Les habitants ont découvert, en avant-première, le documentaire Bardot qui sera diffusé en salle en décembre. Dans ce film de 90 minutes, l’actrice retrace les épisodes de sa vie. De ses premiers pas au cinéma à son intimité actuelle à La Madrague.
Pendant 90 minutes, les Tropéziens ont été captivés par les différentes séquences et le récit de Brigitte Bardot.
Un témoignage sans filtre, à l’image de sa narratrice. Une histoire plurielle, dont les séquences retracent ses heures de gloire comme ses moments les plus noirs. Les portes de la Madrague poussée, le spectateur est instantanément plongé dans son intimité. "Ma vie a été plusieurs vies", résume Brigitte Bardot, dès les premières secondes du long-métrage. À l’aube de ses 91 ans, l’icône tropézienne va être à l’affiche d’un nouveau documentaire biographique, simplement intitulé Bardot.
Avant sa sortie officielle, prévue le 3 décembre, une avant-première a été organisée au cinéma Star à Saint-Tropez. "La municipalité a été partenaire du projet et en a financé une partie. C’était important pour nous de participer à ce petit chef-d’œuvre que vous serez les premiers à découvrir", a commenté la maire Sylvie Siri avant de laisser la parole à la coproductrice, Elora Thevenet.
Aux origines du phénomène
Cette dernière a brièvement expliqué la naissance de ce film de 90 minutes, mêlant documents d’archive et contenus exclusifs. Les lumières éteintes, la chanson de Gainsbourg Initials BB résonne dans la salle obscure. Le voyage temporel peut commencer: premier arrêt dans les années trente et quarante.
Des vidéos de son enfance sont projetées, accompagnées de plusieurs témoignages. Elle y raconte le milieu bourgeois dans lequel vivait sa famille. Sa scolarité en école catholique et ses rapports compliqués avec ses parents, notamment sa mère.
Son adolescence et ses talents en danse classique sont évoqués avant de basculer dans une nouvelle ère. "cette époque, je voulais être une danseuse étoile mais finalement je suis devenue une autre star", plaisante-t-elle.
La coproductrice Elora Thevenet était présente pour cette avant-première à Saint-Tropez.
De son statut de sex-symbol à celui de militante
S’ensuit un florilège d’anecdotes sur sa carrière cinématographique. De sa première audition en 1949 à son apogée à la fin des années cinquante. Plusieurs invités commentent ses succès et ses scènes mythiques comme le réalisateur Claude Lelouch ou l’actrice française Frédéric Bel. Elle se livre aussi sur ses conquêtes amoureuses et sur l’accouchement de son seul enfant, Nicolas. Une période sombre pour l’actrice, constamment épiée par les paparazzis.
Indéniablement, une grande partie de l’œuvre est axée sur son combat pour la défense animale. Sa rencontre avec le capitaine Paul Watson, lui aussi au casting du documentaire. Son excursion au Canada en 1977 pour sauver les bébés phoques sur la banquise. La création de sa fondation en 1986, la "plus grande réussite de son existence". Ses coups de sang médiatiques ou encore son procès pour injures raciales en 2021. Rien n’est caché. "Ils [les animaux] sont la première et plus belle histoire de ma vie", pose-t-elle avant que l’écran ne s’éteigne.
BB en toute intimité
"Je suis agréablement surprise. C’est facile à regarder et les témoignages des différentes personnalités rythment bien le film", observe Carole. "Même si certains passages avaient pu être davantage développés, je pense qu’il y a tous les éléments qu’elle souhaite qu’on retienne d’elle ", complète Claudette. Ces deux Tropéziennes ont été séduites par ce documentaire qui sera distribué par Pathé Live. Réalisé par Alain Berliner et coproduit par Elora Thevenet et Nicolas Bary (Le Petit Spirou, Les Enfants de Timpelbach), ce long-métrage est le fruit de trois ans de travail. Il a été produit par différentes sociétés: Timpelpictures, Wondertime Studios, Agent Double, Featuristic films et Federation.
"Nicolas Bary connaissait l’avocat de sa Fondation. Il nous a mis en contact avec elle, dévoile élora Thevenet. Nous nous sommes rapprochés de plusieurs organismes comme Paris Match ou l’Institut national de l’audiovisuel (INA) pour regrouper des centaines d’archives. Pour son enfance, elle nous a directement transmis des vidéos."
La professionnelle s’est aussi entretenue plusieurs heures avec Brigitte à la Garrigue en janvier dernier. Un entretien inoubliable: "Nous avons eu un coup de cœur! J’ai été bénévole pour plusieurs associations de défense animale dont la sienne. Ce point commun nous a rapidement unies. Elle s’est confiée facilement sur les moments les plus joyeux comme les plus tristes. Sans langue de bois comme toujours. Elle a même dévoilé la symbolique de sa signature avec sa fameuse marguerite."