La Fondation Brigitte Bardot a mené jeudi matin une opération de sauvetage d'une cinquantaine de chiens en vallée d'Aspe. Leur propriétaire en situation de très grande précarité n'avait pas eu les moyens de les faire stériliser
Les naissances se sont enchaînées. L'homme âgé de 75 ans, sans grande ressources, partageait au final sa maison avec47 chiens dans des conditions sanitaires déplorables. À la suite d'un signalement, il a finalement accepté de céder ses chiens à la Fondation Brigitte Bardot. Il a fallu 4 heures ce jeudi matin pour tous les évacuer.
Les chiens conduits en Normandie
Daniel Raposo, de la Fondation Brigitte Bardot assure n'avoir jamais vu une telle situation avec autant de chiens : "C'est une maison avec beaucoup de dépendances, pas du tout adaptée à un si grand nombre de chiens".
Ils ne sont pas squelettiques, juste un petit peu maigres
Jessica Langlois
"On est là pour aider les chiens mais aussi aider le monsieur, parce qu'il vit dans les mêmes conditions que ses chiens", explique Jessica Langlois la responsable des soins vétérinaires de la fondation. Elle a trouvé des animaux un peu amaigris mais pas mal traités.
Tous ces chiens ont été conduits au refuge de la Mare Auzou en Normandie. La Fondation assure qu'ils pourront être candidats à l'adoption.
Décidément s'il devait y avoir un jour une médaille d'or de la connerie aux Jeux Olympiques, à coup sur cette ministre la recevrait, non mais c'est vraiment du grand n'importe quoi, elle qui militait contre la chasse à courre...reçoit les chasseurs ! une cireuse de pompe supplémentaire ! de toute façon il n'y a rien de bon à attendre de ce côté-là dès que vous êtes ministre ou accédez à de hautes fonctions, vous prenez le melon ! Bruno Ricard
Il est insupportable et inconcevable, @barbarapompili, d’associer le monde de la chasse à la protection de la biodiversité : on ne demande pas aux pyromanes d’éteindre les incendies. Combien de temps encore la souffrance animale sera-t-elle ignorée pour satisfaire les lobbies ?
Des écologistes et des associations de défense des animaux lui reprochent notamment d'avoir oublié son ancien combat pour l'interdiction de la chasse à courre.
POLITIQUE - On connaît les relations plus que cordiales qu’entretient Emmanuel Macronavec le monde de la chasse. C’est moins le cas pour Barbara Pompili, la toute nouvelleministre de la Transition écologique, par ailleurs numéro trois du gouvernement.
Avec un portefeuille ministériel comprenant notamment la protection de la biodiversité, l’ancienne ministre deFrançois Hollandepromue lors du dernier remaniement a reçu ce vendredi Willy Schraen, président de la puissante Fédération nationale des chasseurs (FNC) pour évoquer “les enjeux de la chasse et de la protection de la biodiversité”.
Alors que Nicolas Hulot, un des prédécesseurs de Barbara Pompili au ministère de l’Environnement, avait claqué la porte du gouvernement en dénonçant lepoids des “lobbiesdans les cercles du pouvoir”, ciblant alorsThierry Coste, conseiller politique de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), les écologistes et associations de défense des animaux ont très mal interprété ce rendez-vous entre la ministre et le monde cynégétique.
“Quelques jours seulement après la nomination du nouveau... Le monde d’après a un arrière-goût amer de celui d’avant”, a déploré la fondation 30 Millions d’Amis, sur le même ton que la Fondation Brigitte Bardot.
Au moins le signal et clair : entre @J_Denormandie qui sitôt nommé reçoit la FNSEA et @barbarapompili qui ouvre ses portes aux chasseurs, la "nouvelle" politique gouvernementale devrait continuer à mépriser les attentes de 80% des citoyens français...
De son côté, le Parti animaliste a jugé “insupportable et inconcevable d’associer le monde de la chasse à la protection de la biodiversité”. “On ne demande pas aux pyromanes d’éteindre les incendies. Combien de temps encore la souffrance animale sera-t-elle ignorée pour satisfaire les lobbies ?”, plaide le parti ardent défenseur de la cause animale.
Plus modéré, son ancien allié à EELV, le député européen David Cormand a sauté sur l’occasion pour rappeler à Barbara Pompili qu’elle avait, un temps, défendu une proposition de loi visant à interdire la chasse à courre.
“J’espère que devenue ministre, elle sera en mesure de la faire voter par la majorité à l’Assemblée...”, a glissé l’ancien secrétaire national des Verts. Chiche?
Malgré les dégâts provoqués par la Covid-19 pendant 2 mois, nous ne pouvons en ignorer les effets positifs. Le confinement a permis à la nature et à la faune de reprendre ses droits, une excellente nouvelle pour la biodiversité. Mais ce répit aura été de courte durée et le déconfinement rend la faune plus vulnérable que jamais.
OISEAUX ET PHOQUES PERTURBÉS PAR LES TOURISTES
À l’arrivée des vacances d’été, les touristes qui n’ont pas pu voyager à l’étranger envahissent certaines régions de France peu habituées à une telle marée humaine. Pour exemple, en Baie de Somme (Picardie), certainsoiseauxont profité du calme pour élargir leur territoire, et de nombreux nids se trouvent directement au sol. Ces nids et la progéniture qu’ils protègent sont aujourd’hui perturbés par les vacanciers !
Autre exemple : lesphoqueshabituellement laissés en paix par les habitants de la région, sont aujourd’hui perturbés par des touristes inconscients qui s’approchent au plus près dans le seul but d’obtenir un selfie…
Des comportements d’autant plus dangereux qu’ils peuvent mener à l’abandon des petits par leur mère. Cela a déjà été le cas pour au moins quatre bébés qui, prenant peur, se sont jetés à l’eau et n’ont pas pu retrouver leur mère. Ils ont dû être transférés dans un centre de soins.
Quel prix lafaune sauvagede notre bel hexagone devra-t-elle payer pour une simple photo de vacance ? L’être humain – menace ultime pour la faune et la flore – devient d’autant plus dangereux pour cesespèces sauvagesqui ont cru l’espace de quelques semaines que leur planète leur appartenait à nouveau…
Bonne nouvelle ! En Inde, l'État de Nagaland annonce l'interdiction de la consommation et du commerce de viande de chien sur l'ensemble du territoire. La Fondation Brigitte Bardot se félicite d'une nouvelle décision en faveur de la protection animale...
LA CONSOMMATION ET LA VENTE DE VIANDE DE CHIEN INTERDITES !
Dans le Nord-Est de l’Inde, plusieurs états sont connus pour laconsommation de viande de chiens.
C’est aujourd’hui l’État de Nagaland qui a fait passer l’interdiction de la consommation et du commercesur le territoire. Il est estimé que près de30 000 chiensétaient introduits chaque année au Nagaland, pour y être brutalement battus et abattus sur des marchés.
Cette interdiction ne va malheureusement pas stopper du jour au lendemain le commerce illégal. Nous attendons maintenant de voir la vigilance qu’imposera le gouvernement pourcombattre le trafic illégal.
L’association JBFde Guwahati – que la Fondation aide depuis des années – a participé à plusieurs sauvetagesde chiens en route pour le Nagaland. Ces photos montrent le calvaire que doivent subir les chiens dès qu’ils sont capturés dans la rue jusqu’à leur lieu de destination pour y affronter une mort brutale.
Nous voulons mettre en avant le courage, la ténacité et la compassion de Madame Maneka Gandhi qui, une fois de plus, a joué un rôle fondamental dans cette interdiction.
photo d'illustration- Des moutons qui ne sont pas ceux maltraités qui viennent d'être exfiltrés par la préfecture de l'Orne et la fondation BB •
245 moutons laissés à l'abandon dans cinq sites différents autour des communes d'Alménêches et Trun, dans l'Orne, avaient besoin de soins et de nourriture en urgence. Trouvés dans un piteux état, ils sont pris en charge par la fondation Brigitte Bardot, dans l'Eure.
Jamais tondus et épuisés sous leur laine volumineuse, les moutons sont en piteux état, confirme la fondation Bardot sur sa page Facebook. Les services vétérinaires de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations de l’Orne (DDCSPP) sont en cours de saisie de 245 moutons dans l'Orne.
Depuis ce 9 juillet 2020, les bêtes ont été trouvées sur cinq sites des communes d’Almenêches et de Trun. La fondation Bardot parle de saisie "impressionante" :
Le propriétaire avait reçu plusieurs alertes avant cette saisie et a fait l'objet de deux mises en demeure " pour mauvais traitement" de la part des services vétérinaires du département.
A la suite d’une nouvelle plainte, les inspecteurs de la DDCSPP ont constaté que les conditions de détention et de bien-être des animaux s’étaient dégradées en raison de la présence de plusieurs cadavres en état de décomposition avancée, de l’absence de nourriture ou d’eau en quantité suffisante, de défauts d’identification des animaux et de la présence de nombreux moutons non tondus en état de souffrance.
Préfecture de l'Orne
Cette opération, dirigée par la DDCSPP de l’Orne, s’est déroulée avec le concours de la gendarmerie nationale et de plusieurs partenaires en appui logistique. Le propriétaire fera l'objet d'une convocation devant le tribunal Argentan.
La Fondation Brigitte Bardot lance demain une grande campagne de soutien psychologique ou financière.
"L'abandon n'est jamais une solution." À destination de propriétaires d'animaux tentés d'abandonner leur compagnon à quatre pattes en raison de difficultés économiques générées par la crise sanitaire, laFondation Brigitte Bardotlance demain une grande campagne de soutien psychologique ou financière.
"Le confinement et la crise annoncée auront des répercussions durables sur la vie de millions de Français. La Fondation ne souhaite pas culpabiliser les Français tentés d'abandonner leurs animaux de compagnie mais comprend leur souffrance et se propose, comme elle le fait à longueur d’année, de les aider à traverser, avec leur fidèle compagnon, cette épreuve douloureuse", souligne l'organisation de protection animale créée par Brigitte Bardot.
Dans des spots diffusés sur les réseaux sociaux, la Fondation prend le cas d'une personne âgée décédée du Covid-19 qui avait deux chats, un jeune couple qui se sépare avec un chien récemment adopté ou encore un chômeur en fin de droits ne parvenant plus à subvenir à l'alimentation de son animal.
"Ne laissons pas nos animaux de compagnie subir les conséquences de la crise du Covid-19. À travers un numéro vert dédié, 0 805 691 820 (service et appel gratuits), une équipe chaleureuse est prête à apporter une aide psychologique, matérielle (nourriture pour animaux, soins vétérinaires…), financière ou logistique aux propriétaires de compagnons à quatre pattes", explique la Fondation Bardot qui entend "placer la solidarité au cœur de ses actions" pendant l'été.
Les choses on l'air de bouger sérieusement, de très nombreuses associations, fondations et amis des animaux soutiennent ce référendum, à nous de faire bouger et surtout de faire changer les choses, MOBILISATION GÉNÉRALE !
Ce projet de loi en 6 mesures serait une avancée considérable pour la cause animale en France ! Il est porté par Hugo Clément, Marc Simoncini, Jennifer Bierna, Marie Tabarly, Xavier Niel et Jacques-Antoine Granjon, ainsi que de nombreuses associations de protection animale telles que la Fondation Brigitte Bardot, L214, One Voice et la SPA.
Aujourd’hui, le jeudi 2 juillet, au Studio F à Paris, une initiative citoyenne inédite et de grande ampleur a été présentée par Hugo Clément, Marc Simoncini, Jennifer Bierna, Marie Tabarly, Xavier Niel et Jacques-Antoine Granjon. Elle est soutenue par de multiples associations de protection animale, parmi lesquelles on trouve la Fondation Brigitte Bardot, L214, One Voice et la SPA.
Il s’agit d’unprojet de loi, composé de 6 mesures, destiné à réduire massivement la souffrance animale sur le territoire français.
S’attaquant à l’industrie de la fourrure, la chasse, l’élevage intensif et en cage, l’expérimentation animale et les spectacles avec animaux sauvages, ce projet de loi a vocation à être présenté au Parlement pour vote, ainsi que directement aux Français par le biais d’un référendum.
De très nombreuses personnalités soutiennent le "référendum pour les animaux", comme Cyril Dion, Pascal Obispo, Pierre Niney, Juliette Binoche, Nicolas Hulot, Axelle Laffont, Stéphane Bern, Martin Weill, Guillaume Nery, Valérie Damidot, le groupe Tryo et encore beaucoup d'autres.
Découvrez les mesures proposées, et les attentes des acteurs qui les soutiennent !
Les 6 mesures de ce projet de loi pour réduire la souffrance animale en France
Les 6 mesures ont été soigneusement choisies par les porteurs de ce projet en partenariat avec les associations de protection animale. Elles ont pour vocation de réduire de manière significative le nombre d’animaux souffrants aux mains de l’Homme sur le territoire français.
Comme l’a dit Marc Simoncini, fondateur de Meetic et l’un des membres fondateurs de ce projet, il s’agit « d’améliorer le sort d’un milliard d’animaux par an en France : c’est quand même massif ! On ne peut pas vivre dans un monde paisible quand on sait qu’un milliard d’animaux sont maltraités chaque année. »
Voici les mesures en question !
Interdiction de l’élevage en cage
En France, 99% des lapins sont élevés en cage, ainsi que 58% des poules pondeuses et la majorité des dindes, oies ou canards.
Le projet de loi propose la date butoir de 2025 pour interdire enfin l’élevage en cage, pour ainsi donner le temps aux éleveurs de modifier leurs façons de travailler.
Selon Brigitte de Côtière de l’association L214, « de nombreux éleveurs n’aiment pas ces modes de production, mais ils sont tenus par des prêts bancaires importants, et des coopératives. Avec ce référendum, on attend un accompagnement de la part du gouvernement pour aider à la transition. Nous ne nous battons pas contre des personnes, mais contre un système ! »
Selon un sondage YouGov de 2018, 90% des Français sont favorables à l’interdiction de l’élevage en cages des poules pondeuses.
Interdiction des élevages à fourrure
Seuls 4 ou 5 élevages à fourrure sont encore ouverts en France, mais cette pratique existe toujours. Selon un sondage Ifop de 2019, 91% des Français s’opposent au commerce de la fourrure, et d’autres pays européens ont déjà interdit cette pratique, y compris les Pays-Bas qui comportaient pourtant 175 élevages de ce type !
La fourrure synthétique étant une solution viable et sans source de souffrance animale, de nombreuses marques ont déjà exclu la fourrure animale de leurs matériaux de fabrication, dont Chanel, Jean-Paul Gaultier, Gucci, Versace, The Kooples, Maje…
Là encore, la date butoir proposée sera pour 2025, le temps de fermer les élevages de visons et leur permettre de changer d’activité.
En finir avec l’élevage intensif
Autre mesure forte, l’interdiction de l’élevage intensif serait une énorme avancée pour la cause animale.
Si la date butoir pour interdire complètement cette pratique est fixée à 2040, ce projet de loi propose d’ores et déjà d’interdire toute nouvelle construction d’élevage où les animaux n’ont pas accès à l’extérieur.
Car « 95% des cochons n’ont jamais accès à l’extérieur, et vivent dans une promiscuité extrême, sans même avoir de matière organique à disposition, comme de la paille ou de la boue. »
Pourtant, l’intelligence et la sensibilité de ces animaux est souvent comparée à celle des chiens ! Difficile d’imaginer nos toutous vivre dans des conditions pareilles… C’est certainement pourquoi 88% des Français sont opposés à l’élevage intensif.
Interdiction de la chasse à courre, du déterrage et des chasses dites « traditionnelles »
S’il s’agit aujourd’hui de pratiques devenues minoritaires à cause de leur cruauté, les techniques de chasse dite « traditionnelles » sont encore légales en France.
« Bébés renards et blaireaux sont arrachés à leurs terriers, ou traqués par des meutes de chiens jusqu’à épuisement, et tués dans des conditions atroces, et ce sans participer à la régulation de l’écosystème comme on le prétend souvent » a affirmé Christophe Marie de la Fondation Brigitte Bardot.
Interdite au Royaume-Uni où la chasse aux renards était pourtant une activité avec une forte importance culturelle, il est temps que l’interdiction concerne aussi notre pays !
« Il n’y a aucune raison pour que la France soit le dernier pays à interdire ces pratiques ! » a affirmé Hugo Clément.
Ce projet de loi en 6 mesures serait une avancée considérable pour la cause animale en France ! Il est porté par Hugo Clément, Marc Simoncini, Jennifer Bierna, Marie Tabarly, Xavier Niel et Jacques-Antoine Granjon, ainsi que de nombreuses associations de protection animale telles que la Fondation Brigitte Bardot, L214, One Voice et la SPA.
Aujourd’hui, le jeudi 2 juillet, au Studio F à Paris, une initiative citoyenne inédite et de grande ampleur a été présentée par Hugo Clément, Marc Simoncini, Jennifer Bierna, Marie Tabarly, Xavier Niel et Jacques-Antoine Granjon. Elle est soutenue par de multiples associations de protection animale, parmi lesquelles on trouve la Fondation Brigitte Bardot, L214, One Voice et la SPA.
Il s’agit d’unprojet de loi, composé de 6 mesures, destiné à réduire massivement la souffrance animale sur le territoire français.
S’attaquant à l’industrie de la fourrure, la chasse, l’élevage intensif et en cage, l’expérimentation animale et les spectacles avec animaux sauvages, ce projet de loi a vocation à être présenté au Parlement pour vote, ainsi que directement aux Français par le biais d’un référendum.
De très nombreuses personnalités soutiennent le "référendum pour les animaux", comme Cyril Dion, Pascal Obispo, Pierre Niney, Juliette Binoche, Nicolas Hulot, Axelle Laffont, Stéphane Bern, Martin Weill, Guillaume Nery, Valérie Damidot, le groupe Tryo et encore beaucoup d'autres.
Découvrez les mesures proposées, et les attentes des acteurs qui les soutiennent !
Les 6 mesures de ce projet de loi pour réduire la souffrance animale en France
Les 6 mesures ont été soigneusement choisies par les porteurs de ce projet en partenariat avec les associations de protection animale. Elles ont pour vocation de réduire de manière significative le nombre d’animaux souffrants aux mains de l’Homme sur le territoire français.
Comme l’a dit Marc Simoncini, fondateur de Meetic et l’un des membres fondateurs de ce projet, il s’agit « d’améliorer le sort d’un milliard d’animaux par an en France : c’est quand même massif ! On ne peut pas vivre dans un monde paisible quand on sait qu’un milliard d’animaux sont maltraités chaque année. »
Voici les mesures en question !
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Hugo Clément, journaliste, qui présente les 6 mesures du projet de loi pour les animaux
Interdiction de l’élevage en cage
En France, 99% des lapins sont élevés en cage, ainsi que 58% des poules pondeuses et la majorité des dindes, oies ou canards.
Le projet de loi propose la date butoir de 2025 pour interdire enfin l’élevage en cage, pour ainsi donner le temps aux éleveurs de modifier leurs façons de travailler.
Selon Brigitte de Côtière de l’association L214, « de nombreux éleveurs n’aiment pas ces modes de production, mais ils sont tenus par des prêts bancaires importants, et des coopératives. Avec ce référendum, on attend un accompagnement de la part du gouvernement pour aider à la transition. Nous ne nous battons pas contre des personnes, mais contre un système ! »
Selon un sondage YouGov de 2018, 90% des Français sont favorables à l’interdiction de l’élevage en cages des poules pondeuses.
Interdiction des élevages à fourrure
Seuls 4 ou 5 élevages à fourrure sont encore ouverts en France, mais cette pratique existe toujours. Selon un sondage Ifop de 2019, 91% des Français s’opposent au commerce de la fourrure, et d’autres pays européens ont déjà interdit cette pratique, y compris les Pays-Bas qui comportaient pourtant 175 élevages de ce type !
La fourrure synthétique étant une solution viable et sans source de souffrance animale, de nombreuses marques ont déjà exclu la fourrure animale de leurs matériaux de fabrication, dont Chanel, Jean-Paul Gaultier, Gucci, Versace, The Kooples, Maje…
Là encore, la date butoir proposée sera pour 2025, le temps de fermer les élevages de visons et leur permettre de changer d’activité.
En finir avec l’élevage intensif
Autre mesure forte, l’interdiction de l’élevage intensif serait une énorme avancée pour la cause animale.
Si la date butoir pour interdire complètement cette pratique est fixée à 2040, ce projet de loi propose d’ores et déjà d’interdire toute nouvelle construction d’élevage où les animaux n’ont pas accès à l’extérieur.
Car « 95% des cochons n’ont jamais accès à l’extérieur, et vivent dans une promiscuité extrême, sans même avoir de matière organique à disposition, comme de la paille ou de la boue. »
Pourtant, l’intelligence et la sensibilité de ces animaux est souvent comparée à celle des chiens ! Difficile d’imaginer nos toutous vivre dans des conditions pareilles… C’est certainement pourquoi 88% des Français sont opposés à l’élevage intensif.
Interdiction de la chasse à courre, du déterrage et des chasses dites « traditionnelles »
S’il s’agit aujourd’hui de pratiques devenues minoritaires à cause de leur cruauté, les techniques de chasse dite « traditionnelles » sont encore légales en France« Bébés renards et blaireaux sont arrachés à leurs terriers, ou traqués par des meutes de chiens jusqu’à épuisement, et tués dans des conditions atroces, et ce sans participer à la régulation de l’écosystème comme on le prétend souvent » a affirmé Christophe Marie de la Fondation Brigitte Bardot.
Interdite au Royaume-Uni où la chasse aux renards était pourtant une activité avec une forte importance culturelle, il est temps que l’interdiction concerne aussi notre pays !
« Il n’y a aucune raison pour que la France soit le dernier pays à interdire ces pratiques ! » a affirmé Hugo Clément.
Interdiction des spectacles avec animaux sauvages
Cette mesure concerne les cirques et les delphinariums, et aussi indirectement la corrida et les combats de coqs.
« Quelle que soit la taille des cages ou bassins construits pour les lions, baleines ou orques, ces milieux ne seront jamais compatibles avec le bien-être des animaux » a avancé Hugo Clément.
Beaucoup de grandes villes ont déjà interdit ces spectacles, et l’objectif est d’étendre cette interdiction à tout le territoire. 67% des Français étant favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques (sondage Ifop 2019), nous pouvons espérer que cette mesure, ainsi que toutes les autres, bénéficient du soutien des citoyens.
Interdiction de l’expérimentation animale si des alternatives existent
L'expérimentation animale en France concerne près de 2 millions d'animaux, et un bon nombre d’entre eux sont des chiens et deslapins !
Selon Hugo Clément, « la France est un pays qui teste encore beaucoup sur les animaux. Alors qu’en Grande Bretagne, l’Etat investit des millions pour rechercher des alternatives à l’expérimentation animale, la France investit 0€. »
Pourtant, 90% des Français sont favorables à l’interdiction de l'expérimentation animale si des alternatives sont possibles (sondage IFOP 2018).
Selon Christophe Marie, représentant de la Fondation Brigitte Bardot, « la forte demande citoyenne pour des produits sans cruauté animale a fait changer de méthode de production à des sociétés comme L’Oréal. » C’est que nous avons plus de marge de manœuvre qu’on ne le croit !
Un projet de loi porté par des entrepreneurs et des associations de protection animale
Cela peut surprendre, mais ce projet est à la fois lancé par des entrepreneurs digitaux comme Marc Simoncini, Xavier Niel et Jacques-Antoine Granjon, et porté par des associations de protection animale.
Marie Tabarly, comportementaliste équin, spécialiste des océans et fondatrice du projet Elemen'Terre, fait partie de l’équipe de choc qui lance ce projet ambitieux, ainsi que Jennifer Bierna, directrice de la communication du groupe Illiad.
Christophe Marie, représentant de la Fondation Brigitte Bardot, a affirmé ce matin que « c’est véritablement un jour d’espoir. Nous défendons la cause animale avec difficulté, mais aujourd’hui, on a l’impression que les choses sont en train de changer. »
De gauche à droite : Hugo Clément, Jennifer Bierna, Christophe Marie, Marc Simoncini, Xavier Niel, Jacques-Antoine Granjon et Marie Tabarly
Comment ce projet de loi pourra-t-il devenir loi ?
Maintenant que cette proposition de loi a été rendue publique, les porteurs de ce projet peuvent officiellement commencer la campagne de recrutement des 185 parlementaires – députés ou sénateurs - nécessaires pour déposer une telle proposition au Conseil constitutionnel !
Une fois le projet de loi vérifié par le Conseil constitutionnel, la prochaine étape sera de recueillir en 9 mois le soutien de 4,7 millions d’électeurs français.
Si ce défi est relevé, le projet de loi pourra être soumis aux deux assemblées du Parlement qui doivent l'examiner avant de l'adopter ou le rejeter.
Au bout de six mois, si les deux assemblées n'ont pas examiné une fois chacune la proposition de loi, le président de la République devra la soumettre au référendum.
« Il y a beaucoup d’obstacles », selon Jennifer Bierna. Mais Xavier Niel se déclare « archi optimiste » que ce projet va porter ses fruits. Et c’est tout ce qu’on peut souhaiter, pour le bien-être des animaux que nous aimons tant !