Corrida : l’interview de Frédéric MITTERRAND !
Bruno Ricard
Brigitte Bardot, tout ou presque sur celle que Dieu créa, photographie, cinéma, fondation, action de protection animale, exposition, combat, etc.
Je vous demande d'intervenir "NOMBREUX" auprès de nos dirigeants pour leur dire votre pensée profonde concernant ce SCANDALE de classement de la tauromachie au patrimoine immatériel de la France!
Réagisssez en masse auprès de ces journaux, n'oubliez pas que dans une année ce sont les élections! et que ce gouvernement pour la moitié sont des aficionados!
Bruno Ricard
Communiqué de la FLAC
Chers amis,
La nouvelle vient de tomber ! Je vous laisse juge en lisant les liens ci-dessous...
http://www.laprovence.com/article/feria/la-tauromachie-entre-au-patrimoine-immateriel-de-la-france
http://www.sudouest.fr/2011/04/22/la-tauromachie-entre-a-l-inventaire-francais-du-patrimoine-culturel-immateriel-378618-727.php#commentaire_marqueur_position
Vous pouvez bien évidemment réagir à ces articles.
Maintenant, reste à savoir si les règles décisionnaires ont été respectées pour en arriver là ? Les concertations pour une telle décision au sujet d'un sujet si controversé ont-elles eu
lieu ?
N'oublions pas que la corrida est interdite et punie par la loi sur 90 % du territoire ! Sans oublier les deux tiers des français, y compris dans les régions taurines, qui sont
pour l'interdiction de la corrida selon un sondage de l'IFOP au mois d'août dernier. Et maintenant, elle entre au Patrimoine Immatériel de la France. Cherchez
l'erreur ? Quand nous pensons que Frédéric Miterrand, il y a peu, dans un article de "Var Matin", déclarait qu'il ne souhaitait pas que les corridas reviennent à
Fréjus, cela laisse rêveur...
Il est vrai qu'avec un gouvernement où la moitié est aficionado dont Nicolas Sarkozy et François Fillion, ceci peut expliquer cela... C'est une
décision scandaleuse et une honte pour notre pays !
Il nous reste maintenant à penser à une autre stratégie: celle par exemple, d'en savoir un peu plus sur la validité de cette décision très surprenante !
Amitiés attristées
Thierry Hély
Chargé de communication de la FLAC
www.flac-anticorrida.org
http://flac.over-blog.com/
Pour rendre hommage aux femmes de sa vie, Alain Delon a choisi de les immortaliser dans un livre, nourri de photos illuminées par l'amour, la complicité et la beauté. Michel Drucker a rencontré ce monstre sacré du
cinéma, avant de le recevoir sur son canapé rouge au cours de l'émission Vivement dimanche, spéciale Bourvil. Delon s'est prêté au jeu des confidences auprès du célèbre animateur de France 2, qui
le décrit comme "un acteur hors norme qui doit tout aux femmes". Paris Match a recueilli leur discussion, qui dévoile notamment une histoire d'amour méconnue entre Delon et une autre légende...
de la musique, cette fois. Extraits.
Nathalie, mère d'Anthony, "la seule qui s'est appelée Mme Delon". Mireille Darc, "sa complice
pour la vie". Romy
Schneider "évidemment". Et "Anouchka, sa fille", écrit Michel Drucker. Alain et Anouchka ont joué ensemble dans Une journée
ordinaire aux Bouffes parisiens et cela a renforcé leur complicité déjà immense. "Je l'aime passionnément, comme j'aime son frère, Alain-Fabien. Mais que voulez-vous, elle,
c'est une femme, alors je craque." Delon père et fille collaborent de nouveau ensemble puisqu'ils vont tous deux prêter leurs voix au documentaire historique l'Occupation
intime qui retracera la vie des Allemands et des Français sous l'Occupation.
Au cours de cette ode aux femmes réalisée pour Paris Match, Alain Delon ne parlera pas de la mère d'Alain-Fabien et d'Anouchka, Rosalie Van Breemen . La dernière fois que ces deux là se sont
rencontrés, c'était au tribunal concernant la garde d'Alain Fabien, qui lui a d'ailleurs été confié ... Les
rapports sont tendus entre les deux, la jeune femme, qu'il n'a jamais épousé, c'est depuis, remariée deux
fois . Mais une superbe photo témoigne de leur moment de bonheur. Le Samouraï va plutôt s'étendre sur une idylle que peu connaissent, et qui l'unit pourtant à une icône :
Dalida, qu'il avait déjà
rencontrée dans les années 1950, quand tous deux rêvaient de gloire, mais vivaient dans un hôtel rue Mermoz : "Elle venait du Proche-Orient avec, comme seul bagage, un titre de Miss Egypte 1954.
[...] Dix ans plus tard, elle était devenue Dalida et moi, Delon." Les deux stars se retrouveront à Rome et s'aimeront "loin des regards et des paparazzi, et les rares rémoins de notre liaison
restèrent discrets pendant des années".
Alain Delon ajoutera ensuite que lors de leurs retrouvailles, pour enregistrer le duo Paroles, Paroles en 1973, leur "complicité était intacte". La vie étant faite de regrets, le sien sera de ne
pas l'avoir eu au téléphone "avant qu'elle ne décide d'en finir avec la vie". Avec autant de bonheur, il parle, durant l'enregistrement de Vivement dimanche, de ce livre dans les librairies
depuis le 14 avril, Les Femmes de ma vie, préfacé par Brigitte Bardot, son amie de toujours.
Clémentine
Célarié a croisé sur le canapé rouge de Drucker Alain Delon, mais également son père, André Célarié, journaliste radio. Elle sera à la télévision le samedi 30 avril sur France 3
dans la fiction Marthe Richard, l'histoire d'une ancienne prostituée qui a fermé les maisons closes. Arnaud Giovaninetti, un des autres acteurs de ce téléfilm, est aussi
présent à Vivement Dimanche. Contrairement à ce qui avait pu être annoncé, l'émission diffusée le 24 avril n'est pas une spéciale Delon et les femmes de sa vie, mais à l'honneur de Bourvil.
Ainsi, Patrick
Sébastien ne peut s'empêcher de livrer une imitation de cette grande figure du Septième Art.
Dans un magnifique album photo, le plus pudique des acteurs rend hommage aux femmes de sa vie
Je le connais depuis longtemps, et pourtant nos tête-à-tête ont été rares. La pudeur sans doute, qui a souvent peur de ces rendez-vous parce qu’ils sont quelquefois faits de silence. Notre amitié est née bien sûr sur les plateaux de la télévision, dans les années 70. Mais aussi sur certains tournages. Je me souviens m’être fait tout petit sur le plateau du « Cercle rouge » et du « Clan des Siciliens ». Ce déjeuner avec « le lion », je m’y suis préparé depuis plusieurs jours parce qu’avec Alain on ne sais jamais quelle sera la météo du moment. Ciel couvert ou grand bleu. Si ce jour-là vous tombez sur « Le samouraï », bonjour l’ambiance ! Mais si vous tombez sur « Plein soleil », vous allez connaître un vrai moment de bonheur parce que, quand le séducteur sourit à la vie, il est alors irrésistible. Ce rendez-vous est important car, pour la première fois, il va me parler longuement d’un sujet qu’il connaît mieux que personne : les femmes… Ses femmes. Celles qui ont partagé sa vie : Nathalie, la seule qui s’est appelée Mme Delon. Mireille Darc, son amie, sa complice pour la vie, celle qui le connaît le mieux. Romy Schneider évidemment… Et Anouchka, sa fille, sa star qu’il aime aujourd’hui plus que tout au monde et avec qui il vient de vivre, au théâtre, peut-être la plus grande émotion de sa carrière. Mais il y a aussi les femmes qui sont ses amies de toujours, au premier rang desquelles Brigitte Bardot, qui signe de manière éblouissante la préface d’un « album souvenir » événement qui sort dans quelques jours. Et puis il y a ses partenaires, celles qui l’ont accompagné depuis cinquante ans devant les caméras des plus grands metteurs en scène.
Enfin, il y a des révélations, dont la plus touchante est son histoire d’amour avec Dalida. Ils s’étaient connus en 1956, voisins de chambre dans un petit hôtel du VIIIe arrondissement de Paris. Comme convenu, nous nous retrouvons à 13 h 15 chez Laurent, le restaurant des hommes d’affaires et des politiques, à deux pas du palais de l’Elysée. Un endroit calme et discret, propice à la confidence, où les réseaux les plus influents se croisent chaque jour. Alain Delon est un ponctuel qui n’aime pas que les autres ne le soient pas. A 13 h 15 précises, je l’aperçois en conversation avec deux femmes blondes qu’il enveloppe de son regard magique. Il est souriant. Je suis tombé sur un bon jour, un jour de séduction. En entrant dans le restaurant, les quelques femmes présentes se retournent sur notre passage – que dis-je ? sur son passage. C’est comme ça depuis cinquante ans. Quand l’acteur français le plus connu dans le monde entre quelque part, à Paris, Tokyo, Shanghai ou Moscou, on a l’impression pendant quelques secondes que le temps s’arrête. En passant près d’une table, j’entends une femme blonde couverte de bijoux, la cinquantaine galbée, triomphante, souffler à sa voisine : « Il est toujours beau. » A 17 ans déjà, dira sa mère Mounette, dans la charcuterie familiale tenue par son beau-père, le môme désarmait les clientes rien qu’en les regardant : « Il avait des yeux qui foudroyaient. Il possédait déjà cette aura et ce regard de loup qui mettent tout par terre. »
Ce regard-là a terrassé les plus belles femmes du cinéma français et international. Delon a été un des plus beaux mecs du monde. Et il écrit dans cet album exceptionnel, jalonné de photos souvent inédites : « J’ai voulu par ce livre rendre hommage à celles que j’ai aimées, qui m’ont aimé et à qui je dois tout ce que je suis. » Car cet acteur hors norme doit tout aux femmes. Il n’a cessé de vouloir les séduire et, à 70 ans passés, il aime toujours se retourner sur une silhouette gracile et croiser le regard d’une jeune fille qui lui fait comprendre qu’il n’est pas seulement l’idole de sa mère. Au cours de ce long entretien, celui qui se considère comme le « Dernier des Siciliens » m’a paru parfois mélancolique, dégageant une forme de lassitude, de désenchantement devant le temps qui file. Car cet homme si doué pour tout n’a jamais été doué pour le bonheur. Comme l’écrit si bien Brigitte Bardot dans sa préface : « Si mon ami Alain donne cette image d’un homme qui mord la vie à pleines dents, il sait aussi apprivoiser la mort. Peut-être sera-t-elle la dernière “femme de sa vie”. »
Paris Match. Quel est le premier visage de femme qui t’a marqué ?
Alain Delon. Celui de ma mère, Mounette. C’est la première photo du livre. Ma mère en train de me baigner dans une petite baignoire en cuivre. Mounette (qui s’appelait Edith) m’a adoré, admiré.
Elle a été si fière de ma réussite. Elle a compris très vite que je n’étais pas un gamin comme les autres. Elle aurait voulu être actrice. Elle en avait le tempérament mais la vie et un
remariage en ont décidé autrement. Je suis devenu ce qu’elle avait voulu être et elle a été néanmoins heureuse de ma réussite. Je la remercie pour tout cela et pour le reste.
Cet album, “Les femmes de ma vie”, est une sorte de livre de mémoire illustré par des dizaines de photos. Qu’as-tu ressenti en les choisissant ?
C’était émouvant et déchirant. Voir toute sa vie défiler en quelque 200 photos a été parfois une épreuve. Je ne connaissais pas certaines de ces photos. Beaucoup de souvenirs sont revenus. Ce qui
me rend mélancolique, c’est que certaines de ces femmes ne sont plus là. D’autres ont vingt ans de plus que moi. Elles sont à la fin de leur vie mais, malgré leur âge, ce sont des personnalités à
jamais ancrées dans mon existence. Je dis d’ailleurs, dans le livre, que je retiens ce que j’ai possédé et que je n’oublie jamais.
C’est le cas de Brigitte Auber et de Michèle Cordoue ?
Je peux même affirmer qu’elles m’ont lancé. Brigitte Auber, dans les années 50, était une vedette. Héroïne de “Rendez-vous de juillet” de Jacques Becker, elle était également à l’affiche, à
l’époque, de “La main au collet”, d’Alfred Hitchcock, aux côtés de Grace Kelly et de Cary Grant. Dans ces années-là, je ne suis rien. Je rentre d’Indochine. Ma rencontre avec Brigitte, rue
Saint-Benoît dans une boîte de jazz, sera décisive. J’habiterai très vite chez elle. C’est Brigitte qui me présenta Michèle Courdoue, l’épouse du metteur en scène Yves Allégret. Elle m’imposera
auprès de son mari qui me donnera mon premier rôle dans “Quand la femme s’en mêle”, titre prémonitoire. Plus de cinquante ans après, je n’oublie pas ce que je dois à ces deux femmes.
Il y a quatre femmes-clés qui figurent à tes côtés à la une de ce numéro de Match : Romy, Nathalie, Mireille et Anouchka. Comment t’ont-elles aimé ? Comment les as-tu aimées
?
Avec Romy, les souvenirs sont doux et douloureux. Ce que je garde à jamais dans mon cœur, c’est son sourire. Quand elle souriait, tout s’éclairait, se métamorphosait. En 1958, je suis débutant.
Elle est déjà “Sissi”, star européenne. Elle n’a que 20 ans. Moi, j’étais un jeune loup que l’Indochine avait durci. Tout nous séparait. J’ai fait des essais concluants, et elle m’a choisi pour
être à ses côtés dans “Christine”. Et puis, avec la complicité de mon ami Jean-Claude Brialy qui me manque tant, nous sommes devenus amants.
Vos retrouvailles dix ans après étaient-elles pour toi une façon de la remercier ?
Absolument, entre-temps ma carrière s’était envolée et la sienne avait marqué une longue pause. Ce fut “La piscine”, de Jacques Deray, qui fut un raz de marée.
Dans cette magnifique galerie, il y a celle qui fut la seule à s’appeler Mme Delon. Parle-moi de la maman d’Anthony.
En effet, Nathalie et moi sommes passés devant le maire en 1964 et Anthony est né. Avec Nathalie il y avait une ressemblance troublante. On nous a souvent pris pour le frère et la sœur. Notre
traversée ne fut pas toujours de tout repos car Nathalie avait un tempérament proche du mien. Mais, avec les années, nous nous sommes retrouvés et je suis fier d’Anthony.
Je voudrais que tu me parles maintenant de Mimi, Mireille Darc.
Elle occupe une place à part dans cet album. C’est sans doute, parmi toutes les femmes que j’ai aimées, celle qui me connaît le mieux. Nous nous sommes connus en 1968 pendant le tournage de “La
piscine”. J’étais séparé de Nathalie et je traversais une période très compliquée avec des soucis extraprofessionnels. Elle a été là, m’a aimé, m’a soutenu, et ça a duré quinze ans. Et je peux
dire que ça dure toujours. Elle reste quelque part la femme de ma vie parce que nos liens, notre complicité sont inoxydables. Nous avons vécu tant de choses ensemble !
Elle a du mérite de t’avoir supporté si longtemps, car tu reconnais toi-même que vivre à tes côtés n’est pas une sinécure…
Je le reconnais. Je peux être colérique, caractériel, parfois injuste, et surtout d’une impatience maladive. Je n’aime pas l’hypocrisie ; je dis les choses parfois brutalement. Mireille a vécu
des moments difficiles avec moi. C’est d’autant plus méritoire qu’elle a eu de graves problèmes cardiaques et a dû se faire opérer. Mon lien avec Mimi ne sera jamais rompu.
Il y a dans le livre une confession troublante et touchante : ton histoire d’amour avec Dalida, dans les années 60.
Nous nous sommes connus bien avant cela, dans les années 50. Je vivotais, je travaillais la nuit et au petit matin je m’écroulais dans la petite chambre d’un hôtel, rue Jean-Mermoz, près des
Champs-Elysées. Au même étage, dans une autre mansarde, habitait une certaine Yolanda Gigliotti. Elle venait du Proche-Orient avec, comme seul bagage, un titre de Miss Egypte 1954. Nous rêvions
de gloire et de lumière. Dix ans plus tard, elle était devenue Dalida et moi Delon. Nous nous sommes retrouvés à Rome. Nous nous sommes aimés loin des regards et des paparazzis, et les rares
témoins de notre liaison restèrent discrets pendant des années. Et quand Eddie Barclay et Orlando, le frère de Dalida, nous proposèrent d’enregistrer le fameux duo “Paroles, paroles”, notre
complicité était intacte. Je n’ai qu’un regret, qu’un remords, ne pas l’avoir eue au téléphone avant qu’elle ne décide d’en finir avec la vie.
Quelle est aujourd’hui la femme de ta vie ?
Ma fille Anouchka. Il y a quelques années, quand j’ai monté les marches de Cannes avec elle à mon bras, vous n’imaginez pas ce que j’ai ressenti ! Je viens de vivre au théâtre une des plus
fortes émotions de ma vie. Imaginez : pour ce qui a été peut-être mon dernier tour de piste, j’ai donné la réplique à ma fille, devenue en quelques années une excellente comédienne. Je l’aime
passionnément, comme j’aime son frère, Alain-Fabien. Mais que voulez-vous, elle, c’est une femme, alors je craque.
Pourquoi es-tu seul aujourd’hui ? Est-ce un choix délibéré ?
Je ne suis pas seul, pas du tout. Mais vivre avec qui ? Avec une femme beaucoup plus jeune que moi ? Mais je ne suis plus jeune ! Et puis quand on vieillit, on prend des habitudes. Les jeunes me
déconcertent, j’ai du mal à les comprendre, eux qui passent leurs journées aimantés par l’écran de leurs ordinateurs et de leurs téléphones portables. Mais tu sais, Michel, il y a chez moi un
paradoxe que tu connais. J’ai parfois été heureux en couple mais j’aime aussi être seul avec mes chiens. Les chiens qui ont jalonné ma vie pendant quarante ans m’ont toujours apporté une douceur
et une quiétude infinies que les humains ne m’ont jamais données. Comme le dit Brigitte Bardot, cette amie que j’aime tant, il y a chez moi un côté sauvage. Je sais que je suis “un fauve”, et les
fauves sont indomptables et seuls.
Source : http://www.parismatch.com/People-Match/Cinema/Actu/Delon-Il-les-a-tant-aimees-274263/
A voir dès demain un article complet dans le journal de télévision Télé Star n°1803 :
Bruno Ricard
C’est à l’initiative d’une parlementaire qu’un texte obligeant les propriétaires de félins à identifier leur animal a été définitivement adopté (6/4/11). La Fondation 30 Millions d’Amis salue cette mesure qui contribuera à réduire le nombre de chats errants, mais aussi les erreurs de fourrière qui conduisent parfois à leur euthanasie.
Bonne nouvelle : le texte visant à rendre obligatoire l’identification - par tatouage ou puce - des chats en France, a été adopté par les députés puis en seconde
lecture par le Sénat (6/4/11). L’idée en revient à Nicole Bonnefoy, sénatrice et conseillère générale de la Charente (16). Il concerne les chats nés après le 1er janvier 2012 et âgés de plus de
7 mois.
Combler un vide juridique
La loi de 1999 relative aux animaux dangereux et errants et à la protection des animaux stipule que tout chien de plus de quatre mois et né après le 6 janvier 1999 doit être identifié. Une mesure
qui ne concernait pas les félins jusqu’à aujourd’hui. Selon l’article 214-5 du code rural, seule l’identification pour tous les chats - mais seulement dans le cadre d’un transfert de propriété -
est obligatoire. « Sur les 9,9 millions de chats dénombrés en France, plus de 80 % - soit 4 félins sur 5 - ne sont pas identifiés. De ce fait, trop d'animaux sont perdus et placés en
refuge avant d'être euthanasiés faute d'identification et ce, parfois par erreur », précise Nicole Bonnefoy. Un véritable drame pour les propriétaires d’animaux lorsqu’ils perdent leurs
compagnons. Sans compter les milliers de chats abandonnés par des maîtres irresponsables qui attendent dans les refuges sans que l’on puisse retrouver et sanctionner leur propriétaire.
C’est ce vide juridique qu’a souhaité combler la sénatrice de Charente : compléter la loi pour que les chats soient eux aussi concernés par l’identification et non plus « livrés à eux-mêmes, dans des conditions sanitaires parfois déplorables ». En d’autres termes, un amendement pour les protéger et lutter plus efficacement contre les abandons. Une solution « humainement plus respectable et responsable que celle qui consiste à envoyer des chats à la fourrière », plaide la parlementaire.
Identification et stérilisation
La sénatrice espère une rapide mise en application de cet amendement, qui sera effectif dès le 1er janvier 2012. Une position entièrement partagée par la Fondation 30 Millions d’Amis qui aide de
nombreuses Ecoles du Chat libre - en finançant les opérations de stérilisation - permettant ainsi de réduire le nombre de portées abandonnées en pleine nature et la prolifération des chats
errants, parfois menacés de mort du fait de décisions expéditives des collectivités.
Stérilisation et identification sont aujourd’hui les moyens les plus efficaces de réduire, sans leur nuire, la prolifération des chats. Une priorité lorsque l’on sait qu’un couple de chats peut engendrer à lui seul jusqu’à 20 700 descendants en l’espace de 4 ans ! « Les chats peuvent vivre une vingtaine d’années, conclut Nicole Bonnefoy. Les identifier et les protéger, c’est le moins que l’on puisse faire pour ces animaux qui nous tiennent compagnie si longtemps. »
Chers amis de combat,
La lutte avance ! Voici un certain nombre d’informations réjouissantes :
1) Le chanteur Peter Gabriel (ancien membre du groupe Genesis) a signé le manifeste du CRAC Europe ;
2) Le 17 avril à 17h25 sur France 3, Fadjen et le CRAC Europe seront présents dans l’émission 30 millions d’amis. Un reportage sera consacré à notre filleul qui est aussi le vôtre si vous avez parrainé via le CRAC Europe ce petit taureau sauvé des arènes par Christophe Thomas ; si vous souhaitez le faire, c’est possible via notre site.
3) Notre assemblée générale du 20 mars dernier a permis d’élire deux nouveaux membres de notre conseil d’administration : Jérôme Lescure que l’on ne présente plus dans la lutte anticorrida, et Gérard Lippmann, notre spécialiste du dossier Unesco. Nous sommes très heureux et très fiers de les compter parmi nous !
4) Toujours au sujet de l’Unesco, le CRAC Europe poursuit son action en collaboration avec les associations de 9 pays. Marta Esteban, présidente de « Ayuda Animalis », association espagnole, a fait un énorme travail de collecte de l’information dans les différents pays concernés par la tauromachie. Et le CAS de Hollande, plus grande association au monde contre la corrida est également partenaire du CRAC Europe sur ce sujet.
5) Hier, le CRAC Europe et Animalsace ont co-organisé une action à Strasbourg pour dénoncer la torture tauromachique. La presse et France 3 étaient présentes ainsi que le député Armand Jung à l’invitation de Beatriz Mac Dowell. Vous retrouverez très bientôt un compte-rendu détaillé sur notre site : www.anticorrida.com
6) Dans le sud-ouest, notre déléguée Jenofa Cuisset a diffusé une lettre ouverte au président de la commission taurine d’Orthez pour dénoncer la gratuité pour les enfants. Le journal Sud-ouest a publié l’article en pièce jointe.
7) A ce jour, 87 députés se sont déclarés pour l’abolition, le nombre augmente régulièrement : http://www.anticorrida.com/IMG/pdf/87.pdf
8) Grâce à l’action efficace de nos co-délégués pour l’Alsace Sophie Aymé, Eliane Klein et Beatriz Mac Dowell, nous vous informons que le Haut-Rhin est le premier département français 100% anticorrida en ce qui concerne ses députés. Bravo à ces élus et bravo à nos déléguées pour ce travail qui démontre qu’il faut que nous rencontrions toutes et tous nos députés. NOUS AVONS LE POUVOIR DE FAIRE CHANGER LES CHOSES SI NOUS BOUGEONS TOUTES ET TOUS !
A bientôt pour la suite ! Rejoignez-nous !
http://www.anticorrida.com/adhesion/
Bien à vous
Pour l’équipe
Jean-Pierre Garrigues
Vice-président
Fraises espagnoles/ scandale écologique Très instructif ! D'ici à la mi‐juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates... > > Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi‐totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF‐France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché. Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes. > > Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires. > > Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une maind'oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans‐papiers sous‐payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver. > > ... Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau. > > Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. > > > > La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place. > > ... Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ... > > La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises... PAR Claude‐Marie Vadrot > > Politis jeudi 12 avril 2007 > > NB N'hésitez pas à faire connaître ceci à vos amies et amis...
Bruno Ricard