Overblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

nouvelles de la fondation

Article publié depuis Overblog

Publié le par Ricard Bruno

La FBB, aux côtés de députés, du collectif CAP Loup et d’autres organisations du vivant, dénonce la politique d’abattage des loups mise en œuvre en France et appelle le ministre de la Transition Écologique, Christophe Béchu, à soutenir le maintien du statut de protection des loups ! Dans une lettre, la FBB déplore la nouvelle politique du gouvernement visant à renforcer les tirs d’abattage de loups en France et à soutenir l’affaiblissement de cette espèce déjà menacée sur la scène internationale.

Monsieur le Ministre,

Par la présente, nous, organisations membres du collectif CAP Loup et députés soucieux de la préservation des espèces, souhaitons vous interpeler concernant la politique du gouvernement visant à renforcer les tirs d’abattage de loups en France et à soutenir l’affaiblissement de cette espèce menacée sur la scène internationale.

En effet, nous déplorons que, bien que soit déjà autorisée en France la destruction de 19 à 21% de la population de loups gris chaque année, le gouvernement entende davantage assouplir les autorisations de tirs d’abattage par la mise en œuvre d’un nouveau Plan National d’Action Loups encore plus permissif.

Nous regrettons également que la France plaide activement auprès de la Commission européenne pour voir le statut de protection du loup affaibli au niveau européen, arguant du danger non maitrisable que représente cette espèce pour les troupeaux au pâturage.

Cette politique anti-loup, qui met à mal des années d’efforts de conservation, va à l’encontre des avis scientifiques du Conseil National pour la Protection de la Nature (CNPN) défavorables à la politique d’abattage jusqu’à présent mise en place en France, et est d’autant plus incompréhensible qu’elle contrevient à l’engagement pris par la France dans sa Stratégie Nationale Biodiversité 2030, laquelle prévoit notamment de renforcer la protection et inverser le déclin des espèces menacées (mesure 26).

Fondée sur aucune évaluation scientifique permettant d’affirmer l’efficacité de la chasse aux loups en faveur d’une meilleure protection des troupeaux, cette demande a malheureusement été entendue par la présidente de la Commission européenne qui a proposé, en décembre dernier, que la protection du loup soit révisée et affaiblie dans le cadre de la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe, dite Convention de Berne (propositions identiques rejetées en 2006, 2018 et 2022, à défaut, justement, de base scientifique légitimant ce changement de statut de protection).

Pourtant, dans le même temps, la Commission européenne publiait un rapport confirmant une série de constats régulièrement pointés pour dénoncer cette politique déraisonnée :
– La France est le pays qui abat le plus de loups proportionnellement à la population estimée sur son territoire qui est d’environ 1000 loups, population bien inférieure à celle de l’Espagne, de la Roumanie, de la Pologne ou de l’Italie qui en comptent 2 à 3 fois plus ;
– La France est le pays qui dépense le plus pour les mesures de protection des troupeaux (32,7 millions d’euros en 2022 et 175 millions d’euros prévus sur la période 2023-2029) ;
– Pourtant, la France est le pays, après l’Espagne, qui comptabilise le plus d’attaques mortelles de loups sur les troupeaux (avec un taux de mortalité restant cependant faible, soit 0,22% du cheptel ovin français) et qui dépense le plus d’argent public en indemnisation des dommages causés par les loups (4,1 millions d’€ pour 12 526 animaux tués en 2022).
La Commission rappelle également que les loups ont un rôle écologique non négligeable et que les études menées en France ne permettent pas de démontrer l’efficacité de la politique d’abattage mise en place.

Le gouvernement français alloue en effet des budgets colossaux à la protection des troupeaux et à l’indemnisation des éleveurs en cas d’attaques sur leurs troupeaux, sur simple déclaration, sans s’assurer que les troupeaux attaqués sont effectivement protégés par les moyens de prévention subventionnés (4,2 % de contrôles de terrain en 2021). Pour autant, vous allez mettre en place un nouveau Plan National d’Actions (2024-2029), qui assouplit les autorisations de tirs et déclarera certaines zones nouvellement concernées par la présence du loup, comme des « zones non protégeables » donnant droit à des indemnisations alors même qu’aucun effort de protection n’a été mis en place.

Par ces nouvelles mesures, vous confirmez la volonté du gouvernement de détruire les nouvelles populations de cette espèce menacée, plutôt que de généraliser la protection des troupeaux et d’adapter les mesures préventives et modes d’élevages aux zones concernées par la présence du loup.

Cette notion de « zone non protégeable », qui ne repose sur aucune réalité de terrain, créera par ailleurs un déséquilibre injuste entre les éleveurs « historiquement » concernés par la présence du loup, qui ont fait l’effort d’adapter leurs pratiques et de mettre en place des moyens de protection des troupeaux, et les éleveurs de ces nouvelles zones, lesquels n’auront pas à s’adapter à la présence du loup mais bénéficieront d’indemnisations sur simple déclaration.

La protection des loups en Europe n’est pas seulement une question d’importance écologique, mais aussi le reflet de notre engagement en faveur de la conservation de la biodiversité et des valeurs de coexistence et de tolérance. Les loups font partie intégrante du patrimoine naturel de l’Europe, jouant un rôle essentiel dans le maintien de l’équilibre des écosystèmes et de la biodiversité, soutenu par l’opinion publique.

En effet, dans un sondage réalisé en novembre 2023 dans 10 Etats membres de l’Union européenne interrogeant les populations rurales sur leur rapport aux grands carnivores, celles-ci se prononçaient majoritairement en faveur du maintien de la protection stricte des loups et d’autres grands carnivores (lynx, ours). 75% des ruraux français estimaient que les loups ont le droit d’exister dans l’Union européenne et 74% se déclaraient en faveur du maintien d’une protection stricte pour garantir leur survie à long terme.

Nous avons parfaitement conscience des challenges que représente la cohabitation entre les populations de loups et les activités humaines. Cependant, nous vous appelons, Monsieur le Ministre, à prendre en compte la voix des scientifiques et l’attente des Français, en évaluant les actions mises en place ces dernières années, en développant une ingénierie de protection avec toutes les parties prenantes et en structurant la politique française de cohabitation entre loups et élevage, afin d’optimiser les moyens engagés et de minimiser le recours aux procédés létaux.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

Députés Signataires :
Corinne VIGNON, députée de Haute-Garonne et Présidente du groupe d’études condition et bien-être des animaux
Anne-Laurence PETEL, députée des Bouches-du-Rhône et Vice-Présidente du groupe d’études
Vincent LEDOUX, député du Nord et Vice- Président du groupe d’études
Anne-Laure BABAULT, députée de Charente-Maritime
Yannick HAURY, député de Loire-Atlantique
Thierry FRAPPÉ, député du Pas-de-Calais
Andy KERBRAT, député de Loire-Atlantique
Pascal DURAND, député européen

Organisations Signataires :
Collectif CAP Loup
Fondation Brigitte Bardot – Christophe MARIE, Directeur adjoint
Animal Cross – Benoît THOMÉ, Président
ASPA Vosges – Nicolas SIMONET, Responsable du dossier Loup
Association Justice Animaux Savoie (AJAS) – Pauline DI NICOLANTONIO, Présidente
AVES – Sylvie CARDONA, Responsable du dossier Loup
Education Ethique Animale – Marie-Laure LAPRADE, Présidente
FERUS – Bertrand SICARD, Président
Focale pour le Sauvage – Sébastien TESTA, Président
Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) – David GERMAIN-ROBIN, Directeur
FRANE – Monique et Hervé BOCQUET, Délégués faune sauvage
LAEO France – Noëlle SAUGOUT-SEPTIER, Fondatrice
Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) – Allain BOUGRAIN DUBOURG, Président
Mille Traces – Jean-Marc OUARY, conseiller Loup
One Voice – Muriel ARNAL, Présidente
Pôle Grands Prédateurs – Michèle BUDNA CHAUDERON, Présidente

Partager cet article
Repost0

Publicité

Article publié depuis Overblog

Publié le par Ricard Bruno

Sept chiens de chasse tués en Ardèche : le procès reporté au 19 novembre

Palais de Justice Tribunal Ardèche Privas

Palais de Justice Tribunal Ardèche Privas

Le tribunal judiciaire de Privas a décidé mardi 19 mars que le procès de Manuel Merlhiot, soupçonné d'avoir tué sept chiens de chasse le 20 décembre dernier à Chanéac (Ardèche), aurait lieu le 19 novembre. La raison : il risque de durer longtemps.

À l'origine l'audience était prévue à 16 heures ce mardi 19 mars au tribunal judiciaire de Privas, mais vu l'ampleur de l'affaire, tout le monde a préféré repousser : ce sera le mardi 19 novembre, à 9 heures. En effet, le procès risque de s'éterniser vu le nombre de parties civiles et les nouveaux éléments que la défense souhaite apporter. Le prévenu est Manuel Merlhiot, 51 ans, membre de l'association Longo Maï, dont les membres vivent en communauté à Chanéac, sur la montagne ardéchoise. Le 20 décembre dernier, il reconnaît avoir tué sept chiens de chasse qui étaient en train d'attaquer ses cochons domestiques.

 

Du côté des parties civiles, le monde de la chasse dans son intégralité s'est mobilisé : les propriétaires des chiens, la Fédération départementale de chasse de l'Ardèche, l'association communale des chasseurs d'Arcens, la Fédération des associations de chasse aux chiens courants (et son itération locale). À ceux-là s'ajoutent des noms plus surprenants : la Fondation Brigitte Bardot, la SPA Paris. "J'ai réussi à allier contre moi les chasseurs et Brigitte Bardot", sourit jaune Manuel Merlhiot.

Les avocats du prévenu, pour qui l'enquête a été faite à charge, ont décidé de faire citer de nouveaux témoins à la barre, ce qui promet une audience d'autant plus rallongée. Elle sera probablement très tendue, opposant des chasseurs défenseurs de la "tradition" à Longo Maï, coopérative autogérée et libertaire. Manuel Merlhiot précise bien que selon lui, c'est le "comportement" d'une minorité de chasseurs qui est en cause et rejaillit négativement sur la majorité.

L'enjeu sera aussi médiatique, puisque le prévenu n'est autre que la fils de Pierre Conty, ancien ennemi public numéro 1 dans les années 80, qualifié à l'époque de "tueur fou de l'Ardèche".

Partager cet article
Repost0

Article publié depuis Overblog

Publié le par Ricard Bruno

Sainte-Livrade-sur-Lot : Après deux ans de travaux, la nouvelle chatterie a été inaugurée

Le refuge Inaya a connu un week-end actif, les 9 et 10 mars. Le samedi soir, la responsable du sanctuaire animalier livradais, Héléna Daelmans, a inauguré, en compagnie des bénévoles, la toute nouvelle chatterie, qui a nécessité environ deux ans de travaux. Les parcs ont été financés par la Fondation Brigitte Bardot, et tout le reste (sols, murs, plafond) a nécessité une grande implication...

Suite et source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article
Repost0

Article publié depuis Overblog

Publié le par Ricard Bruno

Depuis plusieurs années, la Fondation Brigitte Bardot vient en aide à l'association ACAMA (Association contre l'abandon et la maltraitance animale) à travers une subvention annuelle de 4500 €, destinée à financer l'achat d'aliments et les soins vétérinaires.

Actuellement, l'ACAMA accueille 33 chats, 12 chiens, 17 chevaux, 1 âne, 4 brebis, 8 chèvres, 2 vaches et 5 cochons. Mercredi, Romane, qui est en charge des aides aux associations depuis deux ans et demi, a rendu visite à Nathalie Monier, la présidente de l'ACAMA, et plusieurs bénévoles, et découvert la ferme où sont accueillis ces animaux abandonnés ou confiés par la justice.

Partager cet article
Repost0

Publicité

Article publié depuis Overblog

Publié le par Ricard Bruno

À Marignane, la Fondation Brigitte Bardot au secours des cochons errants menacés d’euthanasie

Plusieurs centaines de cochons vietnamiens divaguant sur une zone industrielle ont été pris en charge par la Fondation Brigitte Bardot ce mercredi 13 mars, à Marignane (Bouches-du-Rhône). En décembre, 350 d’entre eux avaient été euthanasiés.

Ils ont été sauvés de l’euthanasie grâce aux opérations de capture menée par la Fondation Brigitte Bardot ce mercredi 13 mars. Des centaines de cochons noirs de type vietnamien prolifèrent et divaguent en effet depuis plusieurs années à l’entrée de la zone industrielle La Palun à Marignane (Bouches-du-Rhône) après s’être échappé du bois clôturé dans lequel ils étaient censés vivre.

En proliférant, sans doute à partir de quelques couples détenus par des particuliers, ces suidés étaient devenus une telle nuisance que la mairie avait fait abattre 350 d’entre eux en décembre dernier, au grand dam des associations de défense des animaux qui dénonçaient une décision « sans concertation ».

Depuis, le dialogue a repris et la Fondation Brigitte Bardot, qui avait déjà évacué une quarantaine de cochons le 21 février, vient de relancer une opération de capture. L’objectif est d’abriter ensuite les animaux dans une pension près de Salon-de-Provence où, pour éviter toute surpopulation, les femelles sont séparées des mâles.

« Ces animaux ne sont ni identifiés ni vaccinés »

« Le but c’est de vider la zone et d’installer ces cochons ailleurs chez d’anciens éleveurs partenaires », résume Christophe Marie, directeur adjoint et porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot qui s’est rendu sur place mercredi 13 mars. « Nous travaillons avec la mairie et les services vétérinaires car ces animaux ne sont ni identifiés ni vaccinés. »

Après une période de quarantaine, ces centaines de cochons seront installés dans des enclos sécurisés pour éviter les visites de sangliers dans les box des femelles, les opérations de stérilisation étant compliquées chez les cochons adultes.

Partager cet article
Repost0

La Fondation Brigitte Bardot dévoile des images tournées dans un élevage intensif de dindes en Bretagne: squelette fragilisé, pattes fracturées… - VIDEO

Publié le par Ricard Bruno

La Fondation Brigitte Bardot a tourné des images inédites, le 22 février dernier, dans un élevage intensif de dindes en Bretagne. "Plus de 30 millions de dindes sont élevées chaque année en France, 97 % en élevage intensif, dans des bâtiments sans lumière naturelle ni accès extérieur. Les dindes ne verront la lumière du jour qu’au moment d’être chargées pour l’abattoir", explique la Fondation dans un communiqué.

Et d'ajouter : "Comme les poulets de chair, les dindes et dindons sont issus de souche à croissance rapide. Cela entraîne un développement excessif de la chair, un squelette fragilisé, des pattes fracturées, des boiteries (...) Comme pour les poulets de chair et poules pondeuses, les dindes ont le bec coupé, elles peuvent être aussi dégriffées pour limiter les blessures qu’elles s’infligent, bâtiment peu éclairé pour réduire l’activité des animaux".

La Fondation précise qu'aujourd'hui "il n’y a pas de norme spécifique, ni européenne ni nationale, pour l’élevage de dindes". C'est pourquoi, dans son communiqué, elle fait trois propositions.

- La Commission européenne à présenter une révision de la réglementation sur l’élevage, en sortant des systèmes cages pour toutes les filières et en fixant des normes pour les espèces non couvertes par la réglementation, comme ici avec les élevages de dindes

- Le ministre de l’Agriculture à porter cette exigence auprès des instances européennes et à accompagner les éleveurs dans une nécessaire transition pour limiter la densité d’élevage, aménager les bâtiments pour répondre aux besoins des animaux et leur donner accès à un parcours extérieur

- Les consommateurs à limiter strictement leur consommation de viande au profit de filières plus respectueuses, filière bio, Label Rouge ou Appellation d’Origine Protégée (AOP).

Partager cet article
Repost0

CONTRE LE MASSACRE DES CHIENS ERRANTS AU MAROC ET EN TUNISIE !

Publié le par Ricard Bruno

 CONTRE LE MASSACRE DES CHIENS ERRANTS AU MAROC ET EN TUNISIE !

Les tueries de chiens errants au Maroc et en Tunisie sont une urgence absolue !

Depuis des décennies, le sort des chiens errants au Maroc et en Tunisie suscite l'indignation et l'horreur tant au niveau local que mondial. Ces animaux, abandonnés à leur sort dans les rues, sont victimes de traitements barbares, allant de l'abattage brutal à la torture moyenâgeuse. Malgré les efforts de certaines organisations et les directives émanant des autorités, la situation semble peu évoluer, laissant place à un véritable drame animalier.

Au Maroc, l'histoire est marquée par une série de tueries massives, notamment en prévision d'événements internationaux tels que la Coupe du Monde de la FIFA 2030. Les témoignages horrifiants rapportent des actes de violence inimaginables, où les chiens sont fusillés, empoisonnés, voire brûlés vifs. Chaque jour, chaque minute, ces massacres continuent de se produire, et des pauvres chiens meurent dans d’atroces souffrances. C’est un véritable déni des droits et de la dignité animale.

La Tunisie, quant à elle, est confrontée à une situation similaire au motif de vouloir vaincre la rage. Les autorités ont lancé des campagnes d'abattage massif. Ces méthodes sont violentes et barbares. 

Malgré les justifications avancées par certains en faveur de l'abattage, les alternatives existent. La stérilisation, la vaccination et la réintroduction contrôlée des animaux dans leur environnement sont des solutions prouvées et éthiques pour aborder la question des animaux errants.

Des efforts ont été entrepris dans certaines régions pour adopter cette approche plus humaine, mais ces initiatives restent largement insuffisantes face à l'ampleur du problème. Le manque de moyens, tant financiers que législatifs, empêche la mise en œuvre de politiques efficaces. 

Les militants locaux et les organisations caritatives comme la Fondation Brigitte Bardot se retrouvent souvent seuls dans leur combat pour la protection des droits des animaux et de ces chiens. Ils sont confrontés à l'indifférence des autorités et à l'absence d'une législation adéquate.

Mais depuis quelques années, ces associations ne sont plus seules à réagir. De nombreux citoyens ont déjà rejoint le combat en créant des pétitions pour demander l’arrêt de ces méthodes cruelles. De nombreux citoyens comme vous, demandent que les gouvernements marocain et tunisien reconnaissent la gravité de la crise des chiens errants et prennent des mesures humaines et éthiques pour mettre fin aux calvaires de ces animaux. 

Une militante régulière sur MCA a lancé plusieurs pétitions sur le sujet. Elle se bat au quotidien pour faire arrêter ces massacre.

Si vous aussi vous souhaitez vous mobiliser pour cette cause, n’hésitez pas à créer votre pétition juste ICI

Plus il y aura de mobilisations, plus cela fera du bruit ! 

Vous pouvez également signer les nombreuses pétitions sur cette page et les partager autour de vous !

Partager cet article
Repost0

ESCALOPE DE DINDE, CORDON BLEU… L’ENVERS DU DÉCOR !

Publié le par Ricard Bruno

ESCALOPE DE DINDE, CORDON BLEU… L’ENVERS DU DÉCOR !

La Fondation Brigitte Bardot a tourné des images inédites, jeudi 22 février 2024, dans un élevage intensif de dindes en Bretagne…

Plus de 30 millions de dindes sont élevées chaque année en France, 97 % en élevage intensif, dans des bâtiments sans lumière naturelle ni accès extérieur. Les dindes ne verront la lumière du jour qu’au moment d’être chargées pour l’abattoir !

Comme les poulets de chair, les dindes et dindons sont issus de souche à croissance rapide. Cela entraîne un développement excessif de la chair, un squelette fragilisé, des pattes fracturées, des boiteries

Ces animaux sont des mutants qu’on mutile pour les faire survivre dans un environnement hostile, inadapté. Plutôt qu’offrir de l’espace à ces oiseaux, leur permettre de se percher ou de gratter le sol, ils sont enfermés dans des bâtiments où l’air chargé d’ammoniac entraîne des difficultés respiratoires, le sol constitué d’une litière sale et humide provoque des brûlures…

Comme pour les poulets de chair et poules pondeuses, les dindes ont le bec coupé, elles peuvent être aussi dégriffées pour limiter les blessures qu’elles s’infligent, bâtiment peu éclairé pour réduire l’activité des animaux.

Il n’y a pas de norme spécifique, ni européenne ni nationale, pour l’élevage de dindes.

C’est pourquoi la Fondation Brigitte Bardot appelle :

  • la Commission européenne à présenter une révision de la réglementation sur l’élevage, en sortant des systèmes cages pour toutes les filières et en fixant des normes pour les espèces non couvertes par la réglementation, comme ici avec les élevages de dindes ;
  • le ministre de l’Agriculture à porter cette exigence auprès des instances européennes et à accompagner les éleveurs dans une nécessaire transition pour limiter la densité d’élevage, aménager les bâtiments pour répondre aux besoins des animaux et leur donner accès à un parcours extérieur ;
  • les consommateurs à limiter strictement leur consommation de viande au profit de filières plus respectueuses, filière bio, Label Rouge ou Appellation d’Origine Protégée (AOP).
Partager cet article
Repost0

Publicité

Kirghizstan : la gestion humaine de la population des chiens errants continue de marquer des points

Publié le par Ricard Bruno

L’association franco-kirghize d'écotourisme a dressé un bilan 2023 encourageant sur la gestion des chiens errants au Kirghizstan. Elle avait entamé en 2021, avec la Fondation Brigitte Bardot, un programme éthique et scientifique pour juguler la prolifération des canidés. L’année 2024 marche sur les traces des progrès des années écoulées.

Un programme permet de stériliser les chiens errants plutôt que de les tuer dans les environs de Bichkek. Photo : Fondation Brigitte Bardot.

Un programme permet de stériliser les chiens errants plutôt que de les tuer dans les environs de Bichkek. Photo : Fondation Brigitte Bardot.

2024 débute sous de bons auspices pour le programme Kumayik – « bon chien » – de l’association franco-kirghize d’écotourisme (AFKE). Démarré en 2021 en partenariat avec la Fondation Brigitte Bardot (FBB), le programme a pour but de prendre en charge les chiens errants dans plusieurs communes dont la capitale du Kirghizstan, Bichkek. Les chiens sont capturés, soignés, vaccinés, stérilisés puis relâchés.

Le programme a été créé en alternative aux méthodes brutales d’élimination au fusil soutenues par les autorités locales en mal de solutions pour réguler le phénomène.

La réponse de l’AFKE est éthique, mais aussi durable et efficiente, car l’abattage des chiens ne permet pas de réduire leur nombre. Au contraire, se sentant menacés, les chiens errants se reproduisent encore plus, comme l’explique la cynologue Tamara Barskaïa au média kirghiz Kaktus Media.

Plusieurs communes arrêtent les tirs sur les chiens

Depuis la création du programme, l’AFKE a obtenu la signature d’accords avec la ville de Kant, les villages de Luksembourg, Novopokrovka, Kirchelk et Djeek pour arrêter les tirs sur les chiens. Une clinique a été ouverte à Djeek pour permettre d’assurer des opérations au plus près des besoins de ces localités situées à l’Est de la capitale.

Le 17 janvier dernier, la ville de Novopokrovka est allée plus loin en adoptant un panel de mesures concernant les propriétaires de chiens. Ils auront obligation d’enregistrer leurs chiens auprès de l’AFKE. Leur vaccination, vermifugation et stérilisation seront aussi obligatoires. Ces opérations sont prises en charge par l’AFKE et n’entraîneront aucun frais pour les propriétaires de chiens, précise l’association.

Lire aussi sur Novastan : Des chiens errants stérilisés plutôt qu’abattus : une première à Bichkek

Parmi les mesures adoptées, l’organisation ou la participation à des combats de chiens dans la ville sera interdite. Il s’agit d’un « résultat historique dans un pays ou n’existe pas de loi de protection animale », s’est félicité Philippe Boizeau, président de l’AFKE, auprès de Novastan. 

Kant, ville pionnière

La ville de Kant, à l’Est de Bichkek, fut la première dans le pays à avoir décidé, en 2023, d’interdire les tirs sur les chiens. Près de 2 000 chiens par an étaient abattus, rapporte la Fondation Brigitte Bardot.

Convaincue par les bienfaits d’une gestion éthique des chiens errants, la ville s’est dotée d’une clinique vétérinaire qui a permis, selon les chiffres de l’AFKE, de stériliser et vacciner 1 236 chiens en 2023.

Lire aussi sur Novastan : Brigitte Bardot entendue par le président kazakh

Les habitants de Kant, pleinement impliqués, joignent tous les jours l’équipe de Kumayik pour demander la stérilisation de chiens errants et ainsi faire avancer le programme.

Autre avancée, un point de collecte des déchets modernisé dans le deuxième microdistrict de Kant a aussi été installé « pour éliminer les sources de nourriture disponibles pour les chiens errants et réduire le risque de propagation des maladies chez les chiens », a indiqué l’association.

La formation à la stérilisation continue

En septembre 2022, le programme de formation à la stérilisation destiné aux vétérinaires kirghiz, mis en place dès 2021 par l’AFKE et la FBB, a été salué par l’ambassadeur de France, François Delahousse, en visite dans la clinique de l’université agraire de Bichkek.

Une équipe internationale de vétérinaires de l’organisation FARVets a atterri au Kirghizstan en décembre 2022 pour dispenser une formation vétérinaire – financée par la FBB – afin de transmettre son expertise vétérinaire de soins et de stérilisation des animaux dans le cadre de l’opération Kumayik.

L’AFKE et la FBB s’étaient appuyées dès le début sur l’expérience longtemps éprouvée de vétérinaires indiens originaires du Sikkim, en Inde, comme le rapporte le média kirghiz 24.kg. Ces derniers avaient mis en place, en 2006, le programme Sarah pour répondre aux nombreux cas de transmission de rage par les chiens qui sévissait dans cet État du Nord-Est de l’Inde.

Les risques liés aux chiens errants

Le volet information, sensibilisation et éducation du programme Kumayik s’attache à informer le public sur les dangers associés aux chiens errants si rien n’était fait. Ceux-ci  peuvent présenter un danger pour les citoyens, adultes et enfants, comme pour les animaux domestiques en raison de leur comportement parfois agressif.

Le média Cabar Asia, représentant en Asie centrale d’Institute for War & Peace Reporting (IWPR), rapporte qu’à Bichkek plus de 2 000 personnes en moyenne par an se font mordre par des chiens. Un chiffre en constante augmentation.

N’ayant aucun soin ni de suivi hygiénique, ils sont de plus susceptibles de propager des maladies comme la rage, la leptospirose ou la gale, constituant autant de menaces pour la santé publique.

Les tirs encore présents

En 2024, malgré l’avancée des actions de l’AFKE, les tirs sur les chiens sont encore une réalité. Pas plus tard que le 31 janvier dernier, l’AFKE témoigne avoir pris en charge un chien gravement blessé par balles, dans le village de Djeek.

Lire aussi sur Novastan : Le sort des animaux errants au Kirghizstan

Autre méfait rapporté par la FBB : une chienne a été attaquée par des chiens de combat sur ordre de leurs maîtres dans la ville de Kant, en mars dernier. L’équipe de Kumayik a pu intervenir à temps pour sauver la chienne. Un acte de cruauté qui a soulevé l’émoi des habitants de la ville.

Objectif : une loi sur la protection animale

Les localités prennent progressivement conscience des bénéfices d’une gestion responsable et éthique des chiens errants en prenant des mesures adéquates pour résoudre les problèmes de nuisance et de sécurité, tout en accordant au bien-être animal une place prépondérante.

Envie d'Asie centrale dans votre boîte mail ? Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter hebdomadaire en cliquant ici.

L’objectif du programme Kumayik est désormais de convaincre les députés de voter une loi nationale de protection animale à l’instar de celle votée par le Kazakhstan en décembre 2021.

L’AFKE et la FBB travaillent en collaboration avec le public et les députés pour aboutir à l’adoption de ce cadre législatif au Kirghizstan.

Patrick Do Dinh
Rédacteur pour Novastan

Partager cet article
Repost0