C'est un paradis pour les animaux, perdu aux confins du Comminges. Au lieu-dit La Garie, dans le petit village de Saint-Laurent-de-Save (Haute-Garonne), poules, moutons, cochons, vaches, chevaux et même un buffle s'épanouissent avec pour seul horizon les Pyrénées. Depuis le début de l'année, une trentaine d'animaux y est chouchoutée par Stéphanie Noël et son conjoint Georges Homs, les responsables de ce sanctuaire pour animaux de ferme, qui s'étend sur 55 ha, soit l'un des plus importants en France. Dimanche, une rencontre avec des éleveurs et des chasseurs était organisée pour échanger sur la cause animale.
Loir-et-Cher : l'ours Mischa est décédé d'un arrêt cardiaque

Un bilan de santé complet a été réalisé pendant que l'ours Mischa était anesthésié.
Ce mardi 12 novembre 2019, l'ours Mischa a bénéficié d'un bilan de santé complet après avoir été anesthésié. Malheureusement, au réveil, son coeur a lâché et il n'a pas pu être ranimé.
Ce mardi 12 novembre à 18 h au zoo-refuge de la Tanière dans l'Eure-et-Loir, l'ours Mischa est décédé, après s'être réveillé d'une anesthésie réalisée deux heures plus tôt, à des fins de diagnostic.
Une équipe vétérinaire avait en effet pu prendre en charge l'ours Mischa, propriété du dresseur de Chauvigny-du-Perche Poliakov, et dont l'état de santé s'était brutalement dégradé le 8 novembre dernier.
L'ours, qui pèse 240 kg, avait été endormi dans sa cage, puis installé sur une table d'opération. Sous la responsabilité du Dr Florence Ollivet-Courtois, l'équipe vétérinaire, parmi laquelle figurent un anesthésiste, un cardiologue et un échographe, avait pratiqué une endoscopie pulmonaire et un lavage broncho-alvéolaire. Le liquide retiré devait être analysé pour déterminer le traitement antibiotique adéquat.
Les vétérinaires avaient profité de l'immobilisation de l'ours pour procéder à un bilan de santé complet, réalisant notamment des radios du foie et des reins, tout en surveillant de près l'activité cardiaque. Mischa avait également bénéficié de soins aux pattes et ses griffes avaient été coupées.
Ramené dans sa cage après environ deux heures de prise en charge, l'ours était sorti de son sommeil anesthésique. Mais le retrait de son assistance respiratoire a provoqué un phénomène de décompensation entraînant un arrêt cardiaque. L'intervention immédiate des vétérinaires qui ont notamment pratiqué un massage cardiaque n'a pas pu ranimer Mischa.
En Haute-Garonne, un sanctuaire pour la cause animale
Une rencontre entre éleveurs et sympathisants de la cause était organisée dimanche dans l’un des plus grands lieux d’accueil en France des animaux fermiers.
Saint-Laurent-sur-Save (Haute-Garonne), dimanche 10 novembre 2019. Stéphanie Noël et son conjoint, Georges Homs, sont à la tête d’un sanctuaire pour animaux de ferme. Parmi ces derniers, ce buffle. LP/Julie Rimbert
Le débat prend comme racine la démarche de Charlotte Arnal, partie il y a un mois d'Aix-en-Provence afin de sillonner la France à pied sur 2500 km, à l'occasion de sa « Marche des animaux ». Son périple doit s'achever le 4 octobre 2020 à l'Assemblée nationale, pour inscrire la protection animale dans la Constitution française. « Je pense que les animaux n'ont pas assez de droit dans notre société, je ne comprends pas que l'intérêt des humains passe avant les leurs, souligne la militante. Ils souffrent ont des émotions, du plaisir et pourtant on leur fait subir des choses que l'on ne fait pas subir aux humains. Je constate aussi que la question animale est genrée, avec une perception différente entre homme et femme ».
Un paradoxe entre idéaux et réalité de l'élevage
Élevage industriel, notion du dominé-dominant, poids dans l'économie, tous les thèmes sont abordés. Et cette notion du bien-être animal et de ses droits font mouche dans l'assistance. Nathalie Lorot a été pendant 25 ans femme d'un éleveur de vaches à viande à Saint-Laurent. Séparée de son mari, elle a exercé ensuite seule en tant qu'éleveuse et a pris conscience de la souffrance animale. « J'ai toujours eu un amour pour les animaux, j'avais cette éthique mais il y a un paradoxe entre les idéaux et la réalité de l'élevage, confie-t-elle, en larmes. On élève et engraisse des veaux, parfois avec de la violence, pour les envoyer à l'abattoir. On a un amour pour eux contradictoire avec la contrainte de les vendre pour vivre. Quand j'ai réalisé cela, j'ai cédé mes vaches à mon ex-mari et j'ai tout arrêté ».
C'est pour sensibiliser à cette cause et à la nature que Stéphanie Noël a créé le sanctuaire de La Garie, après une carrière d'actrice et de metteuse en scène au théâtre. Grâce à l'héritage laissé par sa mère à son décès (l'actrice Magali Noël), elle a quitté Cannes fin 2018 pour lancer ce projet. « Ce n'est pas un refuge mais un lieu d'accueil où les animaux peuvent vivre en toute tranquillité et en bonne santé, avec un maximum d'espace, explique Stéphanie Noël. Nous voulons accueillir du public, des séminaires pour sensibiliser à la cause animale ». D'ici deux ans, le sanctuaire espère héberger près de 200 animaux.
Val-d’Oise. Marlène et ses animaux sauvés d’une expulsion à Luzarches
Elle risquait de se retrouver à la rue avec les animaux qu'elle héberge dans sa maisonnette de 70 m2, à Luzarches (Val-d'Oise).
Neuf chiens, une vingtaine de chats, autant de rongeurs, une basse-cour, c’est tout l’univers de Marlène, dans sa maison de Luzarches depuis qu’elle est divorcée.
À partir de 2010, la femme de 51 ans recueille et soigne des animaux abandonnés et maltraités mais ne disposant que de 1 000 € par mois pour vivre et rembourser le crédit de sa maison, elle s’est retrouvée criblée de dettes.
a maison devait être vendue aux enchères pour couvrir son endettement. L’habitante a fait appel à la générosité en lançant une cagnotte participative. Elle a ainsi pu sauver son refuge de la saisie.
Divorcée en 2004, elle avait pu acquérir un nouveau bien. Elle travaillait encore mais elle a été licenciée.
Son revenu est passé d’un salaire de 3 000 € net à 1 500 € d’allocation-chômage et désormais 500 € d’allocation de solidarité, plus une rente d’invalidité de 500 € et, enfin, 120 € de pension alimentaire, pour une de ses filles encore à charge.
« Avec ça, je dois rembourser un prêt immobilier de 77 000 € et d’autres dépenses en retard. J’ai aussi acheté une bagnole à 1 500 € », explique-t-elle.
Les gouttières de sa maison fuient. Elle n’a que trois prises de courant, les toilettes fonctionnent au seau d’eau, mais c’est son choix de vie.
« S’il n’y avait pas le stress de perdre mon toit, je continuerais à me plaire dans ma bicoque. Ma vie, c’est mes animaux », rappelle-t-elle, après avoir failli se retrouver à la rue.
Face à sa situation, ses amis et de nombreux soutiens ont décidé de se mobiliser pour la sauver d’une expulsion. Une somme de 45 000 € a ainsi pu être rassemblée.
L’huissier a accepté de ne plus vendre la maison. Il reste tout de même 40 000 € à régler. Marlène a trouvé un compromis avec sa banque.
Cœur de Chien Libre, l’association de Marlène, a désormais l’accréditation de la Fondation Brigitte-Bardot qui aidera aux frais vétérinaires des animaux hébergés.
À Luzarches, son association participe aux manifestations de la commune et continue ses actions. Elle tiendra son assemblée générale le 22 novembre.
LA VILLE DE NEW-YORK INTERDIT LE FOIE GRAS DÈS 2022
LE COMBAT DE LA FBB CONTRE LE GAVAGE

La France est le premier producteur et consommateur de foie gras au monde. Sous prétexte de défendre son « patrimoine culturel et gastronomique », notre pays ne respecte pas les directives européennes sur le bien-être animal, alors que la plupart des pays européen ont interdit cette production et que 70% des Français s’opposent au gavage.
La Fondation Brigitte Bardot se bat depuis des années pour que la France cesse de soutenir les acteurs de la filière foie gras et reconnaisse enfin le droit des oies et des canards à ne pas subir la torture du gavage.
Source de l'article : Fondation Brigitte Bardot : Cliquez ICI
Le Canada interdit la détention de cétacés en captivité
C’est une victoire pour les défenseurs des droits des animaux! Le Canada a interdit en juin dernier la détention de cétacés en captivité. Baleines, dauphins ou marsouins ne pourront plus être capturés pour servir d’attractions dans les parcs aquatiques.
Les impacts négatifs de leur captivité sur leur santé physique et mentale sont depuis longtemps connus. Selon une étude du National Geographic, les orques dépassent rarement l’âge de 30 ans en captivité alors que certains individus peuvent vivre jusqu’à 90 ans à l’état sauvage. L’isolation de certains individus de leur groupe conduit à des comportements de dépression et d’anxiété, alors que le regroupement d’un nombre trop important d’orques dans des espaces trop étroits favorisent les comportements agressifs. Des situations qui ont déjà conduit à des drames par le passé impliquant la mort prématurée de certains d’entre eux ou à des attaques contre leurs soigneurs.
Amendes jusqu’à 200.000 dollars
Au Canada, une loi vient mettre un terme à ces pratiques. Votée par le Parlement national en juin dernier, malgré l’opposition de quelques conservateurs, elle interdit la capture et l’élevage en captivité des baleines, des dauphins et des marsouins. Les manquements seront punissables d’amendes allant jusqu’à 200.000 dollars canadiens, environ 137.000 euros. La loi doit maintenant passer par un processus connu sous le nom de “Sanction royale” avant d’être définitivement adoptée.
Si la capture ainsi que l’élevage de ces mammifères marins sont désormais interdits, la loi prévoit certaines dérogations. Les individus aujourd’hui en captivité sont autorisés à le rester. Ils peuvent également être placés en captivité en cas de sauvetages d’animaux blessés ou malades, le temps de leur réhabilitation. Des exceptions peuvent également être approuvées pour des cas de recherches scientifiques.
En 2019, seuls deux parcs aquatiques détiennent encore des cétacés au Canada: celui de Marineland aux chutes du Niagara et l’Aquarium de Vancouver. 61 cétacés, incluant 55 bélugas, cinq grands dauphins et un orque, vivent encore dans le premier tandis que le second garde un seul dauphin.
L’année dernière, Marineland s’était opposé au projet de loi, arguant que le retrait des cétacés ferait baisser la popularité du parc. Le management s’est ensuite rétracté pour affirmer qu’il se conformerait à la législation. L’Aquarium de Vancouver avait, quant à lui, plié devant l’opposition ferme du public.
Conclusion
Si des évolutions sont à saluer dans le cadre de la protection des cétacés en Amérique du Nord, c’est loin d’être le cas partout. La Russie ainsi que la Chine se dotent d’un nombre croissant de mammifères marins en captivité. Cette dernière comptait, en 2019, 76 parcs aquatiques actifs et 25 autres en construction.
« On aimerait avoir plus de bénévoles sur qui compter »
Nelly Cottet est la présidente de l’association « Chats sans famille » et ne compte pas ses heures pour le bien-être de ses protégés.. Photo L.D.
L’association « Chats sans famille » existe maintenant depuis deux ans et continue à faire un travail phénoménal pour pallier le manque de sens des responsabilités des maîtres de chats et ils sont nombreux. La présidente Nelly Cottet tire le bilan de cette seconde année et lance des appels à bonnes volontés.
L’association compte actuellement une cinquantaine d’adhérents. En un an elle a doublé le nombre de stérilisations effectuées, soit une quarantaine et triplé le nombre d’adoptions ou de sauvetage, soit une soixantaine. Les sollicitations sont nombreuses aux quatre coins de la ville mais aussi émanant des communes environnantes. Certaines d’entre elles ont signé une convention avec l’association et face à la recrudescence des demandes, cette dernière ne pourra plus intervenir sans cette convention. Les coûts de stérilisation ou de soins sont beaucoup trop importants, même si le vétérinaire pratique certains tarifs préférentiels. La fondation Brigitte Bardot a pris en charge 16 stérilisations. La ville de Remiremont prend 50 % des frais de stérilisations effectuées sur des chats trouvés dans ses rues et paie une subvention fort appréciée.
« Les journées sont trop courtes. On aimerait avoir plus de bénévoles sur qui compter pour nous aider », a dit la présidente qui ajoute : « On remercie toutes nos familles d’accueil sans lesquelles on ne pourrait rien faire ». Les abandons sont de plus en plus fréquents et l’association intervient aux quatre coins de la ville pour récupérer des chatons. « Si chacun faisait stériliser son chat on n’en serait pas là », lance Nelly Cottet. L’association travaille en étroite relation avec le Dr Forme mais aussi le centre de secours et les polices nationale et municipale, des aides précieuses.
Un autre point noir subsiste : le manque de local où l’association pourrait abriter ses petits protégés en attendant qu’il leur soit trouvé une famille d’adoptants. Un vibrant appel a été lancé.



















