois par la Chambre des représentants et le Sénat, ses contours restent à déterminer. En guise d’exemple, le Parti pour les animaux a estimé qu’élever des canards sans qu’ils aient accès à un point d’eau serait puni en vertu de cet amendement mais de nombreuses questions sont encore en suspend. Mais dans les grandes lignes, la règle prévoit que ce ne soit plus aux animaux de s’adapter à l’habitat de l’humain qui les détient mais à l’humain d’adapter son habitat au comportement naturel des animaux.

Carola Schouten, l’actuelle ministre néerlandaise de l’Agriculture, est actuellement en train de travailler à tracer des contours plus clairs à cette nouvelle règle qui devrait entrer en vigueur dans un peu plus de deux ans. Elle devrait présenter les résultats de ses travaux à la chambre avant la période de vacances estivales.

Les premiers ciblés par cette modification de la loi sont les éleveurs de bétail. Ils sont nombreux à craindre que cette loi signe, sur le long terme, la fin de l’élevage intensif aux Pays-Bas. Mais à plus courte échéance, ils redoutent de devoir apporter des modifications trop coûteuses à leur façon de travailler, qui mettrait en péril leur activité.

En ce sens, les élus de quatre partis ont exprimé leur inquiétude quant à l’impact sur les conditions de travail des agriculteurs. Car si la loi est prise dans son sens le plus strict, les agneaux, veaux et autres jeunes animaux ne peuvent être séparés de leur mère après la naissance, or c’est sur ce principe que repose une grande part de l’industrie laitière néerlandaise.

L’inquiétude des détenteurs d’animaux de compagnie

C’est pourtant du côté des détenteurs d’animaux domestique que le point d’interrogation est le plus présent. Beaucoup se demandent, par exemple, s’ils pourront encore promener leur chien en laisse… Rassurante, Léonie Vestering, élue animaliste qui a contribué à la soumission de l’amendement a tenu à rassurer les citoyens sur Twitter. "Bien sûr que vous pouvez ! Mais vous n’avez pas le droit de l’attacher à vie. C’est ce que prévoit la modification de la loi : mettre fin aux écuries/cages et aux interventions non respectueuses des animaux."

Cette élue a aussi précisé que les contrôles policiers ne se feraient pas plus fréquents en vertu de ce nouvel amendement. "La police des animaux ne vérifiera pas si chaque maison est équipée d’une chatière", a-t-elle tweeté. Elle rappelle toutefois sa position assurant qu’il s’agit d’une "bonne nouvelle pour les millions d’animaux du secteur de l’élevage néerlandais".

Encore floue, cette nouvelle règle en faveur des boules de poils qui partagent notre foyer – ou pas – devrait faire beaucoup parler chez nos voisins. En Belgique, les animaux sont considérés comme des "êtres sensibles", ce qui leur confère une protection juridique. Qu’en sera-t-il aux Pays-Bas ? Ce sera aux autorités du pays d’en décider, d’établir les sanctions qui seront établies en cas de manquement à la règle et dans quelle mesure le "comportement naturel" d’un animal sera bafoué.

Source de l'article : Cliquez ICI

 
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