justice pour les animaux
Chasse : Un nouveau décret indigne les ONG de la protection animale
Voilà encore un nouveau coup du sieur Macron, il caresse les chasseurs dans le sens du poil, mais le boomerang va lui revenir en pleine figure...
Macron tu nous les casse avec tes "Chiasseurs"
La chasse et les "chiasseurs" au gnouf...
Bruno Ricard

Le gouvernement a publié un nouveau décret réduisant le délai entre la publication de l’arrêté autorisant la chasse et sa prise d’effet. Une décision qui a fait vivement réagir les associations de la protection animale.
Des ONG ont critiqué mercredi un décret réduisant le délai entre la publication de l'arrêté annuel d'ouverture de la chasse à tir et son entrée en vigueur, à quelques mois de l'élection présidentielle.
Ce décret, publié le dimanche 26 décembre, diminue "le délai entre la publication de l'arrêté préfectoral annuel d'ouverture de la chasse à tir et sa prise d'effet de 20 jours à sept jours", selon le Journal officiel. La Fondation 30 millions d'amis dénonce sur Twitter "un nouveau cadeau du gouvernement aux chasseurs", "entravant ainsi les possibilités de recours des ONG".
Un nouveau cadeau du @gouvernementFR aux #chasseurs ! Un décret réduit le délai entre la publication de l'arrêté annuel d'ouverture de la #chasse à tir & sa prise d'effet… entravant ainsi les possibilités de recours des ONG de #ProtectionAnimale.
— Fondation 30 Millions d'Amis (@30millionsdamis) December 28, 2021
???? https://t.co/DVEL5SMGnb pic.twitter.com/ngxPncWAYB
"Cela réduit nos capacités de recours", renchérit Yves Vérilhac, directeur général de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) qui critique "un travail de détricotage environnemental" sous la présidence d'Emmanuel Macron. Le gouvernement est régulièrement accusé par les associations de protection de la nature de céder aux demandes des chasseurs, qui avec environ 1,1 million de permis de chasse valides, constituent un électorat très convoité. "On oppose trop souvent d'un côté les associations qui se battent pour la cause animale et de l'autre les éleveurs et chasseurs, qui sont des acteurs de la ruralité. On n'avancera qu'en réconciliant", avait plaidé Emmanuel Macron en octobre...
"Un serial tireur" de chats bientôt devant la justice dans l'Ain
Baptisé "le serial tireur" de chats, un
habitant du Val de Saône a été
interpellé
par les gendarmes suspecté d'avoir
volontairement tiré sur des chats
depuis 3
ans. La SPA et la Fondation Brigitte
Bardot
se sont constituées parties civiles.
Un habitant du Val de Saône a été interpellé par les gendarmes alors qu'il prenait les chats pour cible. Ses tirs duraient depuis 3 ans. Coupable de maltraitance animale, cet homme d'une quarantaine d'années sera prochainement entendu par la justice.

Trois plombs bien visibles sur les radios du chat visé par les tirs. Blessé fin septembre il n'a pu remarcher qu'un mois après
Il devra répondre de sévices graves et actes de cruauté.
Ses victimes sont des chats, comme Pilgrim, un Main Coon de 2 ans et demi qui a bien failli mourir… En racontant l'état dans lequel elle l'a retrouvé, Barbara Tortochaut, sa propriétaire ne cache pas son émotion. Au bord des larmes elle se souvient avoir vu rentrer son chat en traînant sur ses pates arrières. "J'ai pensé à une voiture qui l'aurait percuté mais quand on a passé les radios on a vu les plombs....Je me suis effondrée et n'arrivais pas à comprendre pourquoi on avait tiré sur notre chat."
C'est pourquoi, elle n'a pas voulu en rester là et a porté plainte. 7 autres habitants du secteur de Reyrieux ont fait le même choix d'engager une procédure

Grâce à ce boîtier GPS retrouvé dans le jardin d'un voisin, le suspect a pu être retrouvé par la gendarmerie
L'auteur présumé des faits risque 3 ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.
Il a été confondu par le collier GPS que portait Pilgrim . "On a fait une enquête de voisinage, après analyses balistiques nous avons pu retrouver l'auteur. Ensuite un collier GPS a été retrouvé dans le jardin du mis en cause" explique Lucille Toumelin, gendarme à Trévoux.
La SPA et la Fondation B.Bardot parties civiles
Depuis 2015, la loi considère les animaux comme des êtres sensibles, à ce titre les autorités prennent les atteintes au sérieux.
La SPA et la Fondation Brigitte Bardot se sont constituées parties civiles à l'audience qui devrait se tenir à Bourg-en-Bresse fin juin 2022.
A Reyrieux, chez Barbara Tortochaut, les deux félins de la maison n'ont plus le droit de sortir… Ils restent à l'intérieur tant que l'affaire n'est pas jugée.
Un maire fait exécuter un troupeau de chèvres, coupables d'avoir mangé... des fleurs du cimetière communal
Un troupeau de chèvres a été abattu ce week-end dans la Loire, suite à la décision d'un maire qui reprochait aux animaux d'avoir mangé des fleurs dans le cimetière communal.
C’est une décision radicale qui ne passe pas !
Le dimanche 19 décembre, Gérard Tardy, maire de Lorette (Loire), a fait abattre un troupeau de chèvres au motif que ces dernières avaient grignoté des fleurs déposées dans le cimetière de la commune.
Suite à la publication d’un arrêté municipal en ce sens autorisant la tenue d’une battue, neuf bovidés ont ainsi été exécutés sans ménagement par des chasseurs.
Un maire fait exécuter des chèvres qui avaient mangé des fleurs dans le cimetière communal, une décision qui ne passe pas
Une action qui a provoqué la colère d’associations écologistes et d’un certain nombre d’habitants.
« C’est particulièrement lâche. Dans ce genre de situation, il faut solliciter une organisation comme la nôtre », a déploré Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot.
« Il y avait d’autres solutions. En plus, les chèvres, on peut les capturer facilement. Les pompiers ont tout le matériel nécessaire pour cela. On ne peut pas laisser passer ça, sinon c’est la porte ouverte à toutes les dérives. On ne se met pas à tirer dans sa commune à tout va ! Ça ne se fait pas », a pour sa part pester Pierre Portelat, président de la SPA de la Loire, qui envisage de porter plainte tout comme la fondation Brigitte Bardot.
Du côté de la préfecture, c’est un sentiment d'incompréhension qui prédomine. « Dans la forme, c’est correct, mais pas sur le fond », a ainsi déclaré cette dernière.
Il faut savoir que le code rural permet en effet au maire d’une commune d’organiser une battue pour faire abattre des animaux errants, mais à la seule condition qu’ils représentent un danger et ne soient pas domestiqués.
Or, les chèvres demeurent des animaux domestiques et le fait qu’ils aient dévoré des chrysanthèmes ne représente pas une menace pour la sécurité des habitants.
La préfecture avait donc envoyé un courrier à Gérard Tardy pour le dissuader d’organiser cette battue, mais rien n’y a fait !

Chose plus surprenante, les chasseurs eux-mêmes ont fait part de leur surprise quant à cette décision d’abattre le troupeau.
« Personne ne sait comment cela s’est organisé. J’ai échangé avec Gérard Aubret, notre président. Il est surpris lui aussi », a ainsi confié à nos confrères d’Actu.fr Christine Lovaglio, assistante de direction de la Fédération départementale des chasseurs.
« Il faudrait aussi comprendre comment ces bêtes ont pu causer ces nuisances. Normalement, un cimetière est un lieu clos », s’est encore interrogé Christophe Marie.
De son côté Gérard Tardy rejette la faute sur… SFR, propriétaire d’un terrain entourant le cimetière.
Selon l’AFP, le premier édile affirme ainsi avoir demandé à l’opérateur téléphonique « d’installer à ses frais une clôture esthétique et de grande résistance et de prendre en charge les dégâts constatés dans le cimetière ».
« On n’a rien à voir avec ces chèvres. On ne peut pas être responsable. Des chèvres se baladent donc ici, comme ailleurs (…) on ne grillage pas tous les terrains en pleine nature comme ça (…) les chèvres peuvent se balader ici, comme partout ailleurs », a immédiatement rétorqué Cyrille-Frantz Honegger, directeur régional d’Altice, lequel se dit toutefois prêt à travailler avec la municipalité pour arranger les choses.
Malgré la polémique, le maire Gérard Tardy persiste et signe, assumant sa décision. Mais ceci pourrait lui valoir des poursuites si jamais les propriétaires du troupeau se manifestaient et venaient à porter plainte.
Affaire à suivre !
Des mesures présidentielles pour les animaux...
Parce que la cause animale préoccupe les Français, 28 ONG se sont rassemblées pour créer la plateforme «Engagement Animaux 2022» afin de mobiliser les candidats à l’élection présidentielle autour de 22 mesures et d’informer les électeurs sur leurs engagements.
«Jamais nous n’avons enfermé et tué autant d’animaux qu’aujourd’hui en France dans des conditions souvent épouvantables». Dans une tribune parue le 8 décembre dans «Le Monde», 28 ONG s’unissaient pour rappeler la nécessité de défendre les bêtes et lancer une plateforme baptisée Engagement Animaux 2022 à l’attention des candidats à l’Elysée.
Largement présente dans le débat sociétal depuis plus d’une décennie grâce au travail de terrain des associations, la cause animale a enfin atteint les politiques, chacun allant jusqu’à semer de-ci de-là quelques bonnes paroles ou photos avec son chat/son chien sur les réseaux. Sauf que les citoyens demandent désormais bien plus qu’un selfie ou une mesurette : selon un sondage IFOP pour Woopets daté du 21 septembre, 84% des Français considèrent en effet la protection des animaux comme une cause importante, et 47% des électeurs se disent prêts à voter en fonction des propositions d’un candidat sur le bien-être animal.
Afin d’interpeller les candidats et de permettre aux électeurs de savoir quels sont ceux qui vont s’engager, les 28 ONG (Fondation Brigitte Bardot, One Voice, SPA, Code Animal, ASPAS…) ont élaboré 22 mesures prioritaires pour jauger tout au long de la campagne «le score d’engagement» de chaque prétendant. Parmi elles : mettre fin aux élevages en cages d’ici 2027, soutenir financièrement et rendre obligatoire la stérilisation des chats errants par les communes, interdire la chasse au moins deux jours par semaine dont le dimanche ainsi que les jours fériés et les vacances scolaires, abroger l’exception ouverte par l’article 521-1 du code pénal pour que la corrida ainsi que les combats de coqs ne puissent plus exister, ou encore encourager l’utilisation et le développement des modèles non-animaux en expérimentation.
Landes : le procès pour diffamation de la Fondation Bardot reporté à février
« Diffamation par parole, écrit, image ou moyen de communication au public », voici l’infraction reprochée à la Fondation Brigitte Bardot et la société Clear Channel France pour l’installation de panneaux d’affichage anti-chasse en avril dernier.
L’audience devait se tenir ce mardi 14 décembre. Les avocats ont demandé un renvoi de l’affaire. Le procès se tiendra donc mardi 8 février 2022, à partir de 13 h 45. La Fédération départementale des chasseurs des Landes avait déposé plainte pour diffamation, dénonçant « une incitation à la haine ».
Le Département des Côtes-d’Armor abolit la chasse à courre dans sa forêt d’Avaugour
La chasse à courre à Saint-Péver, c’est terminé. Le Conseil départemental ne veut plus de cette pratique dans la forêt d’Avaugour.
Cette année, et au moins pour les cinq années à venir, il n’y aura pas de chasse à courre dans la forêt domaniale d’Avaugour, à Saint-Péver. Ainsi en a décidé le Département des Côtes-d’Armor. Explications.
La nouvelle est tombée lundi 13 septembre 2021, à l’occasion d’un vote en commission permanente. Christian Coail, président du Département des Côtes-d’Armor depuis juin 2021, cité par Le Télégramme :
« La convention liant le Département et les chasseurs étant renouvelée périodiquement, nous avons décidé, dans un souci de cohérence avec notre positionnement initial, de supprimer l’autorisation de cette pratique. »
La chasse à courre dans la forêt domaniale d’Avaugour avait été autorisée en 2015 par l’ancienne majorité du conseil départemental. Depuis, comme le souligne Le Télégramme, cette pratique était « source de vives tensions entre riverains, défenseurs de la cause animale et veneurs. »
L’interdiction de la casse à courre dans ce secteur suscite la colère d’une partie de l’opposition, notamment celle de Romain Boutron qui dénonce « une décision prise en catimini » et craint « que ce soit la chasse dans son ensemble qui soit un jour remise en question. »
En revanche, ceux qui combattent la chasse à courre ne cachent pas leur satisfaction. Exemple avec l’association AVA (Abolissons la vénerie aujourd’hui) qui, sur Facebook, précise :
« Les forêts appartenant à des départements ou à des communes sont assez rares et cette bataille se situe d’habitude à un niveau national. Mais tous les défenseurs des animaux, de la Nature et du progrès sont bien entendu très heureux de cette nouvelle ! »
Même son de cloche du côté de l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) :
« Pour une fois, les veneurs ne sont pas au-dessus des lois : une bonne nouvelle, locale certes, mais qui démontre qu’il est possible de limiter la pratique de la chasse à courre, faute de pouvoir l’interdire. »
Autrement dit, heureux d’avoir gagné une bataille, les défenseurs de la cause animale reconnaissent volontiers qu’ils n’ont pas encore gagné la guerre. Mais une victoire reste une victoire et ils auraient tort de ne pas la savourer.
Ménilles. Le berger poursuivi pour maltraitance animale écope d'une amende
Jugé au tribunal d'Évreux pour mauvais traitements envers un animal et pour des entorses au règlement sanitaire, le berger de Ménilles a écopé d'une peine de jours-amende.
Propriétaire de 49 caprins et de 142 ovins, le berger de Ménilles (Eure), qui comparaît ce jeudi 9 décembre 2021 devant le tribunal d’Évreux, n’a pas que des amis. Les riverains sont en effet excédés par la divagation des bêtes. D’autant qu’il n’est pas rare que les chèvres mangent les fleurs des parterres ou grimpent sur des voitures pour s’alimenter.
Les gendarmes ont été appelés fin décembre 2020 pour des chèvres entravant la circulation à Croisy-sur-Eure. Et ils ont pu constater à cette occasion que le terrain du berger était envahi par les déchets, que des barbelés traînaient au sol et que les animaux n’avaient pas d’abri et encore moins de point d’eau. Les restes d’un mouton montraient également qu’il avait été tué hors d’un abattoir.
Coups de pied
Deux riverains ont en outre affirmé avoir vu le berger donner des coups de pied et de barre de fer sur ses animaux pour les faire avancer dans un enclos défaillant.
Puis, le 12 mai 2021, les gendarmes se sont rendus sur une parcelle de terre de Ménilles occupée par le berger. Ils y ont découvert plusieurs crânes dans un bac plastique servant à l’équarrissage, ainsi que des peaux de moutons.
Compte-tenu de ces éléments, le maire de Ménilles et la Fondation Brigitte-Bardot se sont constitués parties civiles.
Douze plaintes depuis juillet
Sommé de s’expliquer par le président du tribunal, le berger, à savoir Jérôme Messin, 41 ans, s’est défendu point par point.
« Il est très difficile de trouver un équarrisseur. Je suis donc obligé de faire appel à un professionnel de l’Orne qui vient quand bon lui semble. Tous les éleveurs se plaignent et j’ai les mails prouvant mes démarches. Pour les chevreaux, je n’avais pas de chiens et ma clôture, refaite aux normes, a cédé. Certes, je reconnais avoir été un peu brutal mais ça ne s’est pas passé comme décrit. Enfin, l’abattage a été réalisé pour ma consommation personnelle. L’abattage familial est autorisé par le code rural », rappelle-t-il, calmement.
Le maire, justement, commence visiblement à s’agacer : « Comme il est débordé, les animaux errent et cela est source d’accidents. Depuis juillet, douze plaintes ont été déposées en raison des excréments et des plantes mangées. Il passe des nuits à récupérer les animaux et cela peut être très dangereux dans un secteur où il y a beaucoup de cyclistes. Enfin, on trouve des animaux morts dans la campagne. »
Reste que le maire a semblé comprendre sa situation puisqu’il a retiré sa demande de dommages et intérêts de 400 € pour les dégâts constatés dans les massifs fleuris de la commune.
Pas de barre de fer
2 000 € de dommages et intérêts et 1 000 € de frais de justice ayant été demandés par la Fondation Brigitte Bardot et 90 jours-amende à 2 € ayant été requis par le parquet, l’avocat du prévenu, Me Bacha, a plaidé la relaxe en expliquant notamment : « Dans le code rural, l’abattage personnel est autorisé et, dans le dossier, il n’y a qu’un mouton. Pour les mauvais traitements, il n’y a eu aucune barre de fer de trouvée. En ce qui concerne la nourriture, le berger nourrit les animaux avec les herbes des champs et rien ne montre que les bêtes étaient assoiffées ou rachitiques. Enfin, le manque de sociétés d’équarrissage est flagrant dans le département. Les sociétés disponibles ne peuvent pas venir dans un délai de 48 heures. »
Jérôme Messin a finalement été condamné à 60 jours-amende à 2 €.
Il devra aussi payer 500 € de préjudice moral et 450 € de frais de justice à la Fondation Brigitte Bardot.
Enfin, le maire de Ménilles a été débouté en raison d’une absence de délibération du conseil municipal lui permettant de se constituer partie civile.
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