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action protection animale

Plainfaing : des ânes et des chèvres enchaînés...

Publié le par Ricard Bruno

Plusieurs associations de défense des animaux (SPA, CREL, 30 millions d'amis, Fondation Brigitte Bardot) se battent depuis plusieurs semaines dénonçant un cas d'animaux maltraités sur la commune de Plainfaing. Sur ces photos les militants associatifs montrent les mauvaises conditions de vie imposées à des ânes et des chèvres par leur propriétaire, près d'une habitation où jonchent des carcasses de voitures.

Plainfaing : des ânes et des chèvres enchaînés...
Plainfaing : des ânes et des chèvres enchaînés...

Les associations ont déposé plainte. Les services vétérinaires de la DDCSPP (direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations) se sont rendus sur place une première fois le 15 novembre dernier : ils ont constaté que les chèvres étaient attachées avec de courtes chaînes à des carcasses de voitures, sans abreuvement, ni abri. Deux ânes subissaient le même sort, enchaînés sur des monticules de terre sans alimentation suffisante. Les services vétérinaires ont mis en demeure le propriétaire avec ultimatum de déplacer les animaux sur une pâture avec de quoi boire, manger et se mettre à l'abri notamment en cette période hivernale.

Plainfaing : des ânes et des chèvres enchaînés...

Une deuxième visite des services vétérinaires vendredi 24 novembre a permis de constater que rien n'avait changé. Des procès-verbaux vont être dressés exigeant l'identification des animaux et le changement de leurs conditions de vie.
Quant aux associations, elles dénoncent un dialogue impossible avec le propriétaire, décrit comme un homme irrascible et grossier. S'il ne se plie pas aux mises en demeure, ses animaux lui seront retirés.

(photos fournies par les associations de défense animale)

Source de l'article : Cliquez ICI

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Communiqué de presse de la famille du Cirque Bormann...

Publié le par Ricard Bruno

Communiqué de presse de la famille du Cirque Bormann...
Là on atteint des sommets dans l'hypocrisie et la connerie humaine, lisez bien le communiqué de presse qu'a fait le directeur du cirque Bormann Moreno, vous allez être tout comme moi outré de ses écrits...ce type est une honte personnifié...plus CON que lui...c'est difficile ! Il a bien sur attaqué de front les Fondations associations qui se mobilisent et c'est tant mieux contre cette horreur qu'est l'enfermement à vie d'animaux...
 
Oh ! nous ne voulons pas grand chose...simplement la fin des animaux dans les cirques...point barre !
 
Bruno Ricard
Ps : Facebook : https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=2009375672632010&id=1687068534862727 

Communiqué de presse de la famille du Cirque Bormann

Paris, le 25 novembre 2017


Nous avons perdu hier soir, dans des conditions tragiques, l’une de nos jeunes femelles tigres. Elle s’appelait Mevy et était âgée de 18 mois. Cet événement a bouleversé notre famille et les habitants du 15ème arrondissement. Nous sommes dévastés. Nous comprenons la frayeur que la fuite de Mevy a pu provoquer et nous sommes profondément désolés pour les perturbations occasionnées.

Hier soir, aux alentours de 18 heures, Eric Bormann le directeur du cirque et responsable des tigres s'apprêtait à nettoyer leur cage. Il a fait entrer Mevy dans un sas de sécurité. C'est à ce moment-là qu'il a constaté que l'une des portes du sas, d'ordinaire condamnée, était grande ouverte. La tigresse s'est échappée. Eric Bormann a d'abord tenté de l'amadouer et de la faire revenir. Face à la fuite du fauve, il s'est résolu à la poursuivre sur la voie publique avec l'arme que la loi l'oblige à détenir.

L'utilisation d'un fusil hypodermique a été rapidement écartée, jugée trop risquée vu le délai d'action de cette méthode. Il nous fallait avant tout assurer la sécurité du public.

Sans hésiter, et malgré l'immense douleur d'abattre un animal né dans notre cirque, nous avons ainsi pris nos responsabilités. Un geste terriblement douloureux mais nécessaire pour Eric Bormann, qui a réussi à neutraliser l'animal en une dizaine de minutes.

L’amour des animaux est le coeur de notre métier, et ce depuis 8 générations que le cirque existe et 40 ans que nous sommes installés à Paris. Leur bien-être a toujours été au centre de nos préoccupations. C’est avec passion que nous travaillons chaque jour avec eux, que nous les voyons naître, les nourrissons au biberon, et que nous vivons au quotidien avec eux. Le respect des animaux et la sécurité de nos spectateurs ont toujours été nos moteurs. Eric Bormann, le propriétaire du cirque, est membre depuis 2012 de la Commission nationale consultative de la faune sauvage captive du Ministère de la Transition écologique et solidaire. Il siège en formation pour la délivrance des certificats de capacité à posséder un animal protégé par l'annexe de la convention de Washington.

Les attaques de quelques associations de défense des droits des animaux sont aujourd’hui blessantes pour notre famille. Nos neuf tigres sont tous nés au cirque. Nous leur offrons une qualité de soins dont nous sommes fiers, alors que le tigre est une espèce en voie d’extinction en milieu sauvage.

Notre installation récente dans le 15ème arrondissement a fait l’objet d’un accompagnement en matière de sécurité de la part de la Préfecture de Police de Paris avec qui nous travaillons main dans la main pour assurer aux riverains et aux spectateurs une sécurité maximale.
La défaillance du système de sécurité est un fait extrêmement rare dans le milieu du cirque. Aucune piste n’est écartée, y compris celle de la malveillance.
Nous travaillons avec les forces de l’ordre et nous mettons en oeuvre tous les moyens pour faire rapidement la lumière sur cet effroyable événement et apporter notre concours plein et entier à l’enquête qui va être engagée par les autorités compétentes. Nous nous réservons le droit d’engager des poursuites en fonction des conclusions.

Nous remercions toutes celles et ceux qui se mobilisent pour nous soutenir et nous témoigner leur amitié et leur confiance.

Le Cirque Bormann souhaite aujourd’hui reprendre ses activités et retrouver la sérénité pour continuer à offrir aux enfants et aux plus grands la joie et la découverte de numéros qui sont notre raison de vivre.

Eric Bormann
Alexandra Bormann

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Tigre abattu dans Paris : la colère monte autour des cirques avec animaux

Publié le par Ricard Bruno

Paris, vendredi. Un tigre a été abattu dans un square après s’être échappé d’un cirque.

Paris, vendredi. Un tigre a été abattu dans un square après s’être échappé d’un cirque.

Les défenseurs des animaux s’indignent après qu’un tigre s’est échappé d’un cirque parisien, vendredi en fin de journée, avant d’être tué par son propriétaire.

La mort d’un tigre, vendredi, à Paris, provoque la colère des défenseurs des animaux. L’animal échappé du cirque Bormann, dans le XVe arrondissement, s’est retrouvé en pleine rue, puis a été abattu par son propriétaire dans le square Sarrabezolles.

Allain Bougrain-Dubourg a lancé un appel, ce samedi matin sur Europe 1, à la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, pour qu’elle « en finisse avec ces présentations d’animaux sauvages dans les cirques ». Elle « ne s’est toujours pas prononcée. Faut-il attendre encore un drame ? Encore un mort peut-être pour qu’elle se prononce ? » Le président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) a indiqué que l’élue lui avait demandé conseil sur la cause animale pendant la campagne municipale en 2014. « On demandait déjà à ce que Paris interdise les animaux sauvages dans les cirques », appuie-t-il.

« Interdire l’exploitation des animaux dans les cirques, comme dans treize Etats de l’Union européenne ».

La fondation Brigitte Bardot se dit « scandalisée » dans un message notamment relayé sur Facebook. Elle fait également part de sa « colère contre Anne Hidalgo qui méprise, depuis des mois, nos demandes répétées de ne plus autoriser la venue de cirques avec animaux dans Paris ». La fondation assure que « c’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de victimes humaines. Il faut réagir immédiatement et bannir cette exploitation de l’animal sauvage réduit à l’esclavage ». Elle demande au ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, d’« interdire l’exploitation des animaux dans les cirques comme l’ont déjà fait treize Etats membres de l’Union européenne (Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Chypre, Grèce, Irlande, Italie, Lettonie, Malte, Pays-Bas, Roumanie, Slovénie) ».

L’association One voice animal a quant à elle annoncé vendredi soir son intention de déposer plainte. Elle a ironisé sur le fait que le fauve a été tué « en plein Paris », « lieu de vie classique » de l’animal. « Les animaux sont en sécurité dans les cirques ? » s’interroge-t-elle.

Le maire (LR) du XVe arrondissement, Philippe Goujon évoque l’existence d’« un vrai sujet sur la sécurité des cirques ». L’élu va saisir la préfecture à propos de l’ouverture publique prévue ces prochains jours du cirque Bormann, estimant que, dans ces conditions, elle « ne peut être envisagée ».

Source de l'article : Cliquez ICI

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Un trafic de sangliers démantelé en Haute-Loire

Publié le par Ricard Bruno

La connerie humaine dans toute sa splendeur...c'est à vomir...

Bruno Ricard 

Au terme d’une longue enquête, le 10 juillet, les gendarmes de Haute-Loire ont mis fin à un trafic de sangliers. Un élevage clandestin qui aurait alimenté des chasseurs.

Au terme d’une longue enquête, le 10 juillet, les gendarmes de Haute-Loire ont mis fin à un trafic de sangliers. Un élevage clandestin qui aurait alimenté des chasseurs.

Depuis plusieurs mois, près de Monistrol-sur-Loire, les agriculteurs constataient une surpopulation anormale de sangliers. Au terme d’une longue enquête, le 10 juillet, les gendarmes de Haute-Loire ont mis fin à un trafic de sangliers. Un élevage clandestin qui aurait alimenté des chasseurs.

C’est grâce à un hélicoptère équipé d’une caméra infrarouge que les gendarmes de la Haute-Loire ont réussi à localiser un élevage illégal de sangliers à Bas-en-Basset, près de Monistrol-sur-Loire. Cela faisait plusieurs mois que la sous-préfecture d’Yssingeaux essayait de comprendre l’origine de cette surpopulation de sangliers dans le secteur.

Une prolifération aux conséquences fâcheuses sur les cultures des agriculteurs. Au point que les tensions entre eux et les chasseurs n’avaient jamais été aussi vives.

Plusieurs services de l’Etat avaient été mobilisés pour tenter d’enrayer cette surpopulation dont l’origine n’avait rien de naturel. Sous autorité du parquet, une opération de contrôle a permis aux gendarmes de mettre au jour un élevage clandestin de sangliers.

Dans un enclos de 60 hectares, 64 sangliers ont été ainsi comptabilisés même « si on pense qu’il y en a probablement au moins 150 » explique Christine Hacques, sous-préfète de Haute-Loire.

Les sangliers seront abattus


Du matériel de transport et des cages ont été saisis, ce qui laisse à penser qu’il s’agit là d’un élevage « quasi industriel » précise la représentante de l’Etat. L’enquête et les auditions en cours devraient permettre de savoir si, comme le pensent les enquêteurs, ces sangliers étaient vendus à des chasseurs peu scrupuleux.

Un plan d’abattage de ces sangliers a été décidé. Ce sont les services de l’Etat qui s’en chargeront. Les animaux sauvages dont l’élevage est illégal finiront à l’équarrissage. En attendant, ce sont les instigateurs présumés de ce trafic de sangliers qui auront en charge de garder les animaux.

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Hommage à Jean-Pierre Garrigues (CRAC Europe)

Publié le par Ricard Bruno

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L'éléphante Maya, victime de maltraitance? Le PDG de Vente-privée s'inquiète

Publié le par Ricard Bruno

L'éléphante Maya, victime de maltraitance? Le PDG de Vente-privée s'inquiète

Le patron de Vente-privee.com affiche le portrait de Maya sur la façade de sa société. Il veut qu'elle quitte son cirque pour un sanctuaire.

Son corps voûté s'affiche sur plus de 100 m² sur l'immense façade de l'entreprise Vente- privee.com à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour émouvoir les automobilistes qui empruntent l'A 86 et l'A 1. Maya, une éléphante de 49 ans, se trouve en ce moment à Saumur (Maine-et-Loire) avec son cirque de la Piste d'or, et son état inquiète l'association de défense des animaux OneVoice.

« Sa maigreur fait peur à voir, explique Muriel Arnal, présidente de l'ONG. Maya fait des grands gestes de trompe comme si elle encensait son enclos, un signe classique de dépression chez les pachydermes. De nombreuses plaies lui couvrent la tête et les épaules. Il y a urgence, elle est en danger de mort. »

Jacques-Antoine Granjon, le PDG de Vente-privee.com, convaincu de la cause animale, prête ses murs jusqu'à dimanche pour sensibiliser sur le sort de ce grand mammifère : « Très malade, elle est encore forcée de vivre sur les routes, dans un camion, et de participer aux spectacles de cirque. Des projets de sanctuaires existent pour accueillir les animaux », signale le patron. L'objectif est en effet de sortir l'animal de 5 t de son petit enclos pour l'envoyer à l'Elephant Haven, sorte de maison de retraite pour éléphants en cours de construction dans le Limousin.

Pour le patron du cirque, « Maya fait partie de la famille »

« Comment peut-on nous accuser de maltraitance, s'étrangle Ralph Falck, le patron du cirque. Maya dressée par mon grand-père, avait 15 ans quand je suis né, elle fait partie de ma famille ! Par ailleurs, des vétérinaires passent contrôler nos animaux quinze à vingt fois par an, ils n'ont rien trouvé à redire. » Il promet d'attaquer l'association qui le « harcèle » en retour.

Le cas de l'éléphante Maya illustre le bras de fer de plus en plus serré entre professionnels du cirque et ONG. En France, 250 chapiteaux présentent encore des numéros de dressage, le plus souvent avec des chevaux, tigres, lions, lamas, singes, mais aussi quelques éléphants. Nos voisins européens, l'Irlande, l'Italie, l'Autriche, la Grèce, la Finlande par exemple, ont banni les animaux sauvages de leurs pistes aux étoiles.

Nicolas Hulot, qui a rappelé cet été être défavorable au maintien des animaux en cage, a mis en place une Commission bien-être animal qui étudie ces questions et fait paniquer les directeurs de cirque. En attendant, dans l'Hexagone, à défaut d'interdiction nationale, on estime aujourd'hui à 60 le nombre de communes françaises ayant signé des arrêtés municipaux interdisant les numéros d'animaux sauvages, dont 13 de plus de 20 000 habitants. Elles n'étaient qu'une trentaine début 2016 et moins d'une dizaine en 2012. Pour accélérer le mouvement, Pamela Anderson, ambassadrice de l'association Peta, a envoyé mercredi une lettre aux 36 000 maires de France pour qu'ils interdisent l'accès de leurs places aux cirques avec des lions, des tigres ou des éléphants.

Source de l'article : Cliquez ICI

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La colère gronde après l’euthanasie de ces 163 singes malgré des solutions proposées par les associations

Publié le par Ricard Bruno

La colère gronde après l’euthanasie de ces 163 singes malgré des solutions proposées par les associations

Le 19 mai 2017, la préfecture des Landes avait ordonné l’euthanasie de 163 primates, hébergés au zoo La Pinède des Singes, placé en redressement judiciaire en avril 2016 et fermé depuis. Pourtant, des solutions avaient été proposées par la Fondation 30 Millions d’amis et la Fondation Brigitte Bardot, afin d’éviter un tel massacre.

La préfecture des Landes avait invoqué des raisons sanitaires, craignant une contamination de l’homme par l’herpès B, dont étaient porteurs les primates. Les autorités ont pris cette décision de manière unilatérale, sans prévenir les associations ni prendre en considération les solutions proposées, tout en allant à l’encontre du rapport de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), demandé en avril 2017 par cette même préfecture.

La colère gronde après l’euthanasie de ces 163 singes malgré des solutions proposées par les associations

Aujourd’hui, les associations s’interrogent sur la légitimité et surtout l’utilité d’une telle décision. En effet, comme l’explique la Fondation 30 Millions d’Amis, les macaques de Java sont en très grande majorité porteur de ce virus, et la contamination à l’homme, qui intervient après un contact direct, par morsure ou griffure, reste malgré tout très rare. Ces constatations sont appuyées par le rapport de l’Anses, qui précise qu’aucune contamination n’a eu lieu à l’échelle des zoos du monde entier. C’est avant tout dans les laboratoires que la transmission se fait, via des Macaques crabiers et non rhésus.

La colère gronde après l’euthanasie de ces 163 singes malgré des solutions proposées par les associations

Autant de constatations qui laissent un goût amer aux défenseurs des animaux, ainsi qu’une impression de grand gâchis. Plusieurs sanctuaires s’étaient déjà proposés pour accueillir les primates. Seuls deux singes ont pu être sauvés, Miguel et Junior. Ils ont été transférés au refuge de l’Arche, en Mayenne, grâce à la Fondation 30 Millions d’Amis, le 9 octobre 2017. Encore en quarantaine, ils pourront rejoindre leur enclos une fois les examens vétérinaires terminés, dans deux mois.

Reha Hutin, Présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis, conclut, avec tristesse :

 

Le principe de précaution, mal appréhendé par les autorités a conduit à l’extermination de toute une population d’animaux ! C’est très triste d’autant plus que les associations de protection animale ont tout fait pour tenter de dissuader les services sanitaires, mais en vain. Alors longue vie à Junior et Miguel qui nous rappelleront toujours l’injustice perpétrée contre leurs congénères.

Source : Fondation 30 millions d'amis...

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Enquête ouverte après la découverte d'un charnier de chiens de chasse en Isère

Publié le par Ricard Bruno

Les vols de chiens de chasse se multiplient aussi dans l’Ain.

Les vols de chiens de chasse se multiplient aussi dans l’Ain.

Plusieurs animaux ont été découverts enterrés dans un bois. Ces bêtes, très convoitées, sont parfois volées pour être revendues. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Vercieu-Montalieu (Isère).

Un charnier de six chiens, mutilés à l'oreille là où se trouve leur identification, a été découvert dans un bois, ce week-end, par un promeneur dans le nord de l'Isère. Une enquête de gendarmerie a été ouverte par la brigade de Vercieu-Montalieu pour découverte de « cadavres d'animaux et abandons ». Une certitude: les vols de chiens de chasse se multiplient et la revente de ces canins de valeur alimente des réseaux.

Dans le département voisin de l'Ain, plusieurs vols ont été signalés depuis l'ouverture de la saison. « Il faudra tout d'abord déterminer le mode opératoire de la mise à mort de ces chiens, savoir s'il y a eu des mutilations ou s'il s'agit d'un chenil qui s'est débarrassé de ces bêtes », dit-on à la gendarmerie. Il y avait cependant, selon les premiers éléments de l'enquête, au moins deux jack russell, un griffon, un griffon terrier, un bouvier, sans doute, et un bleu de Gascogne, tous des chiens de chasse. Un vétérinaire doit examiner les bêtes, très probablement abattues par balles de petit calibre.

« Il peut aussi s'agir de règlements de comptes dans le milieu de la chasse. Il est déjà arrivé que des chasseurs en volent d'autres. L'enquête ne fait que débuter. Il est aussi possible que ces chiens n'aient pas trouvé preneur lors d'une revente sauvage », détaille la gendarmerie, confrontée à l'absence de dépôts de plainte de la part de chasseurs. « Ils oublient souvent de faire identifier ou pucer leur chien et considèrent qu'un animal peut s'égarer après une battue, ce qui peut être le cas dans les meutes », souligne Christophe Marie, le porte-parole de la fondation de défense des animaux Brigitte Bardot. « Mais le commerce de chiens et leur revente est un marché qui existe bel et bien. Un marché souvent destiné à l'étranger », constate encore la Fondation Brigitte Bardot.

Revendus jusqu'à 2 500 €

La fédération de chasse de la Corse-du-Sud a pris conscience du problème. Elle a mis en place sur son site, dès 2009, un portail permettant de signaler les disparitions des chiens de chasse et d'indiquer leur numéro de tatouage. « Le seul moyen de lutter contre ces trafics est l'identification », affirme la fédération, qui mise sur « la traçabilité » des animaux. Un bon rapporteur de gibier, par exemple, peut se négocier entre 1 500 et 2 500 €. Et les passionnés sont prêts à mettre le prix. Plusieurs fédérations de chasse ont constaté que des chiens de qualité volés en France se sont retrouvés dans des filières de reproduction vers les pays du Maghreb.

« Oui, on vole les chiens de chasse ! L'animal n'est plus qu'une marchandise comme une autre. Il y a aussi ces pseudo-chasseurs itinérants qui agissent sur les terrains communaux quelques heures. Ils n'hésitent pas à voler des chiens : ils les gardent, les revendent ou, s'il n'y a pas preneur, les bêtes sont éliminées », s'emporte Joël, 56 ans, informaticien, quarante ans de chasse derrière lui dans la Creuse et le Val-d'Oise qui prône la systématisation de l'identification génétique : « Un chien, c'est comme un enfant, il a besoin de vous tout le temps. »

Source de l'article : Cliquez ICI

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Après l’affaire du cerf tué dans un jardin, ils chassent de nouveau à Compiègne

Publié le par Ricard Bruno

Retour en forêt de l’équipage la Futaie des amis qui s’est abstenu d’y chasser depuis l’incident du 21 octobre. Des plaintes pour « acte de cruauté » sont examinées.

Le veneur Alain Drach et l’équipage la Futaie des amis ont repris les parties de chasse en forêt de Compiègne.

Le veneur Alain Drach et l’équipage la Futaie des amis ont repris les parties de chasse en forêt de Compiègne.

LES FAITS

Samedi 21 octobre : un cerf est abattu dans un jardin à Lacroix-Saint-Ouen (60), par Alain Drach, maître de l’équipage la Futaie des amis.

Mercredi 25 octobre  : la Société de vénerie reproche des « négligences » à l’équipage compiégnois. « Ce manquement porte préjudice à l’image de la vénerie », juge l’association cynégétique, qui demande aux équipages de cerf de suspendre les chasses en forêt de Compiègne pendant un mois.

Lundi 30 octobre : La SPA porte plainte pour « acte de cruauté » auprès du tribunal de grande instance de Compiègne, à l’encontre d’Alain Drach. La pétition de 30 Millions d’amis, contre la chasse à courre, compte alors 94 000 signatures.

Mercredi 22 novembre  : Une partie de chasse est organisée par l’équipage La Futaie des amis, à nouveau en forêt de Compiègne.

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«  À la chasse ? J’y suis  », annonce ce matin Alain Drach. Au téléphone, on entend derrière lui les aboiements de la meute de l’équipage la Futaie des amis.

Ce veneur compiégnois qui avait abattu un cerf dans un jardin à Lacroix-Saint-Ouen s’était engagé à ne pas chasser en forêt de Compiègne durant un mois. «  L’incident date du 21 octobre. Un mois après, on y est  », calcule le chasseur.

Les activistes AVA, Abolissons la vénerie aujourd’hui, s’en étranglent. «  La sanction de la Société de vénerie a été prise le 26 octobre, pas le 21 ! Cette reprise des parties de chasse n’est que le point d’orgue d’un mois ubuesque : Alain Drach a été vu avec l’équipage Rallye nomade (qui chasse dans le massif Coucy-Basse et Saint-Gobain) ; sa sœur à Villers-Cotterêt ; l’équipage de Rivecourt a été vu en forêt de Compiègne le samedi 28 octobre…  », s’agace Stéphane Mercier.

« Établir des zones de non-chasse, c’est infaisable »

Et ce militant de commenter : «  Les décisions de la Société de vénerie n’ont pas été respectées. Elles n’ont de toute façon été prises que pour éviter que la justice ne s’en mêle, pour calmer les gens…  » Cet opposant à la chasse à courre est convaincu que le mécontentement de la population est toujours vif.

Pour la Société de Vénerie, tout est en ordre. Alain Drach a été à nouveau entendu mercredi 15 novembre par une commission composée de cinq maîtres d’équipage. «  Il devait présenter des mesures de nature à restaurer la confiance ; ce qu’il a fait  », assure son porte-parole, Pierre de Boisguilbert.

Quelles dispositions pour sanctuariser les villages forestiers ? «  C’est exclu. Établir des zones de non-chasse, c’est infaisable. C’est une idée qui a fait bondir la Fédération nationale de chasse  », réplique Alain Drach.

Un commentaire qui fait grincer des dents la Société de Vénerie. L’association cynégétique ne s’en est pas moins montrée conciliante. La mise a pied d’Alain Drach a été raccourcie : il pourra reprendre sa charge de maître d’équipage le 1er février, sans attendre la fin de la saison, le 31 mars.

Entre-temps, sa sœur Bettina Caignault reprend le fouet. «  Nous sommes une bande de copains. Peu importe qui a le brassard de capitaine ou qui joue à l’arrière gauche  », commente, amusé, le veneur, toujours aussi droit dans ses bottes.

Trois plaintes déposées

 

La Société protectrice des animaux (SPA), la fondation Brigitte Bardot et One voice, trois institutions de la cause animale, ont déposé plainte auprès du tribunal de Compiègne. « Ce dossier cumule les infractions », estime Natacha Harry, présidente de la SPA. « Le 21 octobre, les conditions de chasse n’étaient pas réunies : les chasseurs ont pénétré dans Lacroix-Saint-Ouen, où le maire avait pris un arrêté interdisant la chasse à courre ; ils ne pouvaient pas invoquer le droit de suite puisque le cerf n’était ni blessé, ni mourant. L’animal, qui a été frappé à coups de fouet, aurait très bien pu être relâché. » Au-delà de cet incident de chasse, la SPA plaide pour l’interdiction de la chasse à courre en France, comme en Allemagne ou au Royaume-Uni. « C’est une pratique anachronique ; l’animal est poursuivi durant des kilomètres, jusqu’à l’épuisement. Il connaît un stress absolu, avec derrière lui une meute de chiens. » Aussi la plainte a été déposée pour « acte de cruauté ». Un délit passible de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende, plaidé jusque-là pour des animaux domestiques. La procureur de Compiègne, Virginie Girard, a décidé « un départ à l’enquête pour chaque infraction suspectible d’être relevée ».

Source de l'article : Cliquez ICI

 

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