Les adhérentes du Calcef, artistes
amateurs, exposaient leurs meilleures œuvres réalisées depuis une année. Des tableaux où l'on est prêt à caresser l'animal presque vrai, ou pénétrer cette forêt de bouleaux. Les innombrables
pièces en porcelaine peintes attiraient doublement le regard, par leur beauté et l'utilité du cadeau, un ravissement des yeux ! L'association Latour des chats faisait un petit marché de Noël
d'objets décoratifs ou nécessaires à des prix plus que symboliques afin de pouvoir s'occuper des nombreux chats errants, les faire stériliser freinant ainsi leur prolifération. La fondation
Brigitte Bardot a aidé Latour des chats en prenant en charge la stérilisation de vingt-huit chats. Une salle Sant Galdric remplie de bonheur à partager, voila ce que les visiteurs ont pu savourer
en cette fin de semaine.
L'émission "Vivement Dimanche" du 23 décembre prochain à 13h35 est consacrée aux animaux.
Michel Drucker, l'animateur vedette que l'on ne présente plus, consacre, comme lui a suggéré Brigitte Bardot, un numéro spécial de son emission "Vivement dimanche " à la cause animale.
4 chiens et 1 chat de la Fondation y sont présentés en vue d'une adoption.
Lambert Wilson s'interesse à Hugo, le labrador de 9 ans qui est pour le moins étonnant. En effet, il prend la main de son Maître pour le guider et le conduire là où il veut aller…Et il sourit
quand il est content ! Sauvé lors du démantèlement d’un camp de Roms, il découvre les loges du studio Gabriel.
Le chat Coby, quant à lui, fait la connaissance d'Anny Duperey. La comédienne, sous le charme de ce chat lâchement abandonné dans un appartement par ses maîtres, le présente aux
téléspectateurs.
Faïa, la labrador de 4 ans, qui a déjà connu 2 abandons est pris en charge par le violoniste Renaud Capuçon.
Enfin, Ultra, le beauceron de 7 ans, retrouvé errant et très maigre profite de la bienveillance de Michel Drucker et réserve quelques surprises sur le plateau.
Xena, femelle papillon de 10 ans, était la compagne d’un sans-abri. Elle n'est pas présente à l'antenne mais elle se console en regardant les belles photos sur lesquelles elle a posé avec Richard
Gotainer, Laurence Ferrari, Renaud Capuçon et le célèbre animateur de l'émission.
Notre présidente, à qui Michel Drucker rend un vibrant hommage, adresse un message à tous les téléspectateurs.
Pour adopter ces 5 animaux et les centaines d'autres qui attendent dans nos refuges, appelez immédiatement le 01 45 05 14 60 ou rendez-vous sur notre site adoption.
Une Proposition de Loi, présentée par une Sénatrice centriste, veut rendre obligatoire l’étourdissement des bêtes avant tout abattage !
S’il y a un sujet sensible, qui révolte bon nombre de citoyens français mais n’est jamais remis en cause par les politiques, c’est bien celui de l’égorgement à vif, sans étourdissement préalable,
de millions d’animaux dans les abattoirs français.
La France est pourtant signataire, depuis 1979, de la Convention européenne sur la protection des animaux d'abattage qui précise : "Les procédés d'étourdissements autorisés par les parties contractantes doivent plonger l'animal
dans un état d'inconscience où il est maintenu jusqu'à l'abattage, lui épargnant en tout état de cause toute souffrance évitable".
Limiter autant que possible la souffrance
Le principe qui préside dans les textes européens est celui de l'interdiction de l'abattage des animaux conscients, c'est-à-dire l'obligation d'étourdir les animaux avant leur mise à mort de façon
à leur éviter toute souffrance inutile. Toutefois, des possibilités de dérogation ont été prévues, notamment lors d’abattages selon des rites religieux.
En France, cette dérogation s’est généralisée à l’insu des consommateurs. Dans un rapport de novembre 2011, le Conseil général de
l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux précise que 51% des abattages pratiqués en France sont des abattages rituels, alors que les consommateurs musulmans et juifs ne représentent
pas plus de 7% des consommateurs français. D’après la chambre d’Agriculture d’Ile-de-France : "100% des animaux abattus en Ile-de-France le sont selon les traditions musulmanes et juives".
De l’exception à la règle générale
Les raisons de cette généralisation de l'abattage sans étourdissement préalable sont essentiellement économiques. Elle permet aux abattoirs d'accéder à de nouveaux marchés, celui de la viande
casher et halal, tout en écoulant les invendus sur le marché classique. Or, cet écoulement se fait sans étiquetage particulier.
Outre la nécessité d'informer le consommateur, il convient de faire respecter la réglementation dont le principe est celui de l'interdiction de la souffrance animale. En 2004, l'Autorité européenne
de sécurité des aliments (EFSA) a émis un avis pour la Commission européenne selon
lequel "en raison des graves problèmes de bien-être animal liés à l'abattage sans
étourdissement, un étourdissement doit toujours être réalisé avant l'égorgement".
Selon l'avis de l'EFSA, "des coups destinés à provoquer une saignée rapide engendrent
d'importantes destructions de tissus dans des zones fortement innervées. La baisse de tension rapide qui suit l'hémorragie est nettement ressentie par l'animal conscient et entraîne terreur et
panique. L'animal, conscient, souffre aussi quand son sang se répand dans sa trachée."
Longue et douloureuse agonie
Selon le rapport d’expertise Douleurs
animales de l’INRA : "Chez les veaux et les bovins adultes, on observe une
grande variabilité dans la perte de conscience des animaux avec des extrêmes de 8 secondes à 14 minutes".
Dans son avis 02/104 de 2006, la Fédération des Vétérinaires d’Europe
précise : "Du point de vue de la protection des animaux et par respect pour l’animal
en tant qu’être sensible, la pratique consistant à abattre les animaux sans étourdissement préalable est inacceptable, quelles que soient les circonstances".
L’étourdissement compatible avec le culte musulman
Le Recteur de la Grande Mosquée de Paris, le Dr Dalil Boubakeur, alors président du Conseil Français du Culte Musulman avait déclaré, en février 2006 dans un entretien à Filières Avicoles :
"J’ai personnellement assuré à Brigitte Bardot, lorsque je l’ai rencontrée, que l’Islam
n’est pas hostile à l’étourdissement mais à condition qu’il ne soit pas irréversible".
La réversibilité de l’étourdissement des animaux d’abattoir a été établie, en décembre 2006, par l’Académie vétérinaire de France qui a remis un rapport, aux ministères de l’Agriculture et de
l’Intérieur, dans lequel on peut lire : "L’étourdissement électrique des
animaux de boucherie, et notamment des ovins, est réversible s’il est correctement appliqué ; l’animal soumis à cette forme d’étourdissement reste vivant, mais dans un état d’inconscience et
d’insensibilité à la douleur".
L’appel de Sylvie Goy-Chavent à François Hollande
La dérogation à l’obligation d’insensibiliser les animaux avant leur abattage n’est pas justifiée, c’est pourquoi, dans sa Proposition de Loi, la Sénatrice Sylvie Goy-Chavent demande que soit rendu
obligatoire, avant l’abattage ou la mise à mort, l’étourdissement des animaux, y compris dans le cadre d’un abattage rituel.
La Sénatrice UDI de l’Ain a également interpellé, le 13 novembre 2012, le Président François Hollande via une publication pleine page dans "le Parisien" cofinancé par la Fondation Brigitte Bardot
et ses partenaires*. La FBB appelle, par ailleurs, ses sympathisants à soutenir la Proposition de Loi en signant la pétition mise en ligne sur le site www.abattagerituel.fr
* Partenaires : Oeuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs - Fondation Assistance aux Animaux - Protection Mondiale des Animaux de Ferme
Suite au courrier envoyé par Christophe Marie le 24 mai dernier, resté lettre morte ; Sylvie Rocard, administratrice de la Fondation Brigitte Bardot s'adresse au Ministre de l'Agriculture
Monsieur le Ministre,
Notre lettre du 24 mai étant restée sans réponse, nous vous en adressons copie afin de vous informer de la situation dramatique des animaux égorgés à vif, dans les abattoirs français, dans des
conditions sanitaires douteuses et au dépend des consommateurs trompés qui n’en sont pas informés. Tout ceci dérogeant à l’obligation nationale et européenne d’étourdir les bêtes avant leur
saignée. La douloureuse agonie de ces millions d’animaux n’est pas tolérable, il vous revient d’agir pour limiter la souffrance des bêtes au moment de leur abattage (voir nos arguments dans
le courrier joint).
Trafics d'animaux de compagnie
Nous souhaitons également vous alerter de la surpopulation canine et féline, en France, et de l’engorgement des refuges qui ne peuvent plus assumer le flot continu d’abandons. Cette surpopulation est
due, notamment, à la reproduction incontrôlée et à la vente de chiots et chatons par des particuliers. Les journaux gratuits et les sites comme "le bon coin", "paru-vendu", etc. fourmillent
d’annonces pour la cession d’animaux (y compris exotiques) en totale infraction avec l’article L.214-8 du code rural, portant sur l’obligation de mentionner le numéro d’identification de l’animal,
son âge, etc.
Les animaleries sont, elles aussi, source de problèmes avec l’importation de jeunes animaux, parfois non sevrés, issus de réseaux plus que douteux et entraînant des achats compulsifs, non
réfléchis, qui se terminent trop souvent par un abandon.
Autre préoccupation relevée par le Dr Patrick Pageat, comportementaliste diplômé des écoles vétérinaires : "L’exposition en enceinte vitrée soumet les chiots à des stimulations continuelles sans qu’un chien
adulte, normalement socialisé, puisse intervenir pour réguler les réactions de ces chiots. Il en résulte des troubles majeurs du développement comportemental (syndrome
hypersensibilité-hyperactivité) qui rendent les chiens réfractaires à toute démarche éducative et contraignent à mettre en place des traitements lourds qui n’empêchent pas la persistance de
séquelles qui altéreront toute la vie de l’animal", ceci pouvant également entraîner son abandon.
Quai de la Mégisserie à Paris
Tout cela peut être constaté en visitant les animaleries du quai de la Mégisserie. En ce lieu touristique, au cœur de Paris, sont entassés des centaines d’animaux dans des conditions indignes.
Notre service juridique croule sous les plaintes déposées à l’encontre des ces magasins qui proposent à la vente des chiots et chatons malades, mais aussi des espèces protégées… Les services
vétérinaires le savent parfaitement, les forces de l’ordre également, pourtant rien ne bouge depuis des décennies, faute aussi au sous effectif chronique qui touche vos services vétérinaires.
Dans ses réponses à notre questionnaire sur 9 thèmes de protection animale, François Hollande s’est engagé à renforcer les "contrôles en France, dans les animaleries, mais également au niveau des frontières de
l’UE " pour lutter contre les trafics d’animaux. C’est une première étape, mais ces contrôles doivent impérativement s’accompagner de sanctions contre les contrevenants.
Soutien de la filière "bio"
Autre engagement du nouveau Président, celui de soutenir de nouveaux modes de productions (bio) plus respectueux des animaux "à tous les stades, de l’élevage jusqu’à l’abattage, en passant par le transport" et à une
plus grande transparence pour les consommateurs qui ont "le droit d’être informés de la
provenance de leurs achats, en matière textile comme en alimentation". Quelles sont les mesures prévues par votre ministère pour mettre en œuvre ces promesses ?
Vous remerciant de l’attention apportée à nos demandes et dans l’attente de votre réponse, soyez assuré, Monsieur le Ministre, de toute notre considération.