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Le trafic de la mort en Roumanie En savoir plus sur http://www.stopauxmassacresanimaliers.fr/trafic-de-mort-roumanie/#IM6kVUdAR9zceBAV.99

Publié le par Ricard Bruno

Des citoyens Roumains dénoncent

Fermement opposé au traitement des chiens des rues par la mairie de Bucarest, les citoyens ont décidé de dénoncer la mauvaise gestion et la corruption qui tapisse cette politique.

Ils ont alors mis en ligne diverses informations sur un site qui vise à «exposer l’ASPA » (une sorte de SPA, crée en 2010 par le Conseil municipal de Bucarest).

L’organisation à comme objectif de «lutter contre les abandons d’animaux de compagnie, gérer de façon sanitaire et vétérinaire les animaux errants, veiller au respect des lois de protection animale existant à Bucarest ». Celle ci est financée par des subventions régionales, et elle est gestionnaire exclusif des fourrières et des 3 refuges pour animaux de la ville.

Dans certaines fourrières, les chiens sont tués dès leur arrivée.

Dans certaines fourrières, les chiens sont tués dès leur arrivée.

«passée de la protection animale à l’extermination animale »

D’après les citoyens Roumains, l’organisation est «passée de la protection animale à l’extermination animale » :

A l’image des animaux destinés à l’alimentation, les chiens n’ont jamais de dénomination en tant que quelqu’un, mais en tant que masse (kilos), dans le contrat de STERICYCLE :

En comparaison, niveau national et pour l’intégralité de ses établissements, 4297 euthanasies en 2013 (2176 euthanasies dans ses 56 refuges et 2121 euthanasies dans ses 30 fourrières) ont été enregistrées par la SPA, en France.

«recyclage de déchets » américain

STERICYCLE est une entreprise américaine spécialisée dans le «recyclage de déchets », celle ci récupère les corps d’animaux de ferme et de refuges. Mais également, de médicaments et déchets hospitaliers.

Les carcasses sont ensuite transformées : Huiles, graisses, protéines, puis réutilisées pour entrer dans la composition de cosmétiques, de croquettes, de peintures, de farines animales, d’engrais, de savon, etc. Toutefois, seuls les corps d’animaux de ferme seraient autorisés à être recyclés, par la loi Roumaine. Les corps de chats et de chiens seraient eux, simplement emmenés au four crématoire – jouxtant l’usine de transformation. Qui en a la preuve ?

Budget stérilisation de ASPA, presque inexistant

Selon les autorités, il y aurait 3 millions de chiens errants en Roumanie, le problème étant la non stérilisation des animaux. La logique ferait penser que l’ASPA devrait s’investir dans cette étape, hors, «seulement 0,91% du budget annuel de l’ASPA part dans des stérilisations ». exposing-aspa.com

Courte et triste vie pour les chiens en Roumanie

Le trafic de la mort en Roumanie En savoir plus sur http://www.stopauxmassacresanimaliers.fr/trafic-de-mort-roumanie/#IM6kVUdAR9zceBAV.99

Un chien errant, en Roumanie, ne vivrait que de 2 ans… D’après diverses sources internet, les fourrières publiques seraient de véritables mouroirs. Mais ayant pris connaissance de ce trafic de la mort, on « comprend » mieux l’in-intérêt pour les « dogs catchers » de traiter ces pauvres âmes avec respect… Tout comme ces « éleveurs » de fermes à chiots.

Une mobilisation grandissante

L’opinion publique européenne se mobilise grandement en faveur des droits des animaux errant Roumains. Reste encore à partager la détresse de ces sans voix, pour y contribuer.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Fini le cirque pour un babouin à Marseille

Publié le par Ricard Bruno

Lolita, « artiste de cirque », a été délivrée de ses terribles conditions de vie à Marseille (13) par la Fondation 30 Millions d’Amis et Code Animal. Le primate est en route vers un sanctuaire en Belgique.
Lolita, détenue attachée dans une cage. © Code Animal

Lolita, détenue attachée dans une cage. © Code Animal

Elle a tourné, tourné, tourné… pour les beaux yeux des spectateurs ! Aujourd’hui, c’est la roue qui tourne pour cette femelle babouin… et dans le bon sens ! Elle a vécu dans de mauvaises conditions pendant plusieurs années au sein du cirque Olympique. Elle a été délivrée à Marseille grâce à l’association Code Animal qui a sollicité l’intervention de la police nationale et l’aide logistique de la Fondation 30 Millions d’Amis (02/04/2016). La prise en charge de l'animal a été assurée par le refuge de Marseille. Ce cirque est soupçonné de détenir des animaux illégalement et dans de mauvaises conditions depuis décembre 2015 par Code Animal. Mais ce n’est qu’au mois d’avril que l’association a pu entamer une procédure officielle et la saisie judiciaire de Lolita, à titre conservatoire.

Lolita ne disposait ni de nourriture ni d’une gamelle d’eau". Séverine - Code Animal

Une vie enfermée

« Lolita était enfermée dans une cage non-conforme et sans cesse enchaînée. Elle ne disposait ni de nourriture ni d’une gamelle d’eau. De plus, le cirque la détenait illégalement puisqu’il ne disposait pas de certificat de capacité » explique Séverine, représentante de Code Animal. Sur les vidéos dont dispose l’association, on peut voir l’animal effectuer des acrobaties pour épater la galerie : « Lolita était enchainée aussi pendant les spectacles. Elle devait effectuer des tours de piste en tournant sur elle-même par exemple. Elle devait aussi se laisser faire quand les spectateurs profitaient de la proximité de la scène pour la caresser » poursuit-elle.

En route pour une nouvelle vie

Une plainte a été déposée notamment pour « défaut de certificat de capacité » et la Fondation 30 Millions d’Amis s’est constituée partie civile. Quant à Lolita, elle a été confiée provisoirement aux bons soins des associations de protection animale. Elle a été gardée par le refuge de Marseille avant de rejoindre le sanctuaire belge, le Natuurhulpcentrum (14/04/2016).

N'hésitez pas à signer notre pétition contre l'interdiction progressive des animaux sauvages dans les cirques.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Abattoirs, corrida, expérimentations : la SPA interpelle François Hollande

Publié le par Ricard Bruno

Les récents scandales des abattoirs sont en tête des dénonciations de la SPA

Les récents scandales des abattoirs sont en tête des dénonciations de la SPA

La société protectrice des animaux lance ce lundi 18 avril une campagne destinée à interpeller les politiques sur le sort des animaux dans les abattoirs, les corridas ou encore les laboratoires.

La SPA lance une nouvelle campagne d'affichage, qui sera visible dans la plupart des grandes villes. Des affiches, visant à sensibiliser le public et à interpeller les pouvoirs publics sur la condition animale, notamment après des scandales à répétition dans les abattoirs.

Dans un communiqué, la société protectrice des animaux s'alarme. 12 millions d'animaux en 2011, utilisés à des fins expérimentales en Europe. Elle rappelle également les vidéos insoutenables des animaux, tués sans étourdissement dans les abattoirs, et s'insurge contre le spectacle de la corrida.

"La torture, c'est légal ?

" Avec ce slogan fort, la SPA veut marquer le coup. Avec une campagne qui s'articule autour de trois affiches, l'une avec un agneau, pour alerter sur les conditions d'abattage, une autre avec un lapin pour l'expérimentation, et la dernière avec un taureau, pour interpeller au sujet de la corrida, l'association a choisi aussi de marteler son message auprès des politiques.

Abattoirs, corrida, expérimentations : la SPA interpelle François Hollande

Ainsi, le communiqué précise que 400 élus ont reçu un courrier afin de "secouer l'indifférence généralisée de la classe politique". Parmi ces élus, le président de la République et le Premier ministre, à qui la SPA demande un engagement public. Sous les affiches, un hashtag #jevousfaisunelettre prévu pour un site qui permettra aux internautes d'alerter le président via Twitter.

Abattoirs, corrida, expérimentations : la SPA interpelle François Hollande
Abattoirs, corrida, expérimentations : la SPA interpelle François Hollande

Parmi les revendications de la SPA, l'installation des systèmes de vidéo surveillance dans toutes les zones d'abattage, "seule mesure permettant à la fois de prévenir les dérives illégales et cruelles mais aussi de les sanctionner en prouvant par l'image et de manière irréfutable leur existence". Ces affiches devraient être visibles dans la plupart des grandes villes françaises, dont Montpellier.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Un chat tombe dans la cage du lynx au zoo. La réaction du félin a pris tout le monde de court!

Publié le par Ricard Bruno

Cela ressemble au plus grand conte de fée que le monde animal ait connu. Un chat tigré et errant à Saint Petersbourg (Russie) se sentait terriblement seul et abandonné quand il est rentré dans l'enceinte du zoo de la ville. Particulièrement attiré par les enclos des félins, il a réussi à se faufiler dans celui du lynx. Cette aventure aurait pu prendre une tournure amère pour le chat errant en arrivant sur le territoire de ce prédateur né. Mais le chat n'a présenté aucune crainte...

Les deux sont rapidement devenus très proches et de véritables meilleurs amis...

Pas étonnant d'un côté quand on sait que le lynx a toujours été seul jusqu'à présent dans son enclos. Donc une petite compagnie ne pouvait lui faire que du bien...

Pas étonnant d'un côté quand on sait que le lynx a toujours été seul jusqu'à présent dans son enclos. Donc une petite compagnie ne pouvait lui faire que du bien...

Quand le personnel du zoo a pris connaissance de ce duo insolite qui s'était formé, ils ont décidé de ne pas séparer le lynx Lady Linda et le chat Darling.

Quand le personnel du zoo a pris connaissance de ce duo insolite qui s'était formé, ils ont décidé de ne pas séparer le lynx Lady Linda et le chat Darling.

Une bien bonne décision! Darling est toujours postée aux côtés de Linda et les deux demoiselles passent tout leur temps ensemble!

Une bien bonne décision! Darling est toujours postée aux côtés de Linda et les deux demoiselles passent tout leur temps ensemble!

 Elles s'occupent de leur hygiène mutuelle.

Elles s'occupent de leur hygiène mutuelle.

Source de l'article : Like Mag

Publié dans le web en parle

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Brigitte Bardot : Nouveautés dans mes collections

Publié le par Ricard Bruno

Paris jour n°2618 du 13 02 1968

Paris jour n°2618 du 13 02 1968

Paris jour n°2732 du 27 06 1968

Paris jour n°2732 du 27 06 1968

Paris jour n°2766 du 06 08 1968

Paris jour n°2766 du 06 08 1968

Paris jour n°2815 du 02 10 1968

Paris jour n°2815 du 02 10 1968

Paris jour n°2889 du 27 12 1968

Paris jour n°2889 du 27 12 1968

Paris jour n°2939 du 24 02 1969

Paris jour n°2939 du 24 02 1969

Publié dans brigittebardot

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Brigitte Bardot par "Manvale"...

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot par "Manvale"...

J'ai découvert cet artiste sur les réseaux sociaux et j'ai rarement vu un tel talent !

Bruno Ricard

Ses autres créations sur d'autres artistes...une pure merveille...de réalisme...

Bruno Ricard

Brigitte Bardot par "Manvale"...
Brigitte Bardot par "Manvale"...
Brigitte Bardot par "Manvale"...
Brigitte Bardot par "Manvale"...
Brigitte Bardot par "Manvale"...
Brigitte Bardot par "Manvale"...
Brigitte Bardot par "Manvale"...
Brigitte Bardot par "Manvale"...
Brigitte Bardot par "Manvale"...
Brigitte Bardot par "Manvale"...
Brigitte Bardot par "Manvale"...
Brigitte Bardot par "Manvale"...
Brigitte Bardot par "Manvale"...
Brigitte Bardot par "Manvale"...
Brigitte Bardot par "Manvale"...
Brigitte Bardot par "Manvale"...
Brigitte Bardot par "Manvale"...
Brigitte Bardot par "Manvale"...

Publié dans brigitte bardot

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Des photos de l’incroyable amour entre une chouette et un chien En savoir plus sur http://www.nature-obsession.fr/biodiversite/photos-incroyable-amour-entre-chouette-chien.html#XGKpfIMQmjTPuWJv.99

Publié le par Ricard Bruno

Lorsqu’un chien et une chouette se prennent d’affection l’un pour l’autre cela peut donner des photos aussi improbables qu’adorables. C’est exactement ce que s’est dit la photographe Tanja Brandt.

Poldi, une petite chouette, ne cesse de suivre et de se blottir contre Ingo, un chien de berger Malinois de plusieurs dizaines de kilos.

La photographe animalière allemande a vu là l’occasion de saisir ces instants de complicité et d’amour inter-espèces dans une série de photographies baignées par la lumière du jour ou du crépuscule.

...

Une pure merveille, la complicité entre deux espèces que tout sépare...et pourtant...

Bruno Ricard

Source de l'article : Cliquez ICI

Des photos de l’incroyable amour entre une chouette et un chien En savoir plus sur http://www.nature-obsession.fr/biodiversite/photos-incroyable-amour-entre-chouette-chien.html#XGKpfIMQmjTPuWJv.99
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Publié dans le web en parle

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ENQUETE FRANCETV INFO. Abattoirs, élevages, couvoirs : "l'agent secret" de L214 raconte ses infiltrations

Publié le par Ricard Bruno

Embauché dans des entreprises françaises de l'agroalimentaire, ce jeune militant a filmé en caméra cachée les conditions de vie et de mort des animaux d'élevage. L'association de défense des droits des animaux en a tiré des vidéos chocs.

Nicolas, salarié et ancien "enquêteur" de L214, dans les locaux de l'association à Lyon, le 8 avril 2016.

Nicolas, salarié et ancien "enquêteur" de L214, dans les locaux de l'association à Lyon, le 8 avril 2016.

A Lyon, le local de l'association L214 est des plus discrets.

La devanture porte encore le nom du commerce qui occupait auparavant les lieux. A l'intérieur, des étagères supportent des piles de cartons. T-shirts, sacs, tracts, badges, autocollants, livres de recettes, essais, bandes dessinées pour les enfants… Il y a là tout le nécessaire du parfait défenseur des droits des animaux.

Deux salariées s'y affairent. Claire, quadragénaire autrefois professeure de musique, "et même un peu chanteuse", compose des lots qu'elle glisse dans des enveloppes. Elle croule sous les commandes. Patricia, pas encore la trentaine, créatrice de sites internet, passe en revue les dizaines de mails auxquels elle va devoir répondre.

Sur la table au centre de la pièce, des piles d'enveloppes pas encore ouvertes s'entassent. "Quelques jours de courrier à peine. Des dons principalement." Le scénario se répète après chaque nouvelle vidéo choc de L214 sur les pratiques des élevages ou des abattoirs français. La dernière, filmée dans l'abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), a été diffusée dix jours plus tôt. C'est là que Nicolas* a donné rendez-vous. Pendant un an et demi, ce jeune homme de bientôt 25 ans a été "l'agent secret" de L214.

Premier essai et premier succès

Son aventure a commencé à l'été 2014 dans un couvoir de Bretagne. "Quand je me suis fait embaucher là-bas, c'était pour gagner de l'argent, ce n'était pas du tout pour filmer", assure-t-il. Mais ce qu'il y a découvert l'a révolté.

Il se souvient du tri des poussins à la chaîne sur les tapis roulants. "Au début, j'allais très lentement, je n'osais pas les attraper. Mais au bout d'un quart d'heure, on est obligé de déconnecter, sinon ça ne marche pas. Après, on les prend par poignées, on les regarde vite fait et on les balance." Son souvenir "le plus trash" reste celui de "la vis sans fin de la broyeuse qui avale et recrache les poussins". "Tout le monde trouvait ça normal, sauf moi", s'indigne-t-il.

"Ça a été un choc, raconte Nicolas. Je me suis dit : 'Mais qu'est-ce que je fous là ? C'est terrible ce boulot !' Au bout d'une semaine, il était clair que je restais uniquement pour filmer et dénoncer ce qu'il s'y passait."

Nicolas contacte L214. L'association lui fournit le matériel – une caméra cachée et une GoPro – et le jeune homme commence à filmer pendant ses journées de travail. Le soir venu, dans le camping où il dort, il transfère les images sur un disque dur, par sécurité. Le manège dure trois semaines. "Après le couvoir, j'ai eu des insomnies pendant plusieurs semaines", confie le jeune homme. A l'automne, L214 diffuse la vidéo et porte plainte contre le couvoir pour "mauvais traitements envers animaux". Le scandale éclate. La justice s'en mêle. En mars, l'entreprise bretonne et son patron sont condamnés à des amendes d'un total de 19 000 euros. Entre-temps, elle a arrêté son activité de couvoir.

Le couvoir breton était une toute petite structure. Si ce genre de choses pouvait arriver là, qu'est-ce qu'il se passait ailleurs ?

Nicolas, membre de L214

francetv info

Des cibles repérées sur Pôle emploi

Voilà comment Nicolas est officiellement devenu l'"enquêteur" de L214, passant de militant bénévole à salarié de l'association. Ses cibles, il les choisit parmi les annonces de Pôle emploi. "C'est souvent de l'intérim", précise-t-il. Mais "pour décrocher un boulot au bon poste, ce n'est pas évident". D'abord parce qu'il n'est pas toujours le seul à postuler. Ensuite parce qu'il faut avoir le bon profil.

Pour réussir à se faire embaucher dans un couvoir de canetons en Loire-Atlantique, Nicolas a "dû faire deux mois d'intérim dans l'agroalimentaire dans des trucs qui n'avaient rien à voir, les services à l'élevage, les vaccinations, uniquement pour [se] faire un CV et que l'agence [le] mette sur cet emploi", se rappelle-t-il. Parfois, l'infiltration tourne court. "J'ai travaillé dans un abattoir de moutons de la région nantaise. Mais le contrat ne durait qu'une semaine, relate-t-il. C'était trop court pour prendre des images qui soient exploitables médiatiquement ou juridiquement. Et je n'étais pas au bon poste. Il aurait fallu que je sois employé juste avant l'égorgement ou juste après."

ENQUETE FRANCETV INFO. Abattoirs, élevages, couvoirs : "l'agent secret" de L214 raconte ses infiltrations

Les premiers jours servent aux repérages. Nicolas se familiarise avec les lieux, les horaires et le fonctionnement de l'entreprise. Bien sûr, "il faut rester à son poste et faire son boulot", mais "quand on sait quelles tâches sont effectuées quel jour, c'est plus facile de trouver un moment de flottement où on va pouvoir aller se balader et essayer de filmer". Car, assure-t-il, "il se passe toujours plein de choses mais il faut trouver le bon moment pour filmer, ne pas être occupé et avoir le temps de cadrer".

"La peur de se faire prendre"

Le militant infiltré filme quand il est seul ou quand les autres employés ont le dos tourné. Cela ne l'empêche pas d'éprouver du "stress" et surtout "la peur de se faire prendre". "Parfois, on sort la caméra et quelqu'un passe juste à ce moment-là. On a l'impression qu'il nous a vu, mais en fait pas du tout. Filmer en caméra cachée implique aussi d'avoir des postures pas très naturelles, mais qui en réalité ne se voient que si on sait ce qu'on est en train de faire." Malgré tout, "les gens sont à dix mille lieues d'imaginer qu'on est en train de faire ça".

Il parvient ainsi à infiltrer un élevage de canards à foie gras, dans les Landes, où les canes sont inséminées deux fois par semaine. Il filme ces "manipulations violentes". "Les infections surviennent rapidement. Tous les matins, on ramassait des canes mortes dans la nuit. D'autres avaient les parties génitales qui s'infectaient et on devait leur tordre le cou."

Attention, certaines images peuvent choquer.

Un jeu de rôle éprouvant

Entre chaque enquête, Nicolas fait une pause. "C'est très fatiguant physiquement et psychologiquement. Il faut avoir le temps de s'en remettre", confie-t-il. Son épaule gauche l'a fait souffrir pendant des semaines après son passage par l'abattoir de la région nantaise. Et à force de presser sur les cloaques des canes pour les inséminer toute la journée dans l'élevage landais, il ne parvenait plus à plier ses doigts le matin au réveil.

L'infiltration, "c'est assez perturbant", reconnaît Nicolas. "Il faut jouer un rôle dès l'entretien d'embauche et après, avec les salariés de l'entreprise, huit heures par jour pendant des semaines. On ne peut pas parler de sa vie privée. On n'a plus de vie personnelle non plus. On part à des centaines de kilomètres de chez soi." Pour toutes ces raisons, Nicolas a décidé d'arrêter, à l'hiver 2015.

L214 peut toujours compter sur ses "lanceurs d'alerte" : des personnes qui ont accès à des abattoirs ou des élevages et acceptent de les filmer en caméra cachée. "Il y a des images qu'on ne peut pas avoir autrement qu'en étant sous couverture", fait cependant valoir le militant. Et l'association ne dépend plus que de sources extérieures. "On est en retard sur ce sujet en France", déplore Nicolas. Aux Etats-Unis, l'association Mercy For Animals propose ainsi sur son site internet des offres d'emplois d'undercover investigator (enquêteur clandestin).

Des tracts autocollants de L214 présentés dans le localde l'association, le 8 avril 2016 à Lyon.

Des tracts autocollants de L214 présentés dans le localde l'association, le 8 avril 2016 à Lyon.

"Voir les choses en vrai, ça vaccine"

Pour Nicolas, cette expérience a été "une prise de conscience". "C'est un peu comme si on se réveillait, explique-t-il. Manger des œufs, de la viande, du lait ou du fromage, c'est quelque chose qu'on connaît depuis qu'on est tout petit, on n'a pas envie de le remettre en question. Mais ça vaccine de voir les choses en vrai. C'est encore plus violent que les vidéos."

Au fur et à mesure de son engagement, Nicolas est devenu végétarien puis vegan, bannissant peu à peu de son alimentation tous les produits animaux. "Ça s'est confirmé dans toutes mes enquêtes. Il n'y a pas de considération pour les animaux, autre que celle de la rentabilité. Je n'avais pas envie de participer à ça", tranche-t-il. 

"Avant cela, je n'avais pas fait le lien du tout entre les animaux et ce qu'il y avait dans mon assiette."

Nicolas, militant de L214

francetv info

"On aura gagné quand il n'y aura plus d'élevages"

Grâce à ses vidéos, L214 a réussi à imposer dans le débat public le sujet des conditions d'élevage et d'abattage. Le ministre de l'Agriculture a promis un représentant de la protection animale dans chaque abattoir. Stéphane Le Foll a aussi l'intention de "créer un délit de maltraitance" aux animaux, assorti de "sanctions pénales".

"C'est un premier pas à court terme, tempère Nicolas. Cela montre une plus grande prise en compte des animaux, même si elle est toujours insuffisante. Cela envoie un message à la société : on ne peut pas faire n'importe quoi avec les animaux. Mais, à long terme, L214 se positionne sur la fermeture des abattoirs et l'arrêt de l'exploitation animale. On aura vraiment gagné quand il n'y aura plus d'élevages."

ENQUETE FRANCETV INFO. Abattoirs, élevages, couvoirs : "l'agent secret" de L214 raconte ses infiltrations

Afin d'encourager cette évolution de la société, Nicolas s'attelle à la réalisation d'un nouveau site internet de L214 : "Vegan pratique". "Il y a très peu de conseils nutritionnels de la part des autorités", regrette-t-il. Pourtant, "avec un peu d'informations, ce n'est pas si compliqué que ça". "Comment faire pour se passer de produits animaux et conserver du plaisir dans son alimentation en mangeant autrement", expose-t-il, en plaisantant : "On ne va pas bouffer du riz tous les jours." Mais voilà, "en France, il y a toute une tradition culinaire autour de la viande. On n'est pas au bout de nos peines."

* Le prénom a été changé.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Dans un couvoir breton infiltré par L214, le scandale a été "la goutte d'eau de trop"

Publié le par Ricard Bruno

Grâce à une vidéo choc, l'association de défense des animaux a obtenu la condamnation pour mauvais traitements d'un couvoir industriel breton. Un scandale qui a bouleversé la vie de cette petite entreprise agroalimentaire.

Dans un couvoir breton infiltré par L214, le scandale a été "la goutte d'eau de trop"

Seuls les caquètements qui s’échappent des poulaillers industriels trahissent la présence des poules. Elles sont 80 000 réparties dans douze bâtiments entre Finistère et Côtes-d'Armor. Mais le couvoir dans lequel naissaient chaque année une dizaine de millions de poussins destinés à des élevages, lui, est désaffecté. Les incubateurs, les éclosoirs, les tapis roulants de la machine de tri ont été démontés et vendus. Le lieu ne sert plus qu’au conditionnement des 18 millions d’œufs à couver expédiés annuellement à l'étranger. Et seuls neuf des vingt-deux salariés ont conservé leur emploi.

Dans ce couvoir de Bretagne, le scandale provoqué par la vidéo choc filmée en 2014 par l’association de protection des animaux L214 a laissé des traces. Et un profond traumatisme. Début mars, le tribunal correctionnel de Brest a condamné la société à 15 500 euros d'amende et son patron à 3 500 euros d'amende.

Le couvoir, reconnu coupable de mauvais traitements envers un animal, est la première entreprise agroalimentaire dont L214 a obtenu la condamnation. Claire*, la directrice, a accepté de témoigner, à condition que ni son nom ni celui de son entreprise ne soient mentionnés. Et parce qu'elle entend dénoncer "les procédés inadmissibles" et "les méthodes d'extrémistes" de L214.

Poussins étouffés et broyés

Tout commence en juillet 2014, par une annonce passée via Pôle emploi. Le couvoir recherche des intérimaires pour l’été. Parmi les réponses, celle d'un jeune homme originaire de Lyon. Sur son CV, l'ancien étudiant en musicologie dit avoir travaillé comme saisonnier dans les vendanges et la cueillette de fruits. Sa lettre de motivation achève de convaincre le responsable des recrutements. Il est embauché. Trois semaines après son arrivée, il part pourtant sans prévenir.

Le scandale éclate en novembre, avec la diffusion de la vidéo. Le jeune ouvrier était en réalité un militant de L214. Il a commencé à filmer dès ses premiers jours de travail. Et quand il rentrait le soir au camping où il dormait, il montait les images avec l'aide d'un des fondateurs de l'association. Claire apprend l’existence de la vidéo "par hasard", lorsqu’une journaliste appelle depuis Paris pour avoir sa réaction. "J'ai cru que c'était une blague", s'étonne-t-elle encore. Sur ses conseils, Claire se rend sur le site internet de L214 et découvre les images filmées dans son couvoir. "J’ai été choquée."

Des poussins sont déchiquetés à la broyeuse plutôt que d'être envoyés à l'équarrissage, d’autres sont enfermés dans des sacs-poubelle où ils meurent asphyxiés, d’autres encore agonisent dans une benne à ordures au milieu de cartons écrasés et d’œufs brisés, ou sont ramassés à la pelle sur le sol carrelé et jetés dans un seau.

"Le vilain petit canard" de l'aviculture

"Ça a été le déferlement médiatique, se désole Claire. C'était repris sur toutes les chaînes. Ça tournait en boucle. On était désemparés. Pour une petite entreprise, ce n'est pas quelque chose de facile à vivre." Un jour, les salariés du couvoir mettent dehors une équipe de télévision entrée sans autorisation. Puis tout retombe au bout de quelques jours. Claire garde aussi le souvenir de deux lettres anonymes et d'appels téléphoniques. "Tortionnaires de poussins", "Un poussin tué, un appel anonyme", disait la voix, avant de raccrocher.

"Très vite, on s'est retrouvés isolés. On était devenus le vilain petit canard", déplore Claire, en regrettant que le syndicat avicole auquel elle adhère n'ait pas davantage soutenu sa PME. Après l'affaire, apprenant que le militant de L214 tente de se faire engager dans d'autres entreprises, elle transmet son CV et sa photo aux autres sociétés françaises de l'accouvage, afin qu'elles ne se fassent pas piéger.

L214 ayant porté plainte pour cruauté envers des animaux, la justice enquête. Les gendarmes, accompagnés des inspecteurs des services vétérinaires, perquisitionnent le couvoir. Dirigeants et employés sont interrogés. Puis vient le procès. "Quand on n'a jamais assisté à ça, c'est une épreuve très difficile", assure Claire. La plainte du couvoir contre L214 et ses méthodes n'est pas retenue. L'association, elle, est partie civile.

Claire assiste "impuissante" à l'interrogatoire de son associé et aux plaidoiries accusatrices. A l'audience, le patron se défend, affirme ne pas être au courant des pratiques non conformes à la législation de ses salariés, et explique qu'il a donné de tout autres consignes. Le parquet requiert six mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis. Ce sera finalement seulement 19 000 euros.

"Ça part d'une bonne action"

Claire reconnaît les "erreurs" commises et avance des explications.Si les employés mettaient des poussins dans des sacs-poubelle, c’était à la demande d'associations qui recueillaient et soignaient des animaux blessés et venaient récupérer au couvoir les oisillons non commercialisables. "Ça part d'une bonne action et on se retrouve sur le banc des accusés", dit Claire.

Les poussins jetés à la benne comme de simples déchets ? "C'était une mise en scène filmée par l'activiste pendant la pause déjeuner des salariés, dénonce Claire. Avec le personnel habituel, cela ne se serait jamais produit."

"Les poussins n'ont pas été détruits par plaisir."

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Claire fustige L214, qui a utilisé la vidéo tournée dans son couvoir, où les poussins étaient vendus à des élevages, pour dénoncer les pratiques des couvoirs de poules pondeuses, où seules les femelles sont gardées et les mâles éliminés. "Dans une entreprise comme la nôtre, les poussins détruits sont ceux qui ne sont pas viables, mal formés. Cela ne représente que 2% de la production", argue la dirigeante.

"Il est déjà arrivé que nous subissions les conséquences des grèves de compagnies aériennes et que des vols soient annulés, reconnaît également la directrice. Dans ce cas, on cherche d'autres débouchés en urgence. Mais si on n'en trouve pas vite, on n'a pas d'autre choix que d'envoyer notre production à la destruction."

Le procès de l'élevage intensif

A travers le couvoir breton, L214 entend faire le procès de l'élevage intensif. "C’est vrai qu'il y a des destructions inutiles d'un pourcentage d'animaux. Mais s'il y a surproduction, c'est parce qu'il y a trop d'importations de poulets", accuse Claire, qui blâme des normes toujours plus nombreuses et la concurrence déloyale des pays où le coût de la main-d’œuvre est inférieur.

"Quand on commence à entrer dans une entreprise agroalimentaire, il y a toujours des choses dérangeantes."

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Claire a regardé les vidéos filmées par L214 dans les abattoirs du sud de la France et les élevages pratiquant le gavage des canards pour le foie gras. "Ces images sont produites et diffusées dans le but de choquer, et c'est réussi", confirme-t-elle. "L214 s'attaque à la production de viande, à sa commercialisation, à la haute couture qui utilise le cuir et la fourrure... Vous imaginez les conséquences sur notre économie ? s'interroge-t-elle. Où commence la maltraitance animale ? Et où s'arrête-t-elle ? La ménagère qui ébouillante ses langoustines vivantes, le chasseur qui abat son gibier, le pêcheur qui laisse les poissons agoniser... Il y a tant d'exemples."

"Je comprends que cela dérange", rétorque Brigitte Gothière, cofondatrice de L214, qui défend le mode d'action de son association : "Cela permet de montrer la réalité qu'on ne veut pas nous laisser voir." "Si on n'avait pas diffusé ces images, il ne se serait rien passé", dénonce-t-elle, déplorant qu'il faille "absolument provoquer un scandale pour qu'il y ait une prise de position politique".

L214 a certes obtenu la condamnation du couvoir ainsi que des annonces du gouvernement sur le bien-être animal, mais, pour la militante, cela ne suffit pas. "On pourra vraiment parler de victoire quand il y aura de réelles avancées pour les animaux." A ses yeux, cela passe par la fermeture des abattoirs et l'arrêt de l'élevage. "Il faut changer notre modèle alimentaire", plaide-t-elle, espérant une prise de conscience collective.

"Cela a fini par nous briser"

Sur la terre des "bonnets rouges" bretons, le contexte économique est morose. Et le secteur de l’élevage sinistré. Le souvenir des plans sociaux de Doux et Tilly Sabco est encore frais. Quant à l’épidémie d' influenza aviaire , elle a poussé de nombreux pays à fermer leurs frontières aux poulets et aux œufs français. L'entreprise familiale, lancée par le grand-père à son retour de captivité à la fin de la seconde guerre mondiale, sur le modèle allemand, a compté jusqu’à 80 salariés et trois couvoirs, mais elle a aussi connu ses plans sociaux.

L'affaire a été "la goutte d'eau de trop". "Les conséquences de la vidéo de L214 ont fini par nous briser. J’ai dit : 'C'est fini, je ne veux plus entendre parler du couvoir'." Claire et son associé ont décidé de le fermer. Ils étaient en redressement judiciaire depuis plus d'un an. Le tribunal de commerce a accepté le changement d'activité. Il a fallu licencier. "L’ambiance était très mauvaise. Les ouvriers avaient peur de perdre leur travail. (…) Ce n'était pas une décision facile à prendre." L'entreprise s'est tournée vers l'exportation à 100%.

"Notre avocat nous a conseillé de tourner la page. Mais j'ai du mal", dit Claire. Son associé, lui, refuse de regarder vers le passé. "Quand je tape le nom de notre couvoir sur internet, tout ressurgit. J'aimerais bien pouvoir effacer ça", confie la directrice. L'enseigne à l'entrée de l'entreprise a été démontée, remisée dans un coin de son bureau. Le couvoir tente de se faire oublier.

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