Sur les réseaux sociaux, une vidéo horrible montrant des chiens enterrés vivants au Maroc suscite une indignation internationale. La Fondation Brigitte Bardot demande au gouvernement marocain l'interdiction immédiate de ces tueries !
UNE VIDÉO CHOQUANTE, DES ACTES INACCEPTABLES
Madame Brigitte Bardot et sa fondation sont scandalisées par les tueries et les vidéos envoyées du Maroc, et en particulier des chiots enterrés vivants à Boumalne Dades dans la province de Tinghir.
Cette brutalité, ce manque d’éthique et de compassion vont rester gravés dans la mémoire des gens au Maroc et à l’international. Les réseaux sociaux sont remplis par ces tueries abominables et cela va gravement nuire à l’image du pays.
Suite à la lettre de Brigitte Bardot au Roi du Maroc, le ministre de l’Intérieur s’était engagé à adopter une méthode efficace et éthique pour la gestion des chiens et chats, la seule par ailleurs valable qui consiste à stériliser, vacciner et identifier.
La Fondation Brigitte Bardot est venue de nouveau en novembre 2019 pour rencontrer les autorités à Rabat et Tanger, et les efforts et la collaboration entrepris semblent aujourd’hui compromis.
Dans un moment de crise internationale où on a besoin de solidarité et de compassion avec les plus faibles, et en l’occurrence avec les animaux des rues qui sont les victimes de notre irresponsabilité, on voit ces tueries ! La FBB est complètement scandalisée et révoltée par ce manque d’engagement et demande de poursuivre les personnes qui étaient présentes dans la vidéo à Boumaine Dades, ainsi que les commanditaires, et attend une réponse urgente du gouvernement notifiant l’arrêt des tueries.
Une horreur de plus commise à l'encontre des animaux, une ferme de l'horreur, une fois de plus les associations de protections animales interviennent en urgence, là on tombe dans l'horreur... Bruno Ricard
"Tous les porcs sont atteints de gale, il y a un risque sanitaire réel". Des associations de défense des animaux ont porté plainte pour maltraitance animale contre un éleveur porcin à Eaunes, près de Toulouse. Révoltées, elles réclament la saisie de l'élevage par les services de l'Etat.
Betty Loizeau, responsable de l’association"Agir pour les animaux"est la première à avoir déposé plainte contre un éleveur de porc dont la ferme est située sur la commune d’Eaunes près de Toulouse. C’est une "vision d’horreur" qu’elle nous décrit :"j’ai trouvé une cinquantaine de cochons et sept chiens vivant dans des conditions sanitaires extrêmement alarmantes." Les photographies et le constat sanitaire établi par une vétérinaire sont accablants. La fondation Brigitte Bardot s’est constituée partie civile dans ce dossier. "Tout accable cet éleveur et le risque sanitaire est réel", car selon l'association ces animaux seraient destinés à la consommation humaine. Les associations demandent aujourd’hui la saisie de l’élevage, l’enquête est toujours en cours.
"Des cadavres de cochons, des animaux malades qui se mangent entre eux"
C’est un voisin de l'éleveur qui a alerté Betty Loizeau, responsable de l’association "Agir pour les animaux". Le 8 avril dernier, elle se rend sur le site et découvre avec effroi des animaux vivant dans des conditions sanitaires désastreuses.
"ni eau, ni nourriture, l’hygiène est déplorable, la majorité des animaux sont sous-alimentés, présentant des traces de maladie. "
Pour Betty Loizeau les conditions de détention de ces animaux ne semblent pas être respectées. Dès le lendemain, le 9 avril, elle décide par le biais de l’association de déposer une plainte pour "sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif". Suite à cette plainte, le 10 avril, dans le cadre d’une enquête préliminaire le substitut du procureur de la République dresse un procès-verbal de réquisition concernant l’élevage situé à Eaunes en Haute Garonne. Ce procès verbal précise que "les animaux, cochons et chiens appartenant à l'éleveur seront pris en charge par l’association et que cette dernière en assurera les soins et le gardiennage".
La responsable de l’association récupère au refuge une petite partie seulement des animaux : les chiens et 5 cochons dans"un état catastrophique":
"ils étaient remplis de croûtes, l’un était rouge sang de gale, la colonne vertébrale saillante, certains avaient des traces de morsures et quand je les ai récupérés, ils se trouvaient au milieu de porcs affamés en train de se nourrir du cadavre d’un de leur congénère qui grouillait de vers!"
La bénévole de la fondation Brigitte Bardot, Martine Fraisse, qui s'est portée partie civile dans ce dossier, ne mâche pas ses mots : "Vous savez j’étais présente lors du constat sanitaire mené par la vétérinaire, cela fait 7 ans que je défends la cause animale pour l’association, alors des cas désespérés j’en ai vu, mais là, il fallait vraiment avoir le coeur bien accroché!
Ce monsieur vend des cochons sous le manteau, les éléments du dossier sont accablants, il accumule les infractions, le risque sanitaire est grand, ces animaux sont destinés semble t-il à la consommation humaine.
Des plaintes à répétition et des témoignages accablants
Une réquisition vécue aussi comme une délivrance pour le maire de la commune d’Eaunes, Daniel Espinosa, qui depuis trois ans tente de dénoncer ces pratiques d’élevage.
Cela fait deux ans et demi que je me bats contre cet élevage porcin. J’ai énormément de plaintes de voisinage pour vagabondages réguliers d’animaux, hurlement des chiens et cris incessants des porcs.
J’ai fait tout le nécessaire auprès de la sous préfète qui a fait remonter les informations au procureur, je travaille avec les gendarmes, j’ai envoyé les services de l’Etat et de l’urbanisme car ce monsieur est locataire, j’ai tout essayé.
Il était présent le jour du constat établi par la vétérinaire :
je peux vous dire que j’ai vu des bêtes épuisées, maigres et trois cadavres de porcs au milieu.
C’est un marginal qui vit là dans une caravane et qui loue le terrain, vous vous rendez compte qu’il était parti 15 jours en Corse pour travailler laissant ses animaux sans nourriture et sans eau pendant tout ce temps, ce n’est pas sérieux.
L’ancienne compagne de l'éleveur qui a vécu sur le site avait déjà porté plainte pour maltraitance animale. Aujourd’hui son témoignage dans le dossier est accablant : "J’ai été témoin pendant deux ans de cette malveillance sur les animaux, sur les chiens comme les cochons. Il n’a pas la conscience et le souci du bien être animal… il n’a pas de carnet de suivi médical, il n’est pas aux normes sur l’installation de clôtures."
Un autre voisin parle d’un élevage laissé à l’abandon : "Ce monsieur est rarement à son domicile, le 26 mars dernier il est parti pendant deux semaines, laissant son élevage… j’ai vu un cadavre de cochon qui gisait au milieu des autres congénères."
Un constat sanitaire affligeant
Le constat sanitaire de l’élevage porcin dressé par la vétérinaire toulousaine Isabelle Blaszczyk, le 16 avril dernier à la demande de l’association "Agir pour les animaux",est édifiant. Lors de l’examen, le propriétaire était absent mais le constat a été effectué en présence du maire d’Eaunes, des agents de la police municipale et de l’association "Agir pour les animaux" de Castelginest.
La vétérinaire découvre une soixantaine de porcs charcutiers de race corse répartis dans deux grands parcs et un enclos fermé non attenants. Selon ce rapport, "les porcs n’ont ni eau ni nourriture, ils vivent dans des conditions d’hygiènes déplorables et ne sont pas identifiés par boucle, ils sont tous atteint de la gale sarcoptique".
La vétérinaire conclut dans son rapport à un non respect du bien être animal :
j’ai trouvé des animaux apathiques, sans eau ni nourriture, malades présentant tous des croûtes blanchâtres qui rappellent une forme de gale, des animaux non traités couverts de parasites.
Pire, le compte rendu met en avant les conditions d’hygiène d’élevage alarmantes : "dans un silo en tôle est entreposé le cadavre d’un verrat recouvert de chaux vive dans un état de putréfaction avancée. Sa mort remonte à 15 jours."
La vétérinaire toulousaine, Isabelle Blaszczyk pose aussi la question de la légalité de l’élevage. Ce sont des porcs charcutiers destinés à la consommation humaine, aucun porc n’est identifié par boucle alors que cette identification par boucle et la prophylaxie sont obligatoires. " Il a cessé son activité en tant qu'éleveur le 30 novembre 2009, il a donc été radié du RCS en décembre 2019. Tout cela soulève beaucoup d’interrogations et de nombreuses questions sur le respect de la règlementation sanitaire," explique t-elle
Comment mène t-il ses bêtes à l’abattoir ? qui achète ces porcs ? qui les mange avec quelles garanties de traçabilité ? L’éleveur étant absent le jour du constat je n’ai pas pu avoir tous ces documents mais j’ai beaucoup de doutes !
Tout transport à l’abattoir demande un document d’accompagnement qui reprend le lieu de chargement, les coordonnées du propriétaire avec l’indicatif du marquage de son élevage : "l’abattoir doit contrôler la traçabilité avec les boucles d’identification et le document d’accompagnement." Selon l’association et le maire de la commune, l'éleveur vendait ses porcs sur le bon coin.
La vétérinaire parle aussi d’un gros risque sanitaire représenté par des sangliers infectés qui pourraient transmettre des maladies contagieuses comme la peste porcine, la brucellose porcine ou la Maladie d’Aujeszky Dans son rapport elle fait état : "de clôtures insuffisantes qui ne répondent pas aux caractéristiques définies par la circulaire. Le parc est clôturé par un grillage à mouton sans clôture électrique. Le site est à l’abandon, pas d’électricité ni d’eau courante."
Pourant le règlement est strict, la vétériniare rappelle que :
les éleveurs de porcins en plein-air doivent par des installations permettre d’éviter tout contact physique avec des sangliers infectés et d’éviter l’introduction de sangliers infectés dans le parc de l’élevage qui pourraient contaminer des truies en chaleur par saillie.
La responsable de l'association "Agir pour les animaux", Betty Loizeau souhaite que les services de l'Etat procèdent à la saisie de l'élevage : "nous avons proposé toutes les solutions et tout pris en charge. Cet éleveur n’a rien fait pour élever dignement ces animaux dans le respect des obligations légales, ça fait peur quand on sait que ces porcs pourraient partir à la consommation, 6 étaient apparamment réservés à des consommateurs."
La Fondation Brigitte Bardota adressé une lettreau ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, afin de lui demander d’agir le plus rapidement possible contre les actes de cruauté, dont le nombre n’a cessé d’augmenter durant le confinement.
L’association explique ainsi : Le confinement semble multiplier les violences à l’égard des personnes sensibles, mais aussi envers les animaux victimes de mauvais traitements et, semble-t-il, d’actes zoophiles. Mais face aux témoignages reçus, il nous est impossible de diligenter des enquêtes auprès de nos bénévoles, non autorisés à se déplacer, et nous rencontrons les plus grandes difficultés à mobiliser les forces de l’ordre, équipes municipales ou services vétérinaires.
La Fondation Brigitte Bardot dénonce également des suspicions d’abattage clandestin, après avoir recueilli plusieurs témoignages allant en ce sens. L’organisation demande ainsi à Didier Guillaume de prendre les mesures nécessaires pour enrayer cette vague de violence le plus rapidement possible. La Fondation conclut ainsi sa lettre :
Nous sommes conscients des difficultés rencontrées sur le terrain pour organiser les actions prioritaires, mais celle-ci en est une. C’est pourquoi nous lançons cet appel à l’aide, nous ne voulons pas être simplement informés des actes de cruauté perpétrés sur les animaux mais être en mesure d’agir, comme nous l’avons toujours fait, pour venir en aide à toutes ces victimes silencieuses.
Plusieurs cas d’actes de cruauté ont en effet été rapportés depuis le début du confinement, en mars 2020.Un homme a notamment abattu ses deux chiensd’un coup de fusil alors que les animaux se trouvaient sur le balcon de son appartement.
Soutenir l’accueil des animaux dans l'Arche de BB et les structures partenaires en France
En période de confinement dû à l’épidémie de Covid-19, les refuges de la Fondation Brigitte Bardot sont fermés au public, il n’y a plus de possibilité d’adoption et nous continuons malgré tout à sauver des animaux, partout en France.
C’est pourquoi, dans ces temps difficiles,vos dons sont indispensables pour soutenir notre mission d’accueil des animauxrescapés de l’abandon, de la maltraitance, du trafic ou des abattoirs…
Nos 3 refuges de La Mare Auzou, Bazoches et Montponsont de véritables havres de paix. Nos équipes prennent soin d’eux et pour certains durant toute leur vie. Selon le propre souhait de Brigitte Bardot, il n’y a ni euthanasie, ni cages dans nos refuges, et tous nos protégés y vivent en liberté ou en semi-liberté.
La Fondation Brigitte Bardot est également partenaire denombreuses structures d’accueil, choisies avec soin, partout en France
Merci pour votre don !Il servira à soutenir la Fondation Brigitte Bardot dans cettemission essentielle de protection animaleque constituent l’accueil, les soins vétérinaires et l’alimentation des animaux sauvés.
Pour éviter un afflux trop important dans les refuges, les responsables en appellent à l’entraide
Le refuge de la Mare-Auzou de Saint-Aubin-le-Guichard n'ouvrira pas au public, c'est donc en ligne (dans un premier temps) qu'il faudra chercher son bonheur.
« Nous ne voulons pas risquer qu’unanimalsoit adopté pour permettre au maître d’aller se promener ! » LaFondation Brigitte-Bardotest plus vigilante encore en cette période de crise.
L’association qui recueille les animaux maltraités ou abandonnés dans sonrefuge de la Mare-AuzouàSaint-Aubin-le-Guichard(près deBernay, dans l’Eure) ne compte pas assouplir son protocole d’adoption, mis en place pour s’assurer que les animaux adoptés continuent une vie dans des conditions optimales.
Pas de portes ouvertes
« Il est hors de question que nos petits protégés, qui ont connu l’abandon ou la maltraitance, y soient de nouveau confrontés », argumente Bruno Jacquelin, responsable communication. « Habituellement, nous diligentons une enquête à l’aide d’un formulaire. Il y a même une visite après adoption. Nous étudions la possibilité d’adapter ce dispositif. »
L’accent est mis sur le bien-être animal, pas question donc d’accélérer les procédures pour désengorger les refuges déjà saturés.
Malgré la pression, la fondation n’organise pas de portes ouvertes ni à la Mare-Auzou ni ailleurs. « Rester ouvert au public nécessiterait du personnel en plus pour l’accueillir, nous ne le souhaitons pas pour notre cas », indique-t-elle.
C’est donc en ligne qu’il faudra chercher son bonheur. Justement, le sitefondationbrigittebardot.frmet à disposition un pavéadoption qui propose toutes les catégories. Mâles, femelles, âges… Au compteur : 302 chiens et 391 chats qui attendent un foyer. Toutes les photos sont disponibles, reste à prendre rendez-vous, pour les candidats qui ont craqué pour un compagnon à quatre pattes.
"Les préparations et distributions des repas des animaux sont faites par alternance en fonction de la zone géographique où ils se situent. Les équipes ne se croisent pas, leurs outils de travail et de sécurité (talkies-walkies) sont désinfectés chaque jour et remis individuellement par un responsable Covid nommé dans chaque refuge. Les horaires des équipes de nettoyage ont été aussi modifiés afin d’éviter tout croisement. Les repas des animaux (avec beaucoup de régimes spécifiques pour nos petits protégés) sont préparés dans la cuisine par des salariés qui se relaient. "
Appel à l’entraide
Y a-t-il une hausse des abandons ? Pour l’heure, difficile de quantifier. « Nous avons déjà dû prendre en charge des animaux de personnes malades, hospitalisées ou malheureusement décédées et aussi ceux de personnes incarcérées », relate Bruno Jacquelin.
Pour éviter un afflux trop important, les responsables en appellent à l’entraide « entre famille, voisins, amis et collègues pour trouver des solutions de garde, provisoires ou pérennes. »
La fondation redoute surtout les abandons liés à une crainte de contamination. « Nous ne cessons de diffuser le message : les animaux ne peuvent pas contaminer les humains. »
La Fondation Brigitte Bardot constate depuis quelques jours une multiplication des annonces d’éleveurs de chèvres proposant de vendre ou donner des chevreaux mâle. Tous les moyens sont bons pour se débarrasser de ces animaux nouveau-nés, devenus inutiles en période de confinement ! Focus sur la cruauté de l'industrie laitière...
À PEINE NÉS, LES CHEVREAUX MÂLES SONT RETIRÉS À LEUR MÈRE
Si, dans l’industrie laitière, les petits mâles (veaux, chevreaux) sont retirés de leur mère aussitôt après leur naissance et très vite condamnés à mort (le lait qui leur est naturellement destiné étant commercialisé), la restriction des transports dans le cadre des mesures Covid-19 rend la situation des éleveurs de chèvres critique puisque ces derniers ne savent que faire des chevreaux.
En effet, si en France la consommation de viande de veau couvre en partie la production (malheureux veaux abattus après une courte vie de détresse), il en est tout autrement pour les chevreaux qui ne trouvent pas preneur sur le marché français et sont donc dirigés vers l’export, dans les conditions scandaleuses que nous dénonçons par ailleurs.
C’est pourquoi la Fondation Brigitte Bardot constate, depuis quelques jours, une multiplication des annonces d’éleveurs de chèvres– qui produisent lait et fromages – proposant de vendre ou donner les nouveau-nés. Sites d’annonces en ligne, messages sur les réseaux sociaux, appels aux particuliers, aux boucheries, aux grandes et moyennes surfaces… Tous les moyens sont bons pour se débarrasser de ces chevreaux devenus trop embarrassants !
L’INDUSTRIE DU LAIT EST PARTICULIÈREMENT CRUELLE
Sachant que pour qu’une femelle produise du lait elle doit d’abord donner un petit, des millions de chèvres se retrouvent ainsi enfermées dans des bâtimentsoù elles sont inséminéesà la chaîne.
La chèvre donne naissance à son premier chevreau vers l’âge d’un an. Ses petits lui sont rapidement confisqués, souvent quelques heures seulement, après leur naissance afin que la chèvre entre en lactation pendant 9 mois pour produire du lait destiné non plus à son petit, mais aux besoins artificiels de l’homme.
Les chevreaux mâles devenus alors inutiles sont destinés à la production de viande. Ils sont le plus souvent vendus dans des ateliers d’engraissement, puis envoyés à l’abattoir pour être abattus à l’âge de 6 à 8 semaines, transportés encore jusqu’à récemment dans des conditions non conformes à la réglementation : entassés dans des caisses à dindes ou à lapins environ deux fois moins hautes que la taille des chevreaux debout, empêchant ces derniers de se relever, en violation du droit européen sur la protection des animaux.
La chèvre continuera d’avoir des petits et de produire du lait. Après quelques années d’exploitation intensive, elle finira par être « réformée » car moins productive puis transportée, à son tour, dans des conditions particulièrement cruelles à l’abattoir à l’âge de 4 ans en moyenne.
LE COVID-19 MET EN PÉRIL LE COMMERCE DES CHEVREAUX
La majorité des chevreaux mâles sont habituellement vendus pour engraissement au printemps. Le volume de chevreaux abattus pour la période de Pâques représente un tiers des ventes de l’année.
Depuis les mesures de confinement liées au Covid-19, les consommateurs délaissent certains produits. En outre, 70 % de la production est exportée vers des pays comme l’Italie ou le Portugal, dont les frontières sont désormais fermées, réduisant à néant les commandes.
Certains abattoirs, contraints de congeler les animaux invendus, appliquent des prix à la hausse, d’autres ne veulent tout simplement plus acheter les chevreaux qui arrivent par centaines…
LES CHEVREAUX, DES BOUCHES À NOURRIR DEVENUES INUTILES
Les chevreaux, considérés comme des « rebuts » de l’industrie laitière représentent désormais un coût inutile pour les éleveurs. Garder les chevreaux plus longtemps signifie des dépenses en poudre de lait et/ou un gaspillage du lait, désormais destiné à la production de fromage d’où la nécessité de s’en débarrasser au plus vite.
Avec environ un million de têtes, le cheptel caprin français se tient à la quatrième place en Europe après la Grèce, l’Espagne et la Roumanie. Environ 700 000 chevreaux sont abattus chaque année en France dans des conditions cruelles… C’est le prix réel du fromage de chèvre !
En Allemagne, tous les zoos et parcs animaliers sont fermés depuis le 18 mars pour cause de crise du Covid-19. Parce que son zoo n'a aucun revenu depuis un mois, Verena Kaspari, directrice du zoo de Neumünster, a menacé d'abattre certains de ses animaux pour en nourrir d'autres. Une déclaration choquante qui a été fortement dénoncée...
UNE DÉCLARATION INDIGNE D'UN GESTIONNAIRE DE ZOO
« Dans le pire des cas, je devrai euthanasier les animaux avant de les affamer » a ajouté la directrice du zoo de Neumünster, situé au Nord de Hambourg, à sa déclaration. Celle-ci a été largement relayée dans les média, et autant choqué l’opinion publique que Volker Homes, directeur général de l’Association of Zoological Gardens (VdZ).
Volker Homes a d’ailleurs déploré que la menace de tuer des animaux pour réclamer des aides financières ait été uniquement émise pour créer une polémique dans les média. Cependant, il constate qu’un besoin urgent d’aide aux zoos est incontestable. Après l’hiver, période de faible fréquentation, Pâques est en général propice à un afflux de visiteurs. Le confinement a donc, comme pour de nombreux secteurs économiques, un impact très négativement les revenus des zoos et parcs animaliers des pays confinés.
DES AIDES D'URGENCE DÉJÀ MISES EN PLACE
L’association des parcs zoologiques à laquelle appartient le zoo de Neumünster a entrepris les démarches nécessaires pour que ses membres puissent bénéficier des aides d’urgence mises en place par les pouvoirs publics. Le ministre allemand de l’Environnement du Schleswig-Holstein confirme qu’aucun abattage d’urgence ne devrait avoir lieu : les différentes aides financières du gouvernement fédéral et des Länder étant disponibles.
Le gouvernement allemand vient d’ailleurs d’annoncer que les zoos pourraient probablement rouvrir aux visiteurs sous peu, sous certaines conditions, notamment pour générer à nouveau des revenus.
LE BIEN-ÊTRE DES ANIMAUX DOIT ÊTRE UNE PRIORITÉ
Pour la Fondation Brigitte Bardot, il est inenvisageable que des animaux captifs, exploités pour générer de l’argent, soient sacrifiés en temps de crise. Chaque gestionnaire de zoo se doit de travailler avec un planning sur le long-terme, qui intègre également des périodes plus difficiles.
Même en période de crise, il est de la seule responsabilité des zoos de prendre correctement soin des animaux. Si un zoo n’est plus en mesure d’assumer cette responsabilité, les autorités locales doivent intervenir et assurer le bien-être des animaux. La mise à mort d’animaux sains n’est absolument pas une option !
Nous tenons aussi à noter que, même si les zoos allemands n’en parlent pas, certaines espèces excédentaires qu’ils possèdent (comme les porcs, les bovins ou les chèvres) sont tuées pour nourrir les carnivores du zoo. Ceci est légal et se produit également dans d’autres pays.
Brigitte Bardot voue sa vie aux animaux si mal traités par les humains, que dire sur cet engagement hors normes envers les plus faibles, rien sauf un "énorme" coup de chapeau à cette femme d'exception, elle crée sa fondation éponyme, sauve par milliers des animaux sur toute la planète, ses équipes font un travail de dingue, les salariés ne rechignent pas à la tache dès lors qu'il faut secourir les plus faibles ils sont totalement investis, les bénévoles se dévouent corps et âme...
Simplement pour dire que je suis très fier de faire partie de ce bras armé de la protection animale.
Bruno Ricard
En haut, le refuge de Bazoches. Brigitte Bardot a créé sa fondation en 1986. Aujourd’hui, son association est appelée sur tous les fronts, dans des dizaines de paysFondation Brigitte Bardot
L’association créée il y a trente-quatre ans par Brigitte Bardot s’est démultipliée en trois centres qui hébergent au total quelque 6 000 animaux traumatisés, des félins, des bovins, des exotiques... Malgré les alertes, les horreurs persistent. Dans toute la France, les employés s’épuisent à tenter de sauver ces pauvres bêtes. Il y a maintenant de « nouveaux animaux de compagnie » et d’autres sadismes. A se demander qui sont les sauvages...
«Nous avons un superbe matou à vous donner. » Un chat ! Un de plus. Comme si les trois refuges de la Fondation Brigitte Bardot (FBB) en manquaient. Le généreux donateur dit vouloir s’en séparer parce que... Pourquoi au fait ? Ah oui : le fâcheux « fait ses griffes sur le canapé » ! Respirer un bon coup, réfréner son envie de hurler dans le combiné ses quatre vérités à l’irresponsable qui se débarrasse, pardon fait un don, de son animal.
A peine raccroché, le téléphone vrille à nouveau. Et pour des causes qui donnent envie de se mettre en quatre. Une dame, voisine d’un monsieur âgé qui vient d’être transporté dans un hôpital parisien, informe qu’une minette de 6 ans est restée orpheline. Elle la nourrit bien sûr, mais ce n’est pas l’idéal. Puis c’est un jeune homme, qui ne sait que faire du chien de ses parents décédés la semaine passée dans un accident de la circulation. Ensuite, c’est une trentenaire cancéreuse qui aimerait savoir si l’on peut recueillir son siamois de 9 ans pendant son hospitalisation, et après... dans le pire des cas. Enfin, c’est le responsable d’un centre d’hébergement qui appelle pour un SDF, trop bronchiteux pour rester dehors, mais qui ne peut y être admis avec ses chiens... Tout ce petit monde à quatre pattes, choyé jusqu’alors, va se retrouver avec d’autres orphelins, dépaysé forcément, mais nourri, protégé, dans un environnement respectueux.
D’aucuns diront même luxueux. Prenons Bazoches-sur-Guyonne, dans les Yvelines, le refuge le plus proche de Paris. Dans ce qui fut la propriété de Brigitte Bardot – un coup de cœur acquis en 1960, cédé à la fondation en 2006 –, le moindre recoin a des airs de paradis. Chatteries chauffées et spacieuses, allées et pelouses de promenade pour se dégourdir les pattes, plans d’eau, infirmerie, arbres à chats, distractions pour les chiens, personnel aux petits soins. Le 5 octobre dernier, amis des animaux, journalistes, célébrités – Arielle Dombasle, Aymeric Caron, Raphaël Mezrahi, Dave, Yann Arthus-Bertrand, ou encore Max Guazzini qui vient d’offrir sa centaine de disques d’or au profit de la fondation – étaient invités à découvrir ces nouvelles installations. Tous étaient chargés de faire savoir que le refuge est désormais ouvert chaque samedi au public Un dispositif voulu par Ghyslaine Calmels-Bock, directrice générale de la fondation, pour faciliter l’adoption. Ce n’est pas parce qu’ils sont bien traités que les 200 félins et autres animaux de Bazoches n’ont pas besoin d’une famille. Il y a des chats qui attendent, on le sent bien, une maison rien qu’à eux. Parce qu’un chat préférera toujours partager votre quotidien d’humain, « dédaignant à votre profit la compagnie des siens », selon les mots de Théophile Gautier.
La directrice délaisse deux secondes le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education, Gabriel Attal, pour venir nous glisser deux mots : « Dites-le bien qu’on a besoin de caresseurs ! » On va le dire, promis. Oyez, oyez bonnes gens, si le cœur vous en dit et si vos pas vous conduisent vers Bazoches-sur-Guyonne, ou vers la Mare Auzou, le premier refuge de la fondation près de Bernay dans l’Eure – refuge qualifié de « quatre étoiles » par la Cour des comptes – ou vers le petit dernier, Montpon-Ménestérol, en Dordogne, sachez qu’il y a de la tendresse à distribuer et à recevoir. Les employés de la fondation ne l’oublient pas ; il faut les voir, tee-shirts et pantalons bleus siglés, entre deux remplissages d’écuelles de croquettes, brosser l’un, gratter le cou de l’autre, mais ils ne sont pas Shiva. Les humains s’enthousiasment pour un nouveau jouet et le jettent une fois lassés.
Les bénévoles sont plus que bienvenus. Hormis la centaine de salariés, la FBB a toujours compté sur ces 600 anonymes qui sont ses yeux et ses oreilles. C’est eux, dans un premier temps, qui vont vérifier chez l’habitant telle ou telle maltraitance signalée et la font remonter au siège, rue Vineuse à Paris (XVIe). Un labrador laissé grelottant des jours et des nuits entières sur un balcon, un cheval dont on ne voit plus que les os, quatre chats qui miaulent à la mort, enfermés dans un appartement qui lui vaut d’être appelée sans cesse en recours. Pour tout et parfois pour l’impensable. Il y a des jours pires que d’autres. Il n’y a pas que les animaux traumatisés qui ont du mal à regarder les humains dans les yeux, il y a aussi les animaliers de la FBB, à force de réparer l’innommable. Comment oublier par exemple, la semaine dernière, ce cas de zoophilie dénoncé et filmé par le voisinage ?
A Chartres, récemment, on a recueilli 250 chats enfermés dans un pavillon !
Plus que les appels individuels au standard, c’est généralement la police et la justice qui demandent l’aide de la fondation. Un avis d’expulsion, des chats à prendre en charge ? Hop, les voitures de la FBB partent. « Il n’y a pas longtemps encore, on est arrivés avec une dizaine de cages chez un particulier, se souvient Isabelle, l’une des coursières itinérantes. Une odeur épouvantable nous a cueillis dès l’entrée. A l’intérieur du studio, des montagnes de déchets du sol au plafond, et une trentaine de chats qui survivaient à côté de congénères morts. Il a fallu chercher de nouvelles cages, épucer chaque félin avant de les accueillir à Bazoches... » Le locataire atteint du syndrome de Diogène était un récidiviste. Il y a les dérangés du bulbe, mais aussi les cœurs d’artichaut. « On a pitié d’un chat ou d’un chien errant, on l’emmène chez soi, on le nourrit, nous confirme Ghyslaine Calmels-Bock. On en recueille un autre, un autre encore. Ce petit monde se reproduit allègrement et voilà comment des gens qui les aiment ou croient les aimer perdent peu à peu pied. A Chartres, récemment, on a recueilli 250 chats enfermés dans un pavillon ! »
Irresponsabilité humaine. La loi limite la possession de chiens à 9 par habitation mais ne dit rien pour les chats. Et s’il n’y avait que les toutous et les minous. Mais les « jouets » qu’on dédaigne, il y en a plein les refuges. « Je sais, vous n’allez pas être content, souffle un trentenaire au téléphone, mais on m’a offert deux cochons nains, Roméo et Juliette, pour mon enterrement de vie de célibataire. Je ne sais pas quoi en faire. » Tiens donc. Même scénario avec les Nac, si improprement appelés « nouveaux animaux de compagnie » alors qu’ils n’ont rien à faire dans un appartement. « On recueillait deux ou trois furets il y a trois ans, maintenant on en a des dizaines », atteste Emmanuelle, la responsable du refuge de la Mare Auzou. Oui, un furet, ça peut mordre et émettre des odeurs pas toujours fleuries. Il fallait y penser avant. Cette phrase, on ne l’a jamais entendue prononcer à la FBB. Pas le temps de récriminer ou de soupirer. Trop à faire. Sur tellement de fronts. En déposant les statuts de sa fondation, en 1986, Brigitte Bardot aurait-elle pu imaginer, elle qui pensait surtout alerter les responsables politiques de la planète, qu’un jour elle en viendrait à recueillir des quantités d’animaux, dont plus de 2 000 moutons, près de 1 000 bovins, plus de 900 équidés, pas loin de 600 chèvres et près de 220 cochons ? Une arche de Noé qu’il faut bien dispatcher un peu partout, les trois refuges n’y suffisant pas. Ce qui signifie recourir à des pensions privées – une vingtaine dûment choisies et rémunérées par la FBB.
Lorsqu’un éleveur se suicide ou sombre en dépression, les autorités sont bien contentes de trouver la fondation pour s’occuper des vaches
Quand, chaque année, le jour de l’Aïd el-Kébir, ses salariés, en présence de forces de police conséquentes, déboulent dans les abattoirs clandestins, ce n’est pas pour sauver deux moutons : des centaines échappent au massacre. Même chose pour le cheptel bovin. Lorsqu’un éleveur se suicide ou sombre en dépression, les autorités sont bien contentes de trouver la fondation pour s’occuper des vaches. « Au début, note Romy Turpin, responsable juridique, nous allions au secours des chiens et chats, et puis, un jour, les services véto nous ont appelés parce qu’ils venaient de saisir plus de 2 000 vaches affamées, et nous avons accepté d’en prendre 200... Nous avons dû nous adapter. Même chose pour les poulets et les lapins quand on nous a signalé qu’on les livrait vivants pour nourrir des pitbulls... » La suite : des enclos spécifiques, des pourparlers avec des pensions, des formations régulières pour savoir comment appréhender un cheval maltraité ou transporter des daims blessés. « Nous sommes toujours en mouvement. » Résultat, les vétérinaires viennent, intéressés, voir les vaches de la fondation. « Comme nous ne recourons jamais à l’euthanasie, sauf en cas de souffrance intolérable, poursuit Romy, chez nous un bovin peut vivre vingt ans et plus, alors ils découvrent les pathologies des vaches vieillissantes ! Même chose pour les cochons. » Chacune, chacun a un nom. De Patte Folle à Pelochon, de Willy le Borgne à Mitsy : chat, chien, poule, bouc, poney... tous jouent leur partition au royaume des rescapés. Heureux, malgré tout. Il y a tellement pire.
Nous ne valons guère mieux que ceux qui confinent des ours dans des cages à l’autre bout de l’Europe
Depuis son bureau ou dans les couloirs de l’Assemblée nationale ou des ministères, Christophe Marie, porte-parole de la fondation, plaide le sort de congénères moins chanceux. Les poussins broyés : « Je pense qu’on va y arriver » ; les oies au foie hépatique : « Là, ça va être plus dur, de vieilles résistances » ; les animaux sauvages exploités dans les cirques : « Nous avons prévu des sanctuaires pour les accueillir, dans le Limousin et au Portugal, où se trouvent déjà des éléphants » ; les élevages d’animaux pour leur fourrure : « La France n’en a plus que cinq au lieu du double il y a une décennie. Mais les Pays-Bas, pour qui c’est une vraie activité économique, viennent de s’engager à fermer leurs 150 élevages en dix ans » ; le scandale des animaleries de quartier qui favorisent l’achat impulsif d’animaux mal sevrés, sources de problèmes plus tard, et donc d’abandon : « D’autres pays européens les ont interdites. Il serait temps que la France prenne des dispositions courageuses. Même chose à l’égard des réseaux sociaux, parce que maintenant la mode, c’est de filmer un animal qu’on jette contre un mur ou qu’on traîne derrière une voiture ! » On pourrait parler aussi de nos élevages de lapins dans des conditions indignes, preuve que nous ne valons guère mieux que ceux qui confinent des ours dans des cages à l’autre bout de l’Europe...
Dans les bureaux de la fondation, alors qu’Oscar, l’un des 26 matous privilégiés qui partagent la vie des salariés, ronronne sur la photocopieuse, les bipèdes, eux, travaillent. Les uns chiffrent le coût des pensions de chaque vache, cheval ou cochon pour savoir combien on peut en accueillir jusqu’à leur mort, les autres s’occupent de gérer les legs de donateurs décédés – plus de 100 par an –, allant jusqu’à organiser leurs obsèques tant la solitude n’est pas qu’une expérience animale. Des contentieux de maltraitance sont passés au crible : 160 actions en justice par an. Les dossiers de sauvetages d’animaux sont suivis jour après jour, des éléphants de Thaïlande aux chiens de Chine. Présente dans soixante-dix pays, la fondation finance aussi la stérilisation des chats et des chiens. Et chez nous ? La FBB aide les maître nécessiteux qui ne peuvent pas payer l’opération. Une goutte d’eau. Elle souhaiterait que le gouvernement et les services vétérinaires procèdent à de vastes campagnes de stérilisation des chats errants.
Education, responsabilisation, lois plus contraignantes : encore beaucoup à espérer, beaucoup à défendre, rien qu’au niveau européen, et le Brexit avec l’absence des députés britanniques, plus évolués sur ces questions, ne va rien arranger. De quoi avoir un petit coup de mou, non ? « Non, modère Christophe Marie, parce qu’on constate des avancées, des prises de conscience. Les dernières dénonciations d’abus dans les abattages y ont sans doute contribué. Il faut croire que les mentalités sont prêtes. Les vidéos chocs diffusées autrefois par Brigitte Bardot datent de trente ou quarante ans... Brigitte, elle, vous répondrait peut-être l’inverse, écœurée par toutes ces cruautés, impatiente que les choses progressent... Mais cette fureur, cette façon de s’insurger lui ont toujours servi de moteur. » Un sacré moteur. Trente ans qu’il vrombit. Notre « Pétroleuse » préférée peut être fière du chemin parcouru.
Il est incontestable que la fondation Brigitte Bardot fait bouger les lignes, il faut que le pouvoir politique réponde aux doléances totalement justifiées du directeur du pôle protection animale de la fondation, il ne peut en être autrement. Bruno Ricard
Face aux innombrables témoignages d’actes de cruauté sur les animaux reçus par la FBB, Christophe Marie, Porte-Parole de la Fondation, demande au ministre de l'Agriculture de sortir de son immobilisme, dans une lettre ouverte publiée ce 15 avril 2020.
ETTRE OUVERTE DE CHRISTOPHE MARIE À DIDIER GUILLAUME (15/04/2020)
Paris, le 15 avril 2020
Monsieur Didier Guillaume Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation
78 rue de Varenne
75700 Paris
Monsieur le Ministre,
Tout d’abord, nous tenons à vous remercier d’avoir entendu notre appel afin d’autoriser les personnes qui s’occupent, bénévolement, des chats errants à poursuivre leur action d’intérêt général. Par ailleurs, la reprise (dès demain) des adoptions est une bonne nouvelle, notre Fondation n’aura aucune difficulté à suivre le protocole strict imposé, proche de celui que nous avons déjà mis en place spontanément il y a plusieurs années.
Outre les abandons/adoptions, nous souhaitons vous alerter d’une situation peut-être plus préoccupante encore :l’explosion des témoignages d’actes de cruauté sur animaux !
Le confinement semble multiplier les violences à l’égard des personnes sensibles, mais aussi envers les animaux victimes de mauvais traitements et, semble-t-il, d’actes zoophiles. Mais face aux témoignages reçus, il nous est impossible de diligenter des enquêtes auprès de nos bénévoles, non autorisés à se déplacer, et nous rencontrons les plus grandes difficultés à mobiliser les forces de l’ordre, équipes municipales ou services vétérinaires.
Pourtant les témoignages sont alarmants, y comprissuspicions d’abattages clandestins. Nous ne comprenons donc pas cet immobilisme et sollicitons de votre part une intervention auprès des différentes préfectures et DDPP afin de les mobiliser et nous permettre de venir en aide à ces animaux en souffrance.
En 2019, nous avons effectué 3332 enquêtes dont 2358 relatives à des actes de cruauté. Ces actions (en plus des procédures juridiques) nous ont permis de prendre en charge, l’an passé, 952 animaux au sein de nos structures. Il est paradoxal de constater qu’au moment où il y a un pic de plaintes, les services de l’Etat n’ont jamais été aussi peu mobilisés.
Monsieur le Ministre, nous sommes conscients des difficultés rencontrées sur le terrain pour organiser les actions prioritaires, mais celle-ci en est une. C’est pourquoinous lançons cet appel à l’aide, nous ne voulons pas être simplement informés des actes de cruauté perpétrés sur les animaux mais être en mesure d’agir, comme nous l’avons toujours fait, pour venir en aide à toutes ces victimes silencieuses.
Nous comptons sur votre prompte réaction et vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations distinguées.
Christophe Marie Directeur Pôle Protection Animale