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Brigitte Bardot : «Je vais finir par devenir communiste…»

Publié le par Ricard Bruno

A 84 ans, la star n’a rien perdu de sa verve ni de son amour des bêtes. Une passion que cette « dure à cuire » est bien décidée à vivre jusqu’au bout. Bernard D’Ormale

A 84 ans, la star n’a rien perdu de sa verve ni de son amour des bêtes. Une passion que cette « dure à cuire » est bien décidée à vivre jusqu’au bout. Bernard D’Ormale

Alors que Marseille lui rend hommage à travers une expo et qu’une nouvelle biographie vient la célébrer, Brigitte Bardot nous a reçus chez elle dimanche dernier. Pour parler de ses colères, de sa passion intacte pour sauver les animaux, de son soutien aux Gilets jaunes…

Il y a la Madrague et, à cinq minutes de voiture sur les hauteurs, la Garrigue, l’autre maison de Brigitte Bardot à Saint-Tropez, sa fermette où elle travaille chaque jour à sa fondation, entourée de ses 50 animaux, chiens, chats, brebis, chevaux, cochons… Sans parler des bêtes sauvages, comme ce petit sanglier noir qui a détalé devant notre voiture sur la petite route qui conduit à sa propriété.

On ouvre la portière, quatre chiens se jettent sur nous. Pour nous faire la fête. On franchit la porte de la maison, intimidés. BB brise la glace comme un charme. Elle nous claque la bise, s’inquiète que nous ayons seulement grignoté dans le train. « C’est pas manger, ça. Allez, prenez de la pizza avec du rosé. » A 84 ans, la star de « Et Dieu créa la femme » ne porte que du noir — « le deuil des animaux qui souffrent » — avec une élégance qui frappe.

La voix est prenante, les cigarettes s’enchaînent. On aperçoit sa réserve dans une commode : « Ne pas toucher à mes cigarettes. » On ne sait pas à qui s’adresse l’oukaze, car son mari, Bernard, avec qui elle vit depuis un quart de siècle, n’y touche pas. « Il ne fume pas, ne boit pas, ne… » pouffe-t-elle. Ces deux-là, qui vivent en vase clos, se cherchent, s’amusent. Il intervient souvent, elle le vanne. « Non, mais arrête, Bernard, il va t’interviewer après si tu veux… »

Un chien saute sur nos genoux, pendant que quatre autres se prélassent à ses pieds, elle le fait partir. On se sent bien dans cette arche de Noé. Ce dimanche 25 novembre, c’est d’ailleurs le déluge. « Brigitte est très sensible aux changements de temps, ça la déprime », glisse son ange gardien qui essuie avec humour ses rebuffades. Nous, on a trouvé la star très en forme. Ses béquilles sont à côté, elle ne s’en sert pas dans la maison. « Je m’accroche aux meubles. » Au moment de nous dire au revoir, elle nous prend dans ses bras. BB au naturel, enfantine et affectueuse, bien moins dure que les propos qu’elle tient souvent.

C’était trois jours avant sa photo en gilet jaune postée sur les réseaux sociaux. Du coup, on la rappelle. Ce mouvement de révolte semble lui donner la pêche…

oup de fil mercredi à BB après son post sur les réseaux sociaux. L’occasion de donner un nouveau coup de griffe au président Macron./Bernard D’Ormale

oup de fil mercredi à BB après son post sur les réseaux sociaux. L’occasion de donner un nouveau coup de griffe au président Macron./Bernard D’Ormale

Qu’est-ce qui vous touche dans ce mouvement ?

BRIGITTE BARDOT. Je suis avec eux. Macron n’a pas accordé la baisse des taxes prévue en janvier. Vous avez d’un côté des Ministres avec chauffeur, de l’autre, des gens qui ont trois francs six sous pour finir le mois. Je vais finir par devenir communiste… Non quand même pas (sourire). Mais Macron tue les petites gens. Ça me fait mal au cœur. Je lui souhaite… une bonne jaunisse.

Vous y allez fort…

Il se comporte comme un maître sans empathie, extrêmement lointain, supérieur, avec un côté royal. Mais seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. Pourquoi ne pas accorder une prime de Noël aux Gilets jaunes afin qu’ils puissent acheter des cadeaux pour leurs enfants…

Sur Twitter, mercredi, BB envoie un message de soutien aux Gilets jaunes. compte twitter BB

Sur Twitter, mercredi, BB envoie un message de soutien aux Gilets jaunes. compte twitter BB

Le Président vous avait reçue cet été pour parler de votre Fondation…

Il voulait connaître nos besoins urgents. Le résultat n’a pas été à la hauteur. Dès qu’on a eu le dos tourné, il a accordé des avantages scandaleux aux chasseurs. On devait se revoir en décembre, mais il a remis le rendez-vous aux calendes grecques. Ce que je demande, c’est l’abaissement de la TVA sur les médicaments vétérinaires de 20 à 5,5 %. Les soins pour tous ces gens sans argent qui ont des animaux, c’est trop cher.

Quelle impression vous a fait le Président sinon ?

Macron a un charme fou. Il devrait être acteur ce type. Il a un physique agréable, il est extraordinairement séduisant.

Et Brigitte Macron ?

Elle est arrivée au milieu de notre rendez-vous avec leur chien. Je l’ai trouvée tout à fait charmante. Ils ont beaucoup d’allure tous les deux. C’est très joli leur histoire. Mais je préfère deux mochetés qui donnent des résultats. Le gouvernement ne fait rien (elle épelle) : R.I.E.N.

Dans « Larmes de combat », un livre très personnel publié début 2018, vous écrivez : « Je n’appartiens pas à l’espèce humaine ». C’est radical. Il y a quand même des gens que vous admirez, non ?

J’admire déjà tous ceux qui n’ont pas un rond, qui sont démunis, souvent malades, et qui s’occupent des animaux avec une ferveur et un dévouement extraordinaires. Comme ces gens qui ont de toutes petites associations sans aucune subvention. J’adore ceux qui font du bien et qui ne font pas de bruit.

Du grand public aux intellectuels, beaucoup défendent maintenant la cause animale et dénoncent les mauvais traitements…

Oui, beaucoup ont pris conscience de la souffrance animale. Alors que lorsque j’ai commencé, j’étais seule, et j’ai été ridiculisée, vraiment, par tout le monde. C’était terrible, mais j’ai tenu bon.

Votre Fondation a des missions de plus en plus importantes. Vous avez évoqué le nom de Laurence Parisot, l’ancienne patronne du Medef, pour prendre votre succession…

Laurence Parisot est administratrice de ma fondation. Mais pour l’instant elle ne connaît rien réellement des animaux et elle doit faire ses preuves en tant que protectrice. C’est long. Quand j’ai commencé, j’ai mis des années avant d’avoir les arguments nécessaires pour le combat.

Mais vous la verriez à votre place le jour où vous prendrez du recul ?

C’est à elle de voir. De savoir. Je lui ai beaucoup parlé de ce que faisait la fondation et elle a été extrêmement étonnée et subjuguée par ce travail immense. Ça l’intéresse. Mais elle vient de prendre un poste de présidente d’une banque américaine en France. Ce n’est pas vraiment compatible. Elle est très prise. Je n’ai pas d’idée préconçue, je réfléchis à qui pourrait reprendre ce que j’ai bâti quand je vais disparaître.

Vous êtes fatiguée ?

Je ne serai jamais fatiguée. Je serai comme Molière. Je mourrai en faisant de la protection animale.

Vous êtes une dure à cuire…

Très dure à cuire. J’ai 84 ans, je suis en pleine forme, j’ai ma tête, mon intelligence, mes coups de gueule, ma force, ma puissance, et tout ça au service des animaux. J’ai du mal à me déplacer avec mes béquilles, mais ça ne m’arrête pas. Je ne vois jamais de médecin. Je n’en ai pas. Le mien a pris sa retraite.

 

Fiona et Filoute dans les bras de Brigitte Bardot...Photo Bernard D’Ormale

Fiona et Filoute dans les bras de Brigitte Bardot...Photo Bernard D’Ormale

Politiquement, vous en êtes où ?

Je suis écœurée par la politique. J’en ai ras le bol. Je trouvais que Mélenchon avait de bonnes idées, et il est végétarien. C’est un type formidable, un meneur, quelqu’un qui pourrait vraiment réussir, mais il en fait trop, avec les immigrés par exemple.

Vous êtes sensible à la douleur des animaux, mais la détresse des migrants ne vous touche pas ?

Non, on est bien assez nombreux. Plein de petits vieux n’ont rien à bouffer, on ferait bien de s’en occuper.

Vous vous sentez proche d’Eric Zemmour ?

Oui, je l’adore.

Mais vous l’avez lu ?

Non, je le regarde à la télé. Il a du courage. Il dit ce qu’il pense, dans ce pays de langue de bois où, dès que l’on dit quelque chose de travers, on est traîné devant les tribunaux. J’ai été condamnée cinq fois. La plupart des gens n’osent pas l’ouvrir parce que c’est mal vu. J’ai toujours dit ce que je pensais. Ce n’est pas à 84 ans que je vais arrêter.

Et la manif des femmes contre le harcèlement, le week-end dernier, ça vous a touché ?

Non je m’en fiche.

Pourtant vous écrivez avoir connu une époque où « La femme était la propriété de son mari » et vous avez contribué à libérer les femmes non ?

Oui, mais on n’a plus le droit de leur dire qu’elles sont belles, de leur mettre la main sur les fesses, on est tout de suite envoyé au tribunal comme harceleur. Je trouvais adorable quand on me disait que j’avais un joli cul. J’allais pas porter plainte pour ça. Les mecs, ils ne vont plus avoir envie de faire la cour aux filles. Evidemment, je ne parle pas des excès, de la violence.

Vous faites très attention à votre allure…

C’est pour moi. Tous les jours, je me coiffe bien, je me maquille, je m’habille du mieux que je peux, je ne veux jamais être dans le laisser-aller. C’est une espèce de discipline de dignité. Plus on vieillit, plus on doit faire attention à son allure, à son physique.

Vieillir, ça vous fait quoi ?

C’est pas rigolo. Mais ça fait partie de la nature et je suis proche de la nature. Les animaux, ils s’en foutent de me voir telle que je suis. Même pour eux, je veux être la plus jolie possible. On le leur doit, même si on est dans la boue jusqu’aux genoux.

Et votre mari (NDLR : Bernard d’Ormale)… Vous avez l’air complices, vous êtes encore dans la séduction ?

A part séduire mes cochons et mes oies… Oui, Bernard est très important, il a de l’humour. Mais c’est pour moi-même que je fais attention, pour les gens qui peuvent venir, que je peux rencontrer sur le chemin. On me remet encore beaucoup de fleurs, des lettres.

On vous propose encore un film parfois ?

Il y a huit jours, Claude Lelouch me téléphone. Il me dit Brigitte, je vous appelle parce que je voudrais vous proposer quelque chose, j’ai dit non tout de suite, sans le laisser finir sa phrase. Non ! Après on a parlé d’autre chose. Il fait un film avec Belmondo, et il voulait faire le retour de Belmondo et Brigitte Bardot ah ah ! Il ne se mouche pas du pied, lui ! Ecoutez, il n’en est même pas question.

Ce serait émouvant. Comme ce film avec Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva sur la grande vieillesse d’un couple, « Amour », qui avait reçu la Palme d’or (en 2012). Ça ne vous tente pas du tout ?

Ah non, je déteste. J’avais vu des extraits à la télé. On n’a pas besoin de montrer la vieillesse. J’ai horreur de ce genre de truc au cinéma. Montrez-moi des jolies filles avec des beaux mecs et des belles histoires d’amour qui nous font rêver. La vie n’est déjà pas rigolote, et les films non plus. C’est un cauchemar. Et tous les acteurs se ressemblent, ils ont tous ces mêmes barbes étudiées, interchangeables, on ne fait aucune différence entre l’un et l’autre. Il y a des filles mignonnes, mais on ne les rend pas belles. Moi, j’aime le beau. Ça n’intéresse plus le cinéma, la beauté. On ne filme que le quotidien.

Vous n’avez pas vu le Grand Bain ?

Sept mecs en slip de bain devant la piscine, non, quelle horreur !

Mais vous aimez quoi ?

J’ai adoré cette série, « Downton Abbey ». Elle m’a subjuguée ! L’élégance, la peinture d’un temps qui, hélas, est révolu. C’est extraordinairement joyeux et instructif, on voit la tenue, la dignité, l’élégance d’une époque. J’aime beaucoup les films anglais. J’aime bien les émissions historiques aussi, comme celles de Stéphane Bern ou de Franck Ferrand sur Radio Classique, je l’écoute le matin. J’écoute Radio Classique jour et nuit.

On ne vous imagine pas fan de Mozart ?

Et si ! Le concerto 21 au piano, le 23, la Lettre à Elise de Beethoven, Chopin bien sûr, la Callas.

Et BB qui chante Gainsbourg, vous vous réécoutez parfois ?

Je ne regarde ni mes films ni mes photos, je n’écoute pas mes chansons. (NDLR : son mari intervient pour dire qu’il écoute ses chansons, lui). Je ne me penche jamais sur le passé. Ça me rend nostalgique et triste. Seul compte le moment présent que je vis à fond.

LA « BBIOGRAPHIE »

« Brigitte Bardot : BBiographie », de Bruno Ricard/ED AKFG

« Brigitte Bardot : BBiographie », de Bruno Ricard/ED AKFG

BB s’expose et se lit. A Marseille, affiches, photos, robes font défiler sa carrière. Bruno Ricard signe une « BBiographie » : il n’y manque pas une anecdote, pas la moindre apparition cinématographique, ni même une émission de télé. Ce que l’on préfère, c’est un recueil de ses saillies : « La sexualité ? C’est comme quand on a mangé trop de chocolat. Après, on a une crise de foie. » BB n’a jamais été une potiche. Elle cause, elle envoie, elle interpelle. Et elle touche.

« Et Bardot créa le mythe », château de la Buzine à Marseille (Bouches-du-Rhône), jusqu’au 10 mars.

« Brigitte Bardot : BBiographie », de Bruno Ricard (AKFG, 293 p., 25 €).

Source de l'article : Cliquez ICI

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Salon du livre de Boulogne Billancourt...

Publié le par Ricard Bruno

Salon du livre de Boulogne Billancourt...
Salon du livre de Boulogne Billancourt...

Mise en place du salon du livre qui aura lieu cette fin de semaine, pour ma part je serais présent dimanche 02 12 2018 pour dédicacer mon livre, de 14h00 à 19h00.

Merci à mon ami Jean-Marc Philippe pour ces visuels...

Salon du livre de Boulogne Billancourt...
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Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot en couverture de "O Globo" de novembre 2018 (Brésil)

Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
Brigitte Bardot en couverture de O Globo (Brésil)
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Un magnifique cadeau d'anniversaire reçu hier...

Publié le par Ricard Bruno

Quand j'ai ouvert ce paquet je suis tombé comme on dit "sur le cul" une magnifique lampe Brigitte Bardot rêvée puis incarnée par mon amie Isabelle, passionnée par BB depuis sa plus tendre enfance ! 
Et rêveuse devant l'Eternel … 
La poupée qui ressemble comme deux gouttes d'eau à BB dans Comic Strip vient du Royaume Uni. 
Tout est pratiquement fait main ! Sauf la matière plastique et les stickers . 
Et elle à été agrémentée tout spécialement ! Pour ce rêve haut en couleurs !!!
C'est une pure merveille ! Seulement deux modèles au monde ont vu le jour ! Le sien puis le mien ! Pour notre grand Bonheur !! 
 
Bruno Ricard 
 
Un magnifique cadeau d'anniversaire reçu hier...
Un magnifique cadeau d'anniversaire reçu hier...
Un magnifique cadeau d'anniversaire reçu hier...
Un magnifique cadeau d'anniversaire reçu hier...

Aujourd'hui nouveau cadeau pour mon anniversaire, une pièce également unique de la part de Muriel S de Nice...

Une poupée Brigitte Bardot petit modèle, Brigitte est là, habillée façon Parisienne très classe...c'est un modèle que je ne connaissais pas ! elle est superbe ! 

Bruno Ricard 

Un magnifique cadeau d'anniversaire reçu hier...
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Livre Brigitte Bardot icône absolue BBiographie dans la presse

Publié le par Ricard Bruno

Livre Brigitte Bardot icône absolue BBiographie dans la presse
Livre Brigitte Bardot icône absolue BBiographie dans la presse
Livre Brigitte Bardot icône absolue BBiographie dans la presse

Article dans le BBI, Journal de BB...Boulogne Billancourt tirage 70.000 exemplaires ! n°470 de novembre 2018.

Bruno Ricard 

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Inauguration de l'exposition Brigitte Bardot le 26 09 2018 au château de la Buzine à Marseille

Publié le par Ricard Bruno

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Monstres sacrés, sacrés monstres...

Publié le par Ricard Bruno

Alain Delon et Brigitte Bardot à Mexico en 1965...

Alain Delon et Brigitte Bardot à Mexico en 1965...

Au patrimoine du cinéma français, ils sont les deux derniers monuments, ceux auxquels le public pardonne facilement les écarts de langage ou les avis radicaux à l’emporte-pièce. 

De fait, entre Alain Delon et Brigitte Bardot, un lien s’est créé et solidifié au fil des ans, car ils ont incarné la même beauté, et portent aujourd’hui sur le monde un regard critique et amer, autant qu’ils envisagent de le quitter sans regrets. 

«Alain, c'est un animal sauvage et solitaire », vient de déclarer BB à l’occasion de la publication de son «livre testamentaire», Larmes de combat (Plon), «on se comprend au moindre mot. Il est en homme ce que je suis en femme. On est les deux derniers monuments historiques du XXe siècle encore vivants! Et c'est vrai que nous incarnons le cinéma qui a fait rêver des générations. Mais c'est fini. Il n'y a pas de nouveau Delon parmi les nouveaux acteurs français. Barbus, chauves, mal fringués… On se demande où sont passés les gènes de la beauté!»… 

Sans doute l’héroïne mythique de «Et Dieu créa la femme» a-t-elle manqué sur les écrans l’apparition de Louis Garrel, Pierre Niney, Gaspard Ulliel, ou Raphaël Personnaz pour ne citer qu’eux. 

Retirée dans sa maison de Saint-Tropez, celle qui est passée du statut d’icône à celui de madone des animaux regarde avec horreur ce monde barbare et violent qui les maltraite. 

De fait, elle ne s’en cache pas ; elle juge tout à l’aune de son combat pour les animaux, ce qui est plus qu’honorable. Elle a fait sien le mot de Germaine de Staël : «plus je connais les hommes, plus j’aime mon chien». 

Brigitte Bardot, 83 ans, assume d’être devenue misanthrope. «J'ai choisi de m'installer définitivement à La Madrague (à Saint-Tropez) et d'y finir probablement mes jours», assure-t-elle. «Ma mort donnera sens à ma vie. Ma mort sacrera mon combat», insiste-t-elle, fidèle à ce qui est devenu sa dernière raison de vivre. 

«D'autant plus que je reposerai non loin de là», a-t-elle prévu. «Un endroit précis a été accepté par les autorités, loin des regards, mais près des tombes de mon petit cimetière animal. Je préfère reposer là plutôt que dans le cimetière de Saint-Tropez, où une foule de connards risquerait d'abîmer la tombe de mes parents et de mes grands-parents. Je veux qu'on leur foute la paix», confie-t-elle au Monde

Un détachement que partage Alain Delon, 82 ans, depuis la disparition de ses chers disparus – Romy Schneider, Jean-Claude Brialy, Mireille Darc. «Je n'ai absolument pas peur de la mort» explique-t-il dans une interview accordée à Valérie Trierweiler. 

«La mort est la seule chose au monde dont nous soyons sûrs. C'est une question de temps. Combien d'années me reste-t-il à vivre ? Je peux aller jusqu'à 90-92 ans. Ce n'est pas moi qui décide, c'est l'Autre, là-haut». 

Dans une ambiance quelque peu crépusculaire, il pose dans sa maison de Douchy, un domaine de 55 hectares situé dans le Loiret, où il vit reclus comme un vieux loup solitaire, et veut se faire inhumer près des 50 tombes de ses chiens, les seuls restés fidèles... 

Et la star d’avouer que sa plus grande crainte est de mourir avant son chien Loubo, un berger malinois qui vient égayer sa solitude depuis maintenant trois ans. «C'est mon chien de fin de vie, un berger belge que j'aime comme un enfant, confie-t-il. S'il devait mourir avant moi, ce que j'espère, je n'en prendrais pas d'autres. Des confidences qui n’ont pas laissé indifférent son fils aîné, Anthony Delon. 

«Je pense que la vie lui a repris ce qu’elle lui a donné. La vie lui a tout donné, la beauté, le succès. Mais quand la vie te donne tout, il faut que tu capitalises. Quand on te donne quelque chose, il faut le rendre. Aujourd’hui, il est seul, il est malheureux,… Mais bon, son malheur, il le creuse lui-même, il s’y est résigné». 

Comment être, après avoir été ? Brigitte Bardot comme Alain Delon ont sans doute médité le poème d’Alfred de Vigny, la mort du loup : «Comment on doit quitter la vie et tous ses maux, C'est vous qui le savez, sublimes animaux ! A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse, Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse».

Source de l'article : Cliquez ICI

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Interview d'Henry-Jean Servat pour le livre de Brigitte Bardot Larmes de combat

Publié le par Ricard Bruno

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Son combat pour les animaux, le harcèlement sexuel, son cancer : Brigitte Bardot nous dit tout

Publié le par Ricard Bruno

Dans sa chambre à Saint-Tropez...

Dans sa chambre à Saint-Tropez...

a star qui a renoncé à sa carrière pour lutter contre la maltraitance publie aujourd’hui « Larmes de combat », ses Mémoires de militante pour les animaux. Elle se confie en exclusivité pour Paris Match.

Paris Match. Vous êtes toujours un mythe et un phénomène social…
Brigitte Bardot. Pas du tout du tout du tout ! Je vis très simplement avec mes animaux et pour ma fondation. Loin de ce qu’on avait baptisé la “bardolâtrie”, quand les gens me poursuivaient pour des autographes. Je veux vaincre l’indifférence des gouvernements et des peuples vis-à-vis des animaux. C’est mon amour pour eux et ce combat qui, jour après jour, me donnent à mon âge cette force. Par ailleurs, je ne parle que si j’ai quelque chose à dire. On emploie trop de mots pour rien ou pour balancer des conneries. Avec les animaux, on se regarde, on communique avec les yeux. C’est le langage corporel.

omment vivez-vous, à présent, à Saint-Tropez ?
Je me réveille à La Madrague vers 9 heures, m’occupe de mes neuf chiens et six chats, puis de moi. Après, j’appelle la fondation pour un tour d’horizon. Bernard, mon compagnon et mari, me sert d’intermédiaire avec les fax et les e-mails. Je n’ai ni ordinateur ni tablette. Pas même de portable, cet instrument qui sert aussi à faire d’horribles selfies – on ne peut aller nulle part sans que quelqu’un se colle à vous ! La journée commence donc avec le courrier. Je reçois quelque 60 à 70 lettres par jour. Je réponds moi-même à celles qui sont importantes ou me touchent. A 13 heures, je vais à La Garrigue, ma ferme, retrouver mes autres animaux, une cinquantaine, parmi lesquels Candy le poney et Bonhomme l’âne, vivant en liberté en compagnie de sept cochons, huit chèvres, autant de moutons, deux boucs, une tortue, des oies, des canards, des poules et dix-sept chiens et chats. Là, je me consacre à la fondation. En trois décennies, elle a pris beaucoup d’importance. Vers 18 heures, fatiguée, je regagne La Madrague. Il faut reconnaître que je n’ai jamais eu autant de travail que maintenant, à 83 ans ! Je dîne avec Bernard, passe quelques coups de fil et me couche. Je ne vais jamais à Saint-Tropez. Non seulement pour ne pas risquer de provoquer d’émeute ou me mettre en danger, mais parce que ça n’a plus rien du petit port de pêche que j’ai connu. C’est devenu une vitrine du luxe, un lieu sans âme.

Revenons aux hommes que vous avez aimés…
Ah non ! Quand c’est fini, c’est vraiment fini. C’est comme le cinéma. Des souvenirs pénibles. Partout où je passais, j’étais traquée. J’ai encore du mal à comprendre ce qui m’est arrivé, une sorte d’enchaînement incontrôlable m’ayant rendue très méfiante à l’égard de la race humaine. Je n’ai quasiment pas gardé de relations dans ce milieu, d’autant qu’à mon âge il me reste peu d’amis de ces années-là. Mes seules attaches : un peu Delon, Belmondo, Mylène Demongeot, Robert Hossein. On se téléphone une ou deux fois par an, un lien surtout dû aux animaux, sujet qui nous rapproche.

Que pensez-vous de ces actrices dénonçant le harcèlement sexuel ?
Concernant les actrices, et pas les femmes en général, c’est, dans la grande majorité des cas, hypocrite, ridicule, sans intérêt. Cela prend la place de thèmes importants qui pourraient être discutés. Moi, je n’ai jamais été victime d’un harcèlement sexuel. Et je trouvais charmant qu’on me dise que j’étais belle ou que j’avais un joli petit cul. Ce genre de compliment est agréable. Or il y a beaucoup d’actrices qui font les allumeuses avec les producteurs afin de décrocher un rôle. Ensuite, pour qu’on parle d’elles, elles viennent raconter qu’elles ont été harcelées… En réalité, plutôt que de leur profiter, cela leur nuit.

Avez-vous peur de la mort ?
La maladie, la souffrance, la mort, c’est grave et pas trop rigolo, n’est-ce pas ? Comment prétendre le contraire ? Mais puisque c’est inéluctable, il faut essayer de l’apprivoiser. Quand j’ai eu un cancer du sein, ça a été très difficile. J’étais toute seule et j’avais décidé de faire uniquement de la radiothérapie, et pas cette épouvantable chimio, pour ne pas perdre mes cheveux. Elle détruit le mal mais aussi le bien et on en sort anéanti. Je vois des gens qui, après cette épreuve, sont des loques. Jamais je ne voudrais passer par là. Cette maladie m’a obligée à me retrouver face à moi-même. Et maintenant, si j’aime bien parfois la solitude, je ne peux néanmoins vivre seule.

Surmonter ce cancer a été votre plus belle victoire ?
Je n’ai pas paniqué, pensant que je vaincrais, que je n’allais pas mourir. C’est resté secret jusqu’au jour où le mal a été derrière moi. Cela fait une bonne trentaine d’années, maintenant. Mais ma plus belle victoire est celle que je n’ai pas encore obtenue pour les animaux.

(...)

Vous priez ?
Absolument. Je ne crois pas aux messes, aux prêtres, à toute la hiérarchie de l’Eglise catholique, mais je m’adresse directement à la Sainte Vierge. Je l’appelle “ma petite Vierge”.

Et le Pape ?
Celui que j’aimais, c’était Jean-Paul II. Le jour de 1996 où j’étais venue à l’audience générale du mercredi, il a pris mes mains et, quand il m’a fixée droit dans les yeux avec ce regard bleu extraordinaire, j’ai alors ressenti une très forte émotion. Il émanait de lui une incroyable profondeur, une grande sérénité. Il ne se mettait pas sur un piédestal. Le seul problème est que, dans la salle des audiences, de pieux Mexicains m’ont reconnue – j’avais naguère tourné “Viva Maria !” dans leur pays. Alors, une clameur persistante de “Viva Brigitte ! Viva Brigitte !” s’est emparée des lieux…

Si vous deviez vous réincarner en un animal ?
Ce serait en mustang, ce grand cheval sauvage et libre de l’Ouest américain. Néanmoins je ne suis pas mécontente de l’existence que j’ai menée. Un jour, quand on évoquera mon nom, j’aimerais que l’on dise : “C’était la fée des animaux.”http://www.parismatch.com/People/Son-combat-pour-les-animaux-le-harcelement-sexuel-son-cancer-Brigitte-Bardot-nous-dit-tout-1440152

«Larmes de combat» de Brigitte Bardot et Anne-Cécile Huprelle, éd. Plon, sortie le 25 janvier. Les droits d'auteur seront reversés à la Fondation Brigitte Bardot.

«Larmes de combat» de Brigitte Bardot et Anne-Cécile Huprelle, éd. Plon, sortie le 25 janvier. Les droits d'auteur seront reversés à la Fondation Brigitte Bardot.

Retrouvez l'intégralité de l'interview fleuve de Brigitte Bardot dans le numéro 3584 de Paris Match en vente dès jeudi dans les kiosques.

Source de l'article : Cliquez ICI

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