Lettre ouverte de "Brigitte Bardot"
Brun
Bruno Ricard
Brigitte Bardot, tout ou presque sur celle que Dieu créa, photographie, cinéma, fondation, action de protection animale, exposition, combat, etc.
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Rendez-vous de dernière minute !
11 novembre à Paris contre le foie gras !
28 novembre : Paris Vegan Day 2010 !
La Fondation Brigitte Bardot participera au « Paris Vegan Day 2010 » organisé le 28 novembre prochain à lespace La Bellevilloise, 19 rue Boyer, Paris 20ème (Métro : Gambetta ;
Ménilmontant).
Parisiens*, mobilisez-vous pour faire interdire les cirques avec animaux sauvages dans la capitale
FACEBOOK / TWITTER / BLOG/ NEWSLETTER : Placez l'information sur vos sites, profil facebook, groupes, dans vos newsletters, etc... PETITION PAPIER : Vous pouvez imprimer la version papier afin de la faire signer au plus grand nombre. Si vous n'avez pas d'imprimante, nous pouvons vous l'envoyer par
courrier.Telecharger la petition papier >> Merci de nous aider dans ce combat !
**ATTENTION :
Fondation Brigitte Bardot |
Retrouvez les meilleurs moments de l’émission :
Diffusion : Mardi 9 novembre à 20:40
Source : http://www.direct8.fr/program/destins-d-exception/episodes/les-meilleurs-moments-de-l-emission/
- Confessions : Brigitte Bardot et Michel Sardou
- Histoires d’amour : Sean Connery
- Vie pas comme les autres : Isabelle Forest, ex-épouse de Claude François et Charlotte Valandrey
- Hommage : Lady Diana et Filip Nikolic
- Extravagant : Le Cheik Al Nayan
- Grandes Réussites : Roberto Cavalli
- Paradis Perdu : La Réunion
- Légende : Les Kennedy
Elle fût visitée à Saint Tropez à l’espace des Lices par plusieurs dizaines de milliers de visiteurs venu des quatre coins du monde, je veux parler de l’exposition Brigitte Bardot qui eut lieu du 23 juin 2010 au 31 octobre 2010, cette dernière a pris fin hier dimanche 31 10 2010.
Auparavant ce fût la ville de Boulogne Billancourt (BB) dans le département des hauts de Seine qui, a accueillie cette première mondiale avec près de 100.000 visiteurs payants! Du jamais vu pour une star de son vivant et aussi du jamais vu pour la ville de Boulogne Billancourt qui a su accueillir cet évènement planétaire de manière extraordinaire. Un tel hommage ne pouvait être mis sur pied que grâce au concours de nombreux intervenants et passionnés de la divine Brigitte Bardot dont votre serviteur qui voulait depuis plus de deux décennies rendre un vibrant hommage à celle qui a chamboulé le monde, à celle qui depuis toujours consacre sa vie aux plus faibles d’entre les faibles que sont les animaux, à celle pour qui j’ai une infinie tendresse et qui me le rend bien, « Brigitte Bardot...la « Passonaria » des animaux.
L’aventure n’est pas finie car la Belgique, le Japon, le Brésil, l’Italie... devrai recevoir cette exposition...mais tout cela est une autre aventure
Bruno Ricard
Souvenirs...souvenirs...
Moi même et Henry Tisot


Alison Argrim (de la série "la petite maison dans la prairie"), mon amie que je fît venir des états Unis
Un trio de choc : Steven (filleul de BB, mon fils), moi même et Jean-Marc Philippe
Steven, Katia Tchenko,Nicoletta et moi
Olivier Lejeune,son amie et moi
Le comédien et humoriste seynois âgé de 73 ans, Henri Tisot, nous a fait parvenir ce mardi une lettre de soutien à la candidature de Brigitte Bardot à l'élection présidentielles. BB avait annoncé dans nos colonnes, le 16 octobre dernier, sa volonté de se présenter en 2012.
Voici le contenu de la lettre dans son intégralité.
Chère Brigitte.
Cela fait déjà un certain temps que je voulais vous entretenir sur certain sujet que je ne vous dévoile pas tout de suite tout simplement parce que je vous sais, sur ce cas, par avance convaincue. Mais les gens qui nous entourent, eux ne le sont pas, ils font partie des cons…vaincus. Aussi faut-il les prendre à rebours.
Il y a une cinquantaine d’année, un jubilé donc, lorsque j’étais élèves du Conservatoire de Paris d’abord, puis jeune pensionnaire de la Comédie française, j’avais alors 20 ans et me trouvais seul à Paris. Quand le cafard me prenait, Béatrix Dussane, mon professeur bien aimé, me forçait à aller retrouver le temps d’un week-end mes parents à Toulon. Je « descendais » donc dans mon Midi natal, à La Seyne sur mer, au volant de ma 4 CV que j’avais dénommée « Trotinette ». Je me souviens que j’étais tenu de m’arrêter de nombreuses fois sur le parcours, non seulement pour faire le plein d’essence, mais aussi pour nettoyer mon pare-brise et le débarrasser des nombreux insectes qui maculaient la vitre et entravaient ma vision.
Cinquante ans après, je descends l’été dans ma maison de Sanary et en juin dernier, en 2010 donc, je ne me suis pas arrêté, exception faite des pleins d’essence et du paiement des nombreux péages, pas une seule fois pour nettoyer mon pare-brise immaculé à tout jamais. J’ai raconté cela à une amie qui m’a répondu : « C’est formidable les pare-brises d’aujourd’hui ! » Faut-il quelle soit conne de ne pas avoir saisi qu’il n’y a pour ainsi dire plus d’insectes !
Je vous jure chère Brigitte, et je le jure sur la tombe des miens et de ma mère particulièrement, durant l’été j’ai certes entendu des cigales, mais dans mon jardin - en dehors des pies qui ont chassé les nombreuses tourterelles qui un an auparavant se perchaient par dizaines sur le fil de l’EDF - j’ai entrevu – vous ne me croiraient pas – un seul oiseau… oui, avez bien lu, un seul oiseau de tout l’été. Non, je ne mens pas, je n’exagère pas. Il y a certes des tarentes qui se baladent sur les murs, des lézards qui courent sur les dalles, mais de gros lézards verts appelés « limbert » par les autochtones, plus un seul ! De même les mantes religieuses dénommées « priguediù – prie Dieu » par les gens du pays, plus non plus. Disparus. Alors, bien sûr, si vous racontez cela à bon nombre, ils vous répondront : « C’est drôle, moi, j’ai plein d’oiseaux dans mon jardin !!! » - « Et des grillons, vous en capturez comme les enfants le faisaient dans le temps et qui les mettaient dans de petites cages grillagées octogonales dans lesquelles on enfermait le criquet avec une feuille de salade ? » - « Non, mais enfin on en entend encore. » Ils ont de la chance. Pour ma part, les grillons ont déserté mes oreilles d’adulte.
Oui, les abeilles, comme on en a beaucoup parlé, les gens admettent qu’il y en a beaucoup plus sur le toit de l’Opéra de Paris qu’ailleurs. Forcément, on n’a pas encore saupoudré la capitale d’insecticides. Ca viendra. Ne désespérons de rien. J’entendais dire ce matin qu’il faudrait dépenser 150 milliards d’euros pour remplacer le travail de pollinisation des abeilles. Mon père me répétait : « Dans la vie, des conneries d’accord. Mais jamais les mêmes. » Aujourd’hui, on refait sans cesse les mêmes. La preuve, mai 68 qui se renouvelle en 2010.
Restent les hirondelles. Moi, je ne sais plus ce que c’est. Elles strient l’air de leur cri strident dans mon souvenir seul. Avec mes parents, nous prenions le frais vers 19 heures tranquillement assis sur le trottoir de la pâtisserie familiale. On devisait avec les passants qui faisaient un brin de causette avec mon père qui ne se faisait pas prier pour parler et parfois on frappait des mains pour stopper les cris des hirondelles et des martinets qui se disputaient dans le ciel les aires de vols.
A présent, le silence est total. Le silence de la mort.
Mais de tout cela, je ne parle plus de rien avec qui que ce soit, car les gens sont tous sourds et ne veulent pas entendre ce qui les dérange comme Sarkozy qui est sourd à vos appels. Je pense irrésistiblement à la phrase si prémonitoire du prophète Isaïe qui serinait à ses compatriotes cette citation mémorable qu’a reprise le Christ dans l’Evangile de Matthieu 13 : « Je leur donnerai des yeux pour qu’ils ne voient pas, des oreilles pour qu’ils n’entendent pas, de peur qu’ils ne se convertissent et que je les guérisse. »
Le prophète Isaïe a dit le premier cette terrible phrase, 765 ans avant Jésus-Christ. Cela signifie que la connerie – pardonnez-moi du terme, mais notre monde-démon ne mérite pas mieux – la connerie, donc ne date pas d’hier. Elle fait corps avec l’être humain et le temps n’arrange rien. Au contraire, le temps est l’allié de la bêtise. Tout cela pour vous dire chère Brigitte adorée qu’il faut que nous nous préparions à n’avoir plus à défendre les animaux comme vous le faites magistralement avec tant de cœur et de toutes vos forces restantes, car viennent des jours, hélas ! hélas ! hélas ! dirait le général de Gaulle, où il n’y aura plus d’animaux sur cette planète. Dieu nous l’a confiée en état de marche. Nous en avons fait une poubelle. Honte à nous tous !
Faisant hélas partie de l’Union européenne, nous lui versons, de même que l’Allemagne, 14 milliards d’euros tous les ans, tandis que l’on nous en reverse 9 selon les déclarations de notre Premier ministre François Fillon lors de la 17iéme conférence des Ambassadeurs du 27 août 2009. Il nous en coûte donc tous les ans 5 milliards d’euros. Une partie de notre argent est versé à des pays tel que le Danemark qui bien qu’ayant signé la Convention de Bern (qui interdit de tuer les mammifères marins dont les dauphins) reverse des sommes considérables aux îles Féroé, territoire autonome du Danemark, qui rougissent leurs eaux de l’assassinat d’une multitude de dauphins. L’époque où les dauphins constituaient une ressource de subsistance pour l’île est révolue depuis bien longtemps. Les féringiens bénéficient d’un des plus hauts niveaux de vie en Europe grâce aux généreuse subventions octroyées par le Danemark (smic féringien = 21.000 couronnes soit 3.000 euros) et leur super marchés n’ont rien à envier aux nôtres. Notre argent subventionne les assassins et nous faisons commerce avec la Chine qui bafoue les Droits de l’homme. C’est un peu comme si, durant la dernière guerre, on avait cotisé pour que le camp d’Auschwitz puisse s’étendre davantage. Mon Dieu, mais où allons-nous ??? Quand les Français saisiront-ils qu’il faut impérativement se sortir de cette Union européenne si délétère ? On me dit que c’est impossible ! Lorsque l’on demandait à Winston Churchill comment il avait pu gagner la guerre, il répondait : « Nous l’avons fait parce que c’était impossible ! » - « Impossible n’est pas français ! » renchérirait De Gaulle.
Chère Brigitte, si vous avez des velléités de vous présenter aux responsabilités, vous n’avez besoin de personne que de vous-même. Gardez surtout vos béquilles qui vous permettront de balayer devant vous à coups de canne. Et gardez en tête cette phrase que je considère comme historique que m’avait dite au téléphone Yves Montand en 1980, lorsque j’avais pris la tête de la défense de la chanson française que les chansons anglo-saxonnes mettaient à mal. Je la répète ici pour vous-même : « Brigitte, faites gaf ! Ils ne vous pardonneront jamais de défendre tout ce qu’ils ont bradé. »
Chère Brigitte, je vous embrasse comme je vous aime, à la folie.
Votre Henri Tisot.
Source: http://www.varmatin.com/article/var/presidentielle-2012-la-lettre-dhenri-tisot-a-brigitte-bardot
Fondation Brigitte Bardot : une petite golden retriever ayant subi le martyr, aujourd'hui sauvée. Son maître est condamné.
En janvier 2010, le refuge Des animaux & des hommes de Bouguenais, intervient pour vérifier les conditions de vie d’une petite chienne de 7 mois suite à une dénonciation
de mauvais traitement. Victime d’un véritable bourreau, Doumia est retrouvée prostrée baignant dans son urine, la gueule déformée, son train arrière affaissé, extrêmenent maigre (12kg à 7 mois
soit le poids d’un chiot de 4 mois). Son propriétaire qui commencera par arguer que son chien va très bien, finira par céder le chien à l’association. Ramenée mourante au refuge il est même
difficile de savoir si elle aura la force de survivre.
Le martyr de Doumia
Le vétérinaire constatera plusieurs fractures à la mâchoire, aux pattes, au bassin, des traces de brulures sur tout le corps (certainement faites au briquet), un œdème très important au niveau du
cou, des hématomes internes, et une déformation du crâne.
Malgré cela et lors du procès, les déclarations du propriétaire sont d’une mauvaise foi déconcertante (ou rageante). Il ne reconnaitra aucun fait, restant dans le mensonge et le déni permanent.
La fracture de la patte ? Un accident de jeu... Les multiples fractures du bassin ? Elle s'est cognée contre un arbre ...La fracture de la mâchoire ? Il ne sait pas ... Les brûlures sur le corps
? Il a accidentellement renversé de l'eau bouillante sur le chien... Son ex-compagne s'est constituée partie civile au cours de l'audience. Elle a démenti toutes ses allégations.


4 mois de prison avec sursis, 15 ans d'interdiction de posséder un animal.
Finalement, le prévenu, a été condamné par le tribunal correctionnel de Nantes à 4 mois de prison avec sursis (donc il n’aura pas fait de prison…), 15 ans d’interdiction de posséder un animal et
à verser 700 euros à chaques associations s’étant constituées partie civile (6 associations dont bien évidemment la Fondation Brigitte Bardot), et 1000 euros pour l’association qui l’a sauvée
Des animaux & des hommes. Ce jugement n'a pas été à la hauteur de nos attentes. La sanction nous apparait insuffisante au regard des sévices graves qui ont été reconnus par
le tribunal.
Rappelons que la loi prévoit 2 ans d'emprisonnement et 30000€ d'amende pour les sévices et actes de cruauté. Toutefois, la comparution devant un tribunal correctionnel est assez rare dans les
affaires de maltraitance aux animaux, et nous devons donc nous féliciter de ce premier succès. Même si la sanction est insuffisante, elle a le mérite d'avoir été prononcée...
Quid de notre jolie golden retriever ? Aujourd’hui la belle Doumia a été adoptée, et aussi opérée gracieusement par la clinique vétérinaire de l’Arche à Nantes. Encore une belle démonstration de solidarité que nous tenons à saluer.

Source : http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/actu.php?id=40285
Avis à celles et ceux qui ne seraient toujours pas venu voir l'exposition Brigitte Bardot de Saint Tropez il ne vous resta plus que 7 jours pour découvrir ou re découvrir BB, deux initiales de légende.
L’exposition se tient jusqu’au 31 octobre à l’espace des Lices (parking en dessous)
J'ai reçu ce jour par l'intermédiaire de mon blog le courier ci après que je vous retransmet dans son intégralité.
Bruno Ricard
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L'Animal et l'Homme
COSTES
Permettez-moi cette correspondance, pour vous adresser un texte qui n'est nullement une fiction mais le vécu d'une mère et d'un père dans la fin de vie de notre enfant de 16 ans, triste fin,
douloureuse fin qui depuis nous a détruit.
J'ai voulu par ce texte montrer la considération porté à l'Etre Humain en comparaison à l'animal de compagnie, cette expérience nous l'avons vécu, merci de faire en sorte qu'aucun de nos
concitoyens ne soient l'objet d'un tel acte qui se fait sous le manteau et trop souvent dans la souffrance, il est nécessaire qu'une loi puisse permettre à tout individu en fin de vie de choisir
la façon dont il souhaite quitter ce monde et ainsi d'éviter des dérives qui laissent des familles dans le chaos.
Merci de l'intérêt que vous porterez à ma requête et merci d'avoir pris le temps de me lire, de lire une partie de notre vie que je n'aurais jamais imaginer un jour coucher sur le papier.
Cordialement
Philippe COSTES le papa de Jérôme un Ange désormais
Un texte sur une situation lamentable dans le pays des Droits de l’Homme :
Je m’appelle Orace et je suis de la race canine, je vous écris ce petit mot du paradis des chiens où je me trouve désormais.
Ces quelques lignes pour vous faire part de mon expérience terrestre, le point de vue d’un chien en quelque sorte.
Je suis venu au monde en novembre 1998, issue d’une portée de cinq frères et sœurs que j’ai très peu connus car deux mois après ma naissance, j’ai été placé dans une animalerie de la région
parisienne.
Ma vie a donc débuté derrière les vitres d’une cage et j’en ai vu passer du monde, jusqu’à ce jour béni de janvier 1999 où enfin une famille m’a adopté.
Enfin libre, enfin choyé, enfin aimé par mes nouveaux maîtres composés des parents : Valérie, Philippe et des enfants, Alyzée, 8 ans, et Jérôme, 11 ans.
Une belle vie qui s’écoulait dans l’amour de mes maîtres avec qui je partageais tout, jusqu’à ce jour où Jérôme est tombé malade, un cancer venait s’installer dans notre vie si paisible
auparavant.
Pendant trois ans je les ai vus tous les quatre faire bloc et se battre contre cette maladie avec tant de force, que je pensais dans ma petite tête de cabot que les choses allaient rentrer dans
l’ordre et que nous pourrions revenir à une vie normale, mais hélas ! la vie ici bas est plus complexe, le combat à lui seul ne suffit pas.
La dernière fois que j’ai vu mon petit maître Jérôme, c’était le 7 décembre 2004, il avait 16 ans. Comme très souvent il est allé dans cet institut pour y passer quelques jours, sauf que cette
fois-ci il n’est jamais revenu….
Sans le comprendre dans un premier temps, en ce jour du 24 décembre 2004, j’ai fait la fête à tant de personnes qui sont venues voir mes maîtres en pleurs, en fait elles étaient venues pour
accompagner Jérôme dans sa dernière demeure, un jardin tapissé de marbre…
Combien de jours, combien de nuits, ai-je entendu les sanglots de mes maîtres ? Je ne peux le dire, mais depuis cette date maudite, la maison était devenue bien triste.
Combien de fois ai-je entendu mes maîtres revivre les derniers instants de vie de Jérôme ? Cette fin de vie indigne, cette fin de vie ignoble qui les torture car si j’ai bien compris, Jérôme n’a
pas quitté ce monde dignement, mais par l’hypocrisie du « double effet » d’un traitement voulu par les seuls médecins.
Jérôme est parti par l’injection de plusieurs produits que les médecins ont administrés sans informer mes maîtres, sans qu’ils aient pu l’accompagner jusqu’à son dernier souffle … J’ai cru
comprendre aussi qu’il n’était pas parti le visage apaisé…
J’ai cru comprendre également que les médecins, ayant fait cet acte dans leur dos, ne les ont pas accompagnés, ils les ont fuis, mes pauvres maîtres se sont retrouvés seuls, terriblement seuls,
sans soutien, sans aide de leur part et cela les a encore plus détruits.
Depuis lors, ils se battent pour dénoncer l’hypocrisie de certaines fins de vie, « des euthanasies qui ne s’assument pas », tant de fois ils ont prononcé cette phrase avec des râles dans la
voix.
J’ai fait tout ce que je pouvais pour les sortir de cette tristesse, de cette souffrance, quelque fois je réussissais et j’en était fier.
Les années ont passé, marqué par l’absence de Jérôme, jusqu’à ce que moi aussi je sois touché par la maladie, une infection que les différents vétérinaires n’ont pu soigner.
Mes maîtres ont tout fait pendant deux mois pour me guérir, avec la même hargne que pour Jérôme, n’hésitant pas à dépenser une somme d’argent non négligeable, et malgré notre combat, sous les
recommandations du dernier vétérinaire, il a fallu se rendre à la triste évidence, mes jours étaient comptés.
Je me souviens de ce lundi 14 septembre 2009 où le vétérinaire s’est adressé à eux pour leur dire qu’il fallait qu’ils lâchent prise et me laisser partir avant que je ne souffre trop et je leur
ai fait comprendre qu’ils devaient le faire pour moi, pour eux, pour ce que nous avions vécu auparavant avec le départ de mon petit maître Jérôme...
Et c’est ainsi que je suis parti de ce monde accompagné de mes maîtres adorés dans l’amour d’une dernière caresse, je me suis éteint doucement sans aucune souffrance et je les en remercie.
Certaines personnes ici-bas pour qualifier certaines morts citent souvent cette phrase « crever comme un chien » et je leur dis que cette citation dans beaucoup de cas est fausse car l’être
humain ici-bas ne bénéficie pas du même privilège que nous les animaux : « Quitter ce monde dans la Dignité, proprement, sans souffrance, dans l’amour de ceux avec qui nous avons partagé tant de
choses ».
Permettez-moi de vous donner mon sentiment de chien sur la perception de votre monde : « L’homme n’a aucune compassion pour ses semblables, trop souvent celui qui n’est pas concerné décide à la
place de l’autre »
PS : A mes maîtres, Jérôme est venu à ma rencontre et nous partageons une vie nouvelle, remplie d’amour, dans l’attente de vous y retrouver. Je gambade désormais dans de vertes prairies
lumineuses sous le regard joyeux de votre ange Jérôme.
Philippe COSTES
http://santeusagers.over-blog.com