Mauvaise corrida
BRUNO RICARD
L'éditorial d'Yves Thréard
Interpellé dans sa retraite américaine, Nicolas Sarkozy a immédiatement répondu. Le sujet figurera au programme du Grenelle de l'environnement. On ose espérer que cette grand-messe ne finira pas en auberge espagnole. Lutte contre le réchauffement climatique, OGM, biocarburants, énergies renouvelables, les thèmes ne manquent pas, qui semblent bien plus urgents et importants à débattre. On ne saurait trop recommander aux pouvoirs publics de ne pas céder à des vedettes en mal de publicité. La controverse ne mérite pas autant de diligence et d'attention.
On peut certes comprendre que la tauromachie ne soit pas goûtée par tout le monde ; concevoir qu'elle apparaisse cruelle ; reconnaître qu'elle soit inutile. Mais, à ce compte-là, combien d'activités ici bas devraient être proscrites, écartées du possible des hommes. Que n'interdit-on la Formule 1, mortel et juteux spectacle offert aux amoureux de vitesse ? S'indigne-t-on que la chasse soit encore autorisée ? Les passions ne sont pas toutes des vices. Quand on ne les partage pas, il suffit de s'abstenir.
La course de taureaux suscite tous les excès de langage. Elle ne renvoie pas à notre mauvais génie, à nos instincts primaires que ses détracteurs mettent en exergue. Elle n'est pas une boucherie. Ses partisans, eux, redoublent d'imagination et d'élégances littéraires pour en faire l'éloge. Sans barguigner sur l'emphase. C'est une « tragédie », disait Hemingway, qui l'élevait au rang d'un art.
Elle symbolise, en fait, l'ancestral combat entre l'homme et l'animal. Le courage du premier contre la bravoure du second. Mais avec des règles précises. Si elles sont violées, et le matador et le taureau sont déconsidérés. Des deux, on attend des exploits. La beauté du geste ; la puissance de l'audace.
La tauromachie est une tradition qui ne manque pas de majesté quand le talent des acteurs est au rendez-vous. Un usage culturel ancré dans quelques régions de la planète, de la Castille à l'Argentine, qu'il convient de respecter. Ceux qui veulent sa disparition sont bizarrement souvent les mêmes qui s'inquiètent de l'uniformisation du monde, qui luttent pour la persistance des identités. Leur croisade est aussi ridicule que la violence de leurs propos.
Souhaitons que l'Union européenne ne porte pas, un jour, l'estocade à la corrida. Et agitons vite un mouchoir blanc pour que cesse l'idiote bronca qui gronde dans le coeur de l'été.
Source : http://www.lefigaro.fr/debats/20070816.FIG000000025_mauvaise_corrida.html
motifs gouttes de cristal, prince-de-galles, en Lurex fluo, à bout carré, à plissé damier, à
barrettes ou à brides, plates ou à talons, en vernis noir, en velours métallisé et de toutes les couleurs, rose, violet, émeraude ou chocolat, les trente versions de l'automne-hiver 2007 du
fameux chausson de danse Repetto répondent au nouvel engouement pour les ballerines. De Cécilia Sarkozy à Kate Moss, les femmes en raffolent. Après s'être hissées sur des escarpins de 10 cm de
haut, elles redécouvrent le plaisir de l'extraplat. Avec son galon de gros grain à petit noeud coulissant, dessiné en 1956 pour Brigitte Bardot dans
Et Dieu créa la femme, le modèle baptisé Cendrillon reste mythique.


Cette semaine encore, le
magazine « 50mn Inside », présenté par Sandrine Quétier et Nikos Aliagas, va décrypter la vie des célébrités françaises et étrangères. Six
nouvelles enquêtes et reportages sont au sommaire du numéro diffusé samedi 30 juin à 18h55 sur TF1 :