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Protection animale en Tunisie : La Fondation Brigitte Bardot s’en remet au Président
Dans cette lettre, la FBB se tourne vers le Président de la République, car il est le seul à pouvoir apporter une réponse claire et adaptée, en ordonnant l’arrêt des abattages et en instaurant des règles pérennes pour la généralisation de centres de stérilisation et vaccination sur tout le territoire tunisien.
Il ne se passe pas un jour sans que la Fondation Brigitte Bardot (FBB) ne soit interpellée par la situation animale en Tunisie. Les demandes d’aide et de soutien ainsi que les témoignages affluent très régulièrement. Ces signalements émanent souvent de touristes, revenus traumatisés de leur séjour en Tunisie. En effet, alors qu’ils s’attendaient à goûter à la sérénité des lieux, ainsi que partir à la découverte de ce magnifique pays qu’est la Tunisie, ils se sont retrouvés confrontés à une dure réalité, des scènes difficiles à supporter, pour peu que l’on considère les animaux comme des êtres sensibles et capables de ressentir, comme chaque créature vivante, la douleur, la faim, la soif ou la peur.
D’ailleurs, il suffit de lire leurs appels à l’aide sur les groupes animaliers. Des appels poignants qui restent souvent sans réponses. Ces personnes prennent alors conscience de leur impuissance à agir et repartent la mort dans l’âme, avec ce fardeau de culpabilité, celui d’avoir laissé des animaux dans leur détresse, et devoir « faire comme si… », pour pouvoir poursuivre leur route. Ne plus y penser, avancer et surtout fermer les yeux pour ne plus rien voir !
En effet, de très rares associations agissent en Tunisie et les refuges, souvent débordés, se comptent sur les doigts d’une main. Ils ne répondent souvent plus aux messages innombrables qui saturent leur boîte mail. Car la situation est bel et bien désespérée et rien n’est fait pour endiguer les naissances qui viennent alimenter cette marée de souffrances qui se déverse dans nos rues. Les rares bénévoles tunisiens tentent, avec l’énergie du désespoir, de colmater les brèches de cet immense désastre. Ils ne peuvent tous les sauver, il y en a tellement.
Cette misère animale nous frappe de plein fouet, car elle est présente à chaque coin de rue. On ne peut pas la nier, l’occulter. Cette détresse est là, devant vous, vous avez à l’affronter et à lui faire face… et, surtout, ne pas sombrer avec elle, car elle risque de tout emporter sur son passage, votre détermination à secourir tout comme la poursuite de la lutte pour obtenir que les droits des animaux soient enfin pris en compte, un jour, en Tunisie. Cette souffrance colle aux protecteurs des animaux tunisiens et hante leurs nuits. On les sent de plus en plus résignés, car se battre dans ce quotidien n’est pas sans laisser des séquelles. Les atrocités qu’ils ont vécues les ont comme anesthésiés. Ils subissent ce flux d’images et ces situations terribles, ils n’arrivent parfois plus à réagir. Mais, peut-on s’habituer à la souffrance ? Quand bien même essaie-t-on de surmonter ces douleurs en ne suivant plus les publications des groupes de sauvetages animaliers sur Facebook, pour ne surtout pas savoir, ne surtout plus voir… dans un ultime sursaut de survie ? Alors, qu’en est-il de la misère humaine ? Fait-on aussi cas de ces hommes, ces femmes et ces enfants, qui eux aussi luttent pour survivre ? Pourquoi faire cas des animaux alors que des êtres humains peinent pour assurer leur quotidien ? On répondra simplement qu’il n’y a pas de hiérarchie dans la douleur des créatures vivantes. Les unes et les autres se valent et nous n’avons nul besoin d’en privilégier certaines plutôt que d’autres. Les êtres vivants ont tous droit à notre considération, les humains comme les animaux. Et, faire accepter ce discours ferait de notre nation un grand pays, où les valeurs d’humanité seraient mises en avant pour le bien et la sécurité de tous.
Cette citation, de l’écrivain français Romain Rolland, illustre d’ailleurs parfaitement le discours : «La cruauté envers les animaux et même déjà l’indifférence envers leur souffrance est à mon avis l’un des péchés les plus lourds de l’humanité. Il est la base de la perversité humaine. Si l’homme crée tant de souffrance, quel droit a-t-il de se plaindre de ses propres souffrances ?». C’est pour toutes les raisons énoncées ci-dessus que l’Association El Fell Hammam-Sousse et le collectif Tunisia Animals Voice continuent à militer et à alerter les autorités tunisiennes, et à faire appel aux grandes associations et organisations dans le monde. Car, on est arrivé à un point de non-retour où la Tunisie doit engranger ce travail de grande envergure. Les aides doivent émaner de tous, société civile, associations, et surtout des vétérinaires pour apporter leur contribution à des stérilisations massives sur tout le territoire. La Fondation Brigitte-Bardot œuvre partout dans le monde, en apportant son soutien logistique et financier. Les autres pays ne refusent pas cette aide de l’extérieur et on espère que la Tunisie saisit, elle aussi, cette opportunité. Dans cette lettre, la FBB qui s’était déjà adressée aux différents gouvernements tunisiens, se tourne, cette fois-ci, vers le Président de la République, car il est le seul à pouvoir influer sur ce terrible état des lieux et apporter une réponse claire et adaptée, en ordonnant l’arrêt des abattages et en instaurant des règles pérennes pour la généralisation de centres de stérilisation et vaccination sur tout le territoire tunisien, sans exception.
12e édition de l’animal en ville à Boulogne-Billancourt au parc de Boulogne Edmond de Rothschild.
Ce samedi 23 septembre 2023 était la 12e édition de l’animal en ville à Boulogne-Billancourt au parc de Boulogne Edmond de Rothschild.
Ce fût pour moi la 1ère fois que je pu y assister en sachant qu’il y a fort longtemps je fût l’initiateur de cet évènement qui est devenu incontournable et puis le temps à fait son œuvre, avec la volonté politique de la ville et de son maire que je remercie encore une fois ici, Mr Pierre-Christophe Baguet, qui sans lui RIEN n’aurait pu être possible.
Le parrain de cette 12e édition était Yoann Latouche, chroniquer télévision….
Beaucoup de stands d’association de protection animale étaient présents, dont la Fondation Brigitte Bardot, en tout 19 associations représentées…
Il y avait le village culture, animations, village shopping entre autres...
"L'antre est fort sombre" : A la découverte de la Maison Gainsbourg, que l'artiste avait visité avec Brigitte Bardot
Si vous voulez découvrir l'intérieur fort insolite de Serge Gainsbourg, c'est désormais chose possible. La Maison Gainsbourg ouvre officiellement le 20 septembre 2023. Il faudra seulement se battre pour trouver une place...
BRIGITTE BARDOT À LA PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION EUROPÉENNE : « VOTRE SILENCE EST PERÇU COMME DU MÉPRIS ! »
Dans une lettre ouverte, BB interpelle avec vigueur la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Brigitte Bardot se scandalise en effet que la condition animale n’ait pas été évoquée une seule fois à l’occasion de son discours sur l’état de l’Union le 13 septembre dernier (Ursula von der Leyen ayant fait omission du projet de révision de la réglementation européenne sur le bien-être animal), malgré une demande de plus en plus forte des citoyens des pays de l’Union Européenne en la matière, notamment sur la fin de l’élevage en cages, les longs transports d’animaux ou encore les dérives ignobles des abattoirs.
Paris, le 15 septembre 2023
Madame la Présidente,
Le 13 septembre, lors de votre discours sur « l’état de l’Union », vous avez envoyé un signal extrêmement négatif sur le manque d’ambition de la Commission européenne à présenter le paquet législatif consacré à l’amélioration de la condition animale dans les élevages, les transports et abattoirs.
Cette révision des réglementations européennes, annoncée dès 2020, devait être publiée cet automne, basé sur les avis scientifiques rendus par l’EFSA et partant du constat, de la Commission elle-même dans son bilan de qualité publié en 2022, que les textes actuels sont obsolètes et incomplets.
Le comité d’examen de la réglementation a déjà validé la proposition qui lui a été présentée par la Commission européenne, et qui s’inscrit dans la stratégie « de la ferme à la fourchette », pourtant d’après votre feuille d’intention, également publiée le 13 septembre, il ne ferait plus partie des priorités du pacte vert européen.
Ce n’est peut-être pas la priorité d’une potentielle candidate à sa propre réélection, qui doit pour cela composer avec la position des droites européennes hostiles à toute amélioration de la condition animale, mais c’est une priorité pour les citoyens qui se sont mobilisés à travers l’ICE pour la fin des cages notamment.
Cette révision est l’occasion d’uniformiser la législation pour protéger les éleveurs de distorsions de concurrence entre les différents Etats membres, mais aussi de garantir la compétitivité du secteur agricole grâce à l’inclusion de mesures miroirs afin que les produits importés respectent les normes imposées aux producteurs européens.
Le 23 août, mes collaborateurs se sont entretenus avec le ministre français de l’Agriculture, Marc Fesneau, qui s’est dit favorable à cette nécessaire révision de la législation, en particulier la sortie progressive de l’élevage en cages avec un accompagnement de la filière cunicole.
En sacrifiant cette révision attendue sous des prétextes inflationnistes, vous donnez raison au lobby Copa-Cogeca pour que rien ne soit fait pour améliorer le sort des bêtes. Vous trahissez aussi les Etats qui souhaitent s’engager et accompagner les bonnes pratiques, et ceux qui au sein de votre Commission travaillent, depuis des années, à élever les normes européennes de « bien-être animal ».
Je sais que de nombreux élus vous ont interpellée, en séance plénière au Parlement européen et par écrit, mais aucune réponse ne leur a été apportée. Cette attitude est choquante, votre silence est perçu comme du mépris envers la forte mobilisation citoyenne. Si la Commission devait réellement abandonner cette révision, annoncée et attendue, ce serait un déni de démocratie, un scandale !
Un scandale qui s’ajoute à vos propos tout aussi scandaleux sur un possible changement de statut du loup en Europe pour faciliter, et même encourager, sa destruction. Les mesures de protection des troupeaux ne sont pas mises en place, mais aucun contrôle n’est fait par la Commission sur leur mise en œuvre, pourtant financées par des fonds européens… Tellement plus facile de crier au loup et tirer, sans tenir compte des rapports scientifiques qui démontrent clairement que ces plans d’abattage ne font que disperser les meutes et favoriser leur extension.
Madame la Présidente, vous avez le pouvoir d’agir, le pouvoir de changer le sort de millions d’animaux détenus dans des conditions indignes, élevés en cages ou entassés dans des bâtiments, transportés durant des jours et parfois même des semaines dans des conditions ignobles. Je n’ai pas le pouvoir de supprimer ces horreurs infligées à des êtres sensibles, dans une course au profit, cette impuissance face à leur souffrance me plonge dans le désespoir, vous qui pouvez agir ce ne devrait pas être un choix mais un devoir !
Peut-on encore compter sur vous ?
Brigitte Bardot
Présidente
NOUVEAU PLAN LOUP: "INACCEPTABLE" POUR LES DÉFENSEURS DE L'ANIMAL, QUI DÉNONCENT UN "CHOIX POLITIQUE"
Un loup gris commun (Canis lupus lupus), dans le parc animalier des Angles, dans les Pyrénées-Orientales, le 18 juin 2015
Le nouveau "plan loup" 2024-2029, présenté lundi matin par le gouvernement aux membres du Groupe national loup (GNL) est "inacceptable" aux yeux des associations de protection de la nature, qui ont annoncé leur retrait "définitif" de cette instance consultative.
"Nous avons annoncé notre retrait définitif du Groupe national loup", a indiqué Jean-David Abel, représentant de France Nature Environnement (FNE), à l'issue d'une rencontre tenue à huis clos qui a également suscité des frustrations chez les éleveurs
Potentiel changement de statut du loup
Le nouveau "plan loup" ambitionne d'"installer un nouvel équilibre", l'exécutif estimant que l'animal "n'est plus en danger d'extinction, mais qu'(...)il y a un danger réel de disparition du pastoralisme", selon une source gouvernementale.
"On a commenté le plan axe par axe et à la fin, on a dit pourquoi c'était inacceptable et on est parti", a ajouté Jean-David Abel, s'exprimant au nom de six associations de défense de l'environnement: la FNE, Ferus, Humanité et diversité, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), l'Association de protection des animaux sauvages (Aspas) et le Fonds mondial pour la nature (WWF).
Outre ces associations, le GNL rassemble des représentants du monde agricole, des élus, des chasseurs et louvetiers ainsi que les administrations concernées.
"Leur départ est regrettable. La porte reste ouverte et les contacts se poursuivront. Le processus de consultation va se poursuivre", a réagi la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, en charge de la préparation du plan loup.
Aucune proposition des pro-loups retenue
Jean-David Abel dénonce un "choix politique" fait par les ministères de "mettre le paquet dans un plan de communication vers les acteurs pastoraux". A l'inverse, aucune des 41 propositions émises au printemps par les défenseurs du loup n'a été retenue, déplore-t-il.
"Cette instance consultative n'a plus aucun sens. Ce n'est pas nouveau que l'État écoute la FNSEA, la FNO, les chambres d'agriculture, mais à ce niveau-là de déséquilibre, on s'est dit 'on sert à rien' donc il faut que l'État assume ça", a-t-il conclu.
"L'État essaie de ménager la chèvre et le chou et il ne fait que des mécontents", a déclaré de son côté Claude Font, secrétaire général de la Fédération nationale ovine (FNO) en charge du dossier prédation.
"On s'attendait à quelque chose de plus ambitieux en faveur de l'élevage", a-t-il souligné, estimant que "la seule avancée porte sur les protocoles de tirs".
Au Havre, un chien est retrouvé mort, une association porte plainte, sa propriétaire en garde à vue
Macabre découverte dans un appartement au Havre lundi 4 septembre 2023. Des voisins ont prévenu les secours après une importante prolifération de cafards dans ce logement, rapporte Actu.fr. Ils y découvrent un golden retriever mort.
Jusqu’à 5 ans de prison
La Fondation Brigitte Bardot dépose plainte. Sa propriétaire, 36 ans, y avait quitté le logement depuis trois semaines, le 15 août.
Placée en garde à vue, elle explique avoir laissé ses clés à quelqu’un sans avoir pu les récupérer, rapporte nos confrères. Son nouveau chien, un pitbull, non déclaré, a été confié à la Société havraise de la protection des animaux.
Laissée libre, elle comparaîtra devant le tribunal en avril 2024 pour abandon d’un animal. Elle risque 5 ans de prison et 75 000 € d’amende.
Chien mutilé et laissé pour mort près de Bernay : son propriétaire jugé lundi 11 septembre 2023
Le propriétaire de Tyron, qui a reconnu avoir mutilé son chien à plusieurs reprises, sera jugé par le tribunal judiciaire d’Évreux lundi 11 septembre 2023. L’animal avait été retrouvé au bord d’une route avec une lame enfoncée entre les deux yeux et des brûlures sur les pattes.
L’affaire commence le 23 juin 2023 lorsqu’un chien est retrouvé au bord de la route dans un état effroyable, près de Serquigny. L’animal, un rottweiler de 18 mois nommé Tyron, porte des traces de brûlures vives et a une lame de 7 cm plantée entre ses deux yeux. Il est alors immédiatement conduit chez un vétérinaire par la Fondation Brigitte Bardot. Aujourd’hui, après de lourds traitements, Tyron se remet petit à petit de ses blessures.
Son propriétaire, qui avait au départ déclaré que son chien s’était échappé lors d’une promenade, a finalement été interpellé et placé en garde à vue. Il a reconnu les faits le mardi 4 juillet. L’homme de 23 ans a finalement avoué aux enquêteurs avoir donné deux coups de couteau à son chien et avoir tenté de l’étrangler avec sa laisse avant de l’attacher à sa voiture en le traînant et en lui roulant plusieurs fois dessus.
Pour ces faits, il sera jugé devant le tribunal judiciaire d’Évreux ce lundi 11 septembre 2023. L’association de défense et de protection des animaux Stéphane Lamart s’est constituée partie civile.
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