Jane Birkin a accepté de chanter « Je t'aime, moi non plus », uniquement par jalousie envers Brigitte Bardot
La guerre des blondes
Jane Birkin revient sur l’histoire du tube Je t’aime, moi non plus. Une reprise qu’elle n’a acceptée que pour damer le pion à une ex de Serge Gainsbourg, Brigitte Bardot.
Il y a vingt-cinq ans, jour pour jour, Serge Gainsbourg s’éteignait dans son sommeil rue de Verneuil (Paris VIIème) suite à une crise cardiaque. A l’occasion de cet anniversaire, Jane Birkin vient de rendre hommage au père de sa fille Charlotte, en révélant au Figaro les secrets du tube qui avait officialisé leur union en 1969 : Je t’aime, moi non plus. Deux ans avant la sortie en bacs de ce sulfureux titre, boycotté par le Vatican, la chanson avait – déjà – été enregistrée à Londres avec celle qui partageait alors la vie de Serge Gainsbourg, une certaine Brigitte Bardot. Au moment de commercialiser le morceau, Bardot avait quitté l’homme à la tête de choux pour épouser Gunter Sachs et ce dernier voyait d’un très mauvais œil que sa femme cartonne au hit parade via ce duo érotique enregistré avec son ancien amant. C’est donc à Jane Birkin, sa nouvelle compagne, que Serge Gainsbourg avait proposé de réenregistrer son Je t’aime, moi non plus.
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« Il m’a fait écouter l’enregistrement dans l’appartement de ses parents après notre rencontre, raconte Jane B. Lorsqu’il m’a demandé si je voulais bien la chanter, j’ai accepté uniquement par jalousie. » Sortie moins d’un an après mai 68, le titre faisait « l’effet d’une bombe ». Le label Philips refusait de le mettre en bacs, les radios et la télévision d’en faire la promotion. C’est aux boîtes de nuit que le morceau devra son ascension fulgurante. En 1986, Serge Gainsbourg décidait de sortir la version avec B.B., à la condition que les bénéfices du disque soient reversés à des associations de défense pour les animaux. «Je me suis dit: “ tout le monde va se rendre compte que je suis moins intéressante qu'elle sur le titre"» avoue Jane Birkin. Belle erreur. Aujourd’hui culte pour bon nombre d’aficionados du papa de Lulu, Je t’aime, moi non plus garde une aura particulière dans la vie de Jane Birkin. Laconique, l’artiste de 69 ans conclut : « Je sais déjà quelle mélodie sera jouée à mon enterrement. »
Serge Gainsbourg et les femmes : et plus si affinité
Le 2 mars 1991, Serge Gainsbourg meurt à l’âge de 62 ans. 25 ans plus tard l’artiste, monument de la chanson française, fascine toujours, tant par ses œuvres que par sa vie, liée aux destins de femmes qui n’ont cessé de jalonner son existence.
Impossible d’évoquer la vie de Serge Gainsbourg sans parler des femmes qui ont parcourus sa vie. Muses et amantes, Serge Gainsbourg a beaucoup aimé les femmes, parmi les plus belles de la planète, et elles le lui ont bien rendu. France, Brigitte, Catherine, Jane … Gainsbourg et les femmes, forever :
Juliette Greco, la mentor
Lorsque Juliette Greco rencontre Serge Gainsbourg, en 1958, elle est déjà la muse de Saint-Germain que tout le monde s’arrache, tandis que lui n’est encore qu’un pianiste qui se produit dans les caves. « Jeune homme aux grandes oreilles et d’une timidité maladive » selon les mots mêmes de Juliette Greco, Serge Gainsbourg va toutefois vaincre ses appréhensions et présenter à sa muse une chanson qu’il a spécialement composé pour elle. En 1962, dans l’appartement de Juliette Greco, résonnèrent ainsi pour la première fois les notes de La Javanaise.
Françoise Antoinette Pancrazzi, l’épouse volcanique
A cette époque, Serge Gainsbourg est marié à sa seconde épouse, Françoise Antoinette Pancrazzi qui se fait appeler Béatrice. De cette union sont nés deux enfants, Béatrice (en 1964), et un fils, Paul (en 1968). Issue d’une grand famille bourgeoise, Béatrice a notamment offert à Serge Gainsbourg une vie cossue, mais elle est extrêmement jalouse et malheureuse du comportement de Serge, ce qui aura finalement raison de leur couple. « Avant le mariage on avait vécu a la colle et tout baignait : après, les choses ont commencé à virer au vinaigre : elle n’ acceptait pas ce métier de rencontres » expliqua plus tard Serge Gainsbourg au sujet de cette union. Juliette Greco a également évoqué Béatrice, volcanique : « Un jour, sa femme fait irruption alors qu’il était venu travailler chez moi. Elle était magnifique mais ses yeux étaient de braise. Il fallait voir Gainsbourg poursuivi par cette panthère absolument meurtrière, prête à révolvériser tout le monde. C’était dramatique! Notez, je comprends que l’on soit jalouse à propos d’un tel homme… ».
France Gall, l’ingénue
France Gall n’a que 16 ans lorsque qu’elle commence à collaborer avec Serge Gainsbourg. Le succès est vite au rendez-vous avec N’écoute pas les idoles, ou bien encore Poupée de Cire Poupée de Son, qui permet à France Gall de remporter l’Eurovision en 1965. « C’est quelqu’un que j’avais du plaisir à voir parce que je l’admirais et j’aimais ce qu’il écrivait. Et j’aimais bien sa timidité, son élégance et son éducation » a expliqué la chanteuse à propos de Gainsbourg. Mais à 18 ans à peine, France Gall se trouva malgré elle au cœur d’un scandale en interprétant Sucettes, un titre ambigu que lui avait composé Gainsbourg profitant de son ingénuité. France Gall n’avait en effet pas saisi le double sens érotique de ce morceau en apparence innocent.
Brigitte Bardot, la liaison dangereuse
Comme souvent avec Serge Gainsbourg, la relation est d’abord artistique avant de devenir intime. Il rencontre Brigitte Bardot, alors l’une des plus belle femmes du monde, en octobre 1967 pour lui présenter quelques chansons. Ce n’est qu’après avoir enregistré Harley Davidson que Serge et Brigitte deviennent amants. Mais l’actrice est mariée à cette époque à Gunter Sachs et leur liaison est tenue secrète. Après avoir enregistré plusieurs autres titres devenus mythiques, dont Bonnie and Clyde, B.B part en Espagne pour le tournage du film Shalako. Le couple se sépare.
Jane Birkin, l’amour érotique
“Qu’est-ce que c’est que ce boudin anglais ?” La première fois que Serge Gainsbourg rencontre Jane Birkin, c’est en 1968 sur le tournage du film Slogan, et leur collaboration est cocasse. De son côté, Jane, 22 ans, n’est en effet pas beaucoup plus tendre avec son partenaire : « Je l’ai trouvé horrible. Il n’avait pas de courtoisie, ni de gentillesse, mais j’ai compris après que ce que j’avais pris pour de l’agressivité, était en fait de la timidité. » Leur union, qui dura 12 ans, et dont est née Charlotte, en 1971, est devenue mythique. Glamour et sulfureux, ils ont enregistré ensemble sept albums, dont le premier Jane Birkin-Serge Gainsbourg (sorti en 1969), comporte des duos très sensuels comme Je t’aime… moi non plus (créé à l’origine pour Brigitte Bardot) ou encore 69 année érotique…
Catherine Deneuve, le bon pote
Serge Gainsbourg a toujours laissé planer le doute sur une éventuelle liaison avec Catherine Deneuve. De son côté, l’actrice a démenti, évoquant seulement leur amitié. « Serge était vraiment un copain, d’ailleurs il me disait que je me comportais comme un garçon. On est beaucoup sortis à une époque où il avait une vie très difficile » a-t-elle déclaré. Ils se sont rencontrés en 1980, après la rupture entre Serge et Jane, sur le tournage de Je vous aime, de Claude Berri. Serge Gainsbourg a écrit la bande originale du film, dont le titre Dieu fumeur de havanes qu’il a chanté en duo avec Deneuve.
Vanessa Paradis, l’enfer
Vanessa Paradis est déjà une star à 17 ans, grâce à son tube Joe le taxis. Pour son deuxième album, elle collabore avec Serge Gainsbourg, qui exige de composer l’intégralité des morceaux. Mais la jeune chanteuse, qui a un caractère bien affirmé, refuse de chanter certaines paroles. La sortie de l’album en sera décalée et Gainsbourg dira plus tard au sujet de cette collaboration : « Paradis… c’est l’enfer. » L’album, Variation sur le même t’aime, sera un succès, et Vanessa Paradis, la dernière muse de Serge Gainsbourg, qui meure un an plus tard.
Bambou, la vénéneuse
Serge Gainsbourg rencontre Caroline Paulus, dite Bambou, en 1980 à l’Élysée-Montmatre. Le chanteur demande à sa nouvelle compagne de jouer les mannequins pour son livre Bambou et les poupées. En 1986 ils deviennent les parents de Lucien, connu aujourd’hui sous le nom de Lulu Gainsbourg. Une naissance qui sauva la jeune femme de l’héroïne à laquelle elle était alors accro. D’après Alain Chamfort, « Gainsbourg était fasciné par le fait que Bambou était junkie. Une sorte de curiosité malsaine, parce qu’elle osait aller jusqu’au bout de cette logique autodestructrice qui était aussi la sienne… Il disait avec une sorte de détachement : Ouais, la petite, elle exagère, j’ai encore retrouvé des seringues dans la salle de bains ! ». Bambou fut la dernière compagne de Gainsbourg, qui meurt en 1991.
Vente Portrait de BB par Gérard SCHACHMES le 19 mars 2016 à DROUOT Paris.
Message de
Chers Collectionneurs, Chers Fans de Brigitte.
Je voulais vous informer, que je mets en vente un portrait de Brigitte BARDOT à la Salle des Ventes DROUOT Paris.
La vente est organisée par l’Etude OLIVIER COUTAU-BEGARIE, Commissaire-Priseur, 60, avenue de la Bourdonnais 75007 Paris, le thème est Chanson Française et Internationale.
La vente à lieu le SAMEDI 19 MARS 2016, HÔTEL DROUOT - SALLE : 14 &15, 9, Rue Drouot 75009 Paris.
La photo sera présenté le 18 Mars 2016.
Détails : Photo N° 16 BRIGITTE BARDOT PARIS 1992. Photographie de Gérard Schachmes. Format 80X80 cm.
Tirage sur papier photographique argentique couleurs, contrecollé sur aluminium, encadré en boite Américaine. Numéroté 3 sur 8, signé de l’auteur. Estimée : 1500/2000 €
Je vous joins le visuel, et vous pouvez, faire passer le message.
Cordialement,
Gérard Schachmes.
Serge Gainsbourg, le compositeur de ces dames...
HOMMAGE EN IMAGES - De Brigitte Bardot à Vanessa Paradis en passant par Jane Birkin... Elles sont tombées sous le charme du chanteur, disparu il y a 25 ans. Toutes ont chanté un jour les paroles de cet immortel de la chanson française.
Comme tous les poètes Serge Gainsbourg avait ses muses. Ce séducteur maudit, pygmalion presque malgré lui, savait écrire pour les femmes. Elles furent des diseuses à la gouaille parisienne comme Juliette Gréco et Régine. Puis coquin, il offrit des Sucettes à l'anis à France Gall qui n'était alors qu'une ingénue. Elle la chanta sans comprendre son double sens. Puis les plus belles femmes françaises, presque sans exception, l'inspirèrent. Brigitte Bardot n'avait besoin de personne sur son Harley Davidson, Jane Birkin trouvait que 69 était une année érotique, Catherine Deneuve croyait que Dieu était un fumeur de Havane, Isabelle Adjani se noyait au fond d'une piscine affublée d'un Petit pull marine, Vanessa Paradis cherchait les M de je t'aime... Découvrez ce petit florilège des chansons de Gainsbourg, l'homme qui savait faire chanter les femmes.
● L'accordéon créée par Juliette Gréco, en 1965 La diseuse de Saint-Germain-des-Près fut l'une des premières à croire au talent de Serge Gainsbourg. C'est elle notamment, qui inspira un soir, le fameux morceaux de La Javanaise à l'artiste.
Les petits papiers créée par Régine en 1965
Régine sait ce qu'elle doit à son ami Serge Gainsbourg. L'ex-reine de la nuit continue de rendre hommage dans ses récitals au poète qui écrit si bien que L'amour est comme du papier velours...
Les sucettes chantée par France Gall, en 1965
Elle a à peine 18 ans lorsqu'elle chante Gainsbourg. France Gall conquiert aussitôt le public et remporte le prix de l'Eurovision en 1965 avec Poupée de Cire, Poupée de Son. Quant aux Sucettes, elle interprétera ce poème gentiment libidineux, avec une totale innocence.
La Gadoue chantée par Petula Clark, en 1967
C'est l'un des plus grands succès de la plus française des chanteuses anglaises.
Comment te dire adieu? interprétée par Françoise Hardy, en 1968
Il l'écrivit juste après sa rupture avec la belle Brigitte Bardot, qui parti en Espagne sur le tournage Shalako. Il confia son interprétation à la sentimentale Françoise Hardy, la femme de son grand copain, jacques Dutronc.
Harley Davidson interprétée par Brigitte Bardot, en 1968
Serge Gainsbourg fut tout étonné d'être aimé par la plus belle femme du monde. BB était alors un mythe. Telle la magicienne Circé, elle deviendra le temps de quelques chansons, la plus inspirante de ses muses.
Ex-Fan Des Sixties chantée par Jane Birkin en 1978
Jane Birkin, le grand amour de Gainsbourg. Sa frivolité, sa fausse ingénuité, sa sensualité sans vulgarité magnifièrent les chansons du compositeur maudit.
Dieu est un fumeur de Havane chantée par Catherine Deneuve, en 1980
On ne saura jamais si la belle blonde, Catherine Deneuve, succomba au charme du fumeur de gitanes...
Pull marine créée par Isabelle Adjani, en 1983
Isabelle Adjani avait déjà chanté un texte de Gainsbourg, Rocking chair, lors du Distel show de Maritie et Gilbert Carpentier en 1974. Huit ans après elle décide de créer tout un album. Sur onze chansons, Gainsbourg et Adjani en coécrivent sept. Les musiques sont évidemment composées par le maître. Pull marine est le premier titre extrait de l'album. Alors au faîte de sa gloire, Isabelle Adjani peut se permettre de demander à Luc Besson de réaliser le clip de la chanson. Il vient de la faire tourner dans Subway.
Tandem chantée par Vanessa Paradis, en 1990
Vanessa Paradis rencontre Serge Gainsbourg aux Victoires de la musique en 1990. C'est le coup de foudre ... professionnel. Un mois après, l'artiste demande à la jeune femme d'écrire l'intégralité de son prochain album. Gainsbourg signe ainsi toutes les paroles du disque Variations sur le même t'aime, connu pour ses titres Tandem et Dis-lui toi que je t'aime.
Liliane Sujanszky : « On ne réglemente pas la torture, on l’abolit »
Directrice nationale de la SPA puis de la Fondation Brigitte Bardot, Liliane Sujanszky est une personnalité incontournable dans la protection animale. A l’occasion de la sortie de son livre « 45 ans de protection animale », elle se confie à 30millionsdamis.fr.
30millionsdamis.fr : Qu’est-ce qui vous a décidé à publier ce livre ?
Liliane Sujanszky : Actuellement, j’entends dire qu’il n’y a aucune amélioration dans la protection animale, que tout va mal. C’est vrai que l’on peut être déçu mais il y a quand même des progrès. Avec ce livre qui aborde en profondeur des victoires de la cause animale, je veux montrer qu’il y a beaucoup de choses à améliorer mais qu’on ne peut pas dire que rien n’a été fait !
Je voulais aussi dédier ce livre aux jeunes qui sont engagés dans la cause animale. En détaillant toutes les actions qui ont marché ou pas, j’espère leur faciliter la tâche, pour qu’ils ne fassent pas deux fois le travail. Il faut qu’ils puissent travailler mais qu’ils ne perdent pas de temps ! Ainsi, s’ils veulent des textes de lois plus radicaux par exemple, ils verront que nous avons réussi à faire bouger les choses auparavant et qu’ils ont donc raison de s’obstiner !
De quel sauvetage ou réussite êtes-vous la plus fière ?
LS : Je sais que certaines personnes n’aiment pas les loups. Mais moi, je suis très fière du sauvetage de 80 loups réalisé en Hongrie en 1991. Ces loups étaient parqués dans des hangars en attendant d’être tués pour leur fourrure. Mais lorsque la Hongrie ratifia la Convention de Washington, qui rendait donc impossible cette tuerie, les 80 loups qui devaient être abattus ont littéralement été abandonnés à leur sort dans ces hangars. Il était donc urgent de trouver une solution pour leur éviter un sort funeste. J’ai des souvenirs extraordinaires de cette opération notamment lorsqu’un loup, qui avait donc été maltraité, est venu se coucher à mes pieds. Gérard Ménatory, qui a créé le parc animalier du Gévaudan, m’a dit que c’était un signe de reconnaissance !
Vous ne vous êtes pas seulement engagée dans la cause animale…
LS : Je trouvais anormal de tout faire pour les animaux et rien pour les humains. J’ai notamment été secouriste bénévole avec mon époux auprès de la Protection civile pendant de nombreuses années. En 1996, j’ai aussi fondé une association « la Ligue contre la cruauté pour la protection de l’enfant et de l’animal martyrisés » car derrière un animal maltraité, il y a souvent un enfant battu.
Vous dites « On ne réglemente pas la torture, on l’abolit » à propos de la chasse à courre : c’est un thème qui vous touche plus particulièrement ?
LS : La chasse à courre, les combats de coqs ou encore les corridas sont des spectacles qu’il faut abolir et non pas réglementer. On ne doit pas faire de spectacles avec les animaux.
A votre avis, quel grand combat devra-t-on mener ces prochaines années ?
LS : La corrida. Et la chasse à courre aussi. Tout ce qui est l’amusement de l’homme aux dépens des animaux. C’est d’ailleurs pareil pour les cirques : a-t-on vraiment besoin des animaux dans les cirques ? Ce sont des animaux sauvages qu’il faut laisser dans leur milieu naturel. Et il y a tellement de cirques qui sont sans animaux et qui font des spectacles merveilleux…
En 2015, sous l’impulsion de la Fondation 30 Millions d’Amis, l’animal a été enfin reconnu comme un "être vivant doué de sensibilité" dans le Code civil…
LS : C’était une nécessité. Il faut continuer et ne surtout pas baisser les bras !
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45 ans de protection animale de Liliane Sujanszky
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CORRIDA - LE MESSAGE DE SERGE LAMA !
Bonjour mes chers amis,
A l'initiative du chanteur Renaud, on m'a demandé de signer un manifeste pour que les moins de 16 ans n'aient plus le droit, en France, d'assister à une corrida, spectacle cruel et indigne de pays qui ont voté contre la peine de mort ; et s'agissant de la corrida, il s’agit de torture suivie de mort.
Quand j'étais petit - avais-je cinq ans, six ans - étant né à Bordeaux, j’ai assisté à l'un de ces « spectacles », dans quelle arène des Landes, je ne m'en souviens plus ; mais le rituel, les couleurs, les danses, je fus émerveillé, et j'ai sans doute pensé que la mort était belle, or la mort n’est jamais belle !!!
La chanson n'a cessé de décliner cette tragédie, de Bécaud, sous la plume de Louis Amade : « La bête a longuement respiré la poussière – Elle a humé la mort qui longuement passait », de Ferrat, vision sociale : « Il faut parfois choisir la faim ou le toro », Aznavour : « Et le nom du vainqueur - que l'assistance acclame - bien plus que la douleur - te transperce le corps », il s'adresse au toréador agonisant et parle de sa blessure d’orgueil. Puis Brel où l'on prend enfin en compte le toro : « Ou bien à l'heure du trépas - ne nous pardonneraient-ils pas - en pensant à Carthage, Waterloo et Verdun » et enfin, le chef-d'oeuvre des chefs-d'œuvre, « La corrida » de Francis Cabrel qui parle comme s'il était l'animal : « Je vais bien finir par l'avoir cette danseuse ridicule... J’ai jamais appris à me battre contre des poupées... Je ne pensais pas qu'on puisse autant s’amuser autour d'une tombe » et surtout ce petit leitmotiv insidieux et si pertinent : « Est-ce que ce monde est sérieux ? ».
Après une décennie et demi au vingt-et-unième siècle, on commence à avoir un peu de recul avec les massacres du vingtième : la guerre de 14-18, plus de dix millions de morts ; le massacre des arméniens, près de deux millions de morts ; la guerre de quarante, bien plus de 50 millions de morts, avec l'idée bureaucratique héritée de la révolution française et de la guerre de Vendée de la solution finale, la Shoa. Le Cambodge, un million et demi de morts, sans compter les centaines de millions de morts victimes soit du communisme soit du capitalisme.
Mais on se rendra compte un jour, que le plus grand génocide de ces deux derniers siècles a été celui des animaux, sur terre comme dans la mer, c'est faramineux, c’est scandaleux, c’est désespérant. Et par ricochet, il en va aujourd’hui de notre propre survie…
Alors oui, je pense que tous ensemble il faut que nous nous posions la question « est-ce que ce monde est sérieux ? »
S.L
Il y a 25 ans, la fondation Brigitte Bardot sauvait 80 loups voués à l'industrie de la fourrure !
Sauvetage de 80 loups réalisé en Hongrie en 1991
Ces loups étaient parqués dans des hangars en attendant d’être tués pour leur fourrure. Mais lorsque la Hongrie ratifia la Convention de Washington, qui rendait donc impossible cette tuerie, les 80 loups qui devaient être abattus ont littéralement été abandonnés à leur sort dans ces hangars. Il était donc urgent de trouver une solution pour leur éviter un sort funeste.


















