Exposition Brigtte Bardot dans "Télé Loisirs"

Bruno Ricard
Brigitte Bardot, tout ou presque sur celle que Dieu créa, photographie, cinéma, fondation, action de protection animale, exposition, combat, etc.

BB et les années « insouciance ». Boulogne-Billancourt présente une exposition retraçant l’ascension de Brigitte Bardot jusqu’en 1973. Les années de l’insouciance pour elle, mais aussi pour la société française.
« Avant elle, les stars descendaient les escaliers empanachées. Elle les montait nue. Le public y a gagné », a affirmé Arletty à propos de Brigitte Bardot. Pour Roger Vadim, « Ce qui comptait pour elle, ce n’était pas d’avoir du succès ou de devenir une grande actrice, mais que tout le monde soit toujours follement amoureux d’elle ». Marguerite Duras, comme Simone de Beauvoir ou Serge Gainsbourg ont essayé de définir l’équation BB, ce « je ne sais quoi » qui a permis à une jeune fille de bonne famille de graver ses initiales sur le fronton de la postérité.
Balade scénographique
L’exposition s’ouvre sur « la folie Bardot », sorte d’antichambre où l’on savoure l’hystérie déchainée par la star qui suscita passion et polémiques, voire censure de l’église catholique. Face à deux sérigraphies d’Andy Warhol, le visiteur est immergé dans le phénomène Bardot, entre « Bardotlâtrie » et « Bardotphobie ». Puis, une passerelle évoquant la France conservatrice et austère de l’époque mène à des espaces thématiques. La famille Bardot, bourgeoise et aisée, est présentée, avec une reconstitution de la chambre d’enfance de BB. La « sacrée gamine » qu’elle fut, aimant la danse classique et Marylin Monroe, n’a que 15 ans lorsqu’elle rencontre Roger Vadim. Arrive ensuite 1956, et le choc de « Et Dieu créa la femme », qui la propulse au rang de star internationale… Les salles consacrées à BB Dom Juan, BB icône de Saint-Tropez, BB inspiratrice de la BB attitude, BB et les animaux, croquent l’icône sous toutes les coutures.
Fil rouge
Le cinéma de Bardot, ses 17 films clefs, sont le fil rouge de l’exposition. Affiches originales, photos inédites des agences Roger Violet, Sipa
Press et Eyedea, extraits de films, bandes-annonces, interviews de réalisateurs, actualités de l’époque racontent BB mais aussi le cinéma de l’époque… L’expo se termine d’ailleurs en 1973,
quand BB décide d’arrêter le cinéma, refusant un contrat d’un million de dollars pour tourner face à Marlon Brando. Ce lien au cinéma a motivé la ville de Boulogne-Billancourt à organiser
l’expo : Brigitte Bardot a tourné six films dans ses studios, parmi lesquels « Les Grandes Manœuvres », de René Clair, « La Mariée était trop belle », « La Femme
et le pantin », de Julien Duvivier, « Les Amours célèbres » de Michel Boisrond, avec Alain Delon et Jean-Claude Brialy. Brigitte Bardot fut également l’égérie de Renault, une
figure emblématique de la vie de la cité. Sans oublier que la star et la ville partagent les mêmes initiales…
Info+ : Exposition Brigitte Bardot : les années "insouciance"
Boulogne-Billancourt
Source : http://boulognebillancourt.ville.orange.fr/ensemble/reportage.html?bardot

Pourchassée par les paparazzis, sa vie privée se complique. L'actrice enchaîne néanmoins les films à succès tels que Une Parisienne et Voulez-vous danser avec moi de Michel
Boisrond. En cas de Malheur, de Claude Autant-Lara avec Jean Gabin, devient même un classique français. Lors du tournage de Babette s’en va-t-en guerre, elle rencontre
Jacques Charrier, un homme qu’elle épouse en 1959 et avec qui elle a un petit Nicolas, l’année suivante.
> La rançon de la gloire et la cause animale
En 1960, après un tournage particulièrement éprouvant pour la star, La Vérité de Charles Vanel, avec Sami Frey, sort sur les écrans. Entre la pression des journalistes, la folie des fans, son incapacité
à s’occuper de son enfant, BB vit un enfer. Elle fait une tentative de suicide le jour de son anniversaire, le 28 septembre, et est plongée dans le coma. Elle s’en sort par miracle.
Une première épreuve qui la fait réfléchir sur le sens de sa vie ? Peut-être… En tout cas, deux ans plus tard, elle se lance dans son premier combat pour défendre la cause animale. Des photos
chocs sur l’abattage des bêtes la marquent profondément : l’actrice se saisit des conditions atroces dans lesquelles les animaux sont tués et décide de devenir végétarienne. Passionnée par sa
nouvelle cause, elle milite pour le pistolet indolore dans les abattoirs. Elle est reçue à l’Elysée et obtient, quelques années plus tard, le vote sur l’étourdissement préalable à
l’abattage.
En 1964, elle tourne dans le chef-d’œuvre cinématographique Le Mépris de Jean-Luc Godard, avec Michel Piccoli et Jack Palance. L'année suivante, elle joue au côté de
Jeanne Moreau dansViva Maria de Louis Malle. Le film connait un grand succès et Brigitte Bardot, au sommet de sa gloire et plus belle que jamais, est reçue aux Etats-Unis, comme les plus
grandes stars hollywoodiennes. Elle est devenue le sex-symbol des années 60, l’idole incontournable.
Envoûté par le charme de la jeune femme, le milliardaire allemand Gunter Sachs envoie en 1966 une pluie de pétale de roses sur la Madrague pour lui déclarer son amour et
la demander en mariage... On croit rêver ! Mais les dieux n’ont de place que sur l’Olympe, et Brigitte Bardot ne supporte plus sa vie surmédiatisée. L’année suivante, elle doit affronter une
foule de fans hystériques au festival de Cannes où elle présente le film de son nouveau mari. Cet événement exaspère la star, une fois de plus. C’est sa dernière apparition publique dans le monde du
cinéma.
> Gainsbourg, le dernier chant du cygne avant le retrait de la vie artistique
Si la belle inspire de nombreux artistes, c'est Serge Gainsbourg qui obtient d'elle son cœur. En 1967, les deux artistes vivent une idylle, et le chanteur écrit pour sa
muse plusieurs de ses grands succès : Harley Davidson, Bonnie & Clyde, Contact, Comic Strip, Bubble Gum, La Bise aux hippies,
L'Appareil à sous, Je me donne à qui me plaît ainsi qu’Initials BB, chanson qu’il lui consacre à leur rupture.
La même année, la star participe au Show Bardot. L'événement lui est entièrement consacré et rencontre un succès énorme, surtout aux Etats-Unis. Elle y interprète notamment
la chanson Harley Davidson en motarde vêtue d'une minijupe en cuir et de cuissardes.
Phénomène international, BB devient la fierté de la France. En 1968, Charles de Gaulle déclare que la star rapporte autant de devises à la France que Renault… Le président, qui apprécie
la jeune femme pour son franc-parler, sa bonne humeur et sa simplicité, lui propose d’être le modèle pour le buste de Marianne, buste qui doit être exposé dans toutes les mairies de France.
Brigitte Bardot entre dans la légende de la République !
En 1970, BB interprète les rôles de ses trois derniers succès cinématographiques : L’Ours et la poupée de Michel Delville, avec Jean-Pierre Cassel, Boulevard du Rhum
de Robert Enrico avec Lino Ventura, et les Pétroleuses de Christian Jaque avec Claudia Cardinale.
Après L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise, réalisé en 1973 par Nina Companeez, épuisée et détruite par sa surmédiatisation, Brigitte Bardot se retire
définitivement du 7e art et se consacre corps et âme pour la cause qui lui tient vraiment à cœur : la défense des animaux.
> Bardot, combats et dérapages
Un animal emblématique de la lutte de Brigitte Bardot ? Le phoque ! En 1977, elle part sur les glaces polaires du Canada et se lance dans une campagne très médiatisée pour dénoncer la chasse aux
blanchons organisées pour leur fourrure. De retour en France, grâce au soutien du Président Valéry Giscard d’Estaing, elle parvient à faire interdire le commerce issu de la chasse des phoques de
moins de quatre semaines.
Pour soutenir sa cause, elle crée en 1986 la Fondation Brigitte Bardot pour la défense des animaux. Au départ financée par une vente d’objets et d’effets personnels, la Fondation
est décrétée d’utilité publique en 1992 par le Conseil d’Etat. En parallèle, Brigitte Bardot présente les émissions "SOS Animaux" de 1989 à 1992.
Au début des années 1990, elle épouse en Norvège Bernard d’Omale, avec qui elle vit toujours à Saint-Tropez. En 1996, elle publie le Tome 1 de ses mémoires, Initials BB,
retraçant son enfance et sa période de star. L’ouvrage connaît un grand succès. En 1999 paraît le tome 2, Le Carré de Pluton, qui décrit principalement son combat en faveur de la défense
des animaux.
Plus récemment, Brigitte Bardot suscite des scandales d’un autre ordre : en 2003, elle publie Un cri dans le silence, livre où elle exprime ses
opinions personnelles sur la société française. Elle y déplore la guerre en Irak, juge qu’en France la liberté est mise en péril, qualifie certains chômeurs de profiteurs paresseux et critique
les sans-papiers... Elle condamne encore les exhibitions lors de la Gay Pride ainsi que le sacrifice du mouton pratiqué lors de la fête musulmane de l’Aïd-El-Kibir.
En 2004, elle est même condamnée pour avoir fait un amalgame entre les terroristes islamiques et la population musulmane.
Mais aujourd'hui, la préoccupation majeure de Brigitte Bardot reste la défense des animaux. En 2008, elle a notamment écrit une lettre à l’ONU préconisant le
végétarisme pour lutter contre la famine dans le monde.
Toutefois, on garde de BB plus souvent une image de la jolie blondinette des 1960/70's, et on ne compte plus les hommages à travers les expos, les rééditions de films et même l'inspiration
musicale et fashion !

Elle vient de fêter ses 75 ans. Une expo lui rend hommage
Dieu a créé la femme. Le cinéma a créé l’icône. La souffrance animale a créé la pasionaria. La vie de Brigitte Bardot ressemble à un grand puzzle de fantasmes, de rires et de larmes. Mais à soixante-quinze ans, retirée à La Madrague, BB ne s’intéresse qu’aux pièces qui lui manquent.
Des dons et l’écoute des puissants de ce monde, voilà tout ce qu’elle cherche à récolter aujourd’hui, afin d’aider ces animaux traqués, meurtris, tués pour lesquels elle a tant d’empathie. Nous avons frappé à la porte du mythe pour prendre place dans le cœur de la femme. Unique, elle aussi…
Gala : Brigitte, cette exposition qui vous est consacrée à l'espace Landowski de Boulogne-Billancourt, , comment la vivez-vous ?
Brigitte Bardot : C’est assez étonnant. Je me sens un peu dépassée par les événements. Je ne suis plus trop habituée à tout cela.
Gala : Je vais tâcher, Brigitte.


A voir !
Née en 1934, cette femme est une légende vivante. Elle rassemble toutes les générations, preuve en est à Boulogne Billancourt à l’Espace Landowski où se côtoient grands-parents, parents, enfants. BB, icône de mode, fait la couverture du magazine « Elle » 39 fois ! Cette danseuse classique de formation, élevée dans une famille aisée est "repérée" très jeune. Elle fait rapidement l’objet de tous les regards, toutes les attentions, tous les fantasmes !
La vie de Brigitte Bardot retracée chronologiquement est complète. Grâce à son pouvoir médiatique, toutes les périodes de sa vie sont largement documentées. On y découvre également un film et quelques objets personnels de son enfance. Puis tout s’enchaîne, les magazines, les films jusqu’en 1956 ou « Et Dieu créa la femme » la transforme en star. Mariée et divorcée trois fois, elle choisi de vivre sa vie en marge des conventions sociales. Avec son style si personnel et sa moue enfantine, elle enchaîne les films, les chansons, les campagnes de publicité.
Le résultat, une moitié de vie illuminée par les paillettes et les flashs, et l’autre moitié consacrée à la cause animale au travers de sa fondation Brigitte Bardot. Une pièce de l’exposition y est d’ailleurs consacrée.
Au milieu de l’exposition, on peut s’asseoir dans des transats et visionner ses plus célèbres répliques de films dont la fameuse « et mon cul, c’est du poulet ? » extraite du film la Vérité de 1960.
On ressort de l’exposition avec l’envie de mettre de l’eye-liner sur les yeux, un bandeau dans les cheveux et pourquoi pas, s'acheter une Harley...
Bonne route avec BB !!
Source : http://sarahtocaven.canalblog.com/archives/2009/10/29/15607602.html