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actualites fondation brigitte bardot

rucellose : la préfecture envisage l'abattage de 20 bouquetins dans le massif du Bargy en Haute-Savoie

Publié le par Ricard Bruno

Il y en a dans ce pays des gens qui ne pense qu'à abattre les animaux, l'être humain décidément a ça d'ancrer en lui ! ce n'est pas possible de laisser faire, mais qu'on foute leur foutent la paix, alors que des solutions existent ! j'apporte mon soutien à 100% à Brigitte Bardot et à sa fondation
Bruno Ricard 

rucellose : la préfecture envisage l'abattage de 20 bouquetins dans le massif du Bargy en Haute-Savoie

Pour ralentir la progression de la brucellose dans le massif du Bargy, la préfecture de Haute-Savoie demande un nouvel abattage de 20 bouquetins durant l'année 2020. Les éleveurs applaudissent alors que les associations de protection de la nature s'insurgent contre une telle décision. 

Depuis 2012, les bouquetins du massif du Bargy sont dans le collimateur de la préfecture de Haute-Savoie. 482 spécimens ont déjà été abattus dans le massif du Bargy, afin de lutter contre le risque de transmission de la brucellose aux troupeaux d'ovins et bovins qui pâturent en alpage. Cette année-là, un foyer d’infection avait été identifié dans un élevage bovin laitier de la commune du Grand-Bornand (74) et sur deux enfants qui avaient consommé du fromage frais au lait cru issu du même élevage. 

"Bouquetins contre reblochon" au tribunal administratif : la décision mise en délibéré  Depuis, les grands cornus "ont chaud à l'arrière-train", et l'année 2020 ne va pas leur sourire. Le préfet de Haute-Savoie va signer un projet d'arrêté autorisant, sur la zone cœur du massif du Bargy (Petit Bargy, Grand Bargy, Jallouvre-Peyre), la capture et l’euthanasie de bouquetins séropositifs en vue de la constitution d’un noyau sain.  

20 bouquetins qui n'ont jamais été testés, ni marqués (localisés par balise) seront "prélevés" cette année, afin de ralentir l'activité du foyer de la maladie, en limitant la contamination de jeunes femelles au moment de la mise bas ou des avortements. Une cinquantaine de spécimens (marqués ou pas) seront également capturés sur le massif, pour être testés sérologiquement et euthanasiés en cas de résultat positif.

rucellose : la préfecture envisage l'abattage de 20 bouquetins dans le massif du Bargy en Haute-Savoie

Ce scénario, qui pourrait se reproduire jusqu'en 2022, condamnerait à terme 60 bouquetins (sains ou contaminés) tirés au hasard, et permettrait la capture de 150 bêtes au total, qui seraient abattues ou relâchées selon le résultat des tests. En attendant la mise en œuvre de cette chasse au bouquetin annoncée, la préfecture a mis en ligne une consultation publique qui est ouverte jusqu’au 20 mai sur le site internet de la préfecture.

Les premiers à se précipiter sur cette consultation seront bien-entendu les associations de protection des animaux qui voient d'un mauvais œil cet abattage aveugle qui pourrait condamner des animaux sains. En tête de liste, l'association qui met en avant ses principaux arguments : 

Le caractère préventif d’une telle mesure qui n’a pas fait ses preuves et qui "désorganise la hiérarchie sociale dans les hardes et contribue à la contamination de davantage d’individus, comme cela a été constaté à la suite des abattages massifs de 2013 et 2015." Les éleveurs, qui ne jouent pas le jeu en ne plaçant pas leurs troupeaux dans des parcs, et le refus des autorités d'entendre l'avis négatif du Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) à ces tirs discriminatifs, une attitude qui "laisserait penser que l’Etat privilégie les intérêts de l’industrie agro-alimentaire par rapport aux expertises scientifiques et à la préservation de la faune sauvage." 
 

Brigitte Bardot demande la grâce présidentielle à François Hollande concernant les bouquetins du Bargy 

Reste, à terme, la vaccination, qui serait la solution idéale pour espérer éradiquer la maladie. Des essais sont en cours, mais ils rencontrent de nombreux problèmes. Selon un communiqué émanant de l'Office Français de la Biodiversité, qui relate un test de vaccin lancé en 2017, rien n'est encore très concluant. "Pour des raisons d’éthique et de biosécurité, il n’a toutefois pas été possible ni de tester l’efficacité du vaccin contre la brucellose chez le bouquetin ni d’évaluer son innocuité chez les femelles gestantes, pour lesquelles on peut craindre qu’il déclenche des avortements (comme c’est déjà le cas vis-à-vis des espèces domestiques)." Faute de mieux et de vaccin efficace, les "prélèvements" de bouquetins ont encore de beaux jours devant eux. 

Alors à quand le vaccin ? Décidément...

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SAUVETAGE DANS LA DRÔME : LA FBB PREND EN CHARGE 6 ÉQUIDÉS EN ÉTAT DE SOUFFRANCE

Publié le par Ricard Bruno

SAUVETAGE DANS LA DRÔME : LA FBB PREND EN CHARGE 6 ÉQUIDÉS EN ÉTAT DE SOUFFRANCE
Le 29 avril 2020, à la demande des services vétérinaires de la Drôme, la Fondation a pris en charge 3 ânes et 3 poneys enchaînés dans la boue et nourris de manière aléatoire.
SAUVETAGE DANS LA DRÔME : LA FBB PREND EN CHARGE 6 ÉQUIDÉS EN ÉTAT DE SOUFFRANCE

LES ÉQUIDÉS ENCHAÎNÉS VIVAIENT DANS LA BOUE

Sur ce terrain insalubre, un grand nombre d’animaux étaient détenus dans des conditions incompatibles avec leurs besoins,  manquaient de nourriture et d’eau potable, n’étaient pas identifiés et ne bénéficiaient d’aucun suivi vétérinaire.

C’est en présence de la DDPP et de la Gendarmerie de la Drôme que la Fondation Brigitte Bardot a pris en charge 6 équidés – 3 ânes et 3 poneys – enchaînés en permanence dans la boue.

Ces malheureux animaux ont été soignés par un vétérinaire, puis ils ont rejoint l’Arche de BB pour y vivre enfin une vie paisible aux bons soins de nos animaliers.

SAUVETAGE DANS LA DRÔME : LA FBB PREND EN CHARGE 6 ÉQUIDÉS EN ÉTAT DE SOUFFRANCE

UN SAUVETAGE MULTI-ASSOCIATIONS

Aux côtés de la Fondation, l’OABA (Oeuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir) a pris en charge une trentaine de chèvres et moutons, 3 cochons nains vietnamiens et des oiseaux de basse-cour vivant dans les mêmes conditions indignes.

Le refuge des Bérauds a quant à lui recueilli 9 chiens qui étaient constamment à l’attache.

Pour faire condamner ces actes de maltraitance innommables, une action en justice est en cours contre le propriétaire des animaux.


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SOUFFRANCE MUETTE

Publié le par Ricard Bruno

SOUFFRANCE MUETTE

SOUFFRANCE MUETTE

" Ils ne défileront pas dans la rue…
Ils n’écriront pas une pétition sur internet…
Ils ne signaleront pas leur mécontentement dans les urnes…
Ils ne formeront pas un parti politique…
Ils ne se grouperont pas pour prendre le pouvoir à des mains corrompues…
Ils ne constitueront pas un lobby pour faire voter des lois…
Ils gémiront peut-être mais on les fera taire immédiatement en les assassinant…
Qui ?
Les animaux.
Leur souffrance demeure muette : c’est à nous de leur donner la voix.
Ils ne réclament pas leurs droits : c’est à nous de les imposer.
Le silence de leur peine m’est intolérable.
La violence se montrant toujours plus rapide que la justice, il a fallu des siècles pour faire respecter le droit des femmes et des enfants : faudra-t-il des millénaires pour faire respecter ceux des animaux ?
L’histoire du lion Cecil, tué au Zimbabwe par un dentiste américain pour se faire plaisir alors que l’espèce menace de disparaître – moins 40 % en vingt ans - me révolte. Je me contenterai de n’évoquer que ce seul cas car, si je me lançais, l’énumération des ignominies occuperait des milliers de pages, me donnerait la nausée et m’ôterait la force d’essayer d’aimer encore les hommes.
Parlons en, signons des manifestes, rendons contagieuse la prise de conscience, défendons nos frères vivants qui ont un bâillon sur la bouche.
Ils ne défileront pas dans la rue…
Ils n’écriront pas une pétition sur internet…
Ils ne signaleront pas leur mécontentement dans les urnes…
Ils ne formeront pas un parti politique…
Ils ne se grouperont pas pour prendre le pouvoir à des mains corrompues…
Ils ne constitueront pas un lobby pour faire voter des lois…
Ils gémiront peut-être mais on les fera taire immédiatement en les assassinant…
Ils sont muets et ce n’est que dans leurs yeux tournés vers nous que l’on peut percevoir leur cri. "
Eric Emmanuel Schmitt.

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VIDÉO DE CHIENS ENTERRÉS VIVANTS AU MAROC : LA FBB EST SCANDALISÉE ET DEMANDE AU GOUVERNEMENT D’INTERDIRE CES TUERIES !

Publié le par Ricard Bruno

VIDÉO DE CHIENS ENTERRÉS VIVANTS AU MAROC : LA FBB EST SCANDALISÉE ET DEMANDE AU GOUVERNEMENT D’INTERDIRE CES TUERIES !

Sur les réseaux sociaux, une vidéo horrible montrant des chiens enterrés vivants au Maroc suscite une indignation internationale. La Fondation Brigitte Bardot demande au gouvernement marocain l'interdiction immédiate de ces tueries !

UNE VIDÉO CHOQUANTE, DES ACTES INACCEPTABLES

Madame Brigitte Bardot et sa fondation sont scandalisées par les tueries et les vidéos envoyées du Maroc, et en particulier des chiots enterrés vivants à Boumalne Dades dans la province de Tinghir.

Cette brutalité, ce manque d’éthique et de compassion vont rester gravés dans la mémoire des gens au Maroc et à l’international. Les réseaux sociaux sont remplis par ces tueries abominables et cela va gravement nuire à l’image du pays. 

Suite à la lettre de Brigitte Bardot au Roi du Maroc, le ministre de l’Intérieur s’était engagé à adopter une méthode efficace et éthique pour la gestion des chiens et chats, la seule par ailleurs valable qui consiste à stériliser, vacciner et identifier.

La Fondation Brigitte Bardot est venue de nouveau en novembre 2019 pour rencontrer les autorités à Rabat et Tanger, et les efforts et la collaboration entrepris semblent aujourd’hui compromis.

Dans un moment de crise internationale où on a besoin de solidarité et de compassion avec les plus faibles, et en l’occurrence avec les animaux des rues qui sont les victimes de notre irresponsabilité, on voit ces tueries ! La FBB est complètement scandalisée et révoltée par ce manque d’engagement et demande de poursuivre les personnes qui étaient présentes dans la vidéo à Boumaine Dades, ainsi que les commanditaires,  et attend une réponse urgente du gouvernement notifiant l’arrêt des tueries.

PÉTITION : SIGNER ICI

 


 


 

 

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“La ferme de la désolation” à Eaunes, des associations de défense des animaux vent debout contre un éleveur de porc

Publié le par Ricard Bruno

Une horreur de plus commise à l'encontre des animaux, une ferme de l'horreur, une fois de plus les associations de protections animales interviennent en urgence, là on tombe dans l'horreur...
Bruno Ricard 

Maltraitance animale : l'élevage porcin à Eaunes / © Association "agir pour les animaux"

Maltraitance animale : l'élevage porcin à Eaunes / © Association "agir pour les animaux"

"Tous les porcs sont atteints de gale, il y a un risque sanitaire réel". Des associations de défense des animaux ont porté plainte pour maltraitance animale contre un éleveur porcin à Eaunes, près de Toulouse. Révoltées, elles réclament la saisie de l'élevage par les services de l'Etat.
 

Betty Loizeau, responsable de l’association "Agir pour les animaux" est la première à avoir déposé plainte contre un éleveur de porc dont la ferme est située sur la commune d’Eaunes près de Toulouse.
C’est une "vision d’horreur" qu’elle nous décrit : "j’ai trouvé une cinquantaine de cochons et sept chiens vivant dans des conditions sanitaires extrêmement alarmantes."
Les photographies et le constat sanitaire établi par une vétérinaire sont accablants.
La fondation Brigitte Bardot s’est constituée partie civile dans ce dossier. "Tout accable cet éleveur et le risque sanitaire est réel", car selon l'association ces animaux seraient destinés à la consommation humaine. Les associations demandent aujourd’hui la saisie de l’élevage, l’enquête est toujours en cours. 


"Des cadavres de cochons, des animaux malades qui se mangent entre eux"

C’est un voisin de l'éleveur qui a alerté Betty Loizeau, responsable de l’association "Agir pour les animaux". Le 8 avril dernier, elle  se rend sur le site et découvre avec effroi des animaux vivant dans des conditions sanitaires désastreuses.

"ni eau, ni nourriture, l’hygiène est déplorable, la majorité des animaux sont sous-alimentés, présentant des traces de maladie. "

Pour Betty Loizeau  les conditions de détention de ces animaux ne semblent pas être respectées. Dès le lendemain, le 9 avril, elle décide par le biais de l’association de déposer une plainte pour "sévices graves ou acte de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif".
Suite à cette plainte, le 10 avril, dans le cadre d’une enquête préliminaire le substitut du procureur de la République dresse un procès-verbal de réquisition concernant l’élevage situé à Eaunes en Haute Garonne.
Ce procès verbal précise que "les animaux, cochons et chiens appartenant à l'éleveur seront pris en charge par l’association et que cette dernière en assurera les soins et le gardiennage".

La responsable de l’association récupère au refuge une petite partie seulement des animaux : les chiens et 5 cochons dans "un état catastrophique" :

"ils étaient remplis de croûtes, l’un était rouge sang de gale, la colonne vertébrale saillante, certains avaient des traces de morsures et quand je les ai récupérés, ils se trouvaient au milieu de porcs affamés en train de se nourrir du cadavre d’un de leur congénère qui grouillait de vers!"

Cadavre de porc. Maltraitance animale dans un élevage porcin à Eaunes / © Association "Agir pour les animaux"

Cadavre de porc. Maltraitance animale dans un élevage porcin à Eaunes / © Association "Agir pour les animaux"

La bénévole de la fondation Brigitte Bardot, Martine Fraisse, qui s'est portée partie civile dans ce dossier, ne mâche pas ses mots : "Vous savez j’étais présente lors du constat sanitaire mené par la vétérinaire, cela fait 7 ans que je défends la cause animale pour l’association, alors des cas désespérés j’en ai vu, mais là, il fallait vraiment avoir le coeur bien accroché!

Ce monsieur vend des cochons sous le manteau, les éléments du dossier sont accablants, il accumule les infractions, le risque sanitaire est grand, ces animaux sont destinés semble t-il  à la consommation humaine.


Des plaintes à répétition et des témoignages accablants

Une réquisition vécue aussi comme une délivrance pour le maire de la commune d’Eaunes, Daniel Espinosa, qui depuis trois ans tente de dénoncer ces pratiques d’élevage.

Cela fait deux ans et demi que je me bats contre cet élevage porcin. J’ai énormément de plaintes de voisinage pour vagabondages réguliers d’animaux, hurlement des chiens et cris incessants des porcs.
J’ai fait tout le nécessaire auprès de la sous préfète qui a fait remonter les informations au procureur, je travaille avec les gendarmes, j’ai envoyé les services de l’Etat et de l’urbanisme car ce monsieur est locataire, j’ai tout essayé. 

Il était présent le jour du constat établi par la vétérinaire :

je peux vous dire que j’ai vu des bêtes épuisées, maigres et trois cadavres de porcs au milieu. 
C’est un marginal qui vit là dans une caravane et qui loue le terrain, vous vous rendez compte qu’il était parti 15 jours en Corse pour travailler laissant ses animaux sans nourriture et sans eau pendant tout ce temps, ce n’est pas sérieux.

L’ancienne compagne de l'éleveur qui a vécu sur le site avait déjà porté plainte pour maltraitance animale. Aujourd’hui son témoignage dans le dossier est accablant :
"J’ai été témoin pendant deux ans de cette malveillance sur les animaux, sur les chiens comme les cochons. Il n’a pas la conscience et le souci du bien être animal… il n’a pas de carnet de suivi médical, il n’est pas aux normes sur l’installation de clôtures."

Un autre voisin parle d’un élevage laissé à l’abandon : "Ce monsieur est rarement à son domicile, le 26 mars dernier il est parti pendant deux semaines, laissant son élevage… j’ai vu un cadavre de cochon qui gisait au milieu des autres congénères."


Un constat sanitaire affligeant

Le constat sanitaire de l’élevage porcin dressé par la vétérinaire toulousaine Isabelle Blaszczyk, le 16 avril dernier à la demande de l’association "Agir pour les animaux", est édifiant.
 
Lors de l’examen, le propriétaire était absent mais le constat a été effectué en présence du maire d’Eaunes, des agents de la police municipale et de l’association "Agir pour les animaux" de Castelginest.

La vétérinaire découvre une soixantaine de porcs charcutiers de race corse répartis dans deux grands parcs et un enclos fermé non attenants.
Selon ce rapport, "les porcs n’ont ni eau ni nourriture, ils vivent dans des conditions d’hygiènes déplorables et ne sont pas identifiés par boucle, ils sont tous atteint de la gale sarcoptique".

Maltraitance animale dans un élevage porcin à Eaunes / © Isabelle Blaszczyk, vétérinaire

Maltraitance animale dans un élevage porcin à Eaunes / © Isabelle Blaszczyk, vétérinaire

La vétérinaire conclut dans son rapport à un non respect du bien être animal :

j’ai trouvé des animaux apathiques, sans eau ni nourriture, malades présentant tous des croûtes blanchâtres qui rappellent une forme de gale, des animaux non traités couverts de parasites.


Pire, le compte rendu met en avant les conditions d’hygiène d’élevage alarmantes : "dans un silo en tôle est entreposé le cadavre d’un verrat recouvert de chaux vive dans un état de putréfaction avancée. Sa mort remonte à 15 jours."

Maltraitance animale et conditions d'hygiène déplorables dans un élevage porcin à Eaunes / © Association " Agir pour les animaux"

Maltraitance animale et conditions d'hygiène déplorables dans un élevage porcin à Eaunes / © Association " Agir pour les animaux"

Risque sanitaire et légalité de l’élevage

La vétérinaire toulousaine, Isabelle Blaszczyk pose aussi la question de la légalité de l’élevage.
Ce sont des porcs charcutiers destinés à la consommation humaine, aucun porc n’est identifié par boucle alors que cette identification par boucle et la prophylaxie sont obligatoires.
" Il a cessé  son activité en tant qu'éleveur le 30 novembre 2009, il a donc été radié du RCS en décembre 2019. Tout cela soulève beaucoup d’interrogations et de nombreuses questions sur le respect de la règlementation sanitaire," explique t-elle

 Comment mène t-il ses bêtes à l’abattoir ? qui achète ces porcs ? qui les mange avec quelles garanties de traçabilité ? L’éleveur étant absent le jour du constat je n’ai pas pu avoir tous ces documents mais j’ai beaucoup de doutes !
Maltraitance animale et conditions d'hygiène déplorables dans un élevage porcin à Eaunes / © Association " Agir pour les animaux"

Maltraitance animale et conditions d'hygiène déplorables dans un élevage porcin à Eaunes / © Association " Agir pour les animaux"

Tout transport à l’abattoir demande un document d’accompagnement qui reprend le lieu de chargement, les coordonnées du propriétaire avec l’indicatif du marquage de son élevage : "l’abattoir doit contrôler la traçabilité avec les boucles d’identification et le document d’accompagnement." 
Selon l’association et le maire de la commune, l'éleveur vendait ses porcs sur le bon coin.

La vétérinaire parle aussi d’un gros risque sanitaire représenté par des sangliers infectés qui pourraient transmettre des maladies contagieuses comme la peste porcine, la brucellose porcine ou la Maladie d’Aujeszky
Dans son rapport elle fait état : "de clôtures insuffisantes qui ne répondent pas aux caractéristiques définies par la circulaire. Le parc est clôturé par un grillage à mouton sans clôture électrique. Le site est à l’abandon, pas d’électricité ni d’eau courante."

Pourant le règlement est strict, la vétériniare  rappelle que :

les éleveurs de porcins en plein-air doivent par des installations permettre d’éviter tout contact physique avec des sangliers infectés et d’éviter l’introduction de sangliers infectés dans le parc de l’élevage qui pourraient contaminer des truies en chaleur par saillie.
Maltraitance animale dans un élevage porcin à Eaunes / © Association " Agir pour les animaux"

Maltraitance animale dans un élevage porcin à Eaunes / © Association " Agir pour les animaux"

La responsable de l'association "Agir pour les animaux", Betty Loizeau souhaite que les services de l'Etat procèdent à la saisie de l'élevage : "nous avons proposé toutes les solutions et tout pris en charge. Cet éleveur n’a rien fait pour élever dignement ces animaux dans le respect des obligations légales, ça fait peur quand on sait que ces porcs pourraient partir à la consommation, 6 étaient apparamment réservés à des consommateurs."

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Maltraitance : la Fondation BB tire la sonnette d’alarme

Publié le par Ricard Bruno

Maltraitance : la Fondation BB tire la sonnette d’alarme

La Fondation Brigitte Bardot a adressé une lettre au ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, afin de lui demander d’agir le plus rapidement possible contre les actes de cruauté, dont le nombre n’a cessé d’augmenter durant le confinement.

 

L’association explique ainsi : Le confinement semble multiplier les violences à l’égard des personnes sensibles, mais aussi envers les animaux victimes de mauvais traitements et, semble-t-il, d’actes zoophiles. Mais face aux témoignages reçus, il nous est impossible de diligenter des enquêtes auprès de nos bénévoles, non autorisés à se déplacer, et nous rencontrons les plus grandes difficultés à mobiliser les forces de l’ordre, équipes municipales ou services vétérinaires.

 

Maltraitance : la Fondation BB tire la sonnette d’alarme

La Fondation Brigitte Bardot dénonce également des suspicions d’abattage clandestin, après avoir recueilli plusieurs témoignages allant en ce sens. L’organisation demande ainsi à Didier Guillaume de prendre les mesures nécessaires pour enrayer cette vague de violence le plus rapidement possible. La Fondation conclut ainsi sa lettre :

 

 

Nous sommes conscients des difficultés rencontrées sur le terrain pour organiser les actions prioritaires, mais celle-ci en est une. C’est pourquoi nous lançons cet appel à l’aide, nous ne voulons pas être simplement informés des actes de cruauté perpétrés sur les animaux mais être en mesure d’agir, comme nous l’avons toujours fait, pour venir en aide à toutes ces victimes silencieuses.

 

Plusieurs cas d’actes de cruauté ont en effet été rapportés depuis le début du confinement, en mars 2020. Un homme a notamment abattu ses deux chiens d’un coup de fusil alors que les animaux se trouvaient sur le balcon de son appartement.

 

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MERCI de votre soutien à l'arche de BB !

Publié le par Ricard Bruno

Soutenir l’accueil des animaux dans l'Arche de BB et les structures partenaires en France

En période de confinement dû à l’épidémie de Covid-19, les refuges de la Fondation Brigitte Bardot sont fermés au public, il n’y a plus de possibilité d’adoption et nous continuons malgré tout à sauver des animaux, partout en France.

C’est pourquoi, dans ces temps difficiles, vos dons sont indispensables pour soutenir notre mission d’accueil des animaux rescapés de l’abandon, de la maltraitance, du trafic ou des abattoirs…

Nos 3 refuges de La Mare Auzou, Bazoches et Montpon sont de véritables havres de paix. Nos équipes prennent soin d’eux et pour certains durant toute leur vie. Selon le propre souhait de Brigitte Bardot, il n’y a ni euthanasie, ni cages dans nos refuges, et tous nos protégés y vivent en liberté ou en semi-liberté.

La Fondation Brigitte Bardot est également partenaire de nombreuses structures d’accueil, choisies avec soin, partout en France

Merci pour votre don ! Il servira à soutenir la Fondation Brigitte Bardot dans cette mission essentielle de protection animale que constituent l’accueil, les soins vétérinaires et l’alimentation des animaux sauvés.

 

Photo : © Fondation Brigitte Bardot

Pour soutenir la fondation Brigitte Bardot : Cliquez ICI

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Dans l’Eure, la Fondation Brigitte-Bardot mise sur l’adoption des animaux en ligne

Publié le par Ricard Bruno

Pour éviter un afflux trop important dans les refuges, les responsables en appellent à l’entraide

Pour éviter un afflux trop important dans les refuges, les responsables en appellent à l’entraide

Le refuge de la Mare-Auzou de Saint-Aubin-le-Guichard n'ouvrira pas au public, c'est donc en ligne (dans un premier temps) qu'il faudra chercher son bonheur.

« Nous ne voulons pas risquer qu’un animal soit adopté pour permettre au maître d’aller se promener ! » La Fondation Brigitte-Bardot est plus vigilante encore en cette période de crise.

L’association qui recueille les animaux maltraités ou abandonnés dans son refuge de la Mare-Auzou à Saint-Aubin-le-Guichard (près de Bernay, dans l’Eure) ne compte pas assouplir son protocole d’adoption, mis en place pour s’assurer que les animaux adoptés continuent une vie dans des conditions optimales.

Pas de portes ouvertes

« Il est hors de question que nos petits protégés, qui ont connu l’abandon ou la maltraitance, y soient de nouveau confrontés », argumente Bruno Jacquelin, responsable communication. « Habituellement, nous diligentons une enquête à l’aide d’un formulaire. Il y a même une visite après adoption. Nous étudions la possibilité d’adapter ce dispositif. »

L’accent est mis sur le bien-être animal, pas question donc d’accélérer les procédures pour désengorger les refuges déjà saturés.

Malgré la pression, la fondation n’organise pas de portes ouvertes ni à la Mare-Auzou ni ailleurs. « Rester ouvert au public nécessiterait du personnel en plus pour l’accueillir, nous ne le souhaitons pas pour notre cas », indique-t-elle.

C’est donc en ligne qu’il faudra chercher son bonheur. Justement, le site fondationbrigittebardot.fr met à disposition un pavé adoption qui propose toutes les catégories. Mâles, femelles, âges… Au compteur : 302 chiens et 391 chats qui attendent un foyer. Toutes les photos sont disponibles, reste à prendre rendez-vous, pour les candidats qui ont craqué pour un compagnon à quatre pattes.

"Les préparations et distributions des repas des animaux sont faites par alternance en fonction de la zone géographique où ils se situent. Les équipes ne se croisent pas, leurs outils de travail et de sécurité (talkies-walkies) sont désinfectés chaque jour et remis individuellement par un responsable Covid nommé dans chaque refuge. Les horaires des équipes de nettoyage ont été aussi modifiés afin d’éviter tout croisement. Les repas des animaux (avec beaucoup de régimes spécifiques pour nos petits protégés) sont préparés dans la cuisine par des salariés qui se relaient. "

Appel à l’entraide

Y a-t-il une hausse des abandons ? Pour l’heure, difficile de quantifier. « Nous avons déjà dû prendre en charge des animaux de personnes malades, hospitalisées ou malheureusement décédées et aussi ceux de personnes incarcérées », relate Bruno Jacquelin.

Pour éviter un afflux trop important, les responsables en appellent à l’entraide « entre famille, voisins, amis et collègues pour trouver des solutions de garde, provisoires ou pérennes. »

La fondation redoute surtout les abandons liés à une crainte de contamination. « Nous ne cessons de diffuser le message : les animaux ne peuvent pas contaminer les humains. »

 

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LES CHEVREAUX MÂLES, « DÉCHETS » DE L’INDUSTRIE LAITIÈRE…

Publié le par Ricard Bruno

LES CHEVREAUX MÂLES, « DÉCHETS » DE L’INDUSTRIE LAITIÈRE…
La Fondation Brigitte Bardot constate depuis quelques jours une multiplication des annonces d’éleveurs de chèvres proposant de vendre ou donner des chevreaux mâle. Tous les moyens sont bons pour se débarrasser de ces animaux nouveau-nés, devenus inutiles en période de confinement ! Focus sur la cruauté de l'industrie laitière...

À PEINE NÉS, LES CHEVREAUX MÂLES SONT RETIRÉS À LEUR MÈRE

Si, dans l’industrie laitière, les petits mâles (veaux, chevreaux) sont retirés de leur mère aussitôt après leur naissance et très vite condamnés à mort (le lait qui leur est naturellement destiné étant commercialisé), la restriction des transports dans le cadre des mesures Covid-19 rend la situation des éleveurs de chèvres critique puisque ces derniers ne savent que faire des chevreaux.

En effet, si en France la consommation de viande de veau couvre en partie la production (malheureux veaux abattus après une courte vie de détresse), il en est tout autrement pour les chevreaux qui ne trouvent pas preneur sur le marché français et sont donc dirigés vers l’export, dans les conditions scandaleuses que nous dénonçons par ailleurs.

C’est pourquoi la Fondation Brigitte Bardot constate, depuis quelques jours, une multiplication des annonces d’éleveurs de chèvres– qui produisent lait et fromages – proposant de vendre ou donner les nouveau-nés. Sites d’annonces en ligne, messages sur les réseaux sociaux, appels aux particuliers, aux boucheries, aux grandes et moyennes surfaces… Tous les moyens sont bons pour se débarrasser de ces chevreaux devenus trop embarrassants !

L’INDUSTRIE DU LAIT EST PARTICULIÈREMENT CRUELLE

Sachant que pour qu’une femelle produise du lait elle doit d’abord donner un petit, des millions de chèvres se retrouvent ainsi enfermées dans des bâtiments où elles sont inséminées à la chaîne

La chèvre donne naissance à son premier chevreau vers l’âge d’un an. Ses petits lui sont rapidement confisqués, souvent quelques heures seulement, après leur naissance afin que la chèvre entre en lactation pendant 9 mois pour produire du lait destiné non plus à son petit, mais aux besoins artificiels de l’homme.

Les chevreaux mâles devenus alors inutiles sont destinés à la production de viande. Ils sont le plus souvent vendus dans des ateliers d’engraissement, puis envoyés à l’abattoir pour être abattus à l’âge de 6 à 8 semaines, transportés encore jusqu’à récemment dans des conditions non conformes à la réglementation : entassés dans des caisses à dindes ou à lapins environ deux fois moins hautes que la taille des chevreaux debout, empêchant ces derniers de se relever, en violation du droit européen sur la protection des animaux.

La chèvre continuera d’avoir des petits et de produire du lait. Après quelques années d’exploitation intensive, elle finira par être « réformée » car moins productive puis transportée, à son tour, dans des conditions particulièrement cruelles à l’abattoir à l’âge de 4 ans en moyenne.

LE COVID-19 MET EN PÉRIL LE COMMERCE DES CHEVREAUX

La majorité des chevreaux mâles sont habituellement vendus pour engraissement au printemps. Le volume de chevreaux abattus pour la période de Pâques représente un tiers des ventes de l’année.

Depuis les mesures de confinement liées au Covid-19, les consommateurs délaissent certains produits. En outre, 70 % de la production est exportée vers des pays comme l’Italie ou le Portugal, dont les frontières sont désormais fermées, réduisant à néant les commandes.

Certains abattoirs, contraints de congeler les animaux invendus, appliquent des prix à la hausse, d’autres ne veulent tout simplement plus acheter les chevreaux qui arrivent par centaines…

LES CHEVREAUX, DES BOUCHES À NOURRIR DEVENUES INUTILES

Les chevreaux, considérés comme des « rebuts » de l’industrie laitière représentent désormais un coût inutile pour les éleveurs. Garder les chevreaux plus longtemps signifie des dépenses en poudre de lait et/ou un gaspillage du lait, désormais destiné à la production de fromage d’où la nécessité de s’en débarrasser au plus vite.

Avec environ un million de têtes, le cheptel caprin français se tient à la quatrième place en Europe après la Grèce, l’Espagne et la Roumanie. Environ 700 000 chevreaux sont abattus chaque année en France dans des conditions cruelles… C’est le prix réel du fromage de chèvre !

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