Johnny Hallyday et les animaux...
Dans cette vidéo, Johnny Hallyday nous parle de sa passion pour les animaux...
Brigitte Bardot, tout ou presque sur celle que Dieu créa, photographie, cinéma, fondation, action de protection animale, exposition, combat, etc.
Dans cette vidéo, Johnny Hallyday nous parle de sa passion pour les animaux...
Dans un communiqué, elle annonce son intention de porter plainte contre l'entreprise et affirme qu'elle va introduire un recours en responsabilité contre l'État pour manquement à sa mission de contrôle de l'application de la réglementation. Les œufs de cet élevage, assure L214, sont destinés à des produits transformés et commercialisés sous la marque Matines en grande surface.
L214 profite de cette nouvelle vidéo pour lancer une pétition adressée au Président de la République Emmanuel Macron, “demandant l'interdiction de l'élevage des poules en cage. Une interdiction déjà adoptée en Autriche et en Suisse depuis de nombreuses années.”
Source de l'article : Cliquez ICI
C’est peut être invraisemblable pour la plupart des gens, mais pour dieu seul sait quelle raison, il y a des humains qui croient qu’enchaîner un chien et l’enfermer dans la solitude totale est une chose parfaitement normale ! Il y a aussi des gens qui refusent de donner à leur chien, comme Sarah dans la vidéo, les soins médicaux appropriés, l’amour et le soutien que tout chien mérite et a besoin pour vivre une bonne vie.
Sarah était recouverte de mouches et sa propriétaire savait qu’elle voulait seulement être aimée et recevoir des caresses. Rien de trop fou, elle ne demandait rien de plus, juste une petite caresse sur la tête quoi. Mais le propriétaire de Sarah refusait, parce qu’elle était trop « dégueu ». En fait, le précédent propriétaire de Sarah est décédé et sa veuve ne savait pas en prendre soin, la voyant comme un fardeau et devait la garder seulement en mémoire de son époux. Alors, elle la conservait enchaînée à l’extérieur, ne lui accordait que très peu de temps et Sarah a commencé à souffrir de plusieurs petites maladies, en incluant une qui risquait de la rendre aveugle. Et elle bavait énormément.
C’est peut être invraisemblable pour la plupart des gens, mais pour dieu seul sait quelle raison, il y a des humains qui croient qu’enchaîner un chien et l’enfermer dans la solitude totale est une chose parfaitement normale ! Il y a aussi des gens qui refusent de donner à leur chien, comme Sarah dans la vidéo, les soins médicaux appropriés, l’amour et le soutien que tout chien mérite et a besoin pour vivre une bonne vie.
Sarah était recouverte de mouches et sa propriétaire savait qu’elle voulait seulement être aimée et recevoir des caresses. Rien de trop fou, elle ne demandait rien de plus, juste une petite caresse sur la tête quoi. Mais le propriétaire de Sarah refusait, parce qu’elle était trop « dégueu ». En fait, le précédent propriétaire de Sarah est décédé et sa veuve ne savait pas en prendre soin, la voyant comme un fardeau et devait la garder seulement en mémoire de son époux. Alors, elle la conservait enchaînée à l’extérieur, ne lui accordait que très peu de temps et Sarah a commencé à souffrir de plusieurs petites maladies, en incluant une qui risquait de la rendre aveugle. Et elle bavait énormément.
Certains diront mais "ce n'est qu'un lapin"...OUI...mais je leur répondrais...c'est une vie...alors un très grand merci à cette personne pour avoir sauvé ce lapin...
Bruno Ricard
Attisés par des vents parfois de la force d'un ouragan, six incendies brûlaient à travers tout le sud de la Californie jeudi, forçant des milliers de personnes à fuir les flammes dans l'urgence. Un homme, sur le bord de l'autoroute, a été filmé alors qu'il portait secours à un lapin sauvage pris au piège des flammes.
Incendies en Californie: un homme sauve un lapin du brasier...
Au milieu du chaos, une vidéo, vite devenue virale, a remonté le moral des Californiens. On y retrouve un homme, inconnu, en pleine opération de sauvetage le long d'une autoroute. Il libère un lapin pris au piège dans des buissons enflammés, et repart avec l'animal, blotti contre lui.
Avec des rafales soufflant à plus de 120km/h, dignes d'un ouragan de catégorie 1, de violents feux ravagent la région de Los Angeles. Des températures anormalement élevées pour la saison, combinées à une humidité nulle créaient des conditions "extrêmement dangereuses", d'après l'agence de lutte contre les incendies Calfire. Jeudi, de nouveaux foyers ont surgi en direction de San Diego et Santa Barbara. Depuis le départ des premiers feux lundi, plus de 230 000 personnes ont dû quitter leur domicile . Des milliers de pompiers, épuisés, enchaînent les nuits blanches sur plusieurs fronts, alors que des milliers d'hectares ont déjà brûlé.
Toute personne susceptible d’accueillir les vaches peut contacter la FBB au 01 45 05 14 60 ou par mail : christophe.marie@fondationbrigittebardot.fr
La Fondation Brigitte Bardot (FBB) est intervenue ce jeudi auprès de la préfecture du Doubs pour tenter de sauver le cheptel de Saint-Vit. Un appel est lancé pour trouver des pensions provisoires dans le Doubs et la grande région.
L’avenir s’assombrit pour les moins de 300 vaches survivantes de Saint-Vit, laissées quasiment à l’abandon par leur propriétaire, avec très peu de nourriture, depuis de nombreux mois (lire nos éditions de samedi dernier et de ce jeudi ). Daniel Prieur, président de la Chambre d’agriculture du Doubs, confirme que la première solution envisagée par les services vétérinaires (SV), lors de la cellule de crise de mardi en préfecture du Doubs, est l’abattage du troupeau en début de semaine prochaine.
« Je n’ai pas envie d’enfoncer le propriétaire », souligne Daniel Prieur. « Mais il faut qu’il prenne ses responsabilités. Il est de mauvaise foi et n’a pas respecté les normes sanitaires depuis plusieurs années. » Pierre Nicod, le marchand de bestiaux en question, injoignable au téléphone ce jeudi, évoquait vendredi dernier ses gros soucis administratifs avec les SV.
« Ils bloquent mes bêtes depuis quatre ans parce qu’ils ont fait des erreurs », affirmait-il. « Je ne gagne plus ma vie. Elles se sont reproduites. J’en ai trop. Comment voulez-vous que je les nourrisse toutes ? » Le souci, selon la Chambre d’agriculture et le maire de Saint-Vit, est qu’il n’a jamais appelé au secours.
Ce jeudi, après avoir pris connaissance de l’affaire par l’intermédiaire de Rolande Bouvard, la Fondation Brigitte Bardot (FBB) a réagi depuis Paris. Elle a pris attache avec la préfecture du Doubs pour tenter de sauver le cheptel. Les bêtes, non vaccinées, à l’origine incertaine, ne peuvent pas bouger hors de la région. « Nos pensions se trouvent en Normandie », précise Christophe Marie, le porte-parole de FBB.
« La crise de la fièvre catarrhale ovine en France les limite dans leurs mouvements. Les SV nous ont indiqué que les vaches peuvent être recueillies dans le Doubs, le Jura, l’Ain et la Savoie. Aussi, nous cherchons des agriculteurs de ces départements, à la retraite ou en activité hors élevage, qui possèdent des étables vides susceptibles de les accueillir en pension provisoire pendant deux mois. Nous nous chargerons financièrement de leur transport, de leur entretien et de leur nourriture. »
Toute personne susceptible d’accueillir les vaches peut contacter la FBB au 01 45 05 14 60 ou par mail : christophe.marie@fondationbrigittebardot.fr
Le 4 août 2017, le zoo de Beauval a fait les gros titres de la presse française et internationale, suite à la naissance d’un bébé panda, une première dans l’Hexagone. Fils de Huan Huan et Yuan Zi, le petit a été au centre de toutes les attentions, tant sa venue revêtait un caractère exceptionnel : la reproduction des pandas en captivité est rare. Le gouvernement chinois a même dépêché des soigneuses sur place afin qu’elles assistent l’équipe vétérinaire du zoo. Dans trois ou quatre ans, le petit panda rejoindra la Chine. Mais ce sort n’a pas manqué d’émouvoir la Fondation Brigitte Bardot, qui dénonce les traitements réservés aux pandas dans certains zoos de l’Empire du Milieu.
FONDATION B. BARDOTCompte certifié @FBB_PORTEPAROLE 4 déc.
"Donc, dans 3 ans Yuan Meng quitte Beauval et sa mère pour intégrer un programme chinois de reproduction en captivité où des employés sont accusés de maltraiter les pandas... le prix de l'amitié franco-chinoise..."
Un cas de maltraitance avait notamment défrayé la chronique : un employé d’un zoo chinois, filmé par les caméras de vidéosurveillance, avait malmené violemment deux bébés pandas. Les images avaient fait scandale sur le réseau social chinois Weibo, tant et si bien que le soigneur avait tenté de se justifier, en précisant que les petits l’avaient mordu. La Fondation Brigitte Bardot s’inquiète ainsi du sort qui attend le panda, une fois qu’il sera retourné en Chine, et reproche à la France et à la Chine de n’en faire qu’un vulgaire outil diplomatique.
Durant près de trois mois, le bébé panda du Zoo de Beauval n’a pas eu de nom à proprement parlé. Simplement surnommé Mini Yuan Zi, en hommage à son père, le petit a dû attendre le 4 décembre pour enfin être baptisé, en présence de Brigitte Macron, sa co-marraine avec la première dame chinoise, Peng Liyuan – absente pour l’occasion. C’est lors de cette cérémonie, très médiatisée, que le panda a reçu son nom, Yuan Meng, « souhait qui se réalise », en chinois.
Brigitte Macron a profité de l’occasion pour rappeler l’amitié franco-chinoise, en déclarant :
"Il est dans la vie des bonheurs simples et dont la profondeur vous étonne: c’est précisément ce que je viens de ressentir en rencontrant Yuan Meng. […] Le geste que nous accomplissons aujourd’hui est issu d’une tradition chinoise fondée sur le partage et la confiance mutuelle. [La naissance de Yuan Meng] est l’illustration du dialogue toujours fécond entre nos deux peuples qui se regardent, s’écoutent et se comprennent depuis deux siècles."
Emmanuel et Brigitte Macron se rendront en Chine au début de l’année 2018, dans le cadre d’un voyage officiel.
À l’heure actuelle, seuls 23 zoos détiennent des pandas géants dans le monde. Chaque animal a été prêté par la Chine, pour une durée bien précise et moyennant bien évidemment finance. Pour Huan Huan et Yuan Zi, le zoo de Beauval a accepté de payer la modique somme de 850 000 euros par an, pendant dix ans.
Considéré comme trésor national, le panda est un outil diplomatique très efficace. Jusqu’en 1984, le gouvernement chinois en a même offert plusieurs à des gouvernements étrangers, avant d’abandonner cette pratique pour se tourner vers le simple prêt, sous la pression des écologistes. L’utilisation du panda dans les relations avec l’étranger n’est pas nouvelle : l’impératrice Wu Zetian l’avait mise à profit lors de son règne, entre 690 et 705. Mais c’est surtout après la guerre que la « diplomatie du panda » a connu son paroxysme, lors de la période maoïste.

Le don de pandas a parfois permis le dégel de relations tendues ou le désamorçage d’incidents diplomatiques. Leur attribution et leur arrivée dans un pays peuvent aussi subir les aléas de l’actualité internationale. Les deux pandas du zoo de Beauval auraient dû prendre leurs quartiers en 2008, mais les manifestations de protestation entourant le passage de la flamme olympique en France, avant les JO de Pékin, et surtout, la rencontre entre le président Nicolas Sarkozy et le Dalaï-lama avaient repoussé leur arrivée au 15 janvier 2012.
Le panda jouit d’une excellente réputation auprès du grand public et exerce un pouvoir d’attraction particulier. Avec la naissance de Yuan Meng, la France n’a pas échappé au phénomène, et les moyens déployés par le zoo de Beauval n’ont pas été en reste. Communication journalière sur la santé du bébé, vidéos, écrans géants, présence des journalistes lors de la cérémonie du nom… L’engouement pour les pandas est réel, comme Delphine Delord, chargée de la communication à la direction du parc, le confiait au journal L’Express lors de la naissance du bébé :
Il y a eu 25,8 millions de vues sur l’ensemble des posts Facebook du zoo de Beauval. Nous avons dû gagner environ 40 000 fans en une semaine et près de 2000 followers sur Twitter.
Le zoo de Beauval a d’ailleurs aussitôt créé une ligne de produits dérivés dédiés au petit Yuan Meng. Le parc, qui s’attend à une augmentation significative de sa fréquentation, a même embauché pour faire face à l’afflux de visiteurs en fin d’année, pourtant période habituellement creuse. Le phénomène « Yuan Meng » n’est donc pas près de retomber.
Comme l’a dit un jour l’emblématique actrice française, Brigitte Bardot : « Une photographie peut être un instant de vie capturé pour l’éternité qui ne cessera jamais de se retourner contre vous. » Elle a certainement eu sa part d’instants légendaires imprimés sur papier et dans la mémoire de beaucoup de ses fans. Bardot a abandonné la célébrité en 1973, au sommet de sa carrière et de sa beauté, pour commencer à vivre une vraie vie.
Brigitte Anne-Marie Bardot, 83 ans, célèbre actrice, danseuse, mannequin et chanteuse, était une ballerine prometteuse dans ses jeunes années. Sa carrière d’actrice a commencé en 1952 quand elle est apparue dans des comédies. Mais sa grande pause a eu lieu en 1957 après le film controversé “Et Dieu créa la femme”, attirant l’attention de l’élite intellectuelle française. C’était l’histoire d’un adolescent immoral, qui vivait dans une région réputée. Le film est devenu un énorme succès, non seulement en France, mais aussi à l’étranger, en particulier en Grande-Bretagne. Brigitte s’est transformée en star du jour au lendemain et a même eu droit à un surnom spécialement inventé pour elle : « le chaton sexuel ».
Plus tard, elle a joué dans le film “Le mépris” de Jean-Luc Godard, et pour son rôle dans le film de 1965 “Viva Maria !”, l’actrice a été nominée pour le BAFTA Award de la meilleure actrice étrangère.
Brigitte Bardot est devenue la star de 47 films au total, prenant part à plusieurs spectacles musicaux et enregistrant plus de 60 chansons. Mais elle a décidé de mettre fin à sa carrière dans le show business en 1973 pour devenir une activiste des droits des animaux.
L’actrice a créé la Fondation Brigitte Bardot pour le bien-être et la protection des animaux en 1986. Elle s’est tourné vers le végétarisme et a recueilli 3 millions de francs pour la cause en mettant aux enchères ses objets personnels et ses bijoux précieux.
Bardot lutte contre la chasse au phoque au Canada et, en 1999, elle a écrit une lettre au président chinois, accusant le gouvernement de « torturer les ours et de tuer les derniers tigres et rhinocéros du monde pour en faire des aphrodisiaques ». Bardot a donné plus de 140 000 dollars pour la stérilisation massive et l’adoption des chiens errants à Budapest. Elle a également appelé le monarque danois à cesser de tuer les dauphins dans les îles Féroé.
Les trois mariages de Brigitte se sont soldés par un divorce. Elle s’est mariée pour la première fois avec le réalisateur Roger Vadim à l’âge de 18 ans, en 1952, et a divorcé cinq ans plus tard. En 1959, elle a échangé ses vœux avec l’acteur Jacques Charrier. Après avoir donné naissance à son fils, Bardot a de nouveau divorcé en 1962, laissant la famille de Charrier élever son fils.
Son troisième mariage avec le millionnaire allemand Gunter Sachs en 1966, s’est terminé trois ans plus tard. Mais la quatrième fois a été la bonne pour Bardot : elle s’est mariée avec son mari actuel, Bernard d’Ormale, qui était auparavant conseiller de Jean-Marie Le Pen, ancien dirigeant du parti d’extrême-droite le Front National.
Brigitte Bardot n’a aucun regret sur son passé et n’y changerait rien. Au lieu de cela, elle est pleinement engagée dans sa bonne cause actuelle et continue son travail, luttant pour la protection des droits des animaux.
D’après les résultats de cette étude, réalisée les 21 et 22 novembre auprès d’un échantillon de 1 014 personnes selon la méthode des quotas, 71 % des interrogés ne se sentent pas en sécurité lorsqu’ils se promènent dans la nature en période de chasse. Un chiffre en forte augmentation – ils étaient 54 % en 2009 et 61 % en 2016 – qui « pourrait s’expliquer par la multiplication des accidents depuis l’ouverture de la chasse » en septembre, juge Christophe Marie, le porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot.
Il en veut pour preuve les neuf accidents mortels qui ont déjà marqué la saison, notamment l’adolescent de 13 ans tué en Vendée en septembre et la femme de 69 ans abattue dans son jardin par un chasseur qui l’avait prise pour un cerf, en octobre en Aveyron. Il y a quelques jours encore, le 3 décembre, deux chasseurs ont péri lors de battues, l’un dans le Var et l’autre dans le Tarn. L’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a comptabilisé 143 accidents de chasse au cours de la saison 2016-2017, dont 18 mortels.
Autre sujet qui résonne dans l’actualité : la chasse à courre, qui a créé la polémique en octobre avec l’abattage d’un cerf dans une propriété privée d’une petite commune de l’Oise ; 84 % des sondés se disent contre cette pratique. Là encore, les chiffres sont en progression, alors que 73 % des Français y étaient opposés lors d’un précédent sondage en 2005. Fait intéressant, les opposants se retrouvent autant chez les Parisiens que les habitants des autres régions, dans les communes rurales comme dans les agglomérations, ainsi que de manière égale dans toutes les tranches d’âge.
Les différences sont en revanche plus marquées entre les hommes (80 % contre) et les femmes (88 % opposées), entre les catégories socio-professionnelles supérieures (77 %) et les employés et ouvriers (85 %) et entre l’appartenance politique à gauche (90 % d’opposants) et à droite (79 %).
Des chasseurs tiennent un renard mort lors de l’ouverture de la chasse dans la Sarthe, le 24 septembre 2017
Parmi les autres thématiques abordées, l’association a posé la question de la période de chasse. Selon le sondage, 79 % des sondés sont favorables à la réduction de sa durée et 82 % des Français se prononcent en faveur du dimanche comme journée non chassée, soit davantage qu’en 2016 (78 %) et qu’en 2009 (54 %). Une fois de plus, les opposants sont aussi nombreux chez les citadins que les ruraux. Ce principe d’un jour sans fusil avait été adopté par la loi Voynet sur la chasse de 2000 – qui avait opté pour le mercredi –, mais ce texte avait été abrogé trois ans plus tard par la loi Bachelot sur le même sujet.
« On a la plus grande étendue de chasse en Europe, et l’on reste le seul pays européen où cette pratique est autorisée sept jours sur sept. Or, près de 60 % des accidents de chasse ont lieu le dimanche, lorsque la nature est fréquentée par des familles en promenade, des randonneurs, des joggeurs ou des cyclistes », regrette Christophe Marie, qui dénonce un « monde à l’envers » : « Les chasseurs, qui représentent 1,5 % de la population, empêchent 98,5 % des Français de profiter des activités de plein air en toute sécurité. »
Le sondage s’intéresse à une série d’autres domaines : 66 % des Français sont opposés à la réglementation qui autorise toute l’année la destruction de 19 espèces classées nuisibles (renards, blaireaux, corbeaux, etc) et 89 % se prononcent pour l’interdiction de la chasse aux trophées et leur importation en France, qui représente le 5e pays importateur en Europe.
A noter que si seulement 12 % des sondés ont déjà chassé, ce critère ne semble pas être déterminant pour la majorité des réponses. Ainsi, 60 % des Français interrogés ayant déjà chassé sont tout de même favorables à l’instauration d’un dimanche sans fusil et autant sont opposés la chasse à courre.
La Fondation Brigitte Bardot n’a en revanche pas préféré interroger les sondés pour savoir s’ils sont globalement pour ou contre la chasse afin de ne pas « fermer tout débat mais plutôt pointer des pratiques que l’on peut réformer », indique Christophe Marie.
« Ce sondage prouve que la préoccupation récente de l’opinion publique en faveur de la condition animale concerne également le domaine de la chasse, alors que c’est une tradition ancrée », juge le porte-parole. L’ONG appelle le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, à interdire la chasse à courre – comme l’ont fait l’Allemagne, la Belgique ou l’Angleterre – à instaurer un dimanche sans chasse ou encore à revoir la classification des espèces nuisibles.
« Cette montée de l’opposition à certaines pratiques de chasse n’est pas nouvelle, elle date du milieu des années 1970 », relativise Héloïse Fradkine, sociologue à l’Observatoire sociologique du changement (Sciences Po/CNRS) et auteure d’une thèse sur le monde de la chasse. En cause dans ce sujet « passionnel » : la montée en puissance des préoccupations environnementales et animalistes, la recomposition des catégories sociales venues habiter dans les zones rurales, plus enclines à un « usage contemplatif de la nature », et le fait que moins de gens ont des chasseurs parmi leurs proches. Jusqu’en 1975, plus d’un homme adulte sur dix chassait, rappelle-t-elle, contre trois sur cent aujourd’hui.
Willy Schraen, le président de la Fédération nationale des chasseurs, dénonce de son côté un « sondage orienté ». « Dans les lieux publics, comme les forêts domaniales, la chasse est extrêmement réglementée et sécurisée : elle a lieu deux jours par semaine – ni le dimanche ni le mercredi – et elle est indiquée par de nombreux panneaux, détaille-t-il. Mais la grande majorité du territoire, ce sont des champs et des forêts privés, dont les propriétaires peuvent jouir comme ils le souhaitent. Les promeneurs doivent donc se souvenir qu’ils sont chez autrui. »
Quant à la chasse à courre, qualifiée de « cruelle » par la Fondation Brigitte Bardot, Willy Schraen parle de « méconnaissance de cette pratique ». « C’est la chasse qui tue le moins d’animaux [3 000 par an] et qui est une des plus populaires : 300 000 à 400 000 non chasseurs suivent les équipages chaque année », assure-t-il. Au final, pour Willy Schraen, la chasse « conserve une bonne image ». L’érosion du nombre de chasseurs a cessé, avance-t-il, et la Fédération enregistre une hausse de la demande de nouveaux permis.
Source de l'article : Cliquez ICILe desman, petit mammifère insectivore des cours d’eau pyrénéens, est désormais classé parmi les espèces « vulnérables ». Mais un plan d’action européen existe pour le sauver…
Seulement découvert en 1811, le desman reste un animal méconnu.
L’information a rencontré un certain écho, lors de sa divulgation mi-novembre : une espèce de mammifères sur trois se trouve en danger dans notre pays. Au milieu des médiatiques ours, loups, lynx et bouquetins, le sort du desman des Pyrénées n’a en revanche guère ému les foules. Comme d’habitude.
Pourtant, le Galemys pyrenaicus, appelé aussi rat-trompette, a vu son statut se dégrader entre 2009 et 2017 dans le classement du comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), en passant du niveau « quasi menacé » à « vulnérable ».
Depuis sa découverte très tardive, en 1811, ce petit animal essentiellement nocturne, semi-aquatique et insectivore, à la trompe mobile, reste un mystère sur pattes. Historiquement présent tout le long de la chaîne montagneuse et dans le nord-ouest de la péninsule ibérique, il a été repéré jusqu’à 2 700 mètres d’altitude.
« Il y a très peu d’espèces de mammifères qu’on connaît aussi peu en France, indique Emile Poncet, chargé d’études au Conservatoire d’espaces naturels (CEN) de Midi-Pyrénées. On ne sait rien par exemple de ce qui touche à sa reproduction : on n’a jamais observé de bébé desman ! »
Le travail du CEN sur les aires de répartition du rat-trompette, appuyé sur la quête de ses excréments très spécifiques, a permis à l’UICN de déterminer le nouveau classement de l’espèce. L’établissement régional est en charge de Life +, le projet européen quinquennal qui a succédé en 2015 au plan national d’action (PNA) établi en 2010.
« Nous testons notamment des méthodes de conservation sur certains sites, afin de voir si elles sont efficaces pour les développer ailleurs, reprend Emile Poncet. Sur certains cours d’eau, nous créons de l’habitat en posant des blocs de roches. » Cent trente tonnes de granit ont ainsi été déplacées cet automne vers les berges de l’Aston, en Ariège.
Dans ce département, et plus généralement dans la partie orientale des Pyrénées (Aude et Pyrénées-Orientales), les populations de desmans semblent moins régresser qu’au centre ou à l’ouest de la zone de répartition. Pour des raisons restant à déterminer, comme la plupart du temps avec cet animal cachottier.
Life + comprend aussi un volet éducation, auprès de scolaires, du grand public mais aussi de personnes concernées par la gestion des milieux naturels. En 2015, 2016 et 2017, les animations de la caravane du desman ont ainsi permis de sensibiliser quelque 1 200 personnes par an.
Pas du luxe, selon Emile Poncet :
« Même dans les Pyrénées, des gens qui habitent depuis toujours dans certaines vallées ne connaissent pas l’animal. Alors, imaginez quand on s’éloigne de la zone de répartition… »
Comme lui, ils sont près d’une trentaine dans le Sud-Ouest à plancher sur le discret insectivore, qui mesure entre 24 et 29 cm, dont plus de la moitié pour la queue. « Le desman mérite qu’on s’y intéresse, précise le scientifique. Il a beaucoup de choses à nous révéler. » Mais, pour cela, il faut le protéger et encadrer les activités humaines qui dégradent les cours d’eau, et par conséquent son habitat.