Nouveautés disques Vinyles Brigitte Bardot et CD!
De nombreuses rééditions en disque vinyle a lieu actuellement dans les magasins FNAC et sur leur site Internet, un nouveau CD également est de la partie, cela coïncide au vingt ans de la disparition de Serge Gainsbourg.
CD :
Lien : http://musique.fnac.com/a3421782/Serge-Gainsbourg-From-St-Tropez-to-Paree-CD-album
Disques Vinyle : Sur le site Internet de la FNAC il n'y a pas de visuel.
J’ai acheté tous ces disques, ils sont magnifiques, bien sur ce n’est qu’une réédition par rapport au disque original cela n’a rien à voir mais ce sont de bonne pièce à posséder pour les amoureux de la galette en vinyle et bien sur pour les inconditionnels de notre BB nationale, tous ces disques vinyles sont à 10 euros l’unité.
Liste des disques vinyle :
1) Cheveux dans le vent (visuel indisponible) : 10 euros
Brigitte Bardot
Vinyl single . Paru le 15 février 2011
http://musique.fnac.com/a3438985/Brigitte-Bardot-Cheveux-dans-le-vent-Vinyl-single
2) Harley Davidson (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single . Paru le 15 février 2011
http://musique.fnac.com/a3438989/Brigitte-Bardot-Harley-Davidson-Vinyl-single
3) Fille de paille (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438991/Brigitte-Bardot-Fille-de-paille-Vinyl-single
5) Le mépris (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438976/Brigitte-Bardot-Le-mepris-Vinyl-single
4) Moi je joue (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single . Paru le 15 février 2011
http://musique.fnac.com/a3438986/Brigitte-Bardot-Moi-je-joue-Vinyl-single
5) Soleil (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438988/Brigitte-Bardot-Soleil-Vinyl-single
6) Ce n'est pas vrai (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438990/Brigitte-Bardot-Ce-n-est-pas-vrai-Vinyl-single
7) L'appareil à sous (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438982/Brigitte-Bardot-L-appareil-a-sous-Vinyl-single
8) Soleil (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single . Paru le 15 février 2011
http://musique.fnac.com/a3438988/Brigitte-Bardot-Soleil-Vinyl-single
9) Une parisienne (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438971/Brigitte-Bardot-Une-parisienne-Vinyl-single
10) Ca pourrait changer (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438984/Brigitte-Bardot-Ca-pourrait-changer-Vinyl-single
11) Bubble gum (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438987/Brigitte-Bardot-Bubble-gum-Vinyl-single
12) Ca pourrait changer (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438984/Brigitte-Bardot-Ca-pourrait-changer-Vinyl-single
13) Bubble gum (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438987/Brigitte-Bardot-Bubble-gum-Vinyl-single
14) Boulevard du rhum (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438981/Brigitte-Bardot-Boulevard-du-rhum-Vinyl-single
15) En cas de malheur (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438972/Brigitte-Bardot-En-cas-de-malheur-Vinyl-single
16) Le repos du guerrier (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438975/Brigitte-Bardot-Le-repos-du-guerrier-Vinyl-single
17) A coeur joie
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438978/Brigitte-Bardot-A-coeur-joie-Vinyl-single
18) Bonnie and Clyde - En duo avec Brigitte Bardot (visuel indisponible) (10 euros)
Serge Gainsbourg
Vinyl single | février 2011
19) Invitango (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438983/Brigitte-Bardot-Invitango-Vinyl-single
20) Vie privée (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438974/Brigitte-Bardot-Vie-privee-Vinyl-single
21) Voulez-vous danser avec moi (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438973/Brigitte-Bardot-Voulez-vous-danser-avec-moi-Vinyl-single
22) Viva Maria (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438977/Brigitte-Bardot-Viva-Maria-Vinyl-single
23) L'ours et la poupée (visuel indisponible) (10 euros)
Brigitte Bardot
Vinyl single | février 2011
http://musique.fnac.com/a3438979/Brigitte-Bardot-L-ours-et-la-poupee-Vinyl-single
Bruno Ricard
URGENCE ADOPTION...
Et je ne veux pas aller à la SPA. Mes anciens maitres ne peuvent plus me garder car déménagent sans jardin. Je ne demande que des caresses et de l'amour. Je ne fais pas de bêtises, je n'aboie pas, je suis très sage, très obéissante, très propre, je ne réclame pas à table, et je sais ce que veut dire NON. Je me ferai très petite et vous ferai des fêtes toute la journée. Je resterai auprès de vous si vous le voulez sinon j'irai dans mon coin. Je ne me bats pas avec les autres chiens. Ne mords pas, ne saute pas pour vous faire tomber Adoptez-moi ou faites-moi adopter par quelqu'un qui m'aimera.
Chienne Cortal de 6 ans, stérilisée. Croisement Labrador/Dhrathaal marron. Très sage très câline obéissante.
CONTACT : jade.horizons@free.fr
Merci pour cette adorable petite chienne qui ne demande que de caresses !
Bruno Ricard
La Tarte Tropézienne, le soleil de Saint Tropez au Pays du Soleil Levant
La Tarte Tropézienne a fêté ses 55 ans en 2010.
La véritable Tarte Tropézienne, celle d'Alexandre Micka, a été baptisée ainsi par Brigitte Bardot lors du tournage du film de Vadim "Et Dieu
créa la femme".
Recette secrète et déposée, réalisée encore aujourd'hui dans un esprit artisanal, la pâtisserie s'apprête, sous l'impulsion d'Albert Dufrêne Président du Groupe La Tarte Tropézienne, à conquérir
le marché national et international.
Le groupe vient de finaliser la construction d’un nouveau laboratoire de 2000 m2 au sol sur deux niveaux à Cogolin afin de répondre au mieux à la demande des consommateurs qui ne cesse de
croître. Ce nouveau laboratoire conserve le mode de fabrication artisanal des produits tout en multipliant le nombre des postes au sein de la pâtisserie. Une nouvelle unité qui représente le
point de départ du développement de la marque qui a investi 3,8 millions d’euros dans cette construction grâce à laquelle la production pourra être augmentée de 50%.
Le groupe a beaucoup investi en R&D pour la mise au point d’une Tarte Tropézienne surgelée, permettant à la marque de véhiculer ses valeurs d’authenticité, d’évasion, de plaisir et de
qualité, notamment à l’étranger.
La Tarte Tropézienne au Japon
Du 20 au 25 avril 2011, La Tarte Tropézienne est invité d’honneur de la Semaine de la Région Provence Alpes Côte d’Azur à Isetan Shinjuku de Tokyo. Les Japonais vont découvrir ou redécouvrir ce
produit présenté par Albert Dufrêne.
A cette occasion, la taille du produit a dû être repensée pour s’adapter au mieux à la culture japonaise : pas plus de 18 cm de diamètre (l’esprit kawaii !). « Les Japonais préfèrent les petites
portions et la taille de leur famille est également réduite » souligne Albert Dufrêne, fier et heureux de cette nouvelle conquête de territoire. « Chaque semaine, grâce à une logistique
respectant les contraintes liées aux produits frais, nous garantissons un délai de livraison de 4 jours à destination de Tokyo ». Le début d’une nouvelle aventure pour la tarte mythique.
Source : http://www.categorynet.com/communiques-de-presse/gastronomie/la-tarte-tropezienne,-le-soleil-de-saint-tropez-au-pays-du-soleil-levant-20110310152948/
Livre : "Faut-il manger les animaux ?" de Jonathan Safran Foer
Comment les pays développés ont pu passer en cinquante ans d'un état où la faim était un fait réel pouvant marquer des périodes de la vie (à l'image de la grand-mère de
Safran Foer) à un état d'abondance tel, que plus personne ne se soucie ni d'un éventuel état de manque, ni de la qualité de ce qu'il consomme ?
Le lien sacré entre l'être humain et ce qui le nourrit a été rompu au profit d'un mythe : celui du supermarché et de son stock inépuisable de ressources conditionnées "joliment", sans gras, sans sang, si possible sans os. Plus personne ne veut connaître la réalité de ce qu'il consomme, ni même savoir dans quelles conditions son repas du soir a été produit. C'est cette réalité que Jonathan Safran Foer approche avec son livre "Faut-il manger les animaux ?"
Il s'agit sans doute d'un texte militant, mais le propos n'est pas d'inviter les consommateurs du monde entier à devenir végétariens. Il s'agit plutôt d'un appel à la prise de conscience pour retrouver ce lien naturel qui unie l'homme à l'animal. Il explique : "Nous voyons si rarement des animaux d'élevage aujourd'hui qu'il est facile d'oublier cela. Les anciennes générations étaient plus habituées que nous tant à la personnalité des animaux d'élevage qu'à la violence qu'on leurs infligeait. (...) N'avoir que de très rares contacts avec les animaux permet d'écarter plus facilement les questions concernant la mesure dans laquelle nos actes peuvent avoir une influence sur la façon dont ils sont traités."
- "Faut-il manger les animaux ?"
- Jonathan Safran Foer
- Editions de l'Olivier
Cinéma : Annie Giradot : La «reine» tire sa révérence
Elle était tout simplement la «reine du cinéma français»
et vient de tirer sa révérence. Annie Girardot est partie en silence, dans l’indifférence, mais pas dans l’oubli.
Pour les spectateurs tunisiens, alors adolescents dans les années soixante-dix et même parmi ceux qui n’avaient pas de penchant pour le cinéma français, très florissant à l’époque, elle était
l’exception.
Dans la trempe de Jeanne Moreau et à un degré moindre de Catherine Deneuve, de Brigitte Bardot et de Marlène Jobert, elle pouvait faire rire, comme faire pleurer. Ses films-cultes envahissaient
les écrans tunisiens, au début des années soixante-dix du siècle dernier. On se souviendra toujours de son rôle impressionnant dans : «Mourir d’aimer» d’André Cayatte, en 1971. A sa sortie
tunisienne, en 1972, le tout-Tunis parlait de cette prof qui était amoureuse de son élève un mineur, et qui avait décidé d’aller jusqu’au bout de sa passion. Ce film est tiré d’un fait divers
réel qui avait secoué la France de l’époque.
On se souvient encore, qu’avant de voir un film, où jouait Annie Girardot, les bandes-annonces, qu’on appelait «lancements dans le temps nous annonçaient sans pléonasme aucun, la sortie prochaine
d’un autre film de cette actrice. Un nouveau rendez-vous au cinéma, qu’on devait prévoir entre copains du lycée, ou en famille. C’était le temps, où le cinéma faisait partie des distractions
premières des jeunes et des moins jeunes. Des rôles dramatiques, à ceux comiques, comme dans : «La Zizanie aux côtés de Louis de Funès, ou dans : «Elle boit pas elle fume pas, elle drague pas …
mais elle cause !» la reine «tirait son épingle du jeu.
Femme tout simplement Annie Girardot sevrait ses rôles avec beaucoup de spontanéité, mais aussi avec panache. Des rôles de composition qui avaient émaillé sa longue carrière. Elle avait débuté,
au milieu des années cinquante du siècle dernier, sous la direction notamment de Visconti, dans : «Rocco et ses frères», en 1960. Un autre film-culte, qui avait marqué les cinéphiles de
l’époque.
Annie Girardot venait du théâtre et elle avait repris le chemin des planches, après que les producteurs et les réalisateurs de cinéma ne faisaient plus appel à elle. Nous aurions aimé la voir
jouer à Tunis, au théâtre municipal, quand la municipalité de Tunis affichait une saison de pièces françaises. Mais, à notre connaissance, elle n’était jamais venue jouer, sous nos cieux, dans le
cadre d’une tournée de l’une de ses pièces. Annie Girardot avait marqué la grande époque du cinéma français, du temps du noir et blanc, jusqu’aux films en couleur. On ne l’oubliera jamais!
Source : http://www.jetsetmagazine.net/culture/revue,presse/cinema--la-reine-tire-sa-reverence.21.10434.html
Crocodile du Nil..Interview Bruno Ricard ! Dans "le Parisien"!
Journal le Parisien des hauts de Seine de ce jour le 08 03 2011.
J'ai également été interviewé par France bleu au journal de 12h00 (107.1 FM)
Bruno Ricard
EVANA Interview avec Christophe Marie..FBB...
EVANA Interview avec Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot (FBB)
"Je trouve insupportable d’avoir à financer, comme tous les contribuables, la propagande du CIV ou les subventions accordées aux éleveurs"
Après que Brigitte Bardot se soit plainte de la publicité malhonnête d'une campagne de pro-viande presque complètement financée par le Ministère de l'Agriculture, le Jury de
Déontologie Publicitaire a ordonné que deux spots publicitaires soient retirés. Nous avons demandé à Christophe Marie, le porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot (FBB), de nous en dire plus sur cette victoire
remarquable en particulier, et sur son travail en général.
Mars 2011
EVANA: Tout d'abord, toutes nos félicitations à propos de la victoire de la FBB contre la campagne du CIV (Centre d’Information des Viandes) « Soyons Fermes » qui a voulu afficher les mérites écologiques des élevages !
Cependant, même si le retrait de deux spots donne un signal très important, les contribuables français devront probablement continuer à financer de nombreuses campagnes de pub pro-viande à
l’avenir?
Christophe Marie : C'est une belle victoire en effet car il n'est jamais facile de gagner face à l'industrie de la viande et au ministère de l'Agriculture. Cela dit, des messages trompeurs il y
en a toujours, que ce soit pour inciter le public à manger du lapin, du cheval ou encore des produits laitiers. Il est vrai que dans sa dernière campagne, le CIV a été très loin dans la
provocation et la désinformation en voulant faire croire que l'élevage des porcs est "artisanal" en France et que l'élevage des bovins est bénéfique pour l'environnement. On prend vraiment les
consommateurs pour des crétins en diffusant de telles inepties. C'est d'autant plus choquant que ces spots sont financés par le ministère de l'Agriculture, donc par nos impôts. D'ailleurs, je ne
sais pas où ce ministère trouve les fonds pour financer cette propagande alors que, dans le même temps, ses services vétérinaires négligent les contrôles dans les élevages et abattoirs par manque
de moyens.
Y a-t-il déjà eu des initiatives politiques sérieuses visant à contrôler des fermes industrielles et leur impact sur l'environnement, particulièrement en Bretagne? Il y a quelques semaines l'ONG
(Organisation Non Gouvernementale) « France Nature Environnement » a lancé une campagne d'information mais certaines affiches ont été censurées car jugées « irresponsables ». Comment peut-il être
« irresponsable » de faire savoir à la communauté nationale et internationale l’existence de pollutions mortelles dans quelques secteurs côtiers et informer sur la toxicité de l’eau qui n’est
plus consommable ? Que doit-il se passer pour que l’écologie passe avant l’économie ?
CM : Lorsqu'on arrive au bout d'une impasse le bon sens voudrait qu'on fasse demi-tour pour repartir dans la bonne direction mais si vous prenez le cas de la Bretagne, où les plus gros élevages
sont concentrés, eh bien il n'y a aucune volonté de faire marche arrière. L'eau n'est plus consommable, les nappes phréatiques sont empoisonnées durablement et la mer est contaminée à son tour
par l'apparition d'algues tueuses. Tout cela est extrêmement grave et devrait amener à une remise en cause de l'élevage, mais il n'en est rien. Tant que l'homme sera homme, l'économie l'emportera
toujours sur l'écologie, je ne me fais aucune illusion sur ce point.
Quelles ont été les réactions à ce jour après que Brigitte Bardot ait intenté une action en justice contre les ministères de l'Agriculture et de l'Intérieur en les accusant de fermer les yeux sur des
méthodes de mise à mort dans les abattoirs français qui ne respectent pas la règlementation européenne ?
CM : Evidemment ils n'ont pas beaucoup apprécié mais nous ne sommes pas là pour les flatter. Ces ministres sont responsables, donc coupables de la situation scandaleuse que nous dénonçons avec
des millions d'animaux qui, aujourd'hui, se font égorger sans aucun étourdissement préalable et dans des souffrances innommables. Il existe une réglementation européenne et nationale qui impose
l'étourdissement préalable, l’exception prévue dans le cadre de l’abattage rituel devient la règle dans les abattoirs qui, en plus d'être des lieux de mort et de souffrance, sont devenus des
lieux de torture animale.
Le mois dernier, la FBB a regroupé ses forces avec d'autres organisations dans une bataille contre l'abattage rituel.. Comment la campagne a-t-elle été perçue ? Y a t il une raison d’espérer que
dans un futur proche l'abattage rituel puisse devenir une chose horrible du passé ?
CM : L'abattage, quel qu'il soit, est une chose horrible du présent. Mais il est important de dénoncer la cruauté supplémentaire représentée par l'égorgement à vif des bêtes qui peuvent, dans
certains cas, rester conscientes plus de 10 minutes après avoir eu la gorge tranchée. Avec cette campagne nous voulions également informer les consommateurs que plus de 70% des viandes issues de
l'abattage casher et 60% du halal se retrouvent dans les circuits classiques sans aucune indication. Là encore il y a une volonté de tromper le consommateur car le gouvernement s'oppose à la mise
en place d'un étiquetage qui informerait le consommateur sur les conditions d'abattage des bêtes. C'est pourquoi nous avons demandé au public de ne plus consommer de viande du tout car, dans le
doute, le mieux est encore de s'abstenir.
Dans le cadre de votre travail vous devez être témoin de processus d'abattages rituels et autres atrocités semblables. Comment réussissez-vous à surmonter de telles épreuves auxquelles
beaucoup de personnes ne pourraient probablement pas faire face ?
CM : On ne sort pas indemne de ces épreuves, j'en ai conscience, mais lorsqu’on s'oppose à la barbarie nous n’avons pas le choix qu’y être parfois confrontés. Lors des sacrifices de
l'Aïd-el-Kebir par exemple, le plus insoutenable n'est pas l'égorgement des bêtes mais plutôt de les voir quelques minutes avant en sachant que nous ne pourrons pas toutes les sauver. La
Fondation en récupère beaucoup et je me rappelle particulièrement une année, il y a 2 ou 3 ans, où nous avions lâché une cinquantaine de moutons dans la propriété de Brigitte Bardot. C'était un
bonheur total que voir ces animaux libres alors que nous venions de les retirer d'une cabane de chantier où ils étaient entassés avant d’être égorgés. Nous naviguons en permanence entre sordide
et espoir, comme cet été aux îles Féroé durant la mission que nous avons menée avec Sea Shepherd, notre but était de repérer des globicéphales afin de les éloigner des côtés, mais les seuls que
nous ayons trouvés étaient des cadavres à la dérive. Mais durant notre mission de 4 semaines en mer, qui a été une véritable épreuve pour nous tous, les massacres ont cessés alors que nous étions
en pleine période de chasse.
Parlons de la chasse à la baleine, s'il vous plaît. Sea Shepherd a réussi ce que la diplomatie, les menaces et les boycotts n’ont jamais obtenus, à savoir couper court la saison de chasse
à la baleine japonaise. Cependant, malgré cette victoire, les massacres annuels de dauphins au Japon/Taiji continuent et les îles Féroé célèbrent toujours un bain de sang chaque année. La Norvège
n'a pas la moindre intention d'abandonner le harponnage des baleines et l'Islande veut même devenir membre de l'UE sans même respecter sa politique de non chasse. Qu’est-ce que les ONG
peuvent-elles faire contre de tels impitoyables voyous de l’environnement ?
CM : J'ai beaucoup d’admiration pour les volontaires de Sea Shepherd et pour Paul Watson. Leur victoire en Antarctique cette année montre combien il est nécessaire d'affronter l'ennemi sur son
propre terrain, sans perdre trop de temps avec la diplomatie qui ne mène nulle part. La Norvège, l'Islande et le Japon sont coupables de tuer chaque année des centaines de baleines et le Danemark
et coupable de laisser faire les massacres de cétacés aux îles Féroé. Nous pouvons agir en boycottant les produits provenant de ces pays mais il ne faut rien attendre des gouvernements, car comme
je le disais en début d'interview, tant que l'homme sera homme, l'économie l'emportera toujours sur l'écologie et sur la préservation des espèces.
Bien que, heureusement, l'exportation de peaux de phoques canadiens vers l’union européenne ait pu être arrêtée, la chasse aux phoques continue inlassablement dans d'autres pays,
particulièrement en Namibie, où le deuxième plus grand massacre
de phoques a lieu. Connaissez-vous des campagnes en cours pour protéger les phoques partout dans le monde et pas seulement ceux du canada ? Quelque chose a-t-il été amorcé par
des ONG ou des politiciens ?
CM : Le règlement européen qui a été adopté ne vise pas spécifiquement les phoques du Canada mais les produits provenant de tous les pinnipèdes, y compris des otaries de Namibie. Brigitte Bardot
a été l'une des premières à dénoncer ces massacres, elle s'était rendue, il y a plus de 20 ans, au JT de TF1 pour dénoncer les tueries pratiquées en Namibie. A l'époque cela avait fait un tel
scandale que les autorités s'étaient engagées à ne pas tuer les otaries. Seulement, nous avons appris ensuite qu'elles avaient été repoussées vers les côtes d'Afrique du Sud où elles ont été
massacrées... Les différents appels de Brigitte Bardot en Namibie et en Afrique du Sud n'ont rien changé alors nous étudions, actuellement, un projet d'action qui pourrait être mené en
coopération avec Sea Shepherd. A ce stade, ce n'est qu'un projet et je ne peux pas en dire plus.
Les décideurs européens s’intéressent à la forme des bananes et autres questions sans importance, mais jusqu'ici ils ont préféré méconnaître le problème et l'énorme souffrance des animaux
errants. En septembre dernier la Présidence belge a fait des efforts pour une stratégie commune sur le bien-être des chiens, mais il n'y a pas eu de
suivi on dirait. Est-ce que l’adage « pas de nouvelle, bonne nouvelle » s’applique dans ce cas, quand on connait les menaces qui pèsent sur les animaux errants de Roumanie et autres pays ? Quelle
est la situation aujourd'hui ?
CM : Il ne faut pas perdre de vue que l'Union européenne a été construite uniquement pour faciliter et harmoniser les échanges commerciaux, le fameux ou fumeux marché commun. Le problème des
chiens errants n'a rien à voir avec cela, c'est un problème national qui doit être géré par l'Etat membre qui y est confronté. De la même manière, l'UE n'est pas compétente dans le domaine des
corridas ou autres "traditions" barbares qui perdurent dans certains pays européens comme la France. La situation des animaux en Roumanie est dramatique car aucun engagement n'est respecté, nous
en savons quelque chose puisque la Fondation avait ouvert une antenne à Bucarest il y a une dizaine d'années pour mener une vaste campagne de stérilisation des chiens. J’avais participé à de
nombreuses réunions avec le maire de Bucarest, aujourd'hui Président de la Roumanie. Brigitte Bardot était même venue signer un contrat avec lui nous autorisant à stériliser les chiens puis à les
relâcher là où ils avaient été capturés. Mais quelques jours seulement après avoir signé le contrat, le maire a envoyé ses équipes municipales pour capturer les chiens et les tuer dans les pires
conditions. C'était d'autant plus monstrueux qu'ils s'en sont pris en priorité aux chiens que nous venions d’opérer et qui avaient un collier pour les différencier des autres. Nous avons fermé
cette antenne mais nous continuons d'aider les Roumains en finançant des campagnes de stérilisation menées dans de plus petites villes, comme à Brasov, et la Fondation fait livrer chaque mois des
croquettes dans plus de 20 refuges en Roumanie.
Votre organisation lance et participe à une multitude de campagnes en France et à l'étranger. Quels sont les critères pour votre engagement et quels sont les projets les plus importants à
l'heure actuelle ?
CM : Tous les projets sont importants et nos critères reposent sur la viabilité et la pertinence des programmes que nous souhaitons mener. La Fondation Brigitte Bardot a établi des partenariats
sur tous les continents, dans une cinquantaine de pays, elle aide de nombreuses structures spécialisées dans les soins aux primates en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud, elle cofinance
également les frais de fonctionnement d'un hôpital pour éléphants en Thaïlande. Nous menons de vastes campagnes de stérilisation des chiens en Inde, idem en Afrique du Sud, au Mexique et un peu
partout dans le monde. En Bulgarie nous avons créé, en partenariat avec l'association Vier Pfoten, un sanctuaire pour les ours "dansants" qui a permis de mettre un terme à cette tradition
cruelle. C'est un endroit magique car les ours ont retrouvé leurs instincts naturels alors qu'ils ont été exploités toute leur vie dans les pires conditions. Cet hiver, ils sont tous entrés en
hibernation et pour certains c'était la première fois. En France, la Fondation Brigitte Bardot mène énormément de campagnes et apporte une aide concrète sur le terrain, nous sommes par exemple
l'organisation qui finance le plus de campagnes de stérilisation des chats errants, plus de 9000 opérés rien que sur l'année 2010 et nous dépasserons les 10 000 cette année. Ces campagnes ont
permis l'arrêt des captures et de la mise à mort des chats libres dans notre pays.
En novembre 2009, EVANA a cosigné la lettre
ouverte de BB au Président de la CE, José Manuel Barroso : "le lancement d’une journée Végétarienne européenne serait un signal fort". Avez-vous reçu une réponse de M. Barroso
ou d’un autre officiel de l'Union européenne à cet égard ?
CM : Oui, la Commission européenne a répondu en reconnaissant que : « les activités agricoles ont un impact indéniable sur l’environnement et contribuent au changement climatique, notamment au
travers de la déforestation » mais aucun engagement n'a été pris pour une journée végétarienne. C'est pourquoi, nous invitons le public à adopter un régime végétarien, et mieux encore végétalien,
non pas 1 mais 365 jours par an.
Il y a des millions de végétariens à travers l'Europe, mais jusqu'ici il n'y a pas eu de reconnaissance officielle de notre existence. Aucun conseil nutritionnel, aide et conseil ne sont
prévus pour cette minorité en forte croissance. Voyez-vous une raison qui puisse expliquer ce silence ? Est-ce que les végétariens européens sont juste trop timides et paisibles ou nous
n'avons-nous pas trouvé la façon de faire entendre notre voix ?
CM : Je ne sais pas trop quoi répondre à cela car, personnellement, je n'ai pas besoin d'une reconnaissance officielle pour savoir que j'existe. Je crois qu'il n'est pas utile d'avoir toujours à
attendre des autres qu'ils acceptent ce que nous sommes, et c'est vrai dans tous les domaines. Quand j'ai décidé de devenir végétarien à l'adolescence, je n'ai pas attendu qu'on me dise ce que je
devais ou ne pas faire, ni même si ma décision était bonne ou pas. Il faut faire des choix dans la vie et les assumer pleinement, mais qu'ils soient ou non reconnus par la société pour moi cela
est très secondaire, je m'en fou en fait. En revanche, je trouve insupportable d’avoir à financer, comme tous les contribuables, la propagande du CIV ou les subventions accordées aux éleveurs. 20
millions d’euros seront prochainement débloqués pour les interprofessions de l’œuf et du foie gras qui ne respectent pas les normes européennes sur les cages. Les Français, végétariens ou non,
sont rackettés pour soutenir des éleveurs voyous qui devraient être sanctionnés.
La viande a une très mauvaise presse et cela s’empire de jour en jour à mesure que les détails de ses impacts sont découverts, faisant ainsi de la viande « le nouveau tabac ». De plus en
plus de personnes en prennent conscience et s'adaptent en devenant végétariens. Comment voyez-vous la consommation de viande en 2020 ?
CM : Probablement que dans les pays riches le végétarisme a des chances de se développer, aussi parce qu'il existe désormais de nombreuses alternatives à la viande. Mais la préoccupation majeure
vient des pays à fort développement, comme l'Inde ou la Chine, qui comptent une population humaine très importante et qui consomment de plus en plus d'animaux. Si on porte une vision globale sur
la consommation de la viande, alors je suis très pessimiste car les parts de marché perdues en Europe seront gagnées ailleurs, soyez certains que les filières y veilleront, quitte à faire comme
elles le font partout une désinformation grossière.
Des indications affirment que le nombre de végétariens en France est plus faible que dans certains autres pays européens. Est-ce le cas, si oui, pourquoi ? Existe-t-il des informations
fiables sur le nombre de végétariens et végétaliens en France ?
CM : Je ne pense pas qu'il y ait un recensement précis mais il est vrai que les végétariens sont peu nombreux en France et les végétaliens nettement moins encore. C'est probablement dû à la
"gastronomie" française, très carnée, qui est une horreur et l'une des pires au monde pour les végétariens. D'une manière générale, nous avons un très gros retard dans l'acceptation du
végétarisme. Les remarques qu'on entend sont confondantes de stupidité, pour beaucoup ne pas consommer de produit d'origine animale entraine forcément de graves carences alors que c’est
exactement l’inverse.
Et maintenant une question personnelle : depuis combien de temps travaillez-vous à la Fondation Brigitte Bardot ? Quels ont été les événements les plus positifs et les plus déprimants
durant cette période ?
CM : Cela fait tout juste 20 ans que je travaille à la Fondation Brigitte Bardot qui fête, cette année, ses 25 ans d'existence. J’ai tendance à évacuer les souvenirs pour regarder ce qu'il reste
à accomplir mais parmi les moments forts, je me rappelle d'une journée particulière en Serbie où nous étions présents pour organiser une campagne de stérilisation des chiens errants. Le matin
j'avais fait une visite à la fourrière de Belgrade qui était un camp de la mort absolument inimaginable. Les chiens étaient entassés dans un bâtiment sordide, tous enfermés dans de petites cages
dont l'une contenait pas moins de 40 chiots. Cet enfer était accolé à un crématorium avec une grande cheminée d'où s'évacuée la fumée des corps carbonisés. C'était une vision de cauchemar et
lorsque nous nous sommes rendus quelques heures après à la Mairie, avec Patrick Sacco de l'association Respectons qui est un militant exemplaire, nous avons donné comme condition préalable au
financement de la campagne de stérilisation, que cette fourrière soit fermée et que tous les animaux nous soient confiés. C’était un peu un coup de poker, pourtant le maire nous a suivi et nous
avons dû organiser, dans la nuit, une opération pour trouver des placements provisoires pour les 140 chiens que nous avons été chercher le lendemain matin dès l'ouverture de la fourrière. La
fourrière a été fermée et les animaux ont été placés dans le refuge que nous avons construit à Belgrade.
Parmi les moments douloureux, je repense à notre intervention en Italie, à la frontière Slovène, où nous nous étions rendus avec Brigitte Bardot pour dénoncer les transports d'animaux. A un
moment, BB s'est mise devant un camion où étaient empilés, sur trois étages, des centaines d'agneaux épuisés. A l’intérieur la chaleur était extrême et les petits, totalement déshydratés,
tentaient de nous lécher la main. Franchement, j’étais anéanti par cette vision sachant très bien qu’ils partaient tous à l’abattoir, mais Brigitte a été d’une force incroyable, elle est montée
dans le camion et a obligé le conducteur à décharger les bêtes dans un centre de repos. Il y avait pas mal de cadavres dans le camion alors elle a pris deux agneaux immobiles, mais toujours
vivants, elle est sortie en les portant dans ses bras et personne n’aurait pu l’arrêter.
La difficulté dans ce combat est qu'il n'offre aucun repos, aucun répit, alors forcément il isole car il n'est pas évident d'être entouré de personnes qui comprennent cet engagement
total, mais c'est un choix de donner un sens à sa vie en la mettant au service d'une cause. En fait, ce n'est pas réellement un choix, c'est une évidence, une nécessité absolue.
Christophe, nous vous remercions beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à nos questions et vous souhaitons beaucoup de succès, en France et partout dans le monde.
Source: Fondation Brigitte Bardot
Autor: EVANA/Christophe Marie
