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Mon BBcédaire
Il en faut ! Le raisonnable tue et emmerde ! Vive la Folie, l’exubérance ! Sortir des sentiers battus ! Aimer à la folie, vivre follement, hors du troupeau.
Brigitte
Brigitte Bardot se lit sur la plage cet été: deux livres à découvrir sur "la reine des contradictions" et "un modèle sociétal"
Bardot & co pris dans les filets d’Almería !
Mais que diantre sont-ils tous venus faire dans cette station balnéaire de la Costa del Sol ? En 1968, Almería est envahie par huit films tournés simultanément, au point de voir la province se proclamer " Capitale mondiale du cinéma " devant Hollywood ! C’est cette période que relate Philippe Lombard, journaliste spécialisé dans le 7e art, dans un ouvrage aussi caniculaire que notre été, pour toutes ces stars en plateau dans le désert andalou.
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La Baule Inside "Brigitte Bardot" : Pour le commander
Plongez dans le 3e numéro de La Baule Inside, un concentré exceptionnel de 84 pages (contre 68 auparavant) dédié à celles et ceux qui font battre le cœur de la presqu’île ! Dans cette édition enrichie, découvrez l’univers Bardot comme jamais, avec des photos exclusives, des rencontres inédites et l’intervention des intimes de la star, une interview du skipper Benjamin Dutreux (dernier Vendée Globe), un retour en images sur le festival Les Voiles de l’Humour avec Jeanfi Janssens et Kevin Levy. Côté nouveautés, cap sur les lieux qui créent l’événement : le Ciro’s repensé, l’esprit estival du Bikini, et bien d’autres pépites à découvrir. Sans oublier la mise en lumière du studio photo Lacy Studio à Pornichet, avec Lola Winter en couverture, ainsi qu’un dossier spécial quartier Lajarrige, avec quatre commerçants emblématiques à l’honneur. De nombreux reportages et interviews exclusives complètent ce numéro collector, en vente dès maintenant et chez vous avant tout le monde, avec une livraison à domicile prévue aux alentours du 6 juin.
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« Brigitte Bardot : un tsunami esthétique »
« J’avais choisi de commencer mon essai sur la Nouvelle Vague avec Bardot, alors qu’elle n’y est généralement pas associée ».
Monsieur le directeur du « Département ARTS » de l’Ecole Nationale Supérieure de la rue d’Ulm s’amuse de son parti pris iconoclaste, en sirotant une boisson couleur menthe à l’eau. Nous sommes au Rostand, face au Jardin du Luxembourg. Pour un nouvel essai consacré entièrement à BB.
Et Dieu créa la femme… de Roger Vadim sort en 1956. Du jour au lendemain, Brigitte Bardot devient celle par qui le scandale arrive ; jusqu’en 1973, date de son dernier film. « Tsunami esthétique, social, intime », clame de Baecque.
Bardot n’entre pas dans les critères de la Nouvelle Vague. Mais Truffaut s’enthousiasme pour le film de Vadim et sa vedette « qui n’imitent pas la vie » à l’écran. Godard voit BB comme une « étrange plante » qui vit sa vie indépendamment de ceux qui l’entourent, sans même rechercher les passions qu’elles suscitent. Le Mépris (1963) sera son écrin. Clouzeau en avait presque fait une actrice en 1960 avec La Vérité, film de procès à suspense.
La critique établie la traite d’abord de prostituée pour sa « bestialité sauvage » depuis le film de Vadim, puis Bardot sera analysée de manière plus subtile par les femmes écrivains. Duras, dans un texte de 1958 pour France Observateur voit en BB un « cataclysme menaçant le monde des foyers par sa beauté féminine archaïque et sexuelle ». Sagan la décrit en « féline indomptable », et d’ajouter : « Bardot prit les droits naturels de sa beauté, de sa nature, et refusa les faux devoirs avec une belle énergie de guéparde ».
Simone de Beauvoir approfondit l’étude de ce « corps-concept », qui ne « demande rien, pas plus consciente de ses droits que de ses devoirs. Le désir et le plaisir lui semblent plus convaincants que les préceptes et les conventions. »
« Bardot fait passer d’un érotisme à un autre, celui des stars américaines type Marylin à celui de BB, ingénue et décomplexée », souligne de Baecque. « On passe d’une érotomanie sophistiquée et suggérée à un érotisme beaucoup plus directement sexuel. Il y a subversion des rôles, avec une femme très active car c’est elle qui choisit ». Bardot annonce Mai 1968.
La « vamp » croqueuse d’hommes induit la notion de culpabilité et de destin tragique, ce que n’est pas BB, qui consomme librement les hommes. « Elle n’est coupable de rien ; c’est une pécheresse sans faute. BB est une séductrice sans fatum », explique de Baecque.
Malgré les paparazzi et les drames, elle vivra comme elle l’entend « grâce à ses maisons-refuges, son monde de l’enfance reconstitué, ses amis, sa passion pour les animaux » finit de me dire de Baecque.
Les révolutions sociales paraissent plus évidentes quand elles sont guidées par une absolue liberté.
Bardot, d’Antoine de Baecque, Editions Les Pérégrines, 176 p., 16€
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