Un couple d’éleveurs a été placé en garde à vue et sera jugé, après une enquête de plus d’un an et demi pour des soupçons de maltraitance sur animaux et de non-respect de dispositions du droit du travail, dans un élevage canin de Cloyes-les-Trois-Rivières.
Tout a commencé le 21 mars 2021, quand la brigade de gendarmerie de Cloyes-les-Trois-Rivières a été saisie d’une plainte pour abus de confiance mettant en cause un élevage canin situé sur la commune nouvelle.
Selon la gendarmerie, la personne à l’origine de la plainte a voulu acheter, sur un site internet, un chiot LOF (Livre des origines françaises) de race loup tchécoslovaque pour 580 €, soit le tiers de la valeur d’un chiot de cette race. Elle s’est rendue à l’élevage et a remis 400 €, à titre d’avance, pour réserver le chiot, mais la vente a été annulée peu de temps après.
Suspicieuse, cette personne a effectué des recherches sur Internet et découvert que les éleveurs étaient interdits d’exercer depuis le 21 septembre 2021, une interdiction délivrée dans l’Aisne.
Le représentant d’une association de protection des animaux s’est ensuite déplacé à l’élevage et aurait constaté une maltraitance sur les animaux. Toujours selon la gendarmerie, d’anciens employés de cet élevage auraient, également, dénoncé des conditions de travail non réglementaires, des ventes d’animaux et des sévices sur ces derniers.
« L’enquête a mis en lumière des infractions relatives à des actes de sévices graves et mauvais traitement sur animaux, des infractions relatives au travail illégal ainsi que diverses infractions à la tenue d’un élevage canin », a indiqué, hier, le capitaine Cheick-Omar Fofana, commandant en second la compagnie départementale de gendarmerie de Châteaudun.
Dix-sept chiens de race loup tchécoslovaque pris en charge
Une perquisition de l’élevage canin a été menée conjointement, le 22 novembre dernier, par les gendarmes de la brigade de Cloyes-les-Trois-Rivières, l’équipe cynophile du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Châteaudun, la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP) et l’association de la Brigade animale bénévole. Elle aurait permis de matérialiser les infractions.

Photo : Gendarmerie nationale.
Selon le capitaine Fofana, « seize infractions ont été constatées et les dix-sept chiens de race loup tchécoslovaque ont été pris en charge par l’association de la Brigade animale bénévole. Un grand soulagement ».
Le couple d’éleveurs, un homme de 36 ans et une femme de 33 ans originaires de Calais (Pas-de-Calais), a été placé en garde à vue et sera jugé en septembre 2023 devant le tribunal correctionnel de Chartres.
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