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nouvelles de la fondation

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Publié le par Ricard Bruno

Dans une tribune signée dans les colonnes du Figaro, Brigitte Bardot a réaffirmé son opposition à l'abattage rituel. Elle exhorte ainsi le gouvernement à prendre des mesures dans ce sens, et ce, afin de lutter contre la souffrance animale.

Dans une tribune rédigée dans le Figaro, lundi 15 avril, Brigitte Bardot est revenue sur la "victoire" obtenue il y a de cela soixante ans, rendant obligatoire l'étourdissement des animaux avant leur abattage. Une cause qui l'a marquée, devenue "le sens de existence", mais toujours entachée par l'abattage rituel, notamment pour la viande kasher et halal. "En 1964, l'abattage rituel est marginal en France... En 2024, il s'est imposé et généralisé !", écrit la tête d'affiche de Et Dieu... créa la femme. Et de poursuivre : "Depuis trente ans, je me bats contre cette exception qui nous plonge dans la honte, cette épouvante pour les animaux, ces milliers de bovins, qui, après avoir été égorgés, peuvent mettre jusqu'à 11 minutes avant de perdre conscience, suspendus et découpés vivants."

Brigitte Bardot "trahie" par Nicolas Sarkozy

Dans sa tribune, celle qui dédie sa vie à la défense de la cause animale pointe du doigt sans retenue le retard de la France sur la question par rapport à d'autres homologues européens, à l'instar de l'Angleterre ou du Danemark qui "imposent déjà un étourdissement des animaux avec un pistolet à tige perforante". Elle n'hésite pas non plus à exprimer sa frustration quant à l'inaction des gouvernements successifs, elle qui a rencontré les différents ministres et présidents qui se sont succédé. "Ils n'ont rien fait et se sont terrés dans la lâcheté. Nicolas Sarkozy m'avait écrit qu'il imposerait l'étourdissement des animaux sans exception pour le halal et le kasher, il a menti et m'a trahie", a-t-elle déclaré.

Celle qui fêtera ses 90 ans le 28 septembre prochain ne désespère pas d'obtenir gain de cause sur cette question de l'abattage rituel et implore Emmanuel Macron et Gérald Darmanin d'agir. "Je n'ai pas le temps d'attendre un nouveau gouvernement, alors je lance cet appel à Emmanuel Macron et Gérald Darmanin : ayez le courage d'agir, la France est un État laïc où les lois républicaines doivent s'appliquer à tous (…) À quelques semaines des élections européennes, c'est le moment de montrer que la France n'est pas la lanterne rouge de la protection animale."

Brigitte Bardot a enfin dénoncé l'omerta sur la distribution dans le circuit classique de la viande issue d'un abattage rituel, et rappelle que l'étourdissement des bêtes est un "devoir moral de limiter autant que possible la souffrance animale". Une cause aujourd'hui défendue par 90% de la population, conclut cette dernière.

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Publié le par Ricard Bruno

Près de 150 volailles retrouvées enfermées dans le jardin d'un particulier à Uckange

Près de 150 poules, canards et poussins ont été découverts enfermés dans des cabanons au fond du jardin d'un particulier à Uckange ce vendredi, piétinant dans leurs excréments. Une enquête a été ouverte pour mauvais traitements et les animaux retirés à leur propriétaire.

Poules, canards et poussins présentaient des signes de mauvais traitements. - Fondation Brigitte Bardot

Poules, canards et poussins présentaient des signes de mauvais traitements. - Fondation Brigitte Bardot

Près de 150 volailles ont été découvertes ce vendredi, enfermées dans des cabanons dans le jardin d'un particulier à Uckange. Deux associations de protection animale, la Fondation Brigitte Bardot et Elry’s place, se sont rendues sur place, route d'Ébange, après un signalement.

 

Certains étaient enfermés dans des cages.

Certains étaient enfermés dans des cages. - Fondation Birgitte Bardot

Poules, poussins et canards ont été trouvés entassés dans des cabanons, parfois en cage, piétinant dans leurs excréments.

Les animaux qui survivaient dans la crasse et la promiscuité présentent des signes de maltraitance.

La gendarmerie a été appelée sur place et une enquête est ouverte pour mauvais traitements. Les deux associations ont récupéré les animaux.

Les animaux présentent des signes de maltraitance.

Les animaux présentent des signes de maltraitance. - Fondation Brigitte Bardot

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Publié le par Ricard Bruno

Des chenils pour accueillir les animaux des SDF : "Ne pas avoir d'endroit pour les chiens, je pense que ça peut être un frein"
Trois chenils ont été inauguré au centre d'accueil de jour, pour les personne sans domicile fixe, de Poitiers. • © Secours Catholiques

Trois chenils ont été inauguré au centre d'accueil de jour, pour les personne sans domicile fixe, de Poitiers. • © Secours Catholiques

Les bénévoles du Secours Catholique de Poitiers ont inauguré trois chenils au centre d'accueil de jour. Cet espace permet désormais aux personnes sans domicile fixe accompagnées d'un ami canin de venir sereinement profiter des services offerts au centre.

Le centre d'accueil de jour de Poitiers souhaite la bienvenue aux amis canins des sans domicile fixe. Ce vendredi 5 avril, le Secours Catholique de Poitiers ont inauguré un espace sécurisé, financé en grande partie par la Fondation Brigitte Bardot, pour accueillir des chiens. "Beaucoup des personnes que nous accompagnons et soutenons ont un chien, y compris les bénévoles, qui sont souvent d'anciennes personnes en précarité, raconte Didier Duriez, bénévole au Secours Catholique, c'est important de leur proposer un endroit pour que les chiens se reposent pendant que les maîtres s'occupent d'eux".

L'objectif est ici de permettre à tous et toutes d'accéder aux centres sans difficulté car "le fait d'avoir un animal peut engendrer leur exclusion ou des refus à l'entrée de centres où ils vont pour faire des démarches administratives par exemple", explique Christophe Marie, Directeur adjoint et Porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot.

"Garantir un soutien inconditionnel aux personnes comme pour leurs animaux"

Le site, situé 13 rue de la Marne, est ouvert depuis fin décembre et accueille, selon Didier Duriez, entre 60 et 70 personnes par jour. Il s'agit d'un lieu de passage, au sein duquel les personnes en situation de précarité peuvent à la fois accéder à des douches, une laverie, du café, un espace pour se poser ou encore effectuer des démarches administratives et recevoir leur courrier.

"Ne pas avoir d'endroit pour les chiens, je pense que ça peut être un frein, car ces personnes sont tellement attachées à leurs animaux que la séparation n'est pas envisageable", indique Didier Duriez, 

Notre rôle est de garantir un soutien inconditionnel aux personnes comme pour leurs animaux.

Didier Duriez

Bénévole au Secours Catholique

En France, très peu de structures d'accueil acceptent les personnes sans domicile fixe avec un chien. Pourtant, s'il n'existe pas de chiffre récent sur le nombre de personnes sans domicile fixe, accompagnées d'un ami canin, elles sont nombreuses. Les personnes concernées se retrouvent alors face au dilemme suivant : abandonner leur animal ou abandonner leurs démarches et rester dehors avec lui.

Trois chenils pour éviter la séparation et permettre l'inclusion

Trois chenils ont donc été cofinancés. "Des bénévoles formés s'occupent d'eux, on leur donne à manger et on peut les laver", indique le bénévole au Secours Catholique.

À terme le centre pourrait même proposer des soins vétérinaires. "Nous sommes en discussion pour éventuellement mettre en place un partenariat avec des vétérinaires et organiser, pourquoi pas des visites", ajoute Christophe Marie.

Les Secours Populaire et la Fondation Brigitte Bardot aimeraient mettre en place un partenariat avec des vétérinaires en place.

Les Secours Populaire et la Fondation Brigitte Bardot aimeraient mettre en place un partenariat avec des vétérinaires en place.

L'espace sécurisé pour les animaux est d'ores et déjà ouvert. Le centre dispose désormais de deux entrées, l'une réservée aux personnes accompagnées par un chien et l'autre pour les autres sans animal. Tous les acteurs de cette inauguration se félicitent de ce partenariat entre le Secours Catholique et la Fondation Brigitte Bardot, "c'était une très belle rencontre, j'espère que nous ferons durer ce lien".

 

Informations pratiques

Horaires d'ouverture : lundi (9h-12h), mardi (14-16h30), mercredi (9-12h), jeudi (14-16h), vendredi (9-12h). Contact : 05 16 83 88 82

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Publié le par Ricard Bruno

Laurent Levacher, agriculteur cauchois ancien candidat de l'Amour est dans le pré, avait fait appel de la décision du tribunal de Rouen qui l'a jugé en septembre coupable des faits d'abandon d'animaux... Il vient de se désister.

Laurent Levacher, agriculteur de Vatteville-la-Rue, était attendu à la cour d'appel du tribunal correctionnel de Rouen, jeudi 28 mars. L'ancien candidat de l'émission télévisée l'Amour est dans le pré avait décidé de faire appel de sa condamnation du 13 septembre 2023. Mais le Cauchois ne s'est pas présenté : il s'est désisté il y a une semaine. Il avait été rendu coupable d'abandon d'animaux. L'éleveur avait écopé de quatre mois de prison assortis d'un sursis simple. Ses bovins avaient été confisqués et confiés à la fondation Brigitte Bardot.

1 500 € demandés en plus

L'avocat de Laurent Levacher, Maître Romain Degoutte, explique que son client souhaite "tourner la page". Pour eux, "les reproches de la Direction départementale de la protection des populations sont infondés. C'est malheureux que son cheptel lui a été confisqué, mais il n'existe aucun moyen juridique lui permettant de le récupérer". Laurent Levacher réfléchit à une autre activité sur ses terres.

Au tribunal, Me Patrice Grillon, avocat de l'association Stéphane Lamart "Pour la défense des droits des animaux" et l'avocate représentant la Fondation Brigitte Bardot, ne comprennent pas cette attitude. "Je viens de Paris pour assister au procès. Je n'ai pas été mis au courant de ce désistement, déclare Me Patrice Grillon. Si ma consœur représentant la Fondation se désiste également, tout est réglé. Je demande tout de même, au titre de l'association, le versement de 1 500 euros afin de rembourser les frais d'avocat occasionnés aujourd'hui". Le délibéré sera rendu le 26 avril prochain.

L'avocat de l'association Stéphane Lamart poursuit : "Nous avons été surpris de la demande d'appel de Laurent Levacher alors que sa condamnation était justifiée. Il prenait le risque de perdre son droit d'exercer. Le jugement est donc acté, il est définitivement coupable", concluait Me Patrice Grillon.

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Publié le par Ricard Bruno

"RANGEZ LES ARMES!": BRIGITTE BARDOT INTERPELLE LE GOUVERNEMENT SUR SA "GESTION CALAMITEUSE" DES LOUPS
La présidente de la Fondation Brigitte Bardot a dénoncé la politique du gouvernement en matière de gestion du loup dans une lettre ouverte publiée ce vendredi. Elle appelle à "la mise en place de systèmes de protection des troupeaux".
 

Pour Brigitte Bardot, Christophe Béchu est le "ministre de la Transition nécrologique". La présidente de la Fondation du même nom, engagée pour la protection des animaux, a interpellé le ministre de la Transition écologique dans une lettre ouverte publiée ce vendredi 29 mars.

L'ancienne actrice y dénonce la "gestion calamiteuse et scandaleuse des loups" en France, "peu nombreux" mais "persécutés et abattus dans des proportions qui mettent en danger cette espèce".

Le gouvernement a présenté fin février le Plan loup de la France pour 2024-2029. Il prévoit d'augmenter les indemnisations pour les éleveurs qui subissent la prédation des loups, +33% pour les ovins et +25% pour les caprins, avec en parallèle une simplification des tirs de défense.

"Rangez les armes!"

Pour Brigitte Bardot, "l'urgence est de veiller à la mise en place de systèmes de protection des troupeaux et non de dédommager aveuglément les éleveurs sans effectuer le moindre contrôle".

"Rangez les armes, il y a urgence!", écrit l'actrice dans sa lettre ouverte.

Après avoir un temps disparu en France, le loup est réapparu au début des années 1990 en traversant les Alpes depuis l'Italie. La population "est en croissance dans plusieurs départements et le front de colonisation s'étend", selon gouvernement. Leur nombre, estimé à 1.107, a plus que doublé depuis 2018 et, selon les autorités, "le seuil de viabilité démographique du loup est atteint". Dans le même temps, les attaques de bétail sont passées de 11.080 en 2017 à 12.500 en 2022. 

Le loup est une espèce protégée, mais des tirs de défense peuvent être autorisés par arrêté préfectoral pour permettre aux éleveurs de protéger leurs troupeaux. "Simplifier les tirs, c'est envoyer un très mauvais signal", avait fustigé auprès de l'AFP Cédric Marteau, directeur général de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), en disant "réfléchir aux moyens de contrer" le nouveau dispositif, y compris par voie judiciaire.

Une pétition sur le statut de protection de l'espèce

Brigitte Bardot a aussi partagé une pétition lancée par onze ONG de protection de l'environnement contre l'abaissement du statut de protection du loup dans l'UE, jugeant que cela "mettrait en péril la survie d'une espèce déjà vulnérable sans résoudre les difficultés auxquelles font face les éleveurs".

 
 

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait mis en garde en septembre 2023 contre le "réel danger" des meutes de loups dans l'Union européenne, ouvrant la voie à une révision du statut de protection pour cet animal. Les onze associations - WWF, FNE, LPO, UICN, ASPAS, Humanité & Biodiversité, SNPN, SFEPM, Ferus, OPIE et SHF - lancent en réponse une pétition appelant "à rejeter sans ambiguïté" cette proposition, qu'elles jugent "ni nécessaire, ni justifiée".

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Publié le par Ricard Bruno

La FBB, aux côtés de députés, du collectif CAP Loup et d’autres organisations du vivant, dénonce la politique d’abattage des loups mise en œuvre en France et appelle le ministre de la Transition Écologique, Christophe Béchu, à soutenir le maintien du statut de protection des loups ! Dans une lettre, la FBB déplore la nouvelle politique du gouvernement visant à renforcer les tirs d’abattage de loups en France et à soutenir l’affaiblissement de cette espèce déjà menacée sur la scène internationale.

Monsieur le Ministre,

Par la présente, nous, organisations membres du collectif CAP Loup et députés soucieux de la préservation des espèces, souhaitons vous interpeler concernant la politique du gouvernement visant à renforcer les tirs d’abattage de loups en France et à soutenir l’affaiblissement de cette espèce menacée sur la scène internationale.

En effet, nous déplorons que, bien que soit déjà autorisée en France la destruction de 19 à 21% de la population de loups gris chaque année, le gouvernement entende davantage assouplir les autorisations de tirs d’abattage par la mise en œuvre d’un nouveau Plan National d’Action Loups encore plus permissif.

Nous regrettons également que la France plaide activement auprès de la Commission européenne pour voir le statut de protection du loup affaibli au niveau européen, arguant du danger non maitrisable que représente cette espèce pour les troupeaux au pâturage.

Cette politique anti-loup, qui met à mal des années d’efforts de conservation, va à l’encontre des avis scientifiques du Conseil National pour la Protection de la Nature (CNPN) défavorables à la politique d’abattage jusqu’à présent mise en place en France, et est d’autant plus incompréhensible qu’elle contrevient à l’engagement pris par la France dans sa Stratégie Nationale Biodiversité 2030, laquelle prévoit notamment de renforcer la protection et inverser le déclin des espèces menacées (mesure 26).

Fondée sur aucune évaluation scientifique permettant d’affirmer l’efficacité de la chasse aux loups en faveur d’une meilleure protection des troupeaux, cette demande a malheureusement été entendue par la présidente de la Commission européenne qui a proposé, en décembre dernier, que la protection du loup soit révisée et affaiblie dans le cadre de la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe, dite Convention de Berne (propositions identiques rejetées en 2006, 2018 et 2022, à défaut, justement, de base scientifique légitimant ce changement de statut de protection).

Pourtant, dans le même temps, la Commission européenne publiait un rapport confirmant une série de constats régulièrement pointés pour dénoncer cette politique déraisonnée :
– La France est le pays qui abat le plus de loups proportionnellement à la population estimée sur son territoire qui est d’environ 1000 loups, population bien inférieure à celle de l’Espagne, de la Roumanie, de la Pologne ou de l’Italie qui en comptent 2 à 3 fois plus ;
– La France est le pays qui dépense le plus pour les mesures de protection des troupeaux (32,7 millions d’euros en 2022 et 175 millions d’euros prévus sur la période 2023-2029) ;
– Pourtant, la France est le pays, après l’Espagne, qui comptabilise le plus d’attaques mortelles de loups sur les troupeaux (avec un taux de mortalité restant cependant faible, soit 0,22% du cheptel ovin français) et qui dépense le plus d’argent public en indemnisation des dommages causés par les loups (4,1 millions d’€ pour 12 526 animaux tués en 2022).
La Commission rappelle également que les loups ont un rôle écologique non négligeable et que les études menées en France ne permettent pas de démontrer l’efficacité de la politique d’abattage mise en place.

Le gouvernement français alloue en effet des budgets colossaux à la protection des troupeaux et à l’indemnisation des éleveurs en cas d’attaques sur leurs troupeaux, sur simple déclaration, sans s’assurer que les troupeaux attaqués sont effectivement protégés par les moyens de prévention subventionnés (4,2 % de contrôles de terrain en 2021). Pour autant, vous allez mettre en place un nouveau Plan National d’Actions (2024-2029), qui assouplit les autorisations de tirs et déclarera certaines zones nouvellement concernées par la présence du loup, comme des « zones non protégeables » donnant droit à des indemnisations alors même qu’aucun effort de protection n’a été mis en place.

Par ces nouvelles mesures, vous confirmez la volonté du gouvernement de détruire les nouvelles populations de cette espèce menacée, plutôt que de généraliser la protection des troupeaux et d’adapter les mesures préventives et modes d’élevages aux zones concernées par la présence du loup.

Cette notion de « zone non protégeable », qui ne repose sur aucune réalité de terrain, créera par ailleurs un déséquilibre injuste entre les éleveurs « historiquement » concernés par la présence du loup, qui ont fait l’effort d’adapter leurs pratiques et de mettre en place des moyens de protection des troupeaux, et les éleveurs de ces nouvelles zones, lesquels n’auront pas à s’adapter à la présence du loup mais bénéficieront d’indemnisations sur simple déclaration.

La protection des loups en Europe n’est pas seulement une question d’importance écologique, mais aussi le reflet de notre engagement en faveur de la conservation de la biodiversité et des valeurs de coexistence et de tolérance. Les loups font partie intégrante du patrimoine naturel de l’Europe, jouant un rôle essentiel dans le maintien de l’équilibre des écosystèmes et de la biodiversité, soutenu par l’opinion publique.

En effet, dans un sondage réalisé en novembre 2023 dans 10 Etats membres de l’Union européenne interrogeant les populations rurales sur leur rapport aux grands carnivores, celles-ci se prononçaient majoritairement en faveur du maintien de la protection stricte des loups et d’autres grands carnivores (lynx, ours). 75% des ruraux français estimaient que les loups ont le droit d’exister dans l’Union européenne et 74% se déclaraient en faveur du maintien d’une protection stricte pour garantir leur survie à long terme.

Nous avons parfaitement conscience des challenges que représente la cohabitation entre les populations de loups et les activités humaines. Cependant, nous vous appelons, Monsieur le Ministre, à prendre en compte la voix des scientifiques et l’attente des Français, en évaluant les actions mises en place ces dernières années, en développant une ingénierie de protection avec toutes les parties prenantes et en structurant la politique française de cohabitation entre loups et élevage, afin d’optimiser les moyens engagés et de minimiser le recours aux procédés létaux.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

Députés Signataires :
Corinne VIGNON, députée de Haute-Garonne et Présidente du groupe d’études condition et bien-être des animaux
Anne-Laurence PETEL, députée des Bouches-du-Rhône et Vice-Présidente du groupe d’études
Vincent LEDOUX, député du Nord et Vice- Président du groupe d’études
Anne-Laure BABAULT, députée de Charente-Maritime
Yannick HAURY, député de Loire-Atlantique
Thierry FRAPPÉ, député du Pas-de-Calais
Andy KERBRAT, député de Loire-Atlantique
Pascal DURAND, député européen

Organisations Signataires :
Collectif CAP Loup
Fondation Brigitte Bardot – Christophe MARIE, Directeur adjoint
Animal Cross – Benoît THOMÉ, Président
ASPA Vosges – Nicolas SIMONET, Responsable du dossier Loup
Association Justice Animaux Savoie (AJAS) – Pauline DI NICOLANTONIO, Présidente
AVES – Sylvie CARDONA, Responsable du dossier Loup
Education Ethique Animale – Marie-Laure LAPRADE, Présidente
FERUS – Bertrand SICARD, Président
Focale pour le Sauvage – Sébastien TESTA, Président
Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) – David GERMAIN-ROBIN, Directeur
FRANE – Monique et Hervé BOCQUET, Délégués faune sauvage
LAEO France – Noëlle SAUGOUT-SEPTIER, Fondatrice
Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) – Allain BOUGRAIN DUBOURG, Président
Mille Traces – Jean-Marc OUARY, conseiller Loup
One Voice – Muriel ARNAL, Présidente
Pôle Grands Prédateurs – Michèle BUDNA CHAUDERON, Présidente

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Publié le par Ricard Bruno

Sept chiens de chasse tués en Ardèche : le procès reporté au 19 novembre

Palais de Justice Tribunal Ardèche Privas

Palais de Justice Tribunal Ardèche Privas

Le tribunal judiciaire de Privas a décidé mardi 19 mars que le procès de Manuel Merlhiot, soupçonné d'avoir tué sept chiens de chasse le 20 décembre dernier à Chanéac (Ardèche), aurait lieu le 19 novembre. La raison : il risque de durer longtemps.

À l'origine l'audience était prévue à 16 heures ce mardi 19 mars au tribunal judiciaire de Privas, mais vu l'ampleur de l'affaire, tout le monde a préféré repousser : ce sera le mardi 19 novembre, à 9 heures. En effet, le procès risque de s'éterniser vu le nombre de parties civiles et les nouveaux éléments que la défense souhaite apporter. Le prévenu est Manuel Merlhiot, 51 ans, membre de l'association Longo Maï, dont les membres vivent en communauté à Chanéac, sur la montagne ardéchoise. Le 20 décembre dernier, il reconnaît avoir tué sept chiens de chasse qui étaient en train d'attaquer ses cochons domestiques.

 

Du côté des parties civiles, le monde de la chasse dans son intégralité s'est mobilisé : les propriétaires des chiens, la Fédération départementale de chasse de l'Ardèche, l'association communale des chasseurs d'Arcens, la Fédération des associations de chasse aux chiens courants (et son itération locale). À ceux-là s'ajoutent des noms plus surprenants : la Fondation Brigitte Bardot, la SPA Paris. "J'ai réussi à allier contre moi les chasseurs et Brigitte Bardot", sourit jaune Manuel Merlhiot.

Les avocats du prévenu, pour qui l'enquête a été faite à charge, ont décidé de faire citer de nouveaux témoins à la barre, ce qui promet une audience d'autant plus rallongée. Elle sera probablement très tendue, opposant des chasseurs défenseurs de la "tradition" à Longo Maï, coopérative autogérée et libertaire. Manuel Merlhiot précise bien que selon lui, c'est le "comportement" d'une minorité de chasseurs qui est en cause et rejaillit négativement sur la majorité.

L'enjeu sera aussi médiatique, puisque le prévenu n'est autre que la fils de Pierre Conty, ancien ennemi public numéro 1 dans les années 80, qualifié à l'époque de "tueur fou de l'Ardèche".

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Publié le par Ricard Bruno

Sainte-Livrade-sur-Lot : Après deux ans de travaux, la nouvelle chatterie a été inaugurée

Le refuge Inaya a connu un week-end actif, les 9 et 10 mars. Le samedi soir, la responsable du sanctuaire animalier livradais, Héléna Daelmans, a inauguré, en compagnie des bénévoles, la toute nouvelle chatterie, qui a nécessité environ deux ans de travaux. Les parcs ont été financés par la Fondation Brigitte Bardot, et tout le reste (sols, murs, plafond) a nécessité une grande implication...

Suite et source de l'article : Cliquez ICI

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Publié le par Ricard Bruno

Depuis plusieurs années, la Fondation Brigitte Bardot vient en aide à l'association ACAMA (Association contre l'abandon et la maltraitance animale) à travers une subvention annuelle de 4500 €, destinée à financer l'achat d'aliments et les soins vétérinaires.

Actuellement, l'ACAMA accueille 33 chats, 12 chiens, 17 chevaux, 1 âne, 4 brebis, 8 chèvres, 2 vaches et 5 cochons. Mercredi, Romane, qui est en charge des aides aux associations depuis deux ans et demi, a rendu visite à Nathalie Monier, la présidente de l'ACAMA, et plusieurs bénévoles, et découvert la ferme où sont accueillis ces animaux abandonnés ou confiés par la justice.

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