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tout ou presque sur brigitte

Depuis dix ans, Tonga terre d’accueil recueille les animaux en souffrance

Publié le par Ricard Bruno

De nombreux animaux ont transité par l’association créée en 2008, avant d’être placés au sein de l’espace zoologique de Saint-Martin-la-Plaine (Loire) ou dans d’autres zoos européens.

Avec l’association Tonga, Jean-Christophe Gérard secourt les animaux sauvages en péril. Photo Françoise LIOGIER Avec l'association Tonga, Jean-Christophe Gérard secourt les animaux sauvages en péril.  Photo Francoise LIOGIER

Avec l’association Tonga, Jean-Christophe Gérard secourt les animaux sauvages en péril. Photo Françoise LIOGIER Avec l'association Tonga, Jean-Christophe Gérard secourt les animaux sauvages en péril. Photo Francoise LIOGIER

L’histoire de Tonga terre d’accueil débute en 2007 avec l’arrivée au parc zoologique de l’hippopotame Tonga saisi à un cirque par les autorités. L’animal, mal soigné, est confié au parc qui accepte de s’en occuper à titre provisoire en attendant de lui trouver un lieu d’accueil adéquat. Quelques mois plus tard, la fondation Brigitte Bardot réunit les fonds nécessaires pour envoyer l’animal dans une réserve en Afrique du Sud.

L’histoire aurait pu s’arrêter là. C’était sans compter sur la volonté du zoo de créer une association venant en aide aux animaux sauvages en détresse sur le territoire français et au-delà. Tonga fête cette année son dixième anniversaire. Dix ans durant lesquels 353  animaux ont transité par l’association, puis ont été placés au sein du zoo ou dans d’autres parcs européens. La majorité d’entre eux ont été saisis en France. « Nombreux sont les magots que des particuliers ont ramenés d’Afrique du Nord durant les vacances », souligne Jean-Christophe Gérard, vétérinaire du parc zoologique et vice-président de l’association.

70 animaux hébergés dans le parc

D’autres, plus particulièrement les hyènes et les fauves, ont été saisis hors d’Europe, principalement au Liban comme les trois jeunes tigres de Sibérie, venus d’Ukraine et interceptés au Liban en juillet 2017. Devenus de beaux gaillards, ils sont désormais installés dans l’enceinte du parc. dAutres sont toujours à Tonga où ils ont trouvé refuge sur les hauteurs du parc dans les installations prévues, et sont préservés pour un temps du regard des visiteurs.

« Chaque nouvel arrivant à Tonga est d’abord placé en quarantaine. Les animaux sont ensuite installés dans notre parc en fonction des places disponibles, ou transférés vers d’autres espaces zoologiques », précise Jean-Christophe Gérard. Il reste 70 animaux répartis dans les espaces de l’association qui fonctionne par le biais des adhésions de ses 450 adhérents et des aides d’associations de défense animale. Dix ans également pour avoir aujourd’hui pignon sur rue. « Les parcs commencent à faire appel à nous pour trouver des animaux, ce qui n’était pas forcément le cas il y a deux ou trois ans. »

Source de l'article : Cliquez ICI

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La Wallonie interdit l’abattage des animaux sans étourdissement !

Publié le par Ricard Bruno

Alors qu’en France, l’Assemblée Nationale s’illustre tristement en rejetant l’amendement portant sur l’installation de caméras de surveillance dans les abattoirs de France, la Belgique, elle, prend position. Désormais, l’abattage sans étourdissement préalable est rigoureusement interdit en région de Wallonie.

 

Et si nous prenions un peu exemple sur nos voisins belges ? La région Wallonne vient en effet de voter, en cette fin de mois de mai 2018, l’entrée en vigueur d’une loi interdisant tout abattage d’animaux d’élevage sans étourdissement préalable.

Exemplarité 

Cette législation entrera en vigueur dès le 1er juin 2018. Pourtant, l’adoption de cette loi n’était pas gagnée d’avance. En effet, le débat a divisé la région Wallonie durant de nombreuses semaines entre pro et anti étourdissement obligatoire.

D’un côté, on trouvait les défenseurs de la cause animale qui avançaient les arguments de la cruauté et de la souffrance pour rendre obligatoire l’étourdissement des bêtes avant la mise à mort.

De l’autre, on trouvait de nombreux représentants Juifs et Musulmans qui défendaient farouchement l’abattage rituel (c’est à dire une saignée sans étourdissement) dans un souci de protection de leurs cultes.

Priorité aux animaux 

Au bout du compte, le parlement Wallon a donné raison à la défense des animaux et a donc adopté le texte de loi proposé par les députés belges Josy Arens et Christine Defraigne.

Désormais, il sera interdit de mettre à mort des animaux sans les avoir étourdis au préalable. Le décret, néanmoins, accorde une dérogation pour les seuls abattages rituels jusqu’à la fin du mois de septembre 2019.

Cette loi nouvellement passée chez nos voisins belges devrait donner à réfléchir, à une époque où l’Assemblée Nationale a décidé de rejeter l’amendement proposé par le député Olivier Falorni rendant obligatoire l’installation de caméras de surveillance dans les abattoirs de l’Hexagone…

Agathe Perreault

Lire aussi : L'Assemblée Nationale rejette l'installation de caméras dans les abattoirs

Voir aussi : Rémi Gaillard et Brigitte Bardot s'engagent contre les abattoirs dans une vidéo choc

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Les quatre daims du Nord Ardèche ont-ils été tués?

Publié le par Ricard Bruno

L'arrêté "de destruction" signé il y a trois mois par le préfet de l'Ardèche pour abattre ces daims est arrivé à son terme dimanche 27 mai. Une question persiste: ces bêtes sont-elles toujours vivantes ou non?

Quatre daims ont été repérés en divagation dans le Nord Ardèche il y a quelques mois. Ont-ils été abattus, comme le prévoyait l'arrêté préfectoral? (image d'illustration)

Quatre daims ont été repérés en divagation dans le Nord Ardèche il y a quelques mois. Ont-ils été abattus, comme le prévoyait l'arrêté préfectoral? (image d'illustration)

L'arrêté pris par le préfet de l'Ardèche pour abattre quatre daims dans le Nord du département courait jusqu'à dimanche dernier (le 27 mai). Ces animaux se sont échappés de leur enclos et errent depuis dans le secteur de Preaux, entre Saint-Félicien et Annonay. Ils ont été repérés en liberté par des chasseurs, il y a quelques mois. 

Les daims menacent les cultures

Les autorités redoutent que l'espèce devienne envahissante et qu'elle compromette notamment la sécurité des cultures. Un arrêté préfectoral a donc été signé le 27 février dernier, pour les "détruire" avant le 27 mai. Après la date butoir, difficile pourtant d'y voir clair.

La préfecture de l'Ardèche refuse de communiquer

C'est le flou le plus total! La préfecture de l'Ardèche, contactée, ne fait plus qu'une seule et même réponse, peu importe la question, sur le sujet: "Nous ne communiquons plus sur ce dossier". 

L'arrêté pris fin février donnait 3 mois à deux lieutenants de louveterie pour abattre les daims, jusqu'à dimanche 27 donc. Les animaux ont-ils été tués? Sont-ils toujours vivants? Si oui, un nouvel arrêté de "destruction" va-t-il être pris? Vous l'avez compris: pas de réponse. 

Mi-mai, l'association Ardèche Drôme Défense Animale a relancé une pétition pour sauver les daims du Nord Ardèche. Elle avoisine les 5.500 signatures.
One Voice, elle, avait fait un recours devant le Tribunal administratif de Lyon mi-mars, d'autant qu'une autre structure basée dans les Ardennes proposait d'accueillir les daims. Mais sa demande a été rejetée. One Voice s'est pourvue en cassation et attend toujours que la justice statue. 

La fondation Brigitte Bardot, elle n'attend plus rien. B.B. en personne avait écrit au préfet fin mars pour lui demander de gracier les daims et proposait de les récupérer. Un courrier resté lettre morte.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Brigitte Bardot à Emmanuel Macron "une épouvantable lâcheté"...

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot dans une lettre cinglante à Emmanuel Macron sur les caméras dans les abattoirs: "une épouvantable lâcheté"
Brigitte Bardot à Emmanuel Macron "une épouvantable lâcheté"...
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Valenton : les chevaux laissés à l’abandon sauvés par la fondation Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Tous les jours, des habitants venaient nourrir ces chevaux laissés au stade de la Fontaine-Saint-Martin à Valenton. Une procédure pour occupation illicite de terrain avait été lancée par la ville contre les propriétaires.

Tous les jours, des habitants venaient nourrir ces chevaux laissés au stade de la Fontaine-Saint-Martin à Valenton. Une procédure pour occupation illicite de terrain avait été lancée par la ville contre les propriétaires.

Les équidés ont intégré une de ses structures.

Leur sort préoccupait beaucoup certains riverains. Au point qu’ils venaient eux-mêmes les nourrir. Depuis cet été, cinq chevaux étaient parqués sur le stade de la Fontaine-Saint-Martin. Deux poneys erraient sur deux autres terrains à Valenton, laissés à leur sort par un propriétaire privé négligent.

Pour leur venir en aide, certaines âmes charitables ont tapé aux portes de nombreuses associations. En novembre 2017, l’association Stéphane Lamart avait déposé plainte pour acte de cruauté.

Mais en fin de semaine dernière, c’est la Fondation Brigitte Bardot (FBB) qui a annoncé avoir récupéré les chevaux. « Ils sont maintenant à l’abri dans nos structures », a indiqué la FBB.

Depuis 2005, l’association a récupéré 117 équidés lors de saisies judiciaires, soit plus d’un tiers des chevaux qu’elle a en charge.

 

Source de l'article : Cliquez ICI

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BRIGITTE BARDOT PLEURE POUR LES ANIMAUX… ET ON N’AIME PAS VOIR PLEURER BB !

Publié le par Ricard Bruno

BRIGITTE BARDOT PLEURE POUR LES ANIMAUX… ET ON N’AIME PAS VOIR PLEURER BB !

Le modèle industriel, dans ce domaine, est à questionner sérieusement.

Alors que le projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation est en cours d’examen à l’Assemblée nationale depuis mardi 22 mai, des personnalités comme Sophie Marceau se sont manifestées publiquement pour sensibiliser les consommateurs face aux conditions d’élevage ou d’abattage des animaux, révélées par des vidéos clandestines, diffusées notamment par L214, une association « tournée vers les animaux utilisés dans la production alimentaire (viande, lait, œufs, poisson), et révélant leurs conditions d’élevage, de transport, de pêche et d’abattage »(L214.com).

Accompagnée de l’humoriste Rémi Gaillard, Brigitte Bardot – qui mène un légitime combat autour de la condition animale depuis plusieurs décennies – s’est aussi exprimée dans une courte vidéo, accompagnée « de nouvelles images [qui auraient été] réalisées […] dans l’abattoir municipal d’Alès. Les scènes, insoutenables, ont été tournées par un lanceur d’alerte en février 2018 » (Paris Match).

Les larmes aux yeux, celle que l’on réduit trop souvent à une icône de la libération sexuelle – par ignorance, peut-être, de sa filmographie et sa vie en général –, a ainsi lancé : « Dites-vous que vous mangez la souffrance, la douleur, l’épouvante, la torture. »

Bien entendu, ces sortes de déclarations sont accueillies fraîchement par la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles). Sa présidente, Christiane Lambert, a ainsi parlé, sur Europe 1, de « militantisme radicalisé ». Elle est en cela fidèle au modèle productiviste de la FNSEA, qui a prouvé ses limites si l’on se réfère à la situation dramatique des éleveurs et agriculteurs.

Certes, on trouve des extrémistes parmi les défenseurs de la cause animale, mais il serait malhonnête de nier l’évidence : nous traitons fort mal les espèces que nous consommons. Et cela ne concerne pas exclusivement, comme on voudrait le faire croire parfois, l’abattage rituel halal. Cela dit en dehors des considérations sanitaires, qui sont un autre sujet.

Rappelons que dans l’article R214-65 du Code rural et de la pêche maritime, il est stipulé que « toutes les précautions doivent être prises en vue d’épargner aux animaux toute excitation, douleur ou souffrance évitables pendant les opérations de déchargement, d’acheminement, d’hébergement, d’immobilisation, d’étourdissement, d’abattage ou de mise à mort » (Légifrance).

En oubliant d’emblée les divagations du véganisme – qui rejette tout produit issu de l’exploitation animale, même le miel –, et rappelant que l’homme est un omnivore, des méthodes d’abattage sans cruauté existent pourtant. Cependant, la question de la souffrance animale doit être réglée collégialement et sans cette inflexibilité prônée par les uns ou les autres. Toutefois, le modèle industriel, dans ce domaine, est à questionner sérieusement. Un modèle dont s’écartent des petits éleveurs avec les abattoirs mobiles se déplaçant à la ferme, ce qui est bien moins stressant pour les animaux.

Quoi qu’il en soit, on n’aime pas voir BB pleurer !

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BRIGITTE BARDOT LE BLOG FÊTE SES 11 ANS !

Publié le par Ricard Bruno

BRIGITTE BARDOT LE BLOG FÊTE SES 11 ANS !

Le Blog Brigitte Bardot, fête aujourd’hui ses 11 ans d’existence,  vous avez pu découvrir mes coups de gueule, mes coups de cœur, et bien sûr et surtout ma passion pour cette femme d’exception et UNIQUE que Dieu a créé un soir ayant eu, une révélation,Brigitte Bardot

Femme avec un très grand F, une femme par excellence qui défend ses convictions « bec et ongle », elle ne lâche RIEN ! Si parfois elle plie, je vous rassure JAMAIS elle ne rompt un peu comme un roseau…

Brigitte son combat  pour les animaux, c’est le combat de sa vie ! car « « Toutes Les Bêtes Sont à Aimer », il faut continuer à faire changer les mentalités vis-à-vis des animaux « Ça Pourrait Changer » beaucoup de choses,  « Je Reviendrai Toujours Vers Toi » Brigitte,  « Je me donne à qui me plait », même si cela ne plait pas à tout le monde « Jamais trois sans quatre » comme on dit…mais « 

« Moi Je Joue » la partition d’une vie consacrée aux animaux…Brigitte joue cette partition à merveille, …Brigitte Bardot n’est pas « La Fille De Paille» que l’on croit, chez elle à «La Madrague »  elle n’est pas « nue au soleil », elle aime certes la tranquillité chez elle entouré de ses compagnons à poils et à plumes,  chaque combat pour l’amélioration de la condition animale est un combat de chaque instant, elle ne vas pas à reculons ni même en « Harley Davidson », elle ne prend pas non plus « les omnibus », elle aurait pu  dire « Tu Veux, Tu Veux Pas »,  « On Déménage ».

Ce n’est pas « un Jour  comme un autre » que de fêter les 11 ans de ce blog, c’est un jour de fête, allez « Je Danse Donc Je Suis »,  «Ay Que Viva La Sangria », avec modération, il faut savoir apprécier à sa juste valeur ce breuvage… «Maria Ninguém » est de mon avis,   elle me dit souvent   « Ne me laisse pas l'aimer," mais si il faut aimer et admirer BB, même « Sidonie » est de mon avis…prend « contact » avec elle, elle te dira la même chose que moi, allez levons nos verres, à celle que le monde entier connait pour son engagement sans faille pour nos amis les animaux, à la votre mes amis !

Bruno Ricard

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«Moi, Amir Khalil : vétérinaire de guerre»

Publié le par Ricard Bruno

auvé, à 4 mois, d'une vente sur Facebook en Jordanie, Yerga est opéré d'une canine fêlée par Frank Goeritz, un chirurgien venu exprès de Berlin. En tirant sous sa paupière, Amir Khalil vérifie l'état de somnolence du fauve.

auvé, à 4 mois, d'une vente sur Facebook en Jordanie, Yerga est opéré d'une canine fêlée par Frank Goeritz, un chirurgien venu exprès de Berlin. En tirant sous sa paupière, Amir Khalil vérifie l'état de somnolence du fauve.

REPORTAGE - Défenseur depuis l'enfance de la cause animale, ce vétérinaire austro-égyptien sauve aujourd'hui, au péril de sa vie, les animaux victimes de la folie des hommes, jusqu'au cœur des pires conflits de la planète.

De nos envoyés spéciaux

Jamais il n'aurait imaginé semblable destin. Fils d'une famille égyptienne copte conservatrice et pieuse, habitant l'oasis d'al-Fayoum, à 100 kilomètres du Caire, Amir Khalil avait sa voie toute tracée: école le matin, football l'après-midi avec les copains, une fois les devoirs terminés, et l'église le dimanche. Puis, comme il l'avait promis à ses parents, il deviendrait moine si Dieu lui envoyait un signe. Dieu ne se signalera pas.

C'est Daktari, une série américaine qu'il a pu suivre à la télévision égyptienne, inspiré de la vie du vétérinaire Antonie Marinus Harthoorn, en Afrique, qui lui indiquera sa voie. Fasciné par les lions, les girafes et les singes qu'il voit tous les jours sur le petit écran familial, il entre à 17 ans à l'école vétérinaire du Caire, dont il sort brillamment diplômé six ans plus tard. Avant son départ pour Edimbourg, où on lui propose une bourse d'études, sa mère lui demande de passer par Vienne pour vérifier si le futur mari de sa sœur est un homme «comme il faut». Il s'y arrête, rassure sa mère et tombe amoureux d'une belle Bulgare. Il n'ira jamais à Edimbourg, et devient, en quelques années à l'université de Vienne, spécialiste de médecine tropicale et de parasitologie. Passeport autrichien en poche, le gamin du Fayoum saisit toutes les occasions de s'occuper des animaux. «Les années passant, explique-t-il, je me suis rendu compte que si Dieu n'avait pas voulu que je sois moine, il avait souhaité que je sois l'apôtre de la cause animale. Hommes et animaux forment un tout et l'humanité n'a de futur qu'avec les uns et avec les autres.»

Tout en menant ses études, Amir Khalil s'engage comme bénévole dans une campagne lancée en Roumanie par l'ONG autrichienne Vier Pfoten (Four Paws) fondée à Vienne en 1988, pour tenter de régler le problème des 300.000 chiens errants de Bucarest. Trois ans plus tard, il transforme cette campagne en un projet à long terme avec l'accord des autorités roumaines et le soutien de Brigitte Bardot.

«Moi, Amir Khalil : vétérinaire de guerre»
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Pas-de-Calais : une récompense de 10 000 euros pour arrêter les tueurs de phoques

Publié le par Ricard Bruno

Depuis janvier, trois phoques ont été abattus dans des circonstances troubles dans le Pas-de-Calais.

Depuis janvier, trois phoques ont été abattus dans des circonstances troubles dans le Pas-de-Calais.

L’association de défense des océans Sea Shepherd offre une récompense à quiconque permettra de faire avancer l’enquête sur la mort de trois phoques, tués entre janvier et fin avril, sur le littoral du Pas-de-Calais.

Wanted : tueurs de phoques. Récompense : 10 000 euros. « On double la mise (NDLR : 5000 auparavant) en espérant que ça motive d’éventuels témoins », explique Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France. Plus connue pour ses interventions spectaculaires contre la pêche illégale partout dans le monde, l’ONG vieille de 41 ans a aussi l’habitude de proposer des « récompenses » en numéraire pour retrouver des braconniers.

« On y a recours quand les enquêtes piétinent, confirme Lamya Essemlali. Récemment, en Asie, une récompense équivalente a permis l’arrestation de braconniers de tortues. Ça surprend encore en France, mais nous voulons agir. Nous ne voulons pas laisser un sentiment d’impunité s’installer chez les tueurs de phoques du Pas-de-Calais, qui est quand même le seul endroit en France où il existe un comité anti-phoques, même si je ne les mets pas directement en cause. »

Impacts de plombs au thorax

Car depuis janvier, trois phoques ont été abattus dans des circonstances troubles. Le premier, retrouvé par un chasseur sur la plage d’Oye-Plage, tué d’une décharge en pleine tête et à bout portant, a scandalisé le département. Toutes les associations ont fait front contre un acte qualifié de barbare. La brigade de gendarmerie de Saint-Omer a été saisie.

Le 29 avril, deux autres cadavres de phoques ont été retrouvés dans un état effroyable sur la plage du Touquet. Ce sont des naturalistes qui ont fait la macabre découverte par marée basse. Selon l’autopsie, le premier petit mammifère, « tuméfié », était atteint de huit impacts de plombs de gros diamètre au niveau du thorax. Il portait également la trace de coups violents au niveau du cou, vraisemblablement infligés alors qu’il agonisait. Le second aurait, lui aussi, été tabassé.

La Fondation Brigitte Bardot veut porter plainte

« Nous n’avions plus eu de mort de cette sorte depuis dix ans, s’inquiète Jacky Karpouzopoulos, président de la coordination mammalogique du Nord (CMNF), très présent auprès des mammifères. « Même si la récompense offerte par Sea Shepherd me surprend, il faut arrêter les imbéciles qui tuent », lance ce passionné qui tient à saluer les chasseurs qui ont dénoncé ces actes mais en appelle d’autres à s’émouvoir.

« Il faut que les pêcheurs du littoral et le parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale (NDLR : chargé depuis 2012 de la protection du littoral) réagissent, plaide-t-il. Pour sensibiliser largement et pour que les morts de nos trois phoques ne soient pas classées sans suite. »

De son côté, la Fondation Brigitte Bardot a décidé de porter plainte. « Les autopsies pratiquées montrent que les phoques ont reçu des coups violents et sont morts dans la souffrance, ils ont de toute évidence été victimes de pêcheurs qui ne supportent pas la concurrence d’espèces qui prélèvent du poisson », s’emporte Christophe Marie, porte-parole de la Fondation. « Brigitte Bardot n’a pas lutté contre le massacre des phoques au Canada pour tolérer de tels actes, d’une grande lâcheté, sur les côtes françaises. Nous demandons à Nicolas Hulot d’accélérer son projet de consultation nationale sur la condition animale, il y a urgence. »

Une enquête compliquée

Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Boulogne-sur-Mer. Elle va être confiée au commissariat local. « De tels sévices tombent sous le coup de la loi, soit pour destruction d’espèce protégée, car les phoques font partie de cette catégorie, soit pour actes de cruauté, explique un gradé de la police du Pas-de-Calais. Des phoques sont souvent retrouvés sur le rivage mais ils sont décédés de mort naturelle… »

Les policiers, qui se sont rendus sur la plage du Touquet mais attendent toujours d’être saisis officiellement, privilégient la piste d’un acte commis par des pêcheurs. « Il est très vraisemblable que ce soit des pêcheurs qui ont remonté ces phoques dans leurs filets avec d’autres poissons. Ils les auraient ensuite achevés au fusil, soit pour libérer leurs filets, soit par peur d’être attaqués. Les phoques peuvent être agressifs. J’espère que ce n’est pas par plaisir ! » avance une autre source policière.

Les enquêteurs sont pessimistes quant à la possibilité de remonter jusqu’aux auteurs du forfait. « Il y a rarement de témoins en mer. Et, contrairement à d’autres armes, les balles de fusils de chasse ne disposent pas de signature, ce qui aurait pu permettre de retrouver les propriétaires. Il n’y a pas d’empreinte balistique sur des gerbes de plomb. » À moins que les 10 000 € de récompense délient les langues…

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