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ESCALOPE DE DINDE, CORDON BLEU… L’ENVERS DU DÉCOR !

Publié le par Ricard Bruno

ESCALOPE DE DINDE, CORDON BLEU… L’ENVERS DU DÉCOR !

La Fondation Brigitte Bardot a tourné des images inédites, jeudi 22 février 2024, dans un élevage intensif de dindes en Bretagne…

Plus de 30 millions de dindes sont élevées chaque année en France, 97 % en élevage intensif, dans des bâtiments sans lumière naturelle ni accès extérieur. Les dindes ne verront la lumière du jour qu’au moment d’être chargées pour l’abattoir !

Comme les poulets de chair, les dindes et dindons sont issus de souche à croissance rapide. Cela entraîne un développement excessif de la chair, un squelette fragilisé, des pattes fracturées, des boiteries

Ces animaux sont des mutants qu’on mutile pour les faire survivre dans un environnement hostile, inadapté. Plutôt qu’offrir de l’espace à ces oiseaux, leur permettre de se percher ou de gratter le sol, ils sont enfermés dans des bâtiments où l’air chargé d’ammoniac entraîne des difficultés respiratoires, le sol constitué d’une litière sale et humide provoque des brûlures…

Comme pour les poulets de chair et poules pondeuses, les dindes ont le bec coupé, elles peuvent être aussi dégriffées pour limiter les blessures qu’elles s’infligent, bâtiment peu éclairé pour réduire l’activité des animaux.

Il n’y a pas de norme spécifique, ni européenne ni nationale, pour l’élevage de dindes.

C’est pourquoi la Fondation Brigitte Bardot appelle :

  • la Commission européenne à présenter une révision de la réglementation sur l’élevage, en sortant des systèmes cages pour toutes les filières et en fixant des normes pour les espèces non couvertes par la réglementation, comme ici avec les élevages de dindes ;
  • le ministre de l’Agriculture à porter cette exigence auprès des instances européennes et à accompagner les éleveurs dans une nécessaire transition pour limiter la densité d’élevage, aménager les bâtiments pour répondre aux besoins des animaux et leur donner accès à un parcours extérieur ;
  • les consommateurs à limiter strictement leur consommation de viande au profit de filières plus respectueuses, filière bio, Label Rouge ou Appellation d’Origine Protégée (AOP).
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LA FBB ET L’ASSOCIATION ÉCUREUIL ROUX CRÉENT UN JARDIN DE RÉPIT AU REFUGE DE BAZOCHES

Publié le par Ricard Bruno

LA FBB ET L’ASSOCIATION ÉCUREUIL ROUX CRÉENT UN JARDIN DE RÉPIT AU REFUGE DE BAZOCHES

La Fondation Brigitte Bardot qui, depuis près de 40 ans, agit en faveur des animaux, en France et dans le monde entier, et l’association L’écureuil roux, dédiée à la préservation de cette espèce, annoncent un partenariat afin de promouvoir la sauvegarde des écureuils roux tout en offrant à cette espèce protégée un espace sécurisé. 

Le Jardin de répit du Refuge de Bazoches-sur-Guyonne (ancienne propriété de Brigitte Bardot dans les Yvelines) comprendra des mangeoires spécialement conçues pour nourrir les écureuils roux en hiver, favorisant ainsi la préservation de ces animaux en déclin et créant un équilibre harmonieux entre l’homme et la nature.

Fabriquées par des bénévoles de l’association l’Écureuil Roux, dont l’expertise assurera que l’aménagement respecte leurs besoins spécifiques, elles seront disposées sur le site du Refuge qui les approvisionnera en hiver.

Grâce à l’implication du Maire de Bazoches, des panneaux de signalisation « Traversée d’écureuils », financés par la Fondation, seront installés à proximité des bois, sur les routes communales, afin d’éviter les collisions.

Ce partenarait entre les deux organismes de protection animale et la commune contribuera ainsi à sensibiliser le public à l’importance de préserver l’habitat naturel des animaux sauvages. 

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Kirghizstan : la gestion humaine de la population des chiens errants continue de marquer des points

Publié le par Ricard Bruno

L’association franco-kirghize d'écotourisme a dressé un bilan 2023 encourageant sur la gestion des chiens errants au Kirghizstan. Elle avait entamé en 2021, avec la Fondation Brigitte Bardot, un programme éthique et scientifique pour juguler la prolifération des canidés. L’année 2024 marche sur les traces des progrès des années écoulées.

Un programme permet de stériliser les chiens errants plutôt que de les tuer dans les environs de Bichkek. Photo : Fondation Brigitte Bardot.

Un programme permet de stériliser les chiens errants plutôt que de les tuer dans les environs de Bichkek. Photo : Fondation Brigitte Bardot.

2024 débute sous de bons auspices pour le programme Kumayik – « bon chien » – de l’association franco-kirghize d’écotourisme (AFKE). Démarré en 2021 en partenariat avec la Fondation Brigitte Bardot (FBB), le programme a pour but de prendre en charge les chiens errants dans plusieurs communes dont la capitale du Kirghizstan, Bichkek. Les chiens sont capturés, soignés, vaccinés, stérilisés puis relâchés.

Le programme a été créé en alternative aux méthodes brutales d’élimination au fusil soutenues par les autorités locales en mal de solutions pour réguler le phénomène.

La réponse de l’AFKE est éthique, mais aussi durable et efficiente, car l’abattage des chiens ne permet pas de réduire leur nombre. Au contraire, se sentant menacés, les chiens errants se reproduisent encore plus, comme l’explique la cynologue Tamara Barskaïa au média kirghiz Kaktus Media.

Plusieurs communes arrêtent les tirs sur les chiens

Depuis la création du programme, l’AFKE a obtenu la signature d’accords avec la ville de Kant, les villages de Luksembourg, Novopokrovka, Kirchelk et Djeek pour arrêter les tirs sur les chiens. Une clinique a été ouverte à Djeek pour permettre d’assurer des opérations au plus près des besoins de ces localités situées à l’Est de la capitale.

Le 17 janvier dernier, la ville de Novopokrovka est allée plus loin en adoptant un panel de mesures concernant les propriétaires de chiens. Ils auront obligation d’enregistrer leurs chiens auprès de l’AFKE. Leur vaccination, vermifugation et stérilisation seront aussi obligatoires. Ces opérations sont prises en charge par l’AFKE et n’entraîneront aucun frais pour les propriétaires de chiens, précise l’association.

Lire aussi sur Novastan : Des chiens errants stérilisés plutôt qu’abattus : une première à Bichkek

Parmi les mesures adoptées, l’organisation ou la participation à des combats de chiens dans la ville sera interdite. Il s’agit d’un « résultat historique dans un pays ou n’existe pas de loi de protection animale », s’est félicité Philippe Boizeau, président de l’AFKE, auprès de Novastan. 

Kant, ville pionnière

La ville de Kant, à l’Est de Bichkek, fut la première dans le pays à avoir décidé, en 2023, d’interdire les tirs sur les chiens. Près de 2 000 chiens par an étaient abattus, rapporte la Fondation Brigitte Bardot.

Convaincue par les bienfaits d’une gestion éthique des chiens errants, la ville s’est dotée d’une clinique vétérinaire qui a permis, selon les chiffres de l’AFKE, de stériliser et vacciner 1 236 chiens en 2023.

Lire aussi sur Novastan : Brigitte Bardot entendue par le président kazakh

Les habitants de Kant, pleinement impliqués, joignent tous les jours l’équipe de Kumayik pour demander la stérilisation de chiens errants et ainsi faire avancer le programme.

Autre avancée, un point de collecte des déchets modernisé dans le deuxième microdistrict de Kant a aussi été installé « pour éliminer les sources de nourriture disponibles pour les chiens errants et réduire le risque de propagation des maladies chez les chiens », a indiqué l’association.

La formation à la stérilisation continue

En septembre 2022, le programme de formation à la stérilisation destiné aux vétérinaires kirghiz, mis en place dès 2021 par l’AFKE et la FBB, a été salué par l’ambassadeur de France, François Delahousse, en visite dans la clinique de l’université agraire de Bichkek.

Une équipe internationale de vétérinaires de l’organisation FARVets a atterri au Kirghizstan en décembre 2022 pour dispenser une formation vétérinaire – financée par la FBB – afin de transmettre son expertise vétérinaire de soins et de stérilisation des animaux dans le cadre de l’opération Kumayik.

L’AFKE et la FBB s’étaient appuyées dès le début sur l’expérience longtemps éprouvée de vétérinaires indiens originaires du Sikkim, en Inde, comme le rapporte le média kirghiz 24.kg. Ces derniers avaient mis en place, en 2006, le programme Sarah pour répondre aux nombreux cas de transmission de rage par les chiens qui sévissait dans cet État du Nord-Est de l’Inde.

Les risques liés aux chiens errants

Le volet information, sensibilisation et éducation du programme Kumayik s’attache à informer le public sur les dangers associés aux chiens errants si rien n’était fait. Ceux-ci  peuvent présenter un danger pour les citoyens, adultes et enfants, comme pour les animaux domestiques en raison de leur comportement parfois agressif.

Le média Cabar Asia, représentant en Asie centrale d’Institute for War & Peace Reporting (IWPR), rapporte qu’à Bichkek plus de 2 000 personnes en moyenne par an se font mordre par des chiens. Un chiffre en constante augmentation.

N’ayant aucun soin ni de suivi hygiénique, ils sont de plus susceptibles de propager des maladies comme la rage, la leptospirose ou la gale, constituant autant de menaces pour la santé publique.

Les tirs encore présents

En 2024, malgré l’avancée des actions de l’AFKE, les tirs sur les chiens sont encore une réalité. Pas plus tard que le 31 janvier dernier, l’AFKE témoigne avoir pris en charge un chien gravement blessé par balles, dans le village de Djeek.

Lire aussi sur Novastan : Le sort des animaux errants au Kirghizstan

Autre méfait rapporté par la FBB : une chienne a été attaquée par des chiens de combat sur ordre de leurs maîtres dans la ville de Kant, en mars dernier. L’équipe de Kumayik a pu intervenir à temps pour sauver la chienne. Un acte de cruauté qui a soulevé l’émoi des habitants de la ville.

Objectif : une loi sur la protection animale

Les localités prennent progressivement conscience des bénéfices d’une gestion responsable et éthique des chiens errants en prenant des mesures adéquates pour résoudre les problèmes de nuisance et de sécurité, tout en accordant au bien-être animal une place prépondérante.

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L’objectif du programme Kumayik est désormais de convaincre les députés de voter une loi nationale de protection animale à l’instar de celle votée par le Kazakhstan en décembre 2021.

L’AFKE et la FBB travaillent en collaboration avec le public et les députés pour aboutir à l’adoption de ce cadre législatif au Kirghizstan.

Patrick Do Dinh
Rédacteur pour Novastan

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Bessan : l'écuroduc a obtenu le soutien de la Fondation Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

'écuroduc, un pont aérien déployé pour sauvegarder la vie des petits rongeurs, est devenu un exemple concret de cohabitation réussie entre l'homme et la faune sauvage.

écuroduc à Bessan

écuroduc à Bessan

Maëlle et Lucie, les co-fondatrices de l’association “Cohab”, célèbrent avec fierté le bilan positif de plus de deux ans depuis la mise en place de l’écuroduc à Bessan, un projet soutenu par la Fondation Brigitte Bardot.

Mission Cohab : protéger la biodiversité

L’association Cohab, fondée par Maëlle et Lucie, s’est donnée pour mission de trouver des solutions efficaces pour protéger la biodiversité et promouvoir une cohabitation respectueuse entre l’homme et la faune sauvage. Au cœur de leurs initiatives, les écuroducs jouent un rôle crucial en offrant aux petits rongeurs un passage sécurisé au-dessus des routes, éloignant ainsi le danger mortel des véhicules.

Un bilan positif

Le pont aérien à Bessan a été érigé il y a plus de deux ans, en réponse à une mortalité croissante d’écureuils sur la route d’Agde. Au fil du temps, l’efficacité du dispositif est évidente, et Maëlle et Lucie dressent un bilan positif des actions menées tout au long de l’année. Leur approche comprend non seulement l’installation d’écuroducs mais aussi des efforts tels que l’apport de nourriture à partir de dons et des relevés photographiques.

Soutien de la Fondation Brigitte Bardot

L’une des co-fondatrices souligne l’importance du soutien reçu de la commune, du département, et de la Fondation Brigitte Bardot : “Il a fallu convaincre de l’utilité de l’écuroduc, mais le projet a rapidement séduit les partenaires et les autorités locales.

Suivi et réduction graduelle

Equipées de harnais, Maëlle et Lucie effectuent régulièrement des relevés en bord de route pour évaluer l’efficacité du dispositif. Grâce à des pièges photographiques, elles comptabilisent les rongeurs, déterminent leur sexe, et confirment leurs allées et venues. Afin de ne pas rendre les écureuils dépendants de la nourriture apportée, les deux femmes réduisent progressivement la quantité de nourriture offerte, préservant ainsi leur instinct sauvage.

La réussite de l’écuroduc à Bessan témoigne de la possibilité d’une cohabitation entre l’homme et la faune sauvage, tout en préservant l’instinct naturel des animaux. Une initiative qui inspire à la fois la préservation de la biodiversité et l’équilibre harmonieux entre l’homme et la nature.

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CAP SUR UNE NOUVELLE RÉGLEMENTATION EUROPÉENNE PROTECTRICE DES CHIENS ET DES CHATS !

Publié le par Ricard Bruno

CAP SUR UNE NOUVELLE RÉGLEMENTATION EUROPÉENNE PROTECTRICE DES CHIENS ET DES CHATS !

La France est l’un des pays d’Europe où l’on compte le plus d’animaux de compagnie, avec près de 15 millions de chats et 8 millions de chiens dans les foyers français, soit plus de 43% des foyers français possédant au moins un chien ou un chat. 

L’Union européenne est devenue, en quelques années, un marché important évalué à plus de 1,3 milliard d’euros par an, où transitent et se vendent des millions de chiens et de chats, provenant des Etats membres mais également souvent de pays tiers, dans lesquels pullulent des fermes à chiots et chatons destinées à alimenter la demande croissante des consommateurs européens.

La Commission européenne a mené depuis 2015 différents travaux afin de documenter le commerce illégal de chiens et chats opérant au sein de l’Union et d’identifier les causes et facteurs facilitant ce trafic qui ne fait que prendre de l’ampleur, au détriment du bien-être et de la santé des animaux mais également de la protection des consommateurs qui n’ont souvent pas conscience de participer à ces activités frauduleuses.

La Commission européenne en a conclu que la diversité des normes applicables dans chaque Etat représente un challenge en matière de protection animale et ouvre la voie à ces nombreux trafics, facilités par la faiblesse des contrôles, la clémence des sanctions et l’absence de coopération entre Etats.

Pour remédier à cette situation préoccupante, une nouvelle réglementation européenne visant à assurer la traçabilité et le bien-être des chiens et des chats vient d’être proposée par la Commission et sera débattue dans les prochain mois sur la scène européenne.

Elle prévoit notamment l’identification obligatoire des chiens et chats mis sur le marché de l’Union européenne et leur enregistrement dans une base nationale pouvant communiquer avec les bases des autres Etats membres, mais également l’amélioration des conditions d’hébergement des chiens et chats dans les élevages, animaleries et refuges, ou encore un meilleur encadrement des activités de reproduction afin de voir disparaître les « fermes-usines » à chiots et chatons qui exploitent les animaux de façon intensive.

Autre avancée notable : les mutilations (coupe des queues et des oreilles, ablation des doigts et des cordes vocales), maltraitances (coups, attache, contention permanente, port prolongé de la muselière…) et pratiques d’élevage nuisant à la santé et au bien-être des chiens et chats (consanguinité, hypertypes) devraient également être mieux encadrées au sein de l’Union européenne.

Enfin, les conditions de vente et don de chiens et de chats sur internet seront durcies, dans un souci de transparence vis-à-vis du consommateur et de lutte contre les pratiques frauduleuses.

Afin d’éviter la concurrence déloyale de pays tiers peu soucieux du bien-être animal, la Commission européenne propose que la mise sur le marché européen de tout chien et chat provenant d’un pays tiers soit conditionnée au respect de la réglementation européenne en la matière.

Bien que cette proposition de réglementation soit un pas encourageant en faveur de la protection des chiens et des chats, certaines lacunes demeurent et devront être comblées lors de l’examen du texte par le Parlement européen et par les Etats membres, et la Fondation Brigitte Bardot y veillera en faisant des propositions en ce sens aux décideurs politiques. En effet, de larges exceptions, notamment de par l’exemption des élevages et animaleries de petite taille, ne sont pas justifiées et ne permettront pas au texte de répondre à son objectif de protection animale généralisée et harmonisée au sein de l’UE. Par ailleurs, cette réglementation devrait s’appliquer à tous les animaux de compagnie et non seulement aux chiens et chats. En effet, des millions de lapins, rongeurs, furets, oiseaux, reptiles, poissons (…) sont élevés et vendus au sein de l’UE et sont tout autant sources de trafics et de souffrance ! Ces animaux ne doivent pas être oubliés alors que la Commission s’apprête à faire un pas considérable pour assurer le bien-être de nos animaux de compagnie. 

D’autres correctifs seront certainement à apporter au texte afin d’intégrer l’interdiction claire de certaines pratiques maltraitantes (utilisation de dispositifs étrangleurs, dégriffage…) et de la reproduction d’animaux présentant des « hypertypes » (anomalies physiques causant des souffrances et réduisant l’espérance de vie, telles que dysplasie, face aplatie, peau fortement plissée…), ou encore l’instauration d’un âge minimal pour la cession des animaux de compagnie.

En matière de protection des animaux de compagnie, la France s’est dotée depuis plusieurs années d’une réglementation plus contraignantes que nombre de ses voisins européens, notamment avec l’obligation d’identification des chiens et chats et, depuis peu, l’interdiction de la vente de chiens et chats en animalerie et l’encadrement de la cession d’animaux de compagnie en ligne. La France fera donc pour une fois figure de bon élève et aura l’opportunité de se démarquer dans le cadre des négociations européennes, en faisant valoir un modèle déjà en place répondant aux propositions de la Commission européenne, quoique manquant parfois de contrôle et d’application au niveau national…

 

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Cochons sauvages à Marignane : la Fondation Brigitte Bardot organise le "sauvetage" des "150 rescapés"

Publié le par Ricard Bruno

Cochons sauvages à Marignane : la Fondation Brigitte Bardot organise le "sauvetage" des "150 rescapés"

La Fondation souhaite transférer les cochons de Marignane dans une pension sous sa responsabilité mi-février. Depuis plusieurs années, l'espèce prolifère dans cette commune des Bouches-du-Rhône.

Nouveau rebondissement dans l'affaire des cochons sauvages à Marignane. Après avoir dénoncé le gazage de dizaines d'animaux par les services vétérinaires du département en décembre dernier, la Fondation Brigitte Bardot entend organiser une vaste opération de "sauvetage" pour "les 150 rescapés".

"Nous avons un lieu d'accueil et nous ne pouvons plus envisager le maintien des cochons à Marignane, même en enclos", a indiqué sans plus de détails le porte-parole de la Fondation, Christophe Marie, à France 3 Provence-Alpes, vendredi 2 février, après un rendez-vous infructueux avec la Direction départementale de la protection de la population (DDPP).

"À Marignane, ils sont condamnés"

Le porte-parole entend organiser les captures des cochons sauvages "mi-février" : ils seront transférés "dans une pension" sous la responsabilité de la fondation. "À Marignane, ils sont condamnés, la mairie ne s'en cache pas", conclut Christophe Marie.

Depuis quelques années, l'espèce prolifère dans la commune. Début 2022, France bleu Provence rapportait une estimation d'environ 250 cochons autour de cette zone, alors qu'ils n'étaient que "quelques individus" moins de cinq ans auparavant.

Return to #Marignane after the gassing of 350 #cochons by the town hall, the Brigitte Bardot Foundation organizes the rescue of the 150 survivors. Delicate operation, to be continued...

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ONG ET SCIENTIFIQUES DEMANDENT L’INTERDICTION DE L’IMPORTATION ET DE L’EXPORTATION DES TROPHÉES DE CHASSE !

Publié le par Ricard Bruno

ONG ET SCIENTIFIQUES DEMANDENT L’INTERDICTION DE L’IMPORTATION ET DE L’EXPORTATION DES TROPHÉES DE CHASSE !

Dans une tribune à l’attention de Gabriel Attal, un collectif de 130 scientifiques et d’associations de protection animale, dont la FBB, demande aux députés de suivre l’exemple des Pays-Bas et de la Belgique qui ont récemment interdit l’importation et l’exportation de trophées de chasse issus d’espèces protégées.

Chaque année dans le monde, plus de 200 000 animaux sauvages sont tués pour servir de trophées. Léopards ou ours polaires, deux espèces pourtant menacées et protégées, finissent ainsi légalement en tapis de sol ou en décoration murale. Mercredi 31 janvier, l’Assemblée nationale devra se prononcer sur l’interdiction de l’importation, l’exportation et la promotion de ces trophées de chasse provenant d’espèces protégées.

Les signataires de cette tribune soutiennent cette proposition de loi et rappellent que « tuer pour sauvegarder » n’est ni une approche éthique ni une approche durable, mais bien une menace pour la survie de nombreuses espèces ainsi que pour les communautés des territoires concernés. La chasse aux trophées est une pratique qui consiste à payer plusieurs milliers ou dizaines de milliers d’euros pour abattre des animaux rares, parce qu’en voie de disparition, et ramener tout ou partie de leurs dépouilles comme trophées. Les éléphants, les lions, les rhinocéros et les léopards font partie des animaux les plus convoités et donc des chasses les plus onéreuses : plus l’animal est rare, plus la valeur symbolique et marchande sera élevée. Autrement dit : plus l’espèce est en danger, plus le trophée est prisé. Bien que certains pays aient mis en place des lois pour réguler voire interdire cette pratique, en France, l’importation comme l’exportation de trophées de chasse est légale.

UNE FORTE PRESSION SUR LES ESPÈCES

De fait, la France se positionne comme le deuxième exportateur de trophées en Europe, représentant 19 % du total des exportations. Notre pays détient même le triste record européen pour l’importation de trophées de léopards, de lynx d’Eurasie et de guépards. Outre les préoccupations éthiques, de multiples études mettent en évidence les effets néfastes de la chasse aux trophées sur les animaux protégés.
En pleine extinction de masse, l’abattage de grands mammifères accroît la pression sur les espèces qui sont déjà gravement touchées par la réduction de leurs habitats, due à l’exploitation des ressources naturelles et au réchauffement climatique.

Les chasseurs de trophées visent le plus souvent les animaux les plus grands et forts, donc ceux qui protègent ou dirigent les meutes, ceux dont le patrimoine génétique est censé renforcer le groupe. Inversant la dynamique de la sélection naturelle, ces prélèvements humains laissent les animaux les moins forts survivre et fragilisent donc, et en sus, à long terme le patrimoine génétique d’espèces déjà en danger.

Des problèmes de consanguinité, d’érosion génétique ou de changement de caractéristiques physiques peuvent alors affecter des espèces déjà sous pression. Dans la réserve de Selous, en Tanzanie, la chasse aux trophées a contribué à la diminution de la population d’éléphants, passant de cinquante mille en 2009 à seize mille en 2016. Le tarif d’un trophée d’éléphant varie généralement entre 20 000 et 40 000 dollars (jusqu’à 37 000 euros). Un tarif qui ne comprend pas le voyage des quelques touristes étrangers qui ont les moyens et l’envie de telles dépenses.

DE NOMBREUSES FAILLES JURIDIQUES

Les règles internationales imposent aux entreprises étrangères qui proposent ces prestations, et gèrent les élevages le cas échéant, de reverser un pourcentage de leurs bénéfices localement. Mais une pratique qui ne connaît aucun contrôle ou sanction est rarement appliquée : celle-ci ne déroge pas à la règle.

Pourtant, on estime qu’un éléphant vivant peut générer jusqu’à 1 600 000 dollars tout au long de sa vie rien qu’en recettes touristiques, un gain local qui génère de l’activité économique pour les populations locales et des bénéfices pour la collectivité. Les emplois et bénéfices potentiels de la chasse aux trophées sont bien en deçà des potentiels du tourisme durable, axé sur l’observation.

En effet, selon un rapport du site Economists at Large publié en 2017, celle-ci ne représentait que 1,9 % des 17 milliards de dollars de recettes touristiques, et seulement 0,76 % des 2,6 millions d’emplois (environ 19 000 emplois) dans le tourisme animalier de huit pays d’Afrique subsaharienne étudiés.

Il existe en France un cadre légal pour encadrer la protection des espèces. Il existe également des traités et accords internationaux qui régissent les règles commerciales sur les importations et exportations des espèces en danger. Pourtant, des failles juridiques font de ce cadre légal apparent une passoire géante.

DE LA RESPONSABILITÉ DES DÉPUTÉS

Tant que la France tolérera, par son inaction ou son déni, la chasse aux trophées, elle devra assumer sa responsabilité directe dans le risque d’extinction des espèces concernées. L’interdiction des importations et des exportations représente la solution la plus directe et la plus efficace que notre pays puisse mettre en place pour contribuer significativement à réduire ces risques. Nous appelons maintenant l’ensemble des députés à prendre leurs responsabilités et à achever le travail entrepris depuis plus de dix ans. Cette proposition de loi ne s’occupe pas de chasse ou de chasseurs, elle suggère des moyens juridiques et concrets pour empêcher des dizaines d’espèces de disparaître.

La France n’est, sur ce dossier, ni seule ni isolée : toute la zone Europe prend conscience du danger, et l’un après l’autre, nos voisins agissent. En 2015, la France avait su être courageuse et interdire l’importation de trophées de lions à la suite de l’indignation mondiale suscitée par la mort du lion Cecil, abattu par un chasseur américain lors d’une chasse aux trophées au Zimbabwe. Il y a six mois, l’Assemblée nationale a modifié le Code des douanes pour restreindre les importations de trophées, et à l’occasion de ce débat, Gabriel Attal avait réaffirmé sa volonté de lutter contre la chasse aux trophées.

La France doit suivre le chemin des Pays-Bas et de la Finlande, qui ont déjà adopté des mesures d’interdiction. Le Parlement belge a quant à lui remporté une victoire historique pour la conservation des espèces sauvages en votant, le 25 janvier, à l’unanimité, l’interdiction d’importer des trophées de chasse d’espèces menacées telles que les éléphants, les lions, les rhinocéros, les hippopotames, les gorilles et bien d’autres encore. Partout en Europe, les citoyens et les associations se mobilisent sur cette question, et 91 % des Français soutiennent l’adoption d’une telle loi pour protéger les espèces. Députés de tout bord, protégez la biodiversité, mettez fin à l’importation et à l’exportation des trophées de chasse !

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Castillon-la-Bataille : 40 chats libres identifiés par la Ville

Publié le par Ricard Bruno

Anne Grillard présente le bilan de la première année de l’opération Chats libres.

Anne Grillard présente le bilan de la première année de l’opération Chats libres.

Quarante chats trappés sur la période de mars à décembre 2023. Le bilan de la première opération Chats libres, présenté ce mardi 16 janvier à la mairie de Castillon-la-Bataille, est prometteur. Aujourd’hui, 40 chats numérotés sont libres, identifiés et stérilisés. « Ce sont les chiffres de terrain sur six mois effectifs. Ce n’est pas en une année que nous réglerons le problème des chats errants sur le territoire, c’est un travail de plusieurs années pour juguler », précise Anne Grillard. La salariée de Castilab, entreprise à but d’emploi, a été missionnée pour cette action nationale, suivie en mairie, en lien avec les associations de protection animale, notamment la fondation Brigitte-Bardot qui aide aux financements.

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Oise. Un bouc et une chèvre retrouvés morts malgré des signalements de riverains pour maltraitance

Publié le par Ricard Bruno

À Saint-Rémy-en-l’Eau (Oise), une chèvre et un bouc ont été retrouvés morts fin décembre 2023, suscitant l’indignation du voisinage. Selon des riverains, leur mort est liée aux conditions de vie déplorables dans lesquelles ils étaient détenus par un particulier, malgré plusieurs interventions de la gendarmerie et l’alerte de différentes associations. Le mis en cause pourrait faire prochainement l’objet de poursuites.

Image d'illustration...

Image d'illustration...

Un habitant de Saint-Rémy-en-L’eau (Oise) est soupçonné par ses voisins d’actes de maltraitance animale. Fin décembre 2023, un bouc et une chèvre lui appartenant ont été retrouvés morts dans leurs enclos. Pour l’heure, aucune enquête policière ni action en justice n’a été décidée à son encontre mais il pourrait faire prochainement l’objet de poursuites, rapporte Le Parisien , dimanche 21 janvier 2024.

 

Un habitant de Saint-Rémy-en-L’eau (Oise) est soupçonné par ses voisins d’actes de maltraitance animale. Fin décembre 2023, un bouc et une chèvre lui appartenant ont été retrouvés morts dans leurs enclos. Pour l’heure, aucune enquête policière ni action en justice n’a été décidée à son encontre mais il pourrait faire prochainement l’objet de poursuites, rapporte Le Parisien , dimanche 21 janvier 2024.

 

« Les choses pourraient se décanter dans les jours à venir , a notamment précisé le parquet de Beauvais à nos confrères. Dans la commune de près de 400 habitants, deux riverains ont déjà sollicité l’association 30 millions d’amis et la Fondation Brigitte-Bardot. Cette dernière a fait savoir qu’elle se porterait partie civile si nécessaire.

 

Manque de nourriture, fuites…

 

À l’été 2022, soit plus d’un an avant la mort des animaux, des voisins avaient déjà alerté les autorités sur leurs conditions de vie. Une première inspection de la gendarmerie avait alors eu lieu. Un an plus tard, les militaires se sont une nouvelle fois rendus sur place après de nouveaux signalements de riverains, explique le journal francilien. Ils avaient notamment secouru la chèvre qui s’était retrouvée coincée dans une palette en tentant de sortir de son enclos.

Interrogés par Le Parisien, les voisins du mis en cause ont fait état d’un manque de nourriture, d’eau « croupie », de bêtes qui avaient l’habitude de hurler et de fuir ainsi que d’un propriétaire souvent absent. L’homme posséderait également des poules décharnées et un chien, qui serait également coutumier des fugues. Selon les riverains, l’homme n’aurait jamais répondu à ses convocations devant la gendarmerie.

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