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Expo Brigitte Bardot : les négociations se poursuivent

Publié le par Ricard Bruno

 L'affluence à Boulogne-Billancourt frôle aujourd'hui les 80 000 visiteurs. Ici, Jean-Marie Périer, photographe phare des années 1960. : Photo Delph L'affluence à Boulogne-Billancourt frôle aujourd'hui les 80 000 visiteurs. Ici, Jean-Marie Périer, photographe phare des années 1960. : Photo Delph

Presque sur la même longueur d'onde. Alors que dans nos éditions de novembre dernier, Var-matin rapportait les difficultés qui persistaient entre la municipalité tropézienne et les organisateurs de l'exposition ''Brigitte Bardot, les années insouciance'', les contacts, depuis, se sont multipliés entre les deux parties.

Saint-Tropez est donc bel et bien toujours sur les rangs. « On avance bien. On échange depuis des semaines », commente sobrement Claude Maniscalco, directeur de l'office de tourisme.

L'office a été chargé de réaliser « une étude de faisabilité » quant à la tenue de cette exposition au coeur du village. Et, petit à petit, les points d'achoppement s'aplanissent.

Même son de cloche auprès d'Akouna Production, société organisatrice de la rétrospective. Quoiqu'il arrive, « l'exposition sera sur la Côte d'Azur cet été, assure Tristan Duval. Mais c'est prématuré de dire qu'elle se fera à Saint-Tropez...» Peut-être échaudé par le désistement de dernière minute de Nice, le producteur a « gardé plusieurs pistes. Même si, nuance-t-il aussitôt, la préférence de tout le monde s'oriente vers Saint-Tropez ». Ce dernier choix se révélerait « plus cohérent, légitime », constate simplement Tristan Duval.

Repérages des espaces

Aussi vrai que personne ne comprendrait comment une autre ville du Sud puisse récupérer cet événement tellement associé à la cité du Bailli.

Pour l'heure, l'office est chargé de trouver des solutions. « Nous travaillons actuellement avec les organisateurs afin de résoudre les contraintes techniques ».

Pas plus tard que la semaine dernière, le scénographe et le directeur artistique de la production étaient présents à Saint-Tropez pour une visite des lieux.

Des repérages instructifs puisque dans cette rétrospective, la production « crée des univers » qui nécessitent de pouvoir morceler des espaces.

« Il faut être innovant »

L'étude de faisabilité commandée par la mairie devra offrir, bien sûr, une vision d'ensemble du projet : coût d'aménagement des lieux d'exposition - flux de visiteurs - et dépenses de fonctionnement - sécurité, billetterie fléchage - induites par la durée de la rétrospective.

Parallèlement, l'office doit expertiser l'exploitation de cette manifestation. « Il faut que l'événement soit de qualité », souligne avec à-propos Claude Maniscalco.

Une chose est sûre, celle-ci ne doit pas ressembler à l'exposition parisienne. « Ce ne sera pas une réplique. Les visiteurs ont aimé Boulogne-Billancourt. L'exposition de Saint-Tropez, village qui a vu s'épanouir Brigitte Bardot, doit être une apothéose ».

Donc, afin d'être attractif, « il faut être innovant. C'est un message que nous avons évoqué avec l'organisateur pour que l'ensemble prenne encore plus d'âme et de signification ».

Et le village, élément incontournable, se doit de faire vivre ''Bardot''.

L'office va s'attachera à impliquer les professionnels du village. « Qu'ils s'emparent de l'événement » et deviennent à leur tour des ambassadeurs de l'exposition.

Visiblement, l'envie est là. Se concrétisera-t-elle ?

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Serge Gainsbourg aurait eu 82 ans cette année...

Publié le par Ricard Bruno

 

Serge+Gainsbourg jeune



Qu’elles soient drôles ou sentimentales comme le Poinçonneur des Lilas, la chanson de Prévert, Melody Nelson, Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve, je suis venu te dire que je m’en vais, ou coquines comme les Sucettes,   je t’aime moi non plus, la Décadanse, Variations sur Marilou, toutes ses chansons étaient l’antithèse de la banalité.

 

 

 

 

 

 

 

Gainsbourg Birkin


Il a écrit pour les plus grandes, de Brigitte Bardot à Vanessa Paradis, en passant par Juliette Gréco, France Gall, Régine, Françoise Hardy et bien d’autres, sans oublier bien sûr Jane Birkin !

 



Parfois à court d’inspiration, surtout dans ses dernières années, il a toujours réussi à éviter la médiocrité et la vulgarité.


 

 

bardot sg


L’homme qui se considérait comme le plus laid de la planète eut une histoire d’amour avec celle qui passait en son temps pour la plus belle femme du monde .

 



 


.Personnage fascinant et provocateur, tantôt touchant, tantôt carrément insupportable, il est toujours resté lui-même, vivant à l’écart de la mode et de la « politique correction ». Par son intelligence et son talent, il avait su transcender ses complexes pour séduire les femmes auxquelles même les plus beaux garçons n’osaient rêver.

 

 

tetedechouAfin d’exorciser tout ce qu’il détestait en lui, il avait créé le personnage cynique et dérisoire de Gainsbarre, qui finit malheureusement par prendre le dessus.


L’ « Homme à tête de Chou » est parti le 1er mars 1991 à l’âge où d’autres, aujourd’hui, devraient comprendre qu’il est temps d’arrêter.

 




serge-gainsbourg-1970



Parti sans héritier « artistique », preuve, s'il en est besoin, de son immense talent !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à France 3 de l'avoir ressucité hier l'espace d'une soirée...

 




Source : http://veaugues.over-blog.com/article-il-aurait-eu-82-ans-cette-annee--43237630.html

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De Brigitte Bardot à Jane Birkin, elles ont marqué sa vie...

Publié le par Ricard Bruno

"J'en ai connu beaucoup à l'horizontale mais je peux pas dire qui, ce serait de la délation" se vantait parfois le dandy Serge Gainsbourg. Les femmes qu’il a aimées, celles avec qui il a chanté, tourné, et puis sa fille, bien sûr, Charlotte: Gainsbourg et les femmes, c’est une histoire d’amour au long cours qu’il convient de raconter… en images.



Le petit Lucien Ginsburg a grandi avec sa maman Olia, et ses deux sœurs, Jacqueline et Liliane (la seconde était sa fausse jumelle). Est-ce pour cela que très rapidement, le futur Gainsbarre allait être fasciné par les femmes? En tous cas, il se rêve peintre et se passionne pour le nu féminin : aux Beaux-Arts, il rencontre Elisabeth Levitsky, qui devient sa première épouse en 1951. Si la vie de bohème l’emballe, Serge se lasse de «Lize» et s’en va, six ans plus tard.

Il se trouve laid mais n’en revient pas: Gainsbourg devient chanteur et s’avère aussi un vrai séducteur: Juliette Gréco craque pour lui le temps d’une brève liaison qui lui inspirera La Javanaise en 1963. L’année suivante il se marie avec Françoise-Antoinette Pancrazzi: fini la vie de bohème, cette fille d’un industriel, divorcée d’un prince, lui offre le confort d’un appartement près de la place de la Madeleine et… deux enfants, Natacha et Paul. Qu’il ne verra plus beaucoup lorsqu’il quittera leur mère.

Lui, qui se trouve si laid, n’en revient pas de les faire tomber comme des mouches: Brigitte Bardot, qui lui brisera le cœur, puis la petite Anglaise, Jane Birkin, et plus tard la jolie mannequin Bambou, qui sera sa dernière épouse et la maman de Lucien, son plus jeune fils, né en 1986.

Et puis il y a toutes celles, de ravissantes ingénues qui le fascinaient, dont il a été le pygmalion, de Catherine Deneuve (Dieu est un Fumeur de Havane) à Vanessa Paradis (Variations sur un Même T’Aime) en passant par France Gall (Sucettes et Poupée de Cire, Poupée de Son) et Isabelle Adjani (Pull Marine).
Redécouvrez Gainsbourg et Gainsbarre avec les femmes qui ont marqué sa vie.


Avec Brigitte Bardot

Initiales B.B

Le libertin tombe amoureux de Brigitte Bardot, rencontrée sur le tournage du film Voulez-vous Danser avec Moi (photo). Il lui offre Harley Davidson, duettise avec elle Bonny and Clyde et Comic Strip. Ils enregistrent la première version de Je T'aime moi non Plus. Mais Brigitte le quitte: la rupture lui inspire Initials B.B et Comment Te dire Adieu, écrite pour Françoise Hardy mais dédiée à Bardot.


Source : http://www.gala.fr/l_actu/on_ne_parle_que_de_ca/photos-_serge_gainsbourg_et_les_femmes_194836

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Gainsbourg (vie héroïque), inspiré

Publié le par Ricard Bruno

Gainsbourg (vie héroïque), inspiré

 

 

Magique et inspirée : la légende Gainsbourg plus que sa vie. Sfar réussit son passage au cinéma.

Pour ses premiers pas derrière la caméra, le dessinateur du Chat du rabbin griffe un coup de maître. Mêlant vraies anecdotes et fausse chronologie, Sfar trace un parcours inouï, celui d'un petit garçon contraint de porter l'étoile jaune qui, adulte, deviendra un artiste original. Gainsbourg avait fait de sa vie une légende. Le réalisateur la magnifie. Le conte est un ravissement pour les fans incollables qui se délecteront des détails comme pour les néophytes qui apprendront certains des secrets de fabrication de ses chansons.

Plusieurs idées de génie évitent au film d'être un banal biopic. D'abord, Sfar n'a pas cherché à nier qu'il venait du dessin, comme Gainsbourg, et le revendique dès le générique. Cette présence picturale se traduit par une autre création, une caricature en latex : la Gueule. Celle-ci permet de nourrir un dialogue Gainsbourg/Gainsbarre très réussi. Pour ne pas tomber dans le best of, Sfar fait réinterpréter les tubes par ses comédiens. Les duos avec Boris Vian (Philippe Katherine) et surtout avec la très sensuelle Brigitte Bardot (Laetitia Casta) sont particulièrement réussis.

Mais le film ne tiendrait pas sans l'incroyable interprétation d'Eric Elmosnino. Acteur de théâtre renommé (on l'a vu dans Le dieu du carnage), il a chopé l'élégance, le phrasé, l'ironie de Gainsbourg sans jamais tomber dans l'imitation. Du grand art.

Source : http://www.lexpress.fr/culture/cinema/gainsbourg-vie-heroique_842949.html

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Laetitia Casta sublime Brigitte Bardot...

Publié le par Ricard Bruno

Laeticia Casta, à l’affiche du film "Gainsbourg (vie héroïque)" mercredi, sublime un autre mythe, agitant la beauté de la blonde B.B, de ses initiales elle incarne merveilleusement la muse Brigitte Bardot.

Si vous regardez la bande-annonce de Gainsbourg (vie héroïque) vous croiserez peut être, une blonde voluptueuse qui de sa bouche en forme de cœur entonne la légèreté. Une chimère, un sex-symbol, interprété par Laetitia Casta, pastiche troublante, fabuleuse copie. Laetitia Casta prochainement Mme du Barry, s’est confiée dans Madame Figaro où elle raconte qu’elle a appelé la vraie Brigitte Bardot avant d’accepter le rôle : "Ce n’est pas rien d’incarner Brigitte. Mais, avant d’accepter, j’ai voulu l’appeler. Comme si j’avais besoin de son approbation… Brigitte m’a raconté plein de choses avec légèreté. Elle m’a dit: "Souvent, je savais que je faisais des conneries, mais justement, je voulais les faire." Après notre conversation, j’ai eu encore plus envie d’interpréter ce rôle."

La vie de Serge Gainsbourg adaptée au cinéma, cette scène retrace l’idylle, fin des années 70, entre la belle et la bête, la muse et son pygmalion, Brigitte Bardot et Serge Gainsbourg. Rentrés tard d’une nuit agitée, B.B se laisse aller dans les bras de Morphée, à son réveil, le poète lui a écrit deux chansons, Bonnie and Clyde et Je t’aime…moi non plus. Il lui écrira aussi Harley Davidson, Contact, Comic Strip, Bubble Gum, La Bise aux hippies, L'Appareil à sous, Je me donne à qui me plaît. Puis à leur rupture, Gainsbourg lui dédiera une chanson-hommage : Initials BB. Très sensuelle dans la bande-annonce de Visage, Laetitia Casta calice enlacé d'une étoffe vacillante, parfumée aux essences de Guerlain, signe de son dessin, les charmes des Initials, B.B.

Source : http://www.melty.fr/laetitia-casta-sublime-brigitte-bardot-actu28522.html

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Gainsbourg (vie héroïque), talentueux

Publié le par Ricard Bruno

Talentueux, Eric Elmosnino évite le simple numéro mimétique.
Le projet était excitant. Le film est formidable. Pas de mais. Pas de néanmoins. Pas de réserve. Gainsbourg (vie héroïque) est ce que chaque long-métrage devrait être : l'oeuvre d'un créateur, fruit d'une mûre réflexion décomplexée. Joann Sfar n'en fait qu'à sa tête et qu'à son oeil, et cela se voit. Plutôt que de raconter sagement Serge Gainsbourg par le menu, il fantasme le mythe, mélange vérités et illusions, transcende la réalité pour mieux souligner les ambitions et les angoisses d'un être exceptionnel. Donner chair au double de Gainsbourg, le fameux Gainsbarre, grâce à une marionnette vivante affublée d'une gigantesque gueule de carnaval n'est pas la seule idée de génie du réalisateur. Il y a également cette volonté de montrer les femmes de Gainsbourg telles que l'inconscient collectif les désire (mention spéciale à Laetitia Casta en Brigitte Bardot) et la chance (il en faut aussi) d'être tombé sur Eric Elmosnino, suffisamment talentueux pour éviter le simple numéro mimétique. Et, de la décoration à la lumière en passant par les costumes, tout participe d'un élan artistique désignant Gainsbourg (vie héroïque) comme l'exemple parfait du vrai bon film français.

Source : http://www.lexpress.fr/culture/cinema/gainsbourg-vie-heroique_843011.html

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Balkany, tout en finesse...

Publié le par Ricard Bruno

Quel homme politique français d'origine hongroise peut être assez faraud pour publier un livre dans lequel il se vante d'avoir couché avec Brigitte Bardot, de fréquenter le monde du show business, d'avoir beaucoup trompé sa femme et trahi ses amis sauf un, le plus vieux d'entre eux, Nicolas Sarkozy? Patrick Balkany bien sûr!  Une autre vérité, la mienne est l'histoire trash et divertissante, non moins revendiquée vraie par son auteur, de Patrick Balkany qui montre ainsi à Giscard ce qu'il sait faire en terme de déclarations sexy.

En publiant ce livre la semaine dernière, le maire de Levallois-Perret voulait rétablir la vérité, celle d'un homme qui n'est pas le "beauf" malhonnête que décrit sa caricature. Exercice réthorique du faux repentir, une manière moderne de refaire parler de soi en en rajoutant une couche, en assumant de façon très "bling-bling" sa réputation. Le croustillant du passage consacré à ses conquêtes n'a d'égal que sa complaisance. On est loin d'un ouvrage rétrospectif sur une grande carrière politique vertueuse, et bien plus proche de l'aveu d'un grand enfant, désireux de se rassurer. Patrick Balkany tient même à revenir sur l'épisode le plus scandaleux de ses infidélités, celui qui avait amené sa maîtresse à déposer une plainte qu'elle a retirée par la suite. Il était alors question d'une affaire de fellation sous la menace d'une arme. A l'époque, Balkany avait trouvé son meilleur avocat en la personne de sa femme, Isabelle, qui aurait déclaré : "Vous n'imaginez pas que Patrick puisse avoir besoin d'une arme pour obtenir ce type de services".

Mis à part sa femme, qu'il n'a jamais quitté, et avec qui il a effectué tout son parcours politique, il y a un autre personnage central dans ce livre. Nicolas Sarkozy, qu'il rencontre dans sa jeunesse, lui annonce à 22 ans qu'il sera président. Balkany sera alors de tous les coups avec son ami Nicolas : ensemble ils rejoindront Pasqua, ensemble ils trahiront Pasqua, ensemble ils rejoindront Chirac, ensemble ils trahiront Chirac, ensemble ils soutiendront Balladur, mais ils perdront. Ils auront la même traversée du désert, et Patrick Balkany sera également condamné pour abus de biens sociaux. A propos de cette affaire, il a déclaré à son retour en politique qu'il était "l'homme le plus honnête du monde." Condamné pour avoir payé trois de ses domestiques personnels aux frais du contribuable levalloisien pendant 10 ans, il explique encore aujourd'hui qu'il a commis cette erreur pour pouvoir recevoir les chefs d'entreprises dont il avait besoin pour qu'ils viennent s'installer à Levallois, et que cela n'avait pas été un avantage quelconque pour lui. Arrivera t-on un jour à le plaindre?

Source : http://www.hu-lala.org/?p=4364#comment-411

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Bardot: "J'ai aimé Serge à la folie"

Publié le par Ricard Bruno

L'icône des sixties, incarnée dans le film de Joann Sfar par Laetitia Casta, raconte son intense passion pour "l'homme à la tête de chou".

"Nous avons vécu un amour très pur et très romantique. Un amour comme on en rêve, une fois dans sa vie. Quarante ans sont passés, mais notre histoire reste un moment sublime de passion. Serge était un garçon réservé et pudique, vraiment très pudique, dont je garde un souvenir merveilleux. Rien ne m’énerve plus que d’entendre dire des inepties à son sujet. Il n’avait rien, strictement rien, d’un pervers ni d’un détraqué. Il adorait le beau. Il attirait le beau. Je l’ai aimé et il m’a aimée, à la folie..."

A Saint-Tropez, chez elle, Brigitte Bardot, en dépit du mauvais temps qui délave l’horizon et des méchants vents qui s’engouffrent dans la baie des Canoubiers, évoque avec chaleur, parce que je le lui demande, et non parce qu’elle se complaît dans le passé, l’image du Serge Gainsbourg qu’elle a chéri. Elle n’a pas vu le film de Joann Sfar qui la met en scène dans un des chapitres de l’histoire. Elle rappelle que "Laetitia Casta, très gentille et très mignonne, avait téléphoné à la Madrague, il y a quelques mois, un soir, bien avant d’accepter de jouer mon rôle. Nous avions longuement discuté. J’ai vu hier des premiers extraits du film à la télévision. Cela m’a amusée. Je l’aime beaucoup et je trouve qu’il n’y avait pas mieux qu’elle pour m’incarner"..

"Un des moments les plus érotiques"

Brigitte rit quand elle entend dire que le long-métrage la fait arriver, d’un pas décidé, dans la vie de Serge Gainsbourg, un lévrier afghan tenu en laisse. "Jamais eu de tel chien!" Contrairement à la légende répandant l’idée d’une première rencontre dans un restaurant avec des mains se cherchant sous la table, l’actrice raconte que, alors qu’elle préparait le show télévisé du nouvel an 1968, Gainsbourg l’appela au téléphone, parlant peu et très bas. "Il voulait me rencontrer et me faire entendre quelques chansons qu’il avait composées. Il m’a demandé si j’avais un piano dans mon appartement de l’avenue Paul-Doumer. Je possédais un Pleyel, qui est maintenant dans ma maison de Bazoches. Serge est venu et on s’est retrouvés très intimidés. Quasiment sans voix. Il a joué Harley Davidson, une idée bizarre, car je n’avais jamais fait de moto. Je n’osais pas chanter devant lui. Je restais bloquée et les mots coincés au fond de ma gorge. Il fallait faire quelque chose. Il m’a demandé si j’avais du champagne. Nous en avons bu, un peu, beaucoup, et j’ai pu alors attaquer sa chanson, avec insolence et avec sensualité. Le lendemain, il me faisait envoyer une caisse de champagne d’une marque qu’il préférait et revenait me faire répéter, encore et encore."

"Ce n’est que, des jours plus tard, après avoir cette fois enregistré Harley Davidson, que nos doigts se sont croisés et que plus rien d’autre, plus personne d’autre, n’a existé pour moi. J’étais mariée à Gunter Sachs, mari fantôme, alors que j’avais besoin d’appartenir corps et âme à un homme qui soit présent et que j’admire. Serge était là et je l’admirais jusqu’au vertige." La suite, tout le monde la connaît. Brigitte raconte que, le jour de l’enregistrement de Je t’aime moi non plus, ils disposaient d’un micro chacun, distants d’un mètre. "On mimait les paroles et les bruits d’un couple faisant l’amour, en nous tenant par la main. Je crois que l’effleurement de nos doigts, les uns contre les autres, reste un des moments les plus érotiques que j’aie vécus." Bardot précise n’avoir pas rencontré les parents Ginzburg. "Il y avait des pans entiers de sa vie qu’il ne m’a pas montrés. J’ai découvert récemment que Serge avait été peintre et qu’il avait des enfants d’un précédent mariage."

Menacé d’un scandale par Sachs s’il sortait Je t’aime… Bardot se souvient comment il accepta à la dernière minute de supprimer la chanson du disque et d’en enfermer la bande dans un coffre chez Philips. Peu après, Gainsbourg allait dire au revoir à Brigitte chez elle alors en partance pour Almeria et le tournage de Shalako (un western avec Sean Connery). Elle bouclait ses valises, que Gainsbourg truffa de mots d’amour griffonnés sur des feuilles de musique. "Il voulait venir me retrouver en Espagne mais mon mari était là. Notre séparation, sans cris ni heurts, est devenue définitive." En guise d’adieu, "Gainsbarre" devait composer Initiales BB. "C’est l’hymne nostalgique qui glorifie pour toujours l’image de déesse adorée que j’avais, à ses yeux d’artiste d’exception."

* Journaliste, écrivain, commissaire de l’exposition Bardot, Espace Landowski, Boulogne-Billancourt (92). Jusqu’au 7 mars.

Source : http://www.lejdd.fr/Culture/Cinema/Actualite/Bardot-J-ai-aime-Serge-a-la-folie-165516/
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Brigitte Bardot : sa bouleversante déclaration d'amour à Serge Gainsbourg...

Publié le par Ricard Bruno

Alors qu'elle vient de prendre une grosse colère en apprenant que Patrick Balkany racontait dans son dernier livre qu'ils avaient eu une liaison, Brigitte Bardot donne une magnifique interview dans les colonnes du JDD.

Le film consacré à Serge Gainsbourg, Gainsbourg, vie héroïque sort mercredi dans les salles, il était normal que celle qui a partagé la vie donne sa version des faits. Ravie d'avoir été incarnée par Laetitia Casta dans ce conte de Joann Sfar, BB tient tout de même à rectifier deux ou trois petites choses. Non, elle n'a jamais débarqué dans la vie de Gainsbourg avec un lévrier afghan tenu en laisse comme celui dont la Casta est accompagnée et tient à raconter sa propre version des faits.

Elle confie à son ami Henry-Jean Servat, commissaire de l'exposition qui lui est consacrée à Boulogne-Billancourt, la façon dont s'est passée leur rencontre, leur premier contact téléphonique alors qu'elle préparait une émission de télévision pour le nouvel an 1968.

"Il voulait me rencontrer et me faire entendre quelques chansons qu'il avait composées.(...) Serge est venu et on s'est retrouvés très intimidés. Quasiment sans voix.(...)Il m'a demandé si j'avais du champagne. Nous en avons bu, un peu, beaucoup et j'ai alors pu attaquer sa chanson avec insolence et avec sensualité.(...) Ce n'est que, des jours plus tard, après avoir enregistré Harley Davidson, que nos doigts se sont croisés et que plus rien d'autre, plus personne d'autre, n'a existé pour moi."

Et pourtant à l'époque, Brigitte Bardot n'était pas libre. Elle explique "J'étais mariée à Gunter Sachs, mari fantôme, alors que j'avais besoin d'appartenir corps et âme à un homme qui soit présent et que j'admire. Serge était là et je l'admirais jusqu'au vertige." Cependant, il gardera toujours une part de mystère puisqu'elle déclare avoir "découvert récemment qu'il avait été peintre et qu'il avait des enfants d'un précédent mariage."

Brigitte Bardot raconte aussi l'enregistrement de Je t'aime moi non plus. "On mimait les paroles et les bruits d'un couple faisant l'amour, en nous tenant par la main. Je crois que l'effleurement de nos doigts, les uns contre les autres, reste un des moments les plus érotiques que j'aie vécus." Cette chanson sera finalement supprimée du disque et la bande "enfermée dans un coffre chez Philips" suite aux menaces du mari de BB. Puis la vie a repris ses droits. Gainsbourg et Bardot se sont séparés "sans cris ni heurts" mais en laissant derrière eux l'empreinte d'un couple devenu mythique.

Des mots simples pour expliquer un amour infini : "Nous avons vécu un amour très pur et très romantique. Un amour comme on en rêve, une fois dans sa vie. Quarante ans sont passés mais notre histoire reste un moment sublime de passion."

Source : http://www.purepeople.com/article/brigitte-bardot-sa-bouleversante-declaration-d-amour-a-serge-gainsbourg_a48161/1
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