Overblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Brigitte Bardot : Sa lettre au vitriol à Donald Trump sur les trophées d'éléphants…

Publié le par Ricard Bruno

ANIMAUX - L'avalanche de critique continue... mais celle-ci, signée Brigitte Bardot est sans doute l'une des plus virulentes. Jeudi 16 novembre, l'administration Trump a réautorisé les chasseurs américains à importer des trophées d'éléphants tués au Zimbabwe et en Zambie. Renversant au passage une précédente interdiction, imposée sous Barack Obama, d'importer notamment les très recherchées défenses d'ivoire de cet animal menacé et dont la population en Afrique décroit rapidement.

Une décision qui scandalise les associations de défense des animaux, aux États-Unis et ailleurs. Vendredi 17 novembre, Brigitte Bardot, par le biais de sa fondation, a publié une lettre ouverte adressée à Donald Trump. Et l'ancienne star du cinéma n'est -vraiment- pas tendre avec le président américain.

Brigitte Bardot : Sa lettre au vitriol à Donald Trump sur les trophées d'éléphants…

"Votre dernier acte meurtrier supprime l'interdiction par les États-Unis d'importer des "trophées" d'éléphants abattus pour le sport. C'est une décision cruelle soutenue par le dictateur fou du Zimbabwe et elle confirme le pouvoir malade et mortel que vous avez sur tout le règne végétal et animal.

Aucun despote dans le monde ne peut prendre la responsabilité de tuer des espèces aussi vieilles et qui font partie de l'héritage mondial de l'humanité. L'éléphant est un animal unique, magique, sacré, vénéré et protégé", plaide Brigitte Bardot avant de conclure par un cinglant: "vos décisions honteuses confirment les rumeurs selon lesquelles vous êtes inapte à gouverner."

Par ailleurs, de nombreux observateurs se demandent si la décision de l'administration américaine sur les éléphants a un lien avec la passion des deux fils aînés du président, Don Jr. et Eric, qui se rendent régulièrement à la chasse aux trophées en Afrique. Une photo est très partagée sur les réseaux sociaux. On y voit Donald Trump Jr poser, cartouches de fusil à la ceinture, un canif dans la main droite et une queue d'éléphant dans la main gauche, à côté de l'animal mort.

Source de l’article : Cliquez ci-dessous

http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/17/meurtrier-cruel-honteux-la-lettre-au-vitriol-de-brigitte-bardot-a-donald-trump-sur-les-trophees-delephants_a_23280993/

Partager cet article
Repost0

Publicité

Brigitte Bardot et Alain Delon...

Publié le par Ricard Bruno

Mes amis Bonjour
Hier soir je recevais en petit comité quelques amis dont Mylène Demongeot, et Michel Robin avec qui je fêtais mon anniversaire, mes 26 ans...enfin presque...LOL... ainsi que les 87 ans de Michel qu'il a eu le 13 novembre dernier, j'ai reçu lors de cette petite soirée un superbe cadeau venant du guépard....vous l'aurez reconnu, de la part du Samouraï...Alain Delon...
Une magnifique photo dédicacée à mon intention et en plus sur ce visuel il y a Brigitte Bardot, celle pour qui j'ai une infinie tendresse...mille mercis à Stéphane pour avoir fait "le coursier"...à peine dédicacé par Alain Delon aussitôt entre mes mains...il ne me reste plus qu'à la faire contre dédicacer par BB !

Bruno Ricard 

Brigitte Bardot et Alain Delon...
Partager cet article
Repost0

Le gouvernement Trump réautorise l'importation de trophées d'éléphants...

Publié le par Ricard Bruno

Une décision qui est à vomir...plus rien ne m'étonne de la part de cet homme...qui est le président des Etats-Unis...

Quelle honte, comment peut on tolérer de laisser faire cette horreur, je ne comprends pas ou plus le genre humain, ce dernier s'acharne à détruire ce que la nature a de plus beau...

Son fils...n'est pas en reste non plus, un tueur né ! le diable réincarné...

Bruno Ricard  

Le gouvernement Trump réautorise l'importation de trophées d'éléphants...
Deux éléphants en Afrique du Su

Deux éléphants en Afrique du Su

Une décision de plus d’Obama annulée par Trump. L’administration américaine est sous le feu des critiques pour avoir ré autorisé les chasseurs américains à importer des trophées d’éléphants tués au Zimbabwe, notamment les très recherchées défenses d’ivoire de cet animal menacé et dont la population en Afrique décroît rapidement.

 

Le U.S. Fish & Wildlife Service (USFWS), « va émettre des permis autorisant l’import des trophées d’éléphants chassés par loisir au Zimbabwe à partir du 21 janvier 2016 et jusqu’au 31 décembre 2018 », a écrit jeudi sur son site l’agence fédérale américaine chargée des questions de chasse et de pêche. Elle confirmait ainsi officiellement une annonce faite cette semaine lors d’un forum sud-africain pro-chasse. Plusieurs médias américains affirment que le permis s’appliquera également à la Zambie.

« Cela mènera à davantage de braconnage »

« Comportement répréhensible de l’administration Trump. 100 éléphants sont déjà tués chaque jour. Cela mènera à davantage de braconnage », a dénoncé The Elephant Project sur Twitter. L’administration du président républicain exploite avec cette décision un aspect de la loi américaine sur les espèces en danger (Endangered Species Act), qui stipule que l’importation de tels trophées peut être légale si preuve est apportée que la chasse bénéficie à la conservation plus large des espèces.

« La chasse pour le loisir, légale, bien encadrée, dans le cadre d’un programme, peut bénéficier à la conservation de certaines espèces en incitant les populations locales à conserver les espèces et en injectant l’argent dans la conservation », explique ainsi le USFWS. « Pour soutenir la conservation, les chasseurs devraient choisir de chasser seulement dans des pays qui ont une forte gouvernance, un encadrement intelligent et des populations sauvages en bonne santé », ajoute l’agence.

Photo polémique de Donald Trump Jr

Ce raisonnement, dénonce jeudi l’association américaine de défense des animaux PETA, « revient à vendre un enfant sur le marché noir afin de lever de l’argent pour combattre les violences faites aux enfants ».

De nombreux observateurs se demandaient également si la décision prise par l’administration américaine a un lien avec la passion des enfants du président, qui se rendent régulièrement à la chasse aux trophées en Afrique. Une photo, notamment, était très partagée sur les réseaux sociaux. On y voit Donald Trump Jr poser, un canif dans la main droite et une queue d’éléphant dans la main gauche, à côté de l’animal mort.

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

Junior et Miguel, deux macaques de la Pinède des Singes ont échappé à l'euthanasie

Publié le par Ricard Bruno

Junior et Miguel, deux macaques de la Pinède des Singes ont échappé à l'euthanasieJunior et Miguel, deux macaques de la Pinède des Singes ont échappé à l'euthanasie
Junior et Miguel, deux macaques de la Pinède des Singes ont échappé à l'euthanasie
Junior et Miguel, deux macaques de la Pinède des Singes ont échappé à l'euthanasieJunior et Miguel, deux macaques de la Pinède des Singes ont échappé à l'euthanasie

Sur les 165 macaques de Java installés à la Pinède des Singes dans les Landes, seuls Junior et Miguel ont échappé à l'euthanasie. Une histoire rocambolesque que nous raconte Arnold Lhomme, responsable du service enquête à la Fondation 30 Millions d'Amis.

"Si Junior, 20 ans, et Miguel, 17 ans, sont encore en vie, ils le doivent à leur esprit rebelle, s'émeut Arnold Lhomme. Ce sont les deux seuls primates qui n'ont pas pu être capturés." Pourtant, au départ, la vie de ces deux intrépides, comme celle des 163 autres macaques, était en sursis. Tout commence en avril 2016, lorsque le parc animalier la Pinède des Singes à Labenne, dans les Landes, est mis en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Dax. "La préfecture des Landes nous a sollicités, avec la Fondation Brigitte Bardot, pour replacer les 165 primates. Nous avions trouvé des places pour 50 d'entre eux. Puis, comme deux repreneurs, dont le zoo de Labenne, s'étaient présentés, la préfecture n'a pas retenu nos propositions", explique Arnold Lhomme.

Des singes malades mais viables

Dans un premier temps, le sort de ces singes semblait réglé, puisque le zoo de Labenne, nouveau propriétaire, souhaitait rouvrir la Pinède. Comme il s'agissait d'un parc où les animaux étaient en liberté au milieu du public, la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) a demandé des tests sanitaires plus poussés. Malheureusement, les macaques étaient positifs au virus de l'herpès B, une maladie potentiellement mortelle pour l'homme. La réouverture du parc était donc impossible. Après des tests de confirmation, la DDPP a conseillé au repreneur d'euthanasier l'ensemble des primates. "Cette maladie ne se transmet que s'il y a morsure ou griffure. Dans un zoo classique, où le public et les animaliers ne sont jamais en contact avec les animaux, ces singes pouvaient poursuivre leur vie. Il n'y avait aucune raison de les euthanasier, explique le représentant de la Fondation 30 Millions d'Amis. Une issue positive pouvait être trouvée. Malheureusement, personne ne nous a mis au courant de l'évolution de la situation. Nous avons appris l'euthanasie des primates le jour même. Bien sûr nous n'aurions pas pu tous les préserver. Mais si nous avions pu en épargner 20 ou 100, c'était autant de vies de sauvées !".

Une nouvelle vie tranquille

"Après l'euthanasie de leurs congénères, les soigneurs du zoo de Labenne ont réussi à attraper Junior et Miguel. La Fondation 30 Millions d'Amis a proposé de les accueillir dans le sanctuaire du Refuge de l'Arche en Mayenne." Le préfet a fini par valider cette décision. Les animaux ont été transférés dans ce lieu et placés en quarantaine jusqu'à mi-novembre, "non pas parce qu'ils sont porteurs du virus de l'herpès B, mais parce que c'est obligatoire lors d'un échange d'animaux entre deux parcs", détaille le responsable du service enquête. Après ce confinement, Miguel et Junior rejoindront un enclos classique où le public pourra les apercevoir. "Ils pourront y vivre longtemps en toute tranquillité", conclut, finalement rassuré, Arnold Lhomme.

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

Publicité

Brigitte Bardot pas tendre avec les chanteurs français

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot pas tendre avec les chanteurs français

Elle aime Julien Clerc, Cabrel, Pagny et Julien Doré. Pour le reste…

Dans le livre "Moi je joue", BB évoque ses souvenirs de chanteuse. L’occasion pour nous d’interviewer l’icône qui, à 83 ans, n’a toujours pas mis sa langue dans sa poche.

Quel regard portez-vous sur la chanson française actuelle ? Vous auriez aimé travailler avec certains auteurs d’aujourd’hui ?

Je ne crois pas. Tout est tristounet, ça manque de rythme, de joie de vivre. Sauf Julien Clerc, qui exprime encore de la passion puissante dans ses chansons. J’aime bien aussi Francis Cabrel, Florent Pagny et Julien Doré.

Que pensez-vous des musiques plus urbaines, comme le rap ?

Certains rappeurs insultent la France et leurs chansons ne me plaisent pas du tout et me choquent profondément.

"Les Inrocks" qui font leur une sur Cantat, ça vous a choquée ?

Ce type-là, je l’ignore, il me dégoûte.

Chantez-vous encore lorsque vous êtes chez vous, juste pour le plaisir ?

Non, je ne chante plus, je n’ai plus envie…

De nombreux artistes évoqués dans le livre qui ont compté pour vous ont disparu. Quel regard portez-vous sur la mort ?

Elle m’effraye car je la côtoie chaque jour pour les animaux, mais on ne peut pas y échapper. Alors il faut s’y préparer avec courage et sérénité.

Vos apparitions publiques sont devenues exceptionnelles. A quoi ressemble votre vie loin des objectifs ?

C’est une vie de travail sans relâche pour la protection des animaux. Avec l’espoir d’arriver à améliorer leur sordide sort. Une vie quotidienne dure et difficile, où la chanson n’a plus sa place.

Retrouvez l’intégralité de l’interview dans le "Ciné-Télé-Revue" de cette semaine.

Brigitte Bardot pas tendre avec les chanteurs français
Partager cet article
Repost0

Les archives photo de Paris Match au cœur d’une expo délicieusement vintage à Paris

Publié le par Ricard Bruno

Les négatifs d’anciens numéros du magazine ont été développés en grand format pour le plus grand plaisir de nos mirettes.

 

Marilyn Monroe et l’éléphant du cirque Barnum, 30 mars 1955.

Marilyn Monroe et l’éléphant du cirque Barnum, 30 mars 1955.

Dans notre Hexagone, une poignée de magazines perdure depuis des décennies et continue encore aujourd’hui d’enchaîner les publications dans nos kiosques de quartier. Parmi ces piliers de la presse écrite qui font de la résistance, on retrouve Paris Match, hebdomadaire axé sur l’actualité et la sphère people, et ce depuis 1949. Le journalisme et la photographie étant rarement dissociables, le magazine a dû faire appel à de multiples as de la photo au fil des années, aussi bien pour ses couvertures que pour l’illustration de dossiers.

Une fois n’est pas coutume, la galerie Argentic est allée déterrer les planches-contacts en négatif de plusieurs shootings iconiques du magazine français. Exposées en grands formats, ces images d’archives ont été sélectionnées par Paris Match et montrent qu’une bonne photo peut nécessiter plusieurs tentatives. Ainsi, les travaux de quelques photographes sont mis à l’honneur, à savoir Walter Carone, Maurice Jarnoux, François Pages, Jack Garofalo, Michou Simon et Patrice Habans.

 

Avec des photos argentiques en noir et blanc retraçant les 50’s et les 60’s, cette exposition est un pur voyage dans le temps qui permet de redécouvrir des personnalités emblématiques de l’époque sous un autre angle. On croise notamment Pablo Picasso, Jack Nicholson, Brigitte Bardot en justaucorps sur les toits de Paris ou encore Marilyn Monroe, rayonnante perchée sur le dos d’un éléphant. Une expo à zieuter d’urgence à la galerie Argentic dans le 5e arrondissement parisien, puisqu’elle s’achève le 18 novembre prochain.

Brigitte Bardot, "la petite fiancée de Paris Match", 1er mai 1952.

Brigitte Bardot, "la petite fiancée de Paris Match", 1er mai 1952.

Sagan et sa Jaguar, 22 juin 1956.

Sagan et sa Jaguar, 22 juin 1956.

Sylvette David et Pablo Picasso, juin 1954.

Sylvette David et Pablo Picasso, juin 1954.

Arrivée des 24 Heures du Mans, 13 juin 1954.

Arrivée des 24 Heures du Mans, 13 juin 1954.

Sylvette David et Pablo Picasso, juin 1954.

Sylvette David et Pablo Picasso, juin 1954.

Arrivée des 24 Heures du Mans, 13 juin 1954.

Arrivée des 24 Heures du Mans, 13 juin 1954.

Brigitte Bardot, "la petite fiancée de Paris Match", 1er mai 1952.

Brigitte Bardot, "la petite fiancée de Paris Match", 1er mai 1952.

Sagan et sa Jaguar, 22 juin 1956.

Sagan et sa Jaguar, 22 juin 1956.

Marilyn Monroe et l’éléphant du cirque Barnum, 30 mars 1955.

Marilyn Monroe et l’éléphant du cirque Barnum, 30 mars 1955.

Paris Match Planches-Contacts", exposition jusqu’au 18 novembre 2017 à la galerie Argentic.

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

Cet homme consacre sa vie à l’adoption de chiens âgés qui ne trouvent pas de foyer.

Publié le par Ricard Bruno

Bien que des mois se soient écoulés depuis la mort du chien de Steve Greig, ce dernier ne parvenait toujours pas à s’en remettre.

Cet homme consacre sa vie à l’adoption de chiens âgés qui ne trouvent pas de foyer.

Après un mois ou deux, j’étais toujours déprimé en y repensant.”

Cet homme consacre sa vie à l’adoption de chiens âgés qui ne trouvent pas de foyer.

“J’ai alors décidé que le seul moyen de m’en remettre serait de faire quelque chose de bien, une bonne action qui n’aurait probablement pas eu lieu s’il n’était pas mort.”

Cet homme consacre sa vie à l’adoption de chiens âgés qui ne trouvent pas de foyer.
Partager cet article
Repost0

Brigitte Bardot : La vérité...par "Le bleu du mirroir"...

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot : La vérité...par "Le bleu du mirroir"...
LA VÉRITÉ

Dominique Marceau est jugée pour meurtre. Son amant, Gilbert, a été retrouvée mort, assassiné. Après une tentative de suicide ratée, la voilà devant juges, jurés et procureur, forcée de se remémorer une relation intense et tragique.

Une femme en colère.

Souvent célébrés pour leurs twists et leurs retournements de situation, on oublie parfois aux détours des conversations les plus pressées de s’attarder sur la dimension sociale des films de Clouzot. Les violences, les meurtres sont une belle occasion de passer au peigne fin la société de l’époque – l’espacement dans le temps de la filmographie du réalisateur permet, qui plus est, d’en contempler différentes profondeurs, toujours à remettre dans le contexte de leur époque. En 1960, fine augure de la décennie à venir, Clouzot semble deviner déjà les confrontations générationnelles et les bourgeonnements de libertés individuelles. Ces derniers viennent de pair avec une profonde défiance de la convention. Celle de toutes les institutions, de tous les passéismes, de tous les pouvoirs et de toutes les traditions.

Pour accéder à La Vérité, le jugement. Un jugement partial mais pas partiel, où les figures de puissance de la société, mâles et blanches, font ce qu’elles savent faire de mieux : réaffirmer leur(s) diktats. Le twist, dans La Vérité, on s’en passera bien : le meurtre est là, commis. Au tribunal, avocat de la défense compris (Charles Vanel, bonheur d’humanisme et lueur d’espoir quasi-littérale), personne ne le remet jamais en question. Le vrai sujet est autre. Le vrai sujet est de savoir si Dominique, sublime Brigitte Bardot, est prête à se reconnaître coupable du seul véritable crime qu’elle a commis : avoir osé, l’espace d’un instant, remettre en question le bien-fondé des éthiques arbitraires de la société.

Qu’on ne s’y trompe pas un instant : La Vérité est dévoué entièrement à la cause de Dominique. Le choix du cadrage durant les séquences du tribunal suffisent à convaincre, la caméra constamment placée derrière les épaules de la jeune femme, le spectateur subissant de plein fouet les regards inquisiteurs d’une salle entière muée en procureur – comme si le regard glacial du préposé officiel, le glaçant Paul Meurisse, ne faisait pas déjà merveilleusement son office. Si cela n’est pas assez, Clouzot colle à la peau de Bardot. Bien au delà de la raison. Bien au delà du synopsis de son scénario. Le vrai crime, s’il doit y en avoir un, réside dans la réduction de La Vérité au romantisme de son crime passionnel.

la verite avis

Étreinte tentaculaire

La justice arrache la biographie de Dominique comme on lui arrache le cœur. Voilà donc le portrait d’une jeune femme représentante de la jeunesse et d’un anti-conformisme naissant. La confrontation prend la forme d’une rencontre amoureuse. Alors qu’il semblait promis à Annie (Marie-José Nat), sœur de Dominique, Gilbert Tellier, jeune homme moyen, musicien moyen de classe moyenne dédié à un destin pas plus anormal que la médiane de ses qualificatifs tombe amoureux de cet interdit aux yeux de biche. Un homme qu’on présente comme innocent et “bien sous tous rapports”. En réalité, un homme médiocre, possessif, jaloux, infantile jusqu’à avoir des attitudes ridicules, passives, comme de celle du retour de la virée nocturne de Bardot, comme un gamin qui attend sa mère à la sortie de l’école. Le même gamin qui gribouille le nom de son amoureuse dans son cahier de texte, ici en l’occurrence, dans son agenda.

On pourrait écrire des lignes et des lignes sur le personnage et la performance de Sami Frey, évidemment excellent. D’autres l’ont fait, d’autres le font, d’autres le feront encore. Mais l’attrait, que dit-on, l’aimant Bardot et tout ce qu’elle représente est bien trop puissant pour faire de ce médiocre individu le centre d’une réflexion autour de La Vérité. On le répète, au delà du jugement pénal, le film transforme l’amour / haine impossible entre Dominique et Gilbert comme métaphore tragique entre la révolte de la jeunesse et le poids écrasant de la société. S’amusant d’abord des codes, cette jeunesse en reste malgré elle attachée, jusqu’à ce que le poids de la culpabilité et des promesses du confort viennent à rendre l’amour et la soumission. Frey, attaché par la moelle à son petit pouvoir, n’est rien d’autre qu’un musicien raté sans sa baguette de chef d’orchestre. Il n’aime jamais vraiment, se met plutôt au défi, ne confiant ses baisers qu’à la condition d’une révérence perverse qui doit lui être rendue, fuguant du lit charnel dès son affaire terminée, chuintant ses “je t’aime” sous le bruit porcin d’un orgasme nul et égoïste.

Durant un peu plus de deux heures, La Vérité est le témoin terrible de la pureté qui s’écroule. Le poids du destin, renforcé par le montage, pèse chaque seconde un peu plus, en même temps que les ramifications et les symbolismes se multiplient et étreignent Dominique. L’image de Clouzot se retrouve peut être le mieux dans le personnage de l’écrivain bohème. Celui qui propose, au détour d’une phrase anodine, qu’il faudrait que Dominique soit jugée par les jeunes pour être comprise. Celui qui insuffle, si doute il y avait, la vérité de sa morale. Celle rangée du côté de Bardot, celle de la vie et de la liberté, qui n’engendre que musique, danse et batifolages. Le cinéma nous apprend qu’il faut apparemment 12 hommes en colère pour remettre en cause la société. Clouzot nous prouve avec merveille, poésie et tragédie qu’il ne suffit que d’une seule femme pour faire de même.

La fiche

 
LA VÉRITÉ
Réalisé par Henri-Georges Clouzot
Avec Brigitte Bardot, Sami Frey, Charles Vanel
France – Drame
Sortie : 1960
Durée : 
124 min
 
Partager cet article
Repost0

Publicité

Laurence Parisot sur la chasse à courre : "J'ai toujours été très sensible au bien-être animal"

Publié le par Ricard Bruno

Partager cet article
Repost0