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justice pour les animaux

Yvelines. Les derniers renards de La Celle-Saint-Cloud graciés par la justice

Publié le par Ricard Bruno

La justice a décidé de suspendre l’arrêté du préfet des Yvelines qui prévoyait l’abattage d’une famille de renards à La Celle-Saint-Cloud.

Le tribunal administratif de Versailles (Yvelines) a suspendu l’arrêté qui prévoyait l’abattage de renards, à La Celle-Saint-Cloud.

Le tribunal administratif de Versailles (Yvelines) a suspendu l’arrêté qui prévoyait l’abattage de renards, à La Celle-Saint-Cloud.

Le tribunal administratif de Versailles vient de suspendre l’arrêté du préfet des Yvelines qui demandait l’abattage d’une famille de renards à La Celle-Saint-Cloud. Ce jeudi 26 août, la justice a ordonné que la campagne de capture soit immédiatement stoppée, donnant ainsi raison à l’association pour la protection des animaux sauvages. L’Aspas était à l’origine de la procédure.

 

Ces derniers mois, ce sujet a fait couler beaucoup d’encre.

Courant mai, une habitante avait découvert qu’une famille de renards avait élu domicile dans sa propriété. Les semaines suivantes, des habitants du quartier s’étaient plaints de la mort de chats ou de poules. L’abattage avait été annoncé puis validé par arrêté du préfet des Yvelines, le 9 août dernier. Sept goupils devaient être capturés puis tués, notamment pour des raisons sanitaires ; risque de gale sarcoptique ou encore échinococcose alvéolaire.

Tout cela avait entraîné de nombreuses protestations dans les rangs des défenseurs de la cause animale. Une pétition, toujours en ligne, avait été lancée. À ce jour, elle flirte avec les 38 000 signataires.

« Irréversible »

Entre-temps, le Conseil d’État avait annulé le classement du renard dans la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts dans le département des Yvelines. Et puis, Brigitte Bardot était sorti du bois, le mercredi 18 août, indignée que dans l’Oise, un arrêté ait été publié prévoyant l’abattage de 3 000 renards d’ici le mois de mars 2022.

C’est dans ce contexte que l’Aspas, dont le siège social est situé à Strasbourg (dép. 67 – Bas-Rhin), s’est présentée au tribunal administratif de Versailles.

Face au juge des référés, l’association a fait valoir l’urgence de la situation. Urgence logique puisque tout nouvel acte serait irréversible.

« Le risque sanitaire n’est pas établi »

Dans sa plaidoirie, le porte-parole de l’association a soutenu qu’il n’était pas démontré « que la présence du renard entraînerait une pression excessive sur la petite faune sauvage […] Le risque sanitaire invoqué n’est pas établi. La gale sarcoptique est peur répandue et ne représente aucune gravité pour l’homme. L’échinococcose alvéolaire est très rare, surtout présente dans l’Est de la France et le Massif central et ne se transmet pas par contact direct avec le renard mais par l’intermédiaire des végétaux contaminés par leurs excréments. »

« Pas de dommage important »

Dans sa décision, le tribunal a estimé que « la disparition de deux chats domestiques ainsi que de poules, en nombre indéterminé, ne caractérisait pas un dommage important. »

Du point de vue sanitaire, le juge a conclu que les deux maladies visées étaient très peu fréquentes dans les Yvelines. Et que la destruction des renards « ne constituait pas un moyen efficace pour éviter leur propagation. »

Sur son site, L’Aspas a immédiatement crié victoire. « Elle celle de tout un collectif de citoyens, d’associations, de personnalités qui se sont massivement mobilisés ces dernières semaines pour sauver ces renards. »

Contactée, la préfecture des Yvelines nous a indiqué qu’elle n’interjetterait pas appel de cette décision.

Selon l’association, il resterait trois renards en vie sur les sept qui avaient élu domicile à La Celle-Saint-Cloud.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Yvelines. Le préfet autorise l’abattage de sept renards et provoque la colère des défenseurs des animaux

Publié le par Ricard Bruno

Yvelines. Le préfet autorise l’abattage de sept renards et provoque la colère des défenseurs des animaux

Sept renards sont soupçonnés d’avoir tué des chats à La Celle-Saint-Cloud (Yvelines). Après des plaintes de riverains, le préfet a pris un arrêté le 9 août dernier autorisant l’abattage des animaux, rapporte Le Parisien. Pour expliquer ce choix, la préfecture a également indiqué à nos confrères que les bêtes « peuvent participer à la transmission de la gale sarcoptique et de l’échinococcose alvéolaire ». Deux ont déjà été capturées et sont mortes.

 

Une pétition et un référé au tribunal

En juin dernier, la mairie avait annoncé sur son site Internet l’arrivée de deux piégeurs. La pétition « Non à l’abattage des renards du bois de Beauregard à La Celle Saint-Cloud » avait alors été lancée sur le site Change.org pour sauver et déplacer cette famille de renards. Selon le quotidien francilien, elle a ensuite été partagée par des associations de défense des animaux comme One Voice, La Fondation Brigitte Bardot et 30 Millions d’amis. Ce mardi 24 août, elle rassemble près de 38 000 signatures.

 

Par ailleurs, l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) a annoncé sur sa page officielle Facebook avoir déposé un référé au tribunal administratif de Versailles avec l’espoir de faire annuler l’arrêté préfectoral, complète Le Parisien.

 

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Gers : Brigitte Bardot s'oppose au retour des toros à Seissan

Publié le par Ricard Bruno

Gers : Brigitte Bardot s'oppose au retour des toros à Seissan
Gers : Brigitte Bardot s'oppose au retour des toros à Seissan

Alors qu'un rendez-vous taurin est prévu dimanche 5 septembre à Seissan, Brigitte Bardot a adressé une lettre au maire de la commune gersoise. En sa qualité de présidente d'une fondation dédiée à la protection des animaux, elle s'offusque de la tenue de ce rassemblement. La municipalité ne souhaite pas donner suite à "ces provocations".

Les arènes du Soleil d’or de Seissan donnent rendez-vous aux toros et aux aficionados le 5 septembre prochain après une année plutôt calme. Cependant, ce retour des fêtes taurines ne fait pas l’unanimité, notamment du côté des associations de protection animale.

"Je reçois aujourd’hui de nouveaux témoignages concernant l’organisation d’une corrida avec mise à mort de jeunes taureaux après qu’ils ont subi les sévices habituels infligés lors de ces jeux cruels", indique la Fondation Brigitte Bardot dans une lettre signée de son illustre présidente et destinée au maire de Seissan. "Monsieur le maire, les arènes où la torture d’un animal est montrée en spectacle se vident, et c’est tant mieux ! Aujourd’hui vous prenez le parti de la barbarie et le contresens de l’histoire… J’espère que vous démentirez de nouveau mes propos pour ne pas transformer les arènes de Seissan en abattoir."

 

Une tradition "bien ancrée"

En réalité, il s’agit d’un encuentro, et non d’une novillada formelle, avec deux novillos mis à mort sur les cinq présents. Trois d’entre eux ne seront pas mis à mort, précise-t-on du côté de l'organisation.

Le maire de Seissan, François Rivière, ne souhaite pas entrer dans la polémique et ne répond pas directement aux accusations portées par l’association. Mais il souhaite tout de même "défendre les traditions de la région".

"Depuis dix ans, on a toujours fait des spectacles taurins à Seissan", balaye le maire. D’après lui, la levée de boucliers des associations ne repose sur rien de concret. "On est en république, et de surcroît dans une région de tradition taurine, ce n’est pas interdit", affirme-t-il.

Les associations, quant à elles, mettent en avant un évènement qui "ne s’inscrit nullement dans la tradition du village". Ce à quoi François Rivière répond qu’à Seissan, "la tradition taurine est bien ancrée".

Les arènes du Soleil d’or pourraient être le théâtre d’une certaine tension le 5 septembre. Et les associations de défense des animaux d'espérer que le maire fasse machine arrière. Affaire à suivre... 

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Emirats arabes unis/Dubaï

Publié le par Ricard Bruno

Emirats arabes unis/Dubaï
Réputée pour son shopping de luxe et sa vie nocturne animée, Dubaï se classe pourtant dans la catégorie des villes où les animaux souffrent le plus : le nettoyage par trappage des animaux se trouvant dans les rues ou communautés continue.
🐶 Les animaux ne reviennent pas, ils disparaissent. Une photo d’une trappe avec le nom de la municipalité en témoigne. Le vétérinaire de la municipalité ne propose plus le service stérilisation depuis plusieurs années et les actions des associations et rescuers sont toujours réprimandées.
🐕 Les animaux sont toujours abandonnés dans le désert comme le témoigne la photo de ce pauvre chien retrouvé au milieu du désert et qui a échappé de justesse à une agonie horrible.
📧 Diffusez le plus largement possible ces informations et contactez l’ambassade pour faire part de votre révolte : ambassade.emirats@wanadoo.fr
Source : Fondation Brigitte Bardot
Emirats arabes unis/Dubaï
Emirats arabes unis/Dubaï
Emirats arabes unis/Dubaï
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Brigitte Bardot pousse un nouveau de gueule et soutient la cause des renards !

Publié le par Ricard Bruno

En un mot comme en CENT... B R A V O  Brigitte, tu ne lâche RIEN, tu es une vraie combattante de la cause animale, tu as une fondation formidable qui fait un énorme travail.

Tu as et tu le sais mon plus profond respect et mon soutien indéfectible, tu en a où il faut pas comme tout ces politicards à la mord moi le nœud qui s'en tamponne de la cause animale !

On est tous avec toi

Ton ami

Bruno  

Brigitte Bardot pousse un nouveau de gueule et soutient la cause des renards !

Ne lui demandez surtout pas de lever le pied ! Très active dans son engagement contre la maltraitance animale, Brigitte Bardot n'en finit plus de rédiger des lettres ouvertes au gouvernement. Mercredi 18 août 2021, l'ancienne actrice a récidivé une nouvelle fois en publiant un nouvel écrit dans Le Parisien.

Brigitte Bardot est de nouveau très en colère. Après son coup de gueule contre la chasse en enclos et la publication récente de son "Requiem pour les animaux" sur son compte Twitter, l'ancienne actrice s'emporte à nouveau. Cette fois, c'est un arrêté préfectoral autorisant l'abattage de 3 000 renards dans l'Oise qui l'a faite sortir de ses gonds. "Je suis suis scandalisée par votre arrêté condamnant à mort 3.000 renards. Ces animaux sont une richesse pour la biodiversité et de précieux alliés pour les agriculteurs. Nous n'avons pas de droit de vie et de mort sur les autres espèces, cet arrêté est une honte. Comment pouvez-vous encourager un tel massacre ?", s'indigne-t-elle en s'adressant à la préfète de l'Oise.

"Ce nouvel arrêté a été vécu comme une provocation"

Habituée à pousser des coups de gueule, parfois très virulents, Brigitte Bardot ne craint pas les représailles et compte bien pousser la femme politique à revenir sur sa décision. "J'ose croire que vous ne céderez pas à la pression des chasseurs et que vous déchirerez votre arrêté imbécile", a-t-elle conclu, visiblement très remontée. Épaulée par Christophe Marie, le porte-parole de sa fondation, celle qui a été le sex-symbol de toute une génération songe même à porter l'arrêté préfectoral et ses instigateurs en justice. "C'est un coup de gueule de sa part. Ce nouvel arrêté a été vécu comme une provocation chez les défenseurs des animaux. (...) On est en train de regarder sous quel angle on peut attaquer le texte", a assuré l'homme. Affaire à suivre donc...

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Une vidéo de L214 dénonce l'horreur vécue par des cochons d'élevage, un employé témoigne

Publié le par Ricard Bruno

Une vidéo de L214 dénonce l'horreur vécue par des cochons d'élevage, un employé témoigne

L'association de défense des droits des animaux L214 dévoile ce jeudi des photos et vidéos choquantes captées dans un élevage de truies de l'Yonne. Animaux frappés, dents coupées à la tenaille... On y observe de nombreux actes de maltraitance, dont témoigne à visage découvert un ancien employé de la porcherie, qui souhaite dénoncer ces pratiques.

Encore une... Dans une nouvelle vidéo dévoilée ce jeudi, L214 met en lumière l'horreur vécue par les cochons d'un élevage intensif situé dans l'Yonne. Fait rare, l'association de défense des droits des animaux a également obtenu le témoignage d'un ancien employé de la porcherie mise en cause, qui prend la parole à visage découvert pour dénoncer les conditions de vie atroces des animaux de l’établissement et les sévices qui leur sont infligés.

Dents coupées à la tenaille, porcelets frappés au sol pour les tuer, truies violentées avec des masses ou des tournevis... La vidéo et les photographies obtenues par L214 révèlent de nombreux actes de brutalité, allant jusqu'à la torture.

"Toute la journée ils l'ont frappée avec la masse"

Les images montrent notamment des truies frappées à l'aide de tournevis pour les forcer à avancer, comme l'explique l'ancien employé de l'élevage.

Ce qui m'a choqué, c'est de voir le responsable mettre des coups de tournevis, s'acharner sur les truies quand elles ne voulaient pas avancer ou alors mettre des coups de barre en ferraille sur la tête. Ça ne sert à rien du tout, il n'y a pas lieu d'avoir un tournevis (...) Après ça fait des marques aux pieds, à la tête, sur tout le corps.

Ancien employé de l'élevage dans l'Yonne

"Une fois, il y avait une truie en maternité et les couloirs sont tellement petits qu'elle était coincée", poursuit-il. "Donc il s'est acharné sur elle (...) et ça ne voulait pas avancer donc elle hurlait."

Cet homme, qui se définit comme un lanceur d'alerte, explique aussi avoir assisté à une tentative de mise à mort d'une truie. "Toute la journée ils l'ont frappée avec la masse (...) et n'ont pas réussi", assure-t-il. Lorsque l'employé a décidé d'aller voir comment se portait la truie, "mise à l'écart" pour la nuit, "elle avait des trous partout sur la tête, elle saignait de partout". Le lanceur d'alerte a pris des photos de l'animal en question pour garder une trace de l'horreur : elles sont visibles dans la vidéo de L214.

Des porcelets claqués au sol

Les coups assénés aux truies sont loin d'être les seuls sévices dont L214 révèle l'ampleur. Dans cet élevage, "ils coupent les queues, au fer, à vif", ajoute le lanceur d'alerte, vidéo à l'appui.

(Et si un porcelet ne semble pas en forme à la naissance) ils le prennent, ils le claquent par terre et des fois, ils le mettent dans un seau alors qu'il est encore vivant. On passe des heures après et on voit le seau qui bouge.

Là encore, les images dévoilées par L214 attestent de telles pratiques : on peut y voir un employé s’emparer d'un porcelet, et le frapper violemment à plusieurs reprises avant de le laisser sur le sol agonisant (voir vidéo ci-dessous).

 

"Sur les images, on peut également voir la zone d’équarrissage où sont stockés les cochons morts, de tout âge. Certains cadavres sont littéralement dévorés par les asticots. Une des bennes, d’où émergent des ossements, en est remplie", déplore également L214.

Aucun contrôle dans l'élevage, selon l'ancien employé

Les photos et les vidéos ont été captées à la porcherie SCEA des Tremblats, où vivent dans des conditions désastreuses 1 800 truies. L'établissement appartient au groupe Provent-SDPR, implanté en Savoie.

L214 souligne que de nombreux actes des employés de la porcherie contreviennent à la réglementation en vigueur. Il est en effet interdit de couper à l'aide de tenailles les dents des jeunes truies. Par ailleurs, les animaux blessés ne sont pas soignés et l'accès à l'eau des truies en maternité ne semble pas garanti, selon les informations obtenues par l'association.

L214 ajoute que des signalements ont bel et bien été effectués par l'employé qui a témoigné, mais n'ont jamais abouti. Le lanceur d'alerte dit être tombé en dépression, avant de porter plainte contre l'élevage.

Ce que je voudrais, c’est que le responsable ne travaille plus dans ce domaine-là, et qu’il ferme la porcherie complètement parce que ça continuera tout le temps.

Employé de la porcherie.

Il explique par ailleurs n'avoir jamais vu aucun contrôle de la part des services vétérinaires malgré les lourds manquements de l'élevage en matière de respect du bien-être animal.

Une plainte déposée, une pétition lancée

De son côté, L214 a annoncé porter plainte auprès du procureur d'Auxerre. Une pétition en ligne, accessible à cette adresse, a également été lancée. L'association y demande une inspection d'urgence dans cet élevage et la prise de sanctions.

"Les truies et les porcelets de cet élevage vivent déjà une vie misérable, comme dans la majorité des élevages de cochons (95 % des élevages de cochons sont de type intensif), ils sont en plus violemment maltraités sans réaction de la direction. Exigeons des sanctions pour cet élevage et une interdiction du claquage des porcelets ainsi que la coupe à vif de leur queue", a fait valoir Sébastien Arsac, directeur des enquêtes et porte-parole de L214.

Ce jeudi, la préfecture de l’Yonne indique que l’exploitant de la porcherie a été "mis en demeure" à la suite d’une inspection de l’élevage, le 1er juin, et la constatation de "non-conformités".

Ce contrôle inopiné, réalisé par les services vétérinaires de la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP), "faisait suite à un signalement déposé à la gendarmerie".

"La DDETSPP a informé l’exploitant qu’une nouvelle inspection serait menée pour vérifier la mise en conformité de son élevage", selon la préfecture, qui assure de la "pleine mobilisation" des services vétérinaires de la DDETSPP.

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Oise. Brigitte Bardot s'indigne de l'abattage de 3.000 renards dans une lettre ouverte

Publié le par Ricard Bruno

Ce mercredi, la Fondation Brigitte Bardot a adressé une lettre ouverte à la préfète de l'Oise. La présidente se dit "scandalisée" par l'arrêté prévoyant l'abattage de 3000 renards.

Brigitte Bardot se dit « scandalisée » par l’arrêté publié par la préfecture de l’Oise, dans une lettre ouverte publiée mercredi 18 août 2021. (Illustration

Brigitte Bardot se dit « scandalisée » par l’arrêté publié par la préfecture de l’Oise, dans une lettre ouverte publiée mercredi 18 août 2021. (Illustration

« Cet arrêté est une honte » lâche Brigitte Bardot. Ce mercredi 18 août 2021, la Fondation partage un courrier à l’attention de Corinne Orzechowski, lui demandant de faire marche arrière.

Une semaine plus tôt, la préfète lançait une consultation publique pour l’abattage de 3.000 renards dans le département, d’ici mars 2021. Si cette dernière avait déjà fait réagir les associations et les citoyens – qui s’expriment dans une pétition à plus de 40.000 signatures, c’est au tour de Brigitte Bardot de prendre la défense des bêtes.

 

Oise. Brigitte Bardot s'indigne de l'abattage de 3.000 renards dans une lettre ouverte

« La pression des chasseurs »

« Ces animaux sont une richesse pour la biodiversité et de précieux alliés pour les agriculteurs, écrit Brigitte Bardot, votre arrêté assassin n’est qu’une soumission au lobby de la chasse. »

Pour la préfecture, si l’abattage de ces 3.000 animaux permettrait de réguler leur population et de réduire le risque sanitaire qu’ils représentent pour l’homme et les autres espèces domestiques, la présidente de la Fondation parle d’arguments « ridicules ».

« La Terre ne connaît qu’une espèce nuisible et destructrice, c’est la nôtre ! Le renard doit être protégé et non exterminé car il assure un équilibre naturel » défend Brigitte Bardot, avant de conclure : « j’ose croire que vous ferez preuve de bon sens et que vous déchirerez votre arrêté imbécile. »

 

Une polémique estivale

Cette nouvelle prise de position ravive la polémique entre la préfecture de l’Oise et les associations de défense des animaux.

La semaine passée, alors que la préfecture lançait sa consultation publique, l’association Agir pour le vivant et les espèces sauvages (AVES) relevait qu’un premier arrêté avait été publié le 23 juillet dernier. Mais ce dernier était simplement affiché en mairie, sans consultation publique – ce qui est obligatoire. Il concernait huit secteurs de l’Oise, pour l’abattage de 1.370 animaux. Cette première version de l’arrêté a donc été retirée puis réécrite.

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Feurs : Étienne, le taurillon échappé de l'abattoir, va être recueilli par la fondation Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

S'il accède à un refuge de la fondation Bardot, Etienne pourra couler des jours heureux. Image d'illustration.

S'il accède à un refuge de la fondation Bardot, Etienne pourra couler des jours heureux. Image d'illustration.

Jeudi, il avait été retrouvé deux heures après son évasion de l'abattoir de Feurs. Le taureau ne retournera finalement pas à l'abattoir. Après la publication d'une pétition et des négociations entre les propriétaires et des animalistes, l'animal a gagné un prénom et peut-être une nouvelle vie.

Jeudi, il avait été retrouvé en deux heures, puis ramené à son propriétaire à Feurs. Finalement, la fondation Brigitte Bardot a accepté de recueillir le taurillon. Quelques heures après son escapade, une pétition avait été lancée pour sauver "cette vache courageuse," et avait recueilli plus de 18 000 signatures.

 

Dans cette histoire, l'animal a gagné un prénom : Étienne, comme dans le nom de la préfecture de la Loire. Une demande de l'élue de la mairie de Saint-Étienne en charge du bien-être animal Véronique Falzone. La fondation Brigitte Bardot, qui compte s'occuper du taurillon, a accepté.

La moitié de la somme déjà récoltée en à peine deux jours

Pour échapper définitivement à l'abattoir, Étienne va devoir être racheté. L'abattoir de Feurs en demande mille euros, c'est-à-dire le prix de la viande, sans plus-value. Une cagnotte a été mise en ligne. Ce samedi, plus de 500 euros avaient déjà été récoltés

Si les militants animalistes arrivent à réunir la somme, Étienne pourrait couler des jours heureux dans l'un des refuges de la fondation Brigitte Bardot.

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Historique ! Pantes, matoles, lacs et tenderies : les chasses traditionnelles aux petits oiseaux, c’est fini!

Publié le par Ricard Bruno

Historique ! Pantes, matoles, lacs et tenderies : les chasses traditionnelles aux petits oiseaux, c’est fini!

Une magnifique victoire pour les petits oiseaux pendus, pris dans de petites cages ou dans les filets des chasseurs ! Face au ministère de la Transition écologique et à la Fédération des chasseurs, notre avocat était seul présent au Conseil d’État le 8 juillet dernier quand le rapporteur public a prononcé ces mots : « L’annulation est inévitable ». Et de fait, la plus grande instance de justice administrative a suivi ses conclusions.

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Les oiseaux ciblés par ces chasses cruelles dans les Ardennes et le Sud-Ouest

Dans les vingt-quatre requêtes (les dix-neuf nôtres et les cinq de la Ligue de Protection des Oiseaux) déposées sur le fond, la Fédération nationale des chasseurs et le ministère de la Transition écologique, au diapason, avaient conclu au rejet de toutes nos demandes.

One Voice attaquait tous les arrêtés ministériels autorisant les chasses traditionnelles de petits oiseaux déposés depuis 2018, défendant ainsi bec et ongles le sort des alouettes des champs, des vanneaux, des pluviers dorés, des merles noirs et des grives, et ce, dans les départements des Ardennes, de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne, des Pyrénées-Atlantiques et du Tarn-et-Garonne.

Nous avions aussi fait un recours pour obtenir l’abrogation pure et simple de l’arrêté de 1989 autorisant ces modes de chasse. Implicitement, la décision du Conseil d’État en prend acte.

Depuis 2018, le Conseil d’État se refusait à épargner les oiseaux

Le Conseil d’État n’avait rien voulu entendre en 2018, en 2019 ni en 2020 lors de nos référés suspension sur les dizaines d’arrêtés annuels, déposés systématiquement contre les pantes (grands filets horizontaux qui s’abattent sur les oiseaux), matoles (petites cages tombantes) et tenderies (pendaison). La LPO avait obtenu la même réponse en demandant la suspension de l’arrêté modificatif de 2018 et les quatre en 2020 dans le Sud-Ouest.

Une victoire historique dans la lignée de celle décrochée face aux chasseurs à la glu

Cette victoire vient couronner un travail de titan accompli par notre équipe juridique. L’annonce de la sixième extinction de masse, dont les oiseaux figurent parmi les premières victimes, ne pouvait nous laisser les bras ballants. Après le combat victorieux mené contre la chasse à la glu, nos recours ayant permis que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) donne un avis sur la Directive « oiseaux » allant dans notre sens, c’est précisément grâce à cette décision que le Conseil d’État a suivi, ce vendredi 6 août 2021, la même direction pour nous donner raison sur les chasses traditionnelles des oiseaux.

Arielle Moreau, avocate de One Voice, déclare :

« La tradition n'est plus un motif suffisant pour autoriser des atteintes à la biodiversité. Il faut saluer cette prise de conscience judiciaire et espérer qu'il en sera bientôt de même pour les autres traditions générant de la souffrance animale. »
 
 

Des chiffres astronomiques, quoi qu’en disent les chasseurs

Le nombre d'individus destinés à être capturés ou mourir dans ces conditions cruelles chaque année est astronomique (voir tableaux ci-dessous), sans compter les oiseaux piégés de la même manière par erreur, puisque ces pièges ne sont pas sélectifs. La non-sélectivité était d’ailleurs l’un de nos angles d’attaque pour mettre à mal ces types de chasse devant le Conseil d’État.

Dans le Sud-Ouest, plus d’une centaine de milliers d’oiseaux périssent chaque année de cette manière

Chaque année : 38600 alouettes des champs étaient concernées en Gironde, 61600 dans les Landes, 4100 dans le Lot-et-Garonne, 2200 dans les Pyrénées-Atlantiques...

ARRÊTÉ ATTAQUÉ PÉRIODE DÉPARTEMENT ESPÈCES CONCERNÉES NOMBRE D'INDIVIDUS
Arrêté du 24.09.2018 2018-2019 Gironde alouettes des champs 38600
Arrêté du 24.09.2018 2018-2019 Landes alouettes des champs 61600
Arrêté du 24.09.2018 2018-2019 Lot-et-Garonne alouettes des champs 4100
Arrêté du 24.09.2018 2018-2019 Pyrénées-Atlantiques alouettes des champs 2200
Arrêté du 2.09.2019 2019-2020 Gironde alouettes des champs 38600
Arrêté du 2.09.2019 2019-2020 Landes alouettes des champs 61600
Arrêté du 2.09.2019 2019-2020 Lot-et-Garonne alouettes des champs 4100
Arrêté du 2.09.2019 2019-2020 Pyrénées-Atlantiques alouettes des champs 2200
Arrêté du 27.07.2020 2020-2021 Gironde alouettes des champs 38600
Arrêté du 27.07.2020 2020-2021 Landes alouettes des champs 61600
Arrêté du 27.07.2020 2020-2021 Lot-et-Garonne alouettes des champs 4100
Arrêté du 27.07.2020 2020-2021 Pyrénées-Atlantiques alouettes des champs 2200

Les Ardennes, une terre où l’on pend les oiseaux...

Dans les Ardennes, 5800 grives et merles noirs étaient « capturés » tous les ans par pendaison... En 2018, 200 vanneaux et 10 pluviers dorés pouvaient l’être aussi, jusqu’à ce que le quota soit démultiplié quelques mois plus tard, passant respectivement à 1200 et 30.

Nous en avons la nausée. Avoir laissé des dizaines de milliers d’oiseaux se faire capturer, tuer et manger année après année depuis bien plus de trente ans et décider l'annulation seulement maintenant laisse quand même un goût amer. Il fallait que cela cesse définitivement.

Être dans la dénonciation de cette horreur ne suffisait pas. Nous devions attaquer le problème à la racine, là où se trouvait le seul levier efficace tout en continuant à sensibiliser l’opinion. C’est une immense victoire pour les oiseaux, une victoire historique.

ARRÊTÉ ATTAQUÉ PÉRIODE DÉPARTEMENT ESPÈCES CONCERNÉES NOMBRE D'INDIVIDUS
Arrêté du 24.09.2018 2018-2019 Ardennes vanneaux et pluviers dorés 200 vanneaux / 10 pluviers dorés
Arrêté du 2.11.18 modifiant celui du 24.09.18 2018-2019 Ardennes vanneaux et pluviers dorés Modification des quotas de septembre 2018 : 1200 vanneaux / 30 pluviers dorés
Arrêté du 02.09.19 2019-2020 Ardennes vanneaux et pluviers dorés 1200 vanneaux / 30 pluviers dorés
Arrêté du 27.07.2020 2020-2021 Ardennes vanneaux et pluviers dorés 1200 vanneaux / 30 pluviers dorés
Arrêté du 24.09.2018 2018-2019 Ardennes grives et merles noirs 5800
Arrêté du 02.09.19 2019-2020 Ardennes grives et merles noirs 5800
Arrêté du 27.07.2020 2020-2021 Ardennes grives et merles noirs 5800

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare :

« Comment le ministère de l’Écologie peut-il année après année prendre ces arrêtés dévastateurs pour les oiseaux ? Nous sommes allés jusqu’à Luxembourg, et devant le Conseil d’État avec plus de dix référés et autant de recours au fond chaque année. Cette victoire nous donne des ailes, ce ne sont plus les chasseurs qui font la loi en France ! Nous serons à nouveau devant le Conseil d’État si besoin à la rentrée. »
 
 

Si besoin nous attaquerons à nouveau, dès la promulgation des prochains arrêtés, dont les consultations publiques sont déjà sur le site du ministère de la Transition écologique, pour les Ardennes comme pour les départements du Sud-Ouest. On peut se demander pourquoi Barbara Pompili parle, pour l'interdiction de la chasse à la glu, d'avancée pour la biodiversité, mais trouve qu'il n'y a rien à redire à ces autres modes de chasse, tout aussi cruels et mortifères. Il n’y a, contrairement à ce qui est clamé, aucune volonté politique de sauvegarder la biodiversité ni d'abolir la cruauté derrière les belles paroles.

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