Les pachydermes sont suspectés d’être porteurs du virus de la tuberculose, devraient être euthanasiés sur décision préfectorale.
Stéphanie veut les défendre comme elle l’a confié à la radio ce matin : « On ne leur a pas laissé une chance. Tout ce que je demande c‘est qu’on ait une chance de les
tester et éventuellement les traiter, car c’est possible. J’ai réuni un panel d’experts des Etats-Unis où cela se fait fréquemment. »
Elel veut même accueillir Baby et Nepal ! « Il y a toujours des solutions plutôt que d’enlever la vie à deux animaux qui n’ont rien demandé à personne et qui ne sont même pas
malades ! Leur dernier test était négatif. Je me suis engagée auprès du ministre de l’Agriculture pour les accueillir dans notre propriété pour leur faire d’autres tests. Et les mettre en
isolement. C’est prévu. Nous avons une propriété au dessus de Monaco avec ma famille. Mon père y a déjà accueilli des animaux dans ce genre de situation. »
Le Canada et la Norvège attaquent le règlement européen
Il y a 3 ans, après les Etats-Unis, le Mexique et de nombreux autres pays, l’Union européenne adoptait un embargo sur les produits issus de la chasse aux phoques conformément aux attentes des
citoyens et élus européens.
OMC, 18 et 19 février 2013
Du 18 au 20 février 2013, Genève est au coeur d'enjeux internationaux qui pourraient conduire à la réouverture du marché européen aux produits issus du phoque, relançant ainsi les massacres
perpétrés sur la banquise canadienne. Pour mémoire, le règlement européen, entré en vigueur en août 2010, a permis de sauver plus de 500 000 phoques en deux saisons de chasse. Cette année, plus
de 300 000 phoques devraient être épargnés car, d'après nos informations, les bateaux canadiens n'auraient pas pris la mer...
D'après Christophe Marie, notre Porte-parole, présent à Genève : "La réouverture, même partielle, du marché européen aurait des conséquences dramatiques pour les phoques dont
les populations sont fragilisées par le réchauffement climatique qui entraîne une très forte mortalité des juvéniles, nombreux à se noyer du fait de l'instabilité des glaces"
Lire les 2 communiqués de presse sur la droite
Plainte auprès de l'OMC
Après l'adoption de l'embargo européen, le Canada puis la Norvège ont entamé une procédure, auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce, contre le règlement européen afin que l’UE rouvre ses
frontières aux fourrures de phoques. Après avoir été repoussée, la procédure vient d'être relancée par la demande de constitution d’un jury à l’OMC, dans le cadre du règlement des différends.
Intervention auprès de la ministre de l'Ecologie
Le 2 octobre 2012, la Fondation Brigitte Bardot (qui a activement contribué à l'élaboration et à l'adoption du règlement européen) est intervenue auprès de Mme Delphine Batho, pour demander à la
France de faire preuve de fermeté dans ce bras de fer avec les chasseurs canadiens et norvégiens.
Le règlement européen, basé notamment sur le rapport scientifique de l’EFSA¹, répondait à la nécessité d’harmoniser les réglementations (plusieurs Etats membres ayant déjà adopté des
interdictions nationales), mais aussi à une volonté commune de mener une politique européenne cohérente contre les actes de cruauté sur les animaux.
L’Union européenne est dans son droit lorsqu’elle défend les attentes de ses citoyens (c’est même un devoir) qui rejettent, très massivement, la cruauté des massacres, qu’ils
soient perpétrés sur la banquise canadienne ou les plages namibiennes.
Populations fragiles
La Commission européenne et de nombreux Etats membres restent fermes, nous comptons sur la France pour ne pas fléchir car une reprise de la chasse intensive, telle qu’elle était
pratiquée avant l’embargo européen, aurait des conséquences dramatiques sur les populations de phoques.
Ces populations déjà fragilisées par le réchauffement climatique (nombreux blanchons se noient du fait de l’instabilité des glaces) sont maintenant victimes d’une nouvelle souche du virus de la
grippe « aviaire » qui a décimé, cette année, de nombreux phoques sur la côte Nord-est des Etats-Unis.
Après avoir provoqué la disparition de la « morue du Nord », par une surpêche industrielle dévastatrice, les flottes de pêche veulent la peau du phoque qui contribue pourtant à la
biodiversité marine. Cet aveuglement des chasseurs canadiens est intolérable, il coûte très cher aux contribuables qui subventionnent, sans le savoir, une chasse moribonde dénoncée par des
parlementaires canadiens, comme le Sénateur Mac Harb auteur d’un projet de loi visant à interdire la chasse commerciale aux phoques.
Christophe Marie, Porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, à Delphine Batho : "il n'est pas envisageable de remettre en cause ce texte qui doit être défendu fermement par l'Union
européenne et ses Etats membres"
STOP VIVISECTIONgives citizens the opportunity to say NO to animal experimentation and urge the European
Union to take into consideration a different scientific approach, geared to protect human beings and animals' rights.
Thanks to Citizens' Initiative, European citizens - with 1 million signatures - can take part in legislative decision making process of the
European Union.
We urge the European Commission to abrogate directive 2010/63/EU on the protection of animals used for scientific purposes and to
present a new proposal that does away with animal experimentation and instead makes compulsory the use - in biomedical and toxicological research – of data directly
relevant for the human species.
STOP VIVISECTIONgives citizens the opportunity to say NO to animal experimentation and urge the European
Union to take into consideration a different scientific approach, geared to protect human beings and animals' rights.
Thanks to Citizens' Initiative, European citizens - with 1 million signatures - can take part in legislative decision making process of the
European Union.
We urge the European Commission to abrogate directive 2010/63/EU on the protection of animals used for scientific purposes and to
present a new proposal that does away with animal experimentation and instead makes compulsory the use - in biomedical and toxicological research – of data directly
relevant for the human species.
Que vous inspire l’émotion suscitée par "l’affaire des lasagnes" ?
Cette affaire n’est que la partie émergée de l’iceberg, la tromperie est partout présente car il y a une volonté réelle de cacher la vérité aux acheteurs. J’en ai la preuve avec la distribution,
dans les circuits classiques, de la viande issue de l’abattage rituel. En France, l’égorgement à vif des bêtes, sans étourdissement, s’est généralisé à tel point que la viande, issue de cette
souffrance abominable, se retrouve partout sans aucune information pour le consommateur.
A votre avis les Français sont-ils murs pour bannir définitivement le cheval de leur alimentation ?
J’espère et c’est peut-être le seul point positif de ce nouveau scandale. L’homme a une relation particulière avec le cheval, cet animal l’accompagne depuis toujours, il est un ami aussi, le tuer
pour le manger c’est vraiment ignoble, dégueulasse. Beaucoup de Français dénoncent la consommation de viande de chiens ou de chats en Asie mais nous sommes exactement au même niveau en France.
J’aimerais vraiment qu’on arrête de considérer que la viande est incontournable, c’est faux, j’espère que les Français sont murs pour bannir définitivement le cheval de leur assiette mais aussi
toutes les autres espèces animales.
Quelle est la gravité de la situation en France concernant le traitement réservé aux chevaux de boucherie ?
C’est une horreur, une honte. Il y a 50 ans je me suis battue pour rendre obligatoire l’étourdissement des bêtes avant leur saignée. Cette petite avancée est aujourd’hui balayée par la
généralisation de l’abattage rituel, cela me déchire le cœur d’imaginer toutes ces bêtes se faire torturer dans nos abattoirs. C’est effrayant de voir ces animaux attendre leur exécution, dans la
peur, les cris et l’odeur du sang. Les chevaux envoyés à l’abattoir sont particulièrement maltraités lors des transports, il ne s’agit plus de gagner des fortunes sur leur dos mais d’en tirer un
bénéfice pour la viande, ils sont déjà traités comme de la barbaque alors qu’ils sont toujours bien vivants…
Que demandez-vous au gouvernement?
Puisqu’on ne peut malheureusement pas arrêter toute cette souffrance animale, ce quotidien terrifiant des abattoirs, alors commençons déjà par épargner les chevaux envers qui nous avons une dette
immense. Ces animaux sont nos amis, ils ne doivent pas être envoyés à l’abattoir, c’est indigne. Le Député Lionnel Luca avait présenté, en 2010, une proposition de loi visant à modifier le statut
juridique du cheval pour le faire passer d’animal de rente à animal de compagnie, le gouvernement peut très bien reprendre à son compte ce texte.
Comptez-vous rencontrer François Hollande ou l’un de ses ministres ?
Je n’ai plus la force de rencontrer le Président et ses ministres, j’en ai rencontré des dizaines et ils n’ont jamais rien fait pour les animaux. Je n’arrête pas de les solliciter mais ils se
fichent comme de l’an 40 de la condition animale, ma Fondation est reçue dans les différents ministères et à l’Elysée, mais je n’ai pas le sentiment que ces rencontres débouchent à des résultats
concrets pour les animaux, alors j’ai tendance à perdre espoir et patience il est vrai.
« Avec le scandale de la viande de cheval, présentée, à l’insu du consommateur, comme viande de bœuf mais qui peut mettre
en danger la vie humaine*, je demande à nouveau que le cheval ne soit plus utilisé pour la consommation.
Cet animal, considéré comme un ami de l’homme, au même titre que le chien ou le chat, doit être définitivement
exclu de nos assiettes !
Les anglais, sont légitimement choqués qu’en France (tout comme en Belgique et en Italie) on puisse encore consommer du
cheval, exploité dans de terribles souffrances, à travers de longs transports, souvent blessé, affaibli et martyrisé lors de procédures d’abattage
terrifiantes et terriblement inhumaines.
Cette fraude, impliquant la mafia de la filière viande, pose de sérieuses questions sur la traçabilité de tous les
produits carnés puisque nous pouvons tous, sans le savoir, consommer tantôt du cheval, tantôt de la viande halal ou casher, avec les risques pour la
santé que cela implique.
Alors j’espère que, cette fois, devant l’émoi et le dégoût de toute la population, le gouvernement saura prendre les
décisions qui s’imposent.
Si « le changement, c’est maintenant », alors, qu’attendons-nous ? ».
Brigitte Bardot, Présidente.
* La trichinellose, selon le Ministère de la Santé « est une zoonose transmise à l’homme par la consommation de
viande peu ou non cuite, essentiellement du cheval (…) dans notre pays. C’est une maladie à déclaration obligatoire pour
laquelle il n’existe pas de traitement curatif. Elle peut provoquer des complications parfois graves et laisser des séquelles. »
DEUXIÈME ENQUÊTE DE LA SAISON 3 : LE TRAFIC D'ANIMAUX
Pour ce deuxième numéro de la saison, les Infiltrés ont patiemment remonté pendant plusieurs mois les pistes empruntées par les trafiquants d’animaux domestiques ou
exotiques... Conditions sanitaires déplorables, importations illégales, le commerce d'animaux fait l'objet de nombreuses dérives.
En France, l’équipe des Infiltrés a découvert un trafic de chiots aussi sinistre que lucratif.
Chaque année, pour répondre à ce marché, on estime qu’il faut environ 600 000 nouveaux chiens. 25 % proviendraient d’un élevage déclaré. D’où viennent les autres, près de 450 000 ?
Élevages, petites annonces, salons animaliers, les circuits de distribution sont multiples, l'étendue des transactions difficile à contrôler. Le marché dépasserait plusieurs centaines de
millions d’euros. Mais derrière certaines offres se cachent de véritables fraudes.
En se faisant passer pour des clients, pour des négociants ou des trafiquants, les Infiltrés ont réussi à remonter jusqu’à la source d’approvisionnement en Slovaquie.
Il ya également des animaux exotiques, des espèces protégées menacées d’extinction, qui rentrent clandestinement en Europe pour satisfaire de nombreux clients… L’enquête menée par les
journalistes les a amenés jusqu’en Hollande, République Démocratique du Congo, Turquie, Belgique, où ils ont approché les mafias internationales. Les Infiltrés ont voulu
savoir comment s'organisent les trafiquants d'animaux sauvages. Les traités internationaux, la surveillance aux frontières et les certificats d'exportations sensés contrôlés les échanges, sont
des obstacles bien dérisoires pour enrayer le trafic des animaux en voie de disparition. Un trafic de plusieurs milliards de dollars qui serait en progression ces dernières années.