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Brigitte Bardot, attrait touristique et symbole de l’émancipation de la femme
C’est l’une des Françaises les plus célèbres à travers le monde. Reconnue pour sa beauté, son talent, son audace et son combat pour la cause animale, Brigitte Bardot était à l’honneur vendredi dernier au château de La Buzine, pour la journée de la femme.
Pour l’occasion, une conférence autour du mythe Bardot était organisée. "Il y a deux femmes qui se distinguent à travers la planète. Simone Signoret, qui avait décroché un Oscar et conquis Hollywood, et Brigitte Bardot, que l’on a pas besoin de présenter" explique Emmanuelle Guilcher, auteure de Simone et Brigitte.
"La fondation Brigitte Bardot est présente dans plus de 70 pays"
Pour son photographe et ami Jacques Héripret, "il y a eu deux monuments au XXe siècle : Marilyn Monroe pour les États-Unis et Brigitte Bardot pour le reste du monde". Autour de la table également, Bruno Ricard, collectionneur et ami de Brigitte Bardot. "C’est incroyable l’aura qu’elle dégage à travers le monde. La fondation Brigitte Bardot est présente dans plus de 70 pays. Il y a 4 ans, le gouvernement brésilien m’a invité pour fêter les 50 ans de la venue de Brigitte à Buzios. J’ai encore des demandes du côté d’Israël et un petit peu partout dans le monde", explique ce passionné.
"C’est un extraterrestre qui arrive dans le paysage alors que dans les années 1950, lorsque la femme avait à peine le droit de voter, s’accordent-ils à souligner. Elle a fait sauter des tabous, une partie de la société n’acceptait pas qu’on montre de telles choses au cinéma en France".
Avec cette image sulfureuse, elle a attiré les regards du monde entier et a constitué un véritable attrait touristique pour notre région. "Je me souviens à Barcelone, 10, 20, 30 femmes la suivaient et voyaient en elle un signe de liberté", poursuit son ami photographe, sous le regard de Bernard D'Ormale, l’époux de Brigitte Bardot. Elle a rendu célèbre le petit port de pêche de Saint-Tropez à travers le monde. Avec elle, c’est la Côte d’Azur qui a fait de l’œil aux touristes.
Aujourd’hui encore, impossible de se balader dans les rues de Saint-Tropez sans voir l’empreinte de BB et son visage reconnu par les tourisme d'une multitude de nationalités. Depuis 6 mois, une exposition était visible au château de La Buzine. Couvertures de magazines, photos, vêtements mais aussi objets et accessoires ayant appartenu à la star étaient exposés. Cette journée a signé la fin de cet événement qui a attiré de nombreux visiteurs.
Je t'aime... moi non plus a 50 ans !
Si 69 est une année érotique, c'est notamment grâce à Serge Gainsbourg et son duo charnel avec Jane Birkin : Je t'aime... moi non plus. Cette année, le titre fête ses cinquante ans. L'occasion de revenir sur l'histoire de cette chanson à la fois provocatrice et sensuelle...
Retour en 1967, à l'époque les transistors chantent le titre des Beatles : All you need is love,un vent d'amour et de légèreté souffle sur les ondes radio. Cette même année, Serge Gainsbourg,l'homme à tête de choux vit une liaison secrète avec la plus belle femme du monde : Brigitte Bardot. Un soir, la muse demande a son poète de lui écrire « La plus grande chanson d'amour du monde ». Gainsbourg prend sa plume, en une nuit, il écrit deux textes : Bonnie and Clyde et Je t'aime... moi non plus. Au petit matin, au réveil de sa chanteuse, l'artiste s'installe derrière son piano et lui interprète les deux titres qu'il a écrits et composés spécialement pour elle. B.B est séduite, elle accepte d'enregistrer les deux morceaux.
Or, peu de temps après son passage en studio, la chanteuse supplie Serge Gainsbourg de ne pas sortir Je t'aime moi non plus. Elle ne veut pas que la chanson brise son mariage avec le milliardaire Gunter Sachs. Ainsi, l'homme à tête de choux jure de ne plus jamais enregistrer cette chanson initialement dédiée à Brigitte Bardot...
Mais un an plus tard, en 1968, le poète va rencontrer Jane Birkin sur le tournage d'un film. L'actrice et Serge Gainsbourg tombent follement amoureux. La comédienne devient sa nouvelle muse, il lui demande alors de chanter une nouvelle version de Je t'aime moi non plus un octave plus haut...
Dès sa sortie en 1969, le titre devient un tube mais il choque la presse bien pensante, les élites religieuse, le disque est alors interdit en Italie, en Suède, en Espagne...
Mais face au scandale, le morceau obtient un succès international, il est vendu à 750 000 exemplaires !
Par ailleurs, la version chanté avec Brigitte Bardot a été dévoilé au grand public en 1986.
Clap de fin exposition Brigitte Bardot au château de la Buzine
Clap de fin de l’expo « le mythe Bardot »
le 08 mars 2019, plusieurs centaines de personnes avaient fait le déplacement pour venir voir une dernière fois cette exposition exceptionnelle.
Une conférence animée par Valérie Fédèle (directrice du château de la buzine) fût organisée avec comme intervenant Bernard d'Ormale (Mari de Brigitte Bardot) Jacques Héripret (journaliste, écrivain), Emmanuelle Guilcher (Directrice adjointe à France télévision et écrivain) et votre serviteur...
Brigitte Bardot pour laquelle j'ai une infinie tendresse ne pouvait qu'être présente au sein du Château de la Buzine, cette exposition fût exceptionnelle tant par la création en elle même et, surtout par le professionnalisme que le château à mis pour la réalisation de cette magnifique exposition et bien entendu la pièce maîtresse fût Valérie Fedele qui a mis tout son savoir faire, dans cette exposition, tout le monde s'est accordé à dire que ce fût formidable...Quand les bonnes énergies sont là, le résultat est à la hauteur du mythe Bardot...
D'autres expositions se profilent à l'horizon...je vous en reparlerais ultérieurement.
Bruno Ricard
Près de Tarbes, des habitants soutenus par Brigitte Bardot en lutte contre un projet de porcherie industrielle
Le village d'Ossun dans les Hautes-Pyrénées se soulève depuis plusieurs mois contre un projet de porcherie industrielle sur les hauteurs de la commune. 3 000 porcs doivent être hébergés en permanence sur site. La militante pour la cause animale Brigitte Bardot s'est même emparée du sujet.
Depuis décembre 2018, les riverains de cette petite bourgade, située en bout de piste de l'aéroport de Tarbes et voisine de l'entreprise de déconstruction d'avions T.a.r.m.a.c, se sont, en effet, constitués en association afin de faire invalider ce projet de ferme aux 3 000 porcs. No Porcharan. C'est le nom de cette association citoyenne qui fait explicitement référence au slogan espagnol No Pasaran (Ils ne passeront pas). Et c'est bien le but de ces plus de 400 membres de ne pas laisser passer un tel projet dans leur village agréable et dynamique.
Deux écoles, un restaurant, une pizzeria, des coiffeurs, deux boulangeries, le centre bourg d'Ossun est animé en ce vendredi. Les températures printanières n'y sont pas pour rien.
Une ancienne porcherie abandonnée
Une fois le cœur de la commune passé, il faut emprunter une longue départementale, quelques virages en lacets, le centre équestre dépassé et nous y sommes. Là, sur le bord de la route, un grillage rouillé avec un permis de construire. Bénéficiaire : So'Porc. Une société gérée par le groupe industriel Fipso. C'est donc sur ce terrain où une ancienne porcherie à l'abandon est installée que le projet doit voir le jour. Une odeur d'égout plane dans l'air. De l'autre côté de la route, une exploitation de gavage de canards.
Retour dans le cœur d'Ossun. Premier arrêt : la supérette du village. Nathalie, derrière sa caisse finit sa mise en place. Elle a repris les rênes de l'enseigne l'année dernière. Sur sa porte d'entrée une affiche contre le projet de porcherie. «Ils vont tuer notre village. Ici, nous tenons à notre cadre de vie, vous imaginez les odeurs, en plus, elle va être installée en hauteur, donc avec le vent, cela va devenir irrespirable. Et les animaux dans tout ça ?».
La patronne des lieux en a gros sur le cœur depuis qu'elle a appris, dans le journal, le dépôt du projet. «L'odeur et les conditions de vie de ces cochons, c'est révoltant», lâche une cliente du magasin venue acheter son journal. À la boulangerie, le sujet crée des émules. «Comment, à notre époque, on peut encore valider des projets comme celui-ci ? Des animaux entassés, des odeurs épouvantables dans le village, des prix de l'immobilier qui dégringolent», se désole le gérant de l'enseigne en tenue de boulanger.
Un peu plus loin, une terrasse en bois flambant neuve trône devant le «Tire-Bouchon» l'unique bar-restaurant caviste de la commune. Rénové l'année dernière, l'établissement pourrait voir sa terrasse désertée si les odeurs provenant de la porcherie arrivaient jusqu'à elle. «J'ai choisi de vivre à Ossun, notamment pour son cadre de vie agréable. Nous avons déjà l'aéroport, une eau polluée et maintenant on veut nous mettre une porcherie. Du point de vue environnemental et sanitaire, c'est désastreux», s'insurge José Astorga. Contactés à plusieurs reprises, le maire ainsi que le responsable de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles n'ont jamais donné suite à nos sollicitations.
L'association «No Porcharan» a, elle, décidé de reprendre tout le projet et de l'éplucher précisément afin de trouver les failles.
«La porcherie ne se fera pas, nous irons jusqu'au bout et nous avons dans nos rangs des gens compétents», ajoute son collègue.
No Pasaran pour la porcherie.
Du projet au courrier de Brigitte Bardot
En fin d'année dernière, les habitants de la commune d'Ossun découvrent que l'ancienne porcherie (environ 500 bêtes) a été vendue à So'Porc, une filiale du groupe industriel Fipso afin d'y faire une ferme industrielle de 3 000 cochons dans un hangar clos. Le maire qui n'a pas souhaité donner suite à nos multiples sollicitations aurait donné le feu vert au groupe. Depuis, les riverains opposés au projet se sont constitués en association. Grâce à leurs premières actions, ils ont réussi à retarder l'étude par la préfecture de quelques mois. «Le 28 mars, le préfet doit valider ou non définitivement. À ce moment-là, nous verrons quelle stratégie nous adopterons mais la porcherie ne verra pas le jour», assurent les deux membres de l'association No Porcharan. Brigitte Bardot, par le biais de sa fondation éponyme s'est mobilisée sur ce projet permettant de mettre un peu plus de lumière sur le combat de ces habitants.
Le 2 mars 1991 Serge Gainsbourg s’éteignait à Paris
Chacun porte en soi son propre Serge. Adulé ou détesté, pris en exemple ou en haine, Serge Gainsbourg a toujours résisté, tant à ceux qui voulaient le sanctuariser qu’aux autres qui auraient aimé le voir cloué au pilori.
« Je ne tiens pas à ce qu’on m’attrape », avait un jour déclaré Serge Gainsbourg à Georges Lautner. Mission largement accomplie : toute tentative de définition serait réductrice sinon à dire, plus de 25 ans après sa mort, que chacun porte en soi son propre Serge. Adulé ou détesté, pris en exemple ou en haine, il a toujours résisté tant à ceux qui voulaient le sanctuariser qu’aux autres qui auraient aimé le voir cloué au pilori. Provocateur ? Pas si sûr. Mais compositeur et auteur de génie sans aucun doute.
1973, interviewé par Michel Lancelot :
« — Si vous aviez à écrire un livre sur la chanson ?
— Il faudrait faire ce livre comme un cahier d’écolier. Ça situerait d’abord la chanson à son niveau exact. Il faudrait faire une marge et je serais en marge à chaque page. »
« J’ai toujours dit que le mot m’amenait à l’idée », disait aussi celui auquel Boris Vian avait permis d’admettre que, finalement, s’adonner à la chanson n’était peut-être pas si infamant. C’est à la recherche du bonhomme, pudique et éminent spécialiste du pas de côté, formé à l’école classique en musique comme en peinture, et dans la lignée des spectacles Comme une pierre qui… et L’Interlope (cabaret) que se lancent Stéphane Varupenne et Sébastien Pouderoux. Réunissant sur scène plusieurs de leurs camarades de la Troupe, également musiciens et chanteurs, ils interrogent l’entrée de chacun en « Gainsbourie ».
Allégorie aux mille visages, Marianne s'expose à Saint-Amand-les-eaux
Sage en diadème et pudique drapé, survoltée en bonnet phrygien et cocarde, austère, souriante ou fière: à Saint-Amand-les-eaux (Nord), une exposition retrace l'évolution de Marianne, allégorie aux multiples visages d'une République mouvante, reflet des soubresauts de l'histoire.
Depuis sa naissance, au moment de la Révolution, "Marianne s'est régulièrement transformée au gré des changements de régime, des péripéties politiques et évolutions sociétales, mais aussi des créateurs", résume Marianne Grevet, directrice du musée de la Tour abbatiale.
Bustes de plâtre ou de bronze, statuettes, coupures de presse, aquarelles, objets du quotidien: pour concevoir l'exposition "Les Marianne de la République", visible gratuitement jusqu'au 28 avril, la ville a pioché dans les collections de l'Assemblée nationale et du Sénat, du journaliste et collectionneur Pierre Bonte, du spécialiste de la caricature Guillaume Doizy, mais aussi de mairies et bibliothèques de la région.
"L'objectif était de sensibiliser un maximum de personnes à la notion de République, de mêler histoire, art et esthétique", explique Mme Grevet. Une longue frise chronologique "permet justement de replacer ces visages", parfois antagonistes, dans leur contexte.
Marianne est au départ rebelle et subversive. En 1792, au lendemain de la Révolution, la Convention décide de représenter la République sous les traits d'une jeune femme triomphante, vêtue à l'antique et coiffée d'un bonnet phrygien, symbole de liberté car porté dans l'empire romain par des esclaves affranchis. Les origines de son prénom, très répandu au XVIIIe siècle, ne sont cependant pas clairement déterminées.
Sur les gravures et premiers bustes qui se toisent en vitrine, de nombreux symboles sont dessinés ou sculptés, comme des chaînes ou jougs brisés, un faisceau de licteur, une cuirasse ou épée guerrière, une ruche représentant le travail, ou encore une cocarde patriote.
- "Caméléon" -
Mise à l'écart par Napoléon Bonaparte, Marianne réapparaît sous le règne de Louis Philippe, notamment dans la presse satirique, et devient le symbole des opposants républicains, héroïne émancipée des barricades, à demi-nue au milieu des combats.
Sous la IIe République en revanche, elle s'affiche aussi, sous l'influence des républicains modérés, sage et conservatrice, débarrassée de son bonnet et le front ceint d'une couronne végétale composée de laurier, de blé, ou encore d'olivier.
A nouveau contestataire sous le second empire, elle triomphe avec la IIIe République. Mais au pouvoir, Adolphe Thiers, craignant des sursauts révolutionnaires, bannit un temps le fameux bonnet, qu'il trouve trop séditieux.
L'image de Marianne est largement diffusée sous forme de bustes, timbres ou pièces de monnaie à travers la France, dans les mairies, bâtiments et lieux publics. Objet de culte dans les milieux populaires, elle exalte le patriotisme en temps de guerre, devient symbole de Résistance sous l'occupation et reste véhémente en mai 68.
Sorcière, vieillarde sénile, monstre de foire: elle est aussi, tout au long de son histoire, férocement grimée dans les caricatures de l'opposition politique, qui dénonce les travers du régime. "Tel un caméléon", l'allégorie "s'adapte à toutes les sensibilités", explique l'historien Guillaume Doizy sur une pancarte.
Peu à peu banalisée au XXe siècle, elle inspire les artistes et prend des formes nouvelles. Ainsi se côtoient sur les présentoirs des Mariannes "stars", inspirées de Brigitte Bardot, Laetitia Casta ou Catherine Deneuve et d'autres géométriques ou plus stylisées.
Toujours "ancrée dans l'imaginaire", de plus en plus multiculturelle, "elle reparaît régulièrement avec toute sa ferveur, dans les moments d'unité nationale ou les manifestations, comme on l'a vu récemment chez les +gilets jaunes=", et pourrait même endosser un jour les traits de l'ancienne ministre Simone Veil, comme proposé récemment par le parti Agir, rappelle Marianne Grevet. Car "même inconscients de toutes ces facettes, les Français sont très attachés à Marianne, qui incarne leurs valeurs et leur liberté".














