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actualites fondation brigitte bardot

ONCFS : INTERVENTION DE GHYSLAINE CALMELS-BOCK SUR LE TRAFIC D’ESPÈCES PROTÉGÉES

Publié le par Ricard Bruno

ONCFS : INTERVENTION DE GHYSLAINE CALMELS-BOCK SUR LE TRAFIC D’ESPÈCES PROTÉGÉES

Le lundi 12 septembre 2016, pour la seconde fois, la Fondation Brigitte Bardot a remis une série d’objets concernés par la réglementation CITES à l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS). Notre objectif : assurer la formation des agents de l’ONCFS dans la lutte contre le trafic d’espèces protégées issues de la faune sauvage. L’occasion pour Ghyslaine Calmels-Bock, Directeur Général de la Fondation, de revenir sur un important combat de notre Fondation : la lutte contre le braconnage et le trafic d’animaux sauvages.

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Info journal fondation Brigitte Bardot 2ème trimestre 2024

Publié le par Ricard Bruno

n°129 du 2ème trimestre 2024

n°129 du 2ème trimestre 2024

Ino journal junior n°79 du 2ème trimestre 2024

Ino journal junior n°79 du 2ème trimestre 2024

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LÉGISLATIVES : 26 ONG APPELLENT À CE QUE LA CONDITION ANIMALE FASSE PARTIE DU DÉBAT DÉMOCRATIQUE

Publié le par Ricard Bruno

LÉGISLATIVES : 26 ONG APPELLENT À CE QUE LA CONDITION ANIMALE FASSE PARTIE DU DÉBAT DÉMOCRATIQUE

La dissolution soudaine de l’Assemblée nationale au soir des élections européennes est un séisme politique qui crée de nombreuses incertitudes sur l’avenir de la France. La composition de la prochaine Assemblée et la constitution d’un nouveau gouvernement auront un impact considérable sur la condition animale, grande oubliée des débats. Nos 26 ONG de protection animale alertent ce jour sur la nécessité pour les candidats de ne pas faire l’impasse sur les enjeux essentiels de condition animale et demandent aux électeurs d’être attentifs à leurs positionnements réels sur le sujet.

Au cours des deux dernières années, si des amendements favorables aux animaux ont été adoptés sur certains textes, notamment sur la stérilisation des chats libres ou contre la zoopornographie, la chasse aux trophées, ou encore l’utilisation d’animaux sauvages par les influenceurs, aucune loi visant l’amélioration de la condition animale n’a pu être définitivement adoptée. Pire encore, des reculs inquiétants ont été observés, par exemple sur l’élevage en cage dont la proposition de règlement européen a été repoussée, ou sur les élevages industriels dont l’installation est facilitée.

La législature qui vient peut et doit être un moment d’avancées pour la condition animale, car la situation est critique. En effet, l’Union européenne a récemment mis un frein à ses ambitions en matière d’amélioration de la condition animale et la nouvelle composition du Parlement européen représente un signal d’alarme supplémentaire. Dans ce contexte, la France, premier pays d’élevage en Europe, a une responsabilité d’autant plus forte à cet égard. Or, notre pays n’a jamais autant consommé de viande. Nous produisons selon un modèle intensif, dans lequel des animaux sont mutilés dès la naissance, enfermés pour 80 % d’entre eux dans des conditions incompatibles avec leurs besoins et comportements naturels, sans jamais avoir accès à l’extérieur, et abattus dans des conditions souvent intolérables. Les animaux aquatiques ne sont pas épargnés : élevés et pêchés sans réelle considération de leur souffrance avec des pratiques de pêche désastreuses pour leur habitat. Des loisirs cruels sont toujours pratiqués dans nos forêts tels que la chasse à courre ou le déterrage des renards et des blaireaux, ou bien dans les arènes où les corridas ont lieu, même en présence d’enfants. 

Quelle que soit la couleur politique du prochain gouvernement, il aura affaire à ces questions tant cette demande démocratique est grande et ignorée. 63 % des Français estiment en effet que les animaux sont mal défendus par les politiques (IFOP/30 Millions d’amis 2024). Il y a urgence à agir. C’est pourquoi nos 26 ONG de protection animale exhortent les candidats aux législatives, partis et coalitions à prendre ou réaffirmer leurs engagements à défendre la condition animale au cours de leur mandat et ainsi améliorer le sort de millions d’animaux. Nous appelons également les électeurs à faire un choix éclairé en ayant pris connaissance des engagements des différentes formations politiques et candidats lors des élections passées, en les consultant sur notre site : engagement-animaux.fr

Source de l'article : Cliquez ICI

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NORMANDIE: UNE PLAINTE DÉPOSÉE APRÈS LA DÉCOUVERTE D'UN CHEVAL DÉNUTRI ET LAISSÉ À L'ABANDON

Publié le par Ricard Bruno

NORMANDIE: UNE PLAINTE DÉPOSÉE APRÈS LA DÉCOUVERTE D'UN CHEVAL DÉNUTRI ET LAISSÉ À L'ABANDON
Laissé à l'abandon, à Val d'Arry (Calvados), un cheval dénutri a été pris en charge par l'association Stéphane Lamart et la fondation Brigitte Bardot. Une plainte a également été déposée.
 

Sur la commune de Val d'Arry (Calvados), un cheval dans un état très fragile, dénutri et qui semblait à l'abandon a été découvert. Un signalement auprès de l'association Stéphane Lamart, qui lutte pour la défense des droits des animaux, a été déposé le mercredi 26 juin.

L'association a décidé de déposer plainte et une réquisition judiciaire est en cours. "L’amaigrissement très prononcé de ce cheval, révèle une absence de soins prolongée, constitutive de mauvais traitements caractéristiques", écrit-elle dans un communiqué.

En raison de la saturation de l'accueil des équidés au sein de l'association, le cheval a été pris en charge par la fondation Brigitte Bardot.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Report inattendu pour le sanctuaire des félins dans les Landes alors que tout semblait prêt pour les accueillir

Publié le par Ricard Bruno

Report inattendu pour le sanctuaire des félins dans les Landes alors que tout semblait prêt pour les accueillir

À Mézos, dans les Landes, un sanctuaire pour félins devait ouvrir à la fin du mois de juin 2024 mais finalement cette décision est repoussée. Alors que tout semblait prêt pour ouvrir l'établissement, une décision de la préfecture est venue retarder l’ouverture.

C’est une première dans les Landes. L’ouverture d’un sanctuaire pour félins, qui avait pour but de recueillir plusieurs animaux afin de leur permettre de retrouver des conditions de vie plus proches de leur milieu naturel était prévue à la fin de ce mois de juin, n’aura pas lieu. 

Malgré plus de 750 000 euros d’argent privé et public récoltés pour ce projet. L’arrêté préfectoral a freiné son ouverture. En effet, plusieurs points de sécurité essentiels n’auraient pas été respectés par l’association chargée d’accueillir les félins à Mézos.

L’accueil des félins non sans risques 

Onze lions étaient attendus d’ici la fin du mois. Cet accueil nécessitait donc une sécurité optimale. Pour rappel, les autres félins qui devaient arriver étaient des tigres et des léopards, des animaux sauvages. 

Pour cela il aurait été essentiel de respecter certaines normes de sécurité, mais selon la préfecture des Landes ça n’aurait pas été le cas. En effet, les clôtures extérieures ne seraient pas suffisamment hautes. Les animaux extérieurs comme les chevreuils par exemple, pourraient alors traverser le mètre quatre-vingt-dix qui sert de rambarde sans grande difficulté. 

Les animaux doivent être accueillis dans de bonnes conditions 

Pas d’abris prévus dans les enclos extérieurs, les félins ne seront donc pas protégés en cas de forts changements de températures. À l’inverse, les enclos couverts, eux, ne sont pas ventilés ni chauffés.  

Quant à la superficie d’accueil, des enclos de 24 mètres carrés sont prévus pour accueillir deux lions chacun, de fait si une urgence l’impose, il ne sera pas possible de séparer deux animaux dans ces conditions. 

De plus, selon le site WWF, les tigres mâles sont des félins solitaires, dans ce cas ils ne peuvent pas être mêlés à d’autres félins. 

Quant au président de l’association, il prévoit de répondre à tous les points relevés par la préfecture des Landes, a-t-il indiqué au journal France Bleu Gascogne, et maintient son souhait d’ouvrir le sanctuaire d’ici la fin de l’été 2024.

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Européennes : le clivage gauche-droite perdure sur le bien-être animal, regrettent les associations

Publié le par Ricard Bruno

À quelques jours des élections européennes, le clivage traditionnel gauche-droite perdure sur les sujets concernant le bien-être animal. Les associations remarquent notamment le grand absentéisme des parties de droite et d'extrême droite dans les signatures du manifeste "Vote for Animals", soutenu par les ONG.

À quelques jours des élections européennes, le clivage traditionnel gauche-droite perdure sur les sujets concernant le bien-être animal. Les associations remarquent notamment le grand absentéisme des parties de droite et d'extrême droite dans les signatures du manifeste "Vote for Animals", soutenu par les ONG.

À dix jours des élections européennes , la gauche et Renaissance se sont engagés sur un certain nombre de mesures portées par les ONG de protection animale, se félicitent ces dernières, soulignant au contraire l'absence d'engagement de la droite et de l'extrême droite."Un fort clivage gauche-droite persiste sur les enjeux du bien-être animal", note la Fondation Brigitte Bardot dans un communiqué publié jeudi. 

Neuf partis sont signataires au moins en partie du manifeste "Vote for Animals"

En France, neuf listes ont signé au moins en partie le manifeste européen "Vote for Animals", soutenu et relayé par 29 ONG françaises, parmi lesquelles la Fondation Brigitte Bardot et la SPA. Les Écologistes, la France Insoumise et Place publique-PS se sont engagés sur au moins 31 mesures sur les 33 proposées et la liste Renaisssance a "créé la surprise en s'engageant sur 23 mesures", notamment pour améliorer les conditions d'élevage et interdire les fermes à fourrure.

Le Parti animaliste, l'Écologie au Centre et la Ruche citoyenne se sont engagés sur la totalité des propositions destinées à mettre fin à l'élevage en cage, produire une alimentation durable axée sur le bien-être animal, améliorer les conditions de transport, accélérer la transition vers une recherche scientifique sans expérimentation animale ou encore nommer un commissaire européen dédié. 

Les partis de droite et d'extrême-droite absents des signatures

À l'inverse, les partis de droite et d'extrême droite n'ont pas signé le manifeste, déplorent les ONG, qui jugent les programmes des Républicains et du Rassemblement national "inquiétants". "Les enjeux n'ont jamais été aussi importants et les forces qui pourraient représenter la majorité du prochain Parlement européen n'ont jamais été aussi opposées au bien-être animal", s'inquiète Christophe Marie, directeur adjoint de la Fondation Brigitte Bardot.

Un constat partagé par l'association antispéciste L214, qui a dévoilé jeudi son classement des listes aux européennes sur la condition animale dans lequel le RN, Reconquête! et LR arrivent bons derniers, avec des notes entre 0,25 et 0,42/5. "A droite, on a une vraie surdité sur ces sujets", regrette Olivier Morice, chargées d'affaires publiques chez L214. 

Malgré la signature du manifeste "Vote for animals", la liste Renaissance est avant-dernière, juste devant LR. Sans surprise, le Parti animaliste domine le classement avec 5/5, tandis que les Écologistes et la France insoumise s'imposent à la 4e et 5e place avec respectivement 3,51 et 3,34/5. La liste de Raphaël Glucksmann s'en sort moins bien avec seulement 1,72/5. Si l'eurodéputé sortant "s'empare de quelques enjeux propres aux animaux", il n'est "pas assez précis sur les objectifs", estime en effet Olivier Morice.

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Les chiens maltraités à Sainte-Ménehould « reprennent du poids » dans une association

Publié le par Ricard Bruno

Le 21 mai, la Fondation Bardot a incité à une cession de chiens dénutris. Une semaine plus tard, la santé des animaux s’est améliorée.

Depuis le 21 mai, date de cette photographie, les chiens ont repris du poids. - Association Targa

Depuis le 21 mai, date de cette photographie, les chiens ont repris du poids. - Association Targa

Une nouvelle vie a commencé pour les deux chiens récupérés par l’association Targa installée à Verdun. L’intervention de la Fondation Bardot le 21 mai à Sainte-Ménehould a conclu à la cession à l’amiable de deux chiens « non identifiés et victimes de mauvais traitement » selon la responsable locale de la Fondation Bardot.

 

Une semaine après cette opération, les deux chiens de sexe opposé, qui seraient issus de la même portée et d’un croisement Dogue Argentin/Labrador, « reprennent du poids », précise Laura Sanchez, présidente de l’association Targa installée à Verdun. La survie de la femelle retrouvée dans un état « cadavérique », toujours selon la Fondation, est assurée. « Nous allons les remettre en forme et les proposer à l’adoption », précise l’association Targa.

Alors qu’il reste des lapins et un chien de catégorie dans le logement, la Fondation Bardot compte déposer une plainte pour « mauvais traitement et acte de cruauté ».

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ANIMAUX DE COMPAGNIE : LA FBB SALUE LE PLAN D’ACTION MAIS DÉPLORE L’ABSENCE DE MOYENS

Publié le par Ricard Bruno

ANIMAUX DE COMPAGNIE : LA FBB SALUE LE PLAN D’ACTION MAIS DÉPLORE L’ABSENCE DE MOYENS

Le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau vient d’annoncer un nouveau « plan national pour améliorer le bien-être des animaux de compagnie » : cette feuille de route est la bienvenue tant les sujets à traiter pour la protection animale sont nombreux et méritent des politiques publiques adaptées. Si la Fondation Brigitte Bardot, consultée lors de la préparation ce plan d’action, se réjouit que le gouvernement reconnaisse de façon relativement exhaustive les problématiques relatives à la protection des animaux de compagnie et entende rassembler et coordonner les forces des différents ministères compétents sur cette question, elle déplore cependant l’absence de moyens affectés à ce plan d’action, qui risque malheureusement de lui ôter toute efficacité pour les animaux…

Surfant sur les dernières évolutions législatives et réglementaires, ainsi que sur l’enveloppe France Relance de 35 millions d’euros dédiés à la lutte contre les abandons, Marc Fesneau promet notamment d’améliorer la formation et la sensibilisation du grand public, des acteurs de terrain et des forces de l’Etat sur les questions de protection animale, de renforcer la responsabilité des détenteurs d’animaux de compagnie avec la mise en place d’un « parcours d’acquisition responsable » et d’encourager la stérilisation des animaux, notamment par des campagnes de communication et de stérilisation soutenues par des fonds publics. Des projets louables et nécessaires, dont la mise en œuvre et le suivi associeront les organisations de protection animale.

Cependant, en matière de lutte contre la maltraitance, les initiatives et bonnes volontés sont nombreuses mais les moyens manquent cruellement, aussi bien au sein des services de l’Etat que sur le terrain. La Fondation Brigitte Bardot regrette donc que le ministre de l’Agriculture se repose sur l’existant, qui est clairement insuffisant, et n’ait pas doté son plan d’action de mesures ambitieuses et de moyens financiers et humains spécifiques, comme l’a fait le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin en créant il y a quelques mois une division nationale de lutte contre la maltraitance animale (10 agents dédiés) et en nommant 4000 référents à la maltraitance animale dans les commissariats de police et gendarmeries. C’est l’une des propositions que la Fondation Brigitte Bardot avait soumises au ministre afin de lutter efficacement, en collaboration avec les autres ministères, contre toutes formes de maltraitance animale.

« Initiée par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin en 2022, la reconnaissance officielle de la problématique de la maltraitance animale et de la nécessité d’une action coordonnée dans le cadre des missions régaliennes de l’Etat est une avancée que la Fondation Brigitte Bardot félicite sans réserve. Cependant, rien ne peut avancer sans y associer des moyens humains, financiers et logistiques, ce dont l’Administration manque cruellement pour agir efficacement. Par ailleurs, nous regrettons que ce plan d’action concerne exclusivement les animaux de compagnie. Une fois encore, sous la pression du monde agricole, le ministre botte en touche et le bien-être des animaux d’élevage est invisibilisé malgré la marge de progrès considérable sur ce terrain, confortée par des attentes sociétales fortes… » commente Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot.

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UN AN D’ENQUÊTE SUR LES SALONS DU CHIOT : LA FBB DÉNONCE DES PRATIQUES IRRESPONSABLES ET ILLÉGALES !

Publié le par Ricard Bruno

UN AN D’ENQUÊTE SUR LES SALONS DU CHIOT : LA FBB DÉNONCE DES PRATIQUES IRRESPONSABLES ET ILLÉGALES !

Depuis mars 2023, la Fondation Brigitte Bardot mène une investigation sur les salons dédiés à la vente de chiots, régulièrement organisés aux quatre coins de France, afin d’y observer les conditions d’exposition des animaux et pratiques de vente. Sur les différents salons visités, la FBB a identifié de nombreuses infractions et pratiques d’incitation à l’achat, et déplore le manque évident de sélection des acquéreurs par les exposants. Une immersion qui confirme sans ambiguïté que ces événements encouragent l’achat irréfléchi et ne respectent pas le bien-être animal. La FBB sort aujourd’hui les résultats d’une année d’enquête, images et rapport à l’appui.

Samedi matin, les portes du salon ouvrent : des centaines de chiots sont exposés à la vente, amassés dans des enclos ou dans des cages après avoir parcouru parfois des centaines de kilomètres et/ou passé la nuit enfermés dans un véhicule. Commencent alors deux journées de course à la vente : exposés au bruit constant, aux courants d’air, aux manipulations dans un environnement inadapté à leurs besoins et loin de leur mère, les chiots passent de bras en bras sans aucune précaution sanitaire, et sont sans cesse sollicités par les visiteurs. Les exposants n’hésitent pas à réveiller les chiots pour les mettre dans les bras de visiteurs « potentiellement » intéressés, afin de provoquer le coup de cœur et écouler leur marchandise, qu’ils ne comptent pas remballer à la fin du salon. C’est ainsi qu’un éleveur peut vous rassurer sur le fait qu’un chiot dort 18h/jour donc n’a pas besoin de présence, qu’un chien peut vivre enfermé dans un appartement en permanence du moment qu’on lui aménage un « coin pipi » ou une litière, ou encore qu’un chien de race carlin peut parfaitement vivre en permanence dans le jardin, quelles que soient la saison et la région.

On retrouve d’ailleurs souvent les mêmes « éleveurs » sur ces salons, une poignée de fermes à chiots qui vendent leur stock en parcourant des milliers de kilomètres chaque année pour aller chercher la clientèle la plus réceptive et inconséquente.

Loin de l’image véhiculée par les organisateurs d’un « lieu de rencontre et d’échange », tout est mis en œuvre pour encourager l’achat de petites boules de poils par des familles venues faire la « balade du dimanche » dans les couloirs du salon. Les éleveurs ne lésinent pas sur les moyens pour vendre, en usant même de pratiques illégales : facilités de paiement jusqu’à 10 fois sans frais, offres promotionnelles, discours déresponsabilisant incitant à l’achat, manque de transparence et informations trompeuses… Bien entendu, l’obligation de signer un certificat d’engagement et de connaissance et de respecter un délai de 7 jours avant la remise de l’animal n’est pas appliquée. Nombreux sont les visiteurs qui repartent avec leur nouveau compagnon le jour-même, et nombreux sont également les chiots qui se retrouvent ensuite proposés à la vente sur Le Bon Coin par des personnes qui réalisent finalement le coût et l’engagement que représente l’accueil d’un animal.

« La vente de chiens et de chats en animaleries a récemment été interdite, mais les salons et foires sont passés sous les radars de la loi et il est nécessaire de remédier à cette situation pour lutter efficacement contre les achats d’impulsion, la maltraitance et l’abandon des animaux de compagnie. Le député Ian Boucard, à qui la FBB a présenté les résultats de cette investigation, a déposé une proposition de loi visant à interdire la vente de chiens et de chats dans les foires et salons et entend faire cesser ces pratiques irresponsables. La Fondation Brigitte Bardot apporte tout son soutien à cette initiative et appelle les autres groupes politiques à soutenir cette proposition de loi afin qu’elle soit débattue avant l’été à l’Assemblée nationale » conclut Christophe Marie, directeur adjoint et porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot.  

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