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Chasse aux phoques - Plainte auprès de l'OMC

Publié le par Ricard Bruno

Le Canada et la Norvège attaquent le règlement européen

Il y a 3 ans, après les Etats-Unis, le Mexique et de nombreux autres pays, l’Union européenne adoptait un embargo sur les produits issus de la chasse aux phoques conformément aux attentes des citoyens et élus européens.

OMC, 18 et 19 février 2013

Du 18 au 20 février 2013, Genève est au coeur d'enjeux internationaux qui pourraient conduire à la réouverture du marché européen aux produits issus du phoque, relançant ainsi les massacres perpétrés sur la banquise canadienne. Pour mémoire, le règlement européen, entré en vigueur en août 2010, a permis de sauver plus de 500 000 phoques en deux saisons de chasse. Cette année, plus de 300 000 phoques devraient être épargnés car, d'après nos informations, les bateaux canadiens n'auraient pas pris la mer...

D'après Christophe Marie,  notre Porte-parole, présent à Genève : "La réouverture, même partielle, du marché européen aurait des conséquences dramatiques pour les phoques dont les populations sont fragilisées par le réchauffement climatique qui entraîne une très forte mortalité des juvéniles, nombreux à se noyer du fait de l'instabilité des glaces"

Lire les 2 communiqués de presse sur la droite

Plainte auprès de l'OMC

Après l'adoption de l'embargo européen, le Canada puis la Norvège ont entamé une procédure, auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce, contre le règlement européen afin que l’UE rouvre ses frontières aux fourrures de phoques. Après avoir été repoussée, la procédure vient d'être relancée par la demande de constitution d’un jury à l’OMC, dans le cadre du règlement des différends.

Intervention auprès de la ministre de l'Ecologie

Le 2 octobre 2012, la Fondation Brigitte Bardot (qui a activement contribué à l'élaboration et à l'adoption du règlement européen) est intervenue auprès de Mme Delphine Batho, pour demander à la France de faire preuve de fermeté dans ce bras de fer avec les chasseurs canadiens et norvégiens.

Le règlement européen, basé notamment sur le rapport scientifique de l’EFSA¹, répondait à la nécessité d’harmoniser les réglementations (plusieurs Etats membres ayant déjà adopté des interdictions nationales), mais aussi à une volonté commune de mener une politique européenne cohérente contre les actes de cruauté sur les animaux.

L’Union européenne est dans son droit lorsqu’elle défend les attentes de ses citoyens (c’est même un devoir) qui rejettent, très massivement, la cruauté des massacres, qu’ils soient perpétrés sur la banquise canadienne ou les plages namibiennes.

Populations fragiles

La Commission européenne et de nombreux Etats membres restent fermes, nous comptons sur la France pour ne pas fléchir car une reprise de la chasse intensive, telle qu’elle était pratiquée avant l’embargo européen, aurait des conséquences dramatiques sur les populations de phoques.

Ces populations déjà fragilisées par le réchauffement climatique (nombreux blanchons se noient du fait de l’instabilité des glaces) sont maintenant victimes d’une nouvelle souche du virus de la grippe « aviaire » qui a décimé, cette année, de nombreux phoques sur la côte Nord-est des Etats-Unis.

Après avoir provoqué la disparition de la « morue du Nord », par une surpêche industrielle dévastatrice, les flottes de pêche veulent la peau du phoque qui contribue pourtant à la biodiversité marine. Cet aveuglement des chasseurs canadiens est intolérable, il coûte très cher aux contribuables qui subventionnent, sans le savoir, une chasse moribonde dénoncée par des parlementaires canadiens, comme le Sénateur Mac Harb auteur d’un projet de loi visant à interdire la chasse commerciale aux phoques.

Christophe Marie, Porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, à Delphine Batho : "il n'est pas envisageable de remettre en cause ce texte qui doit être défendu fermement par l'Union européenne et ses Etats membres"

La FBB face à ses détracteurs sur Radio Canada

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LA BRIGITTE BARDOT HONGROISE...

Publié le par Ricard Bruno

Son message d'appel à l'aide...


SEULE, AVEC TRES PEU D'AIDE, IL EST TRES DIFFICILE! LA NOURRITURE DE

CES ANIMAUX COUTE 15 OU 20 EUROS PAR JOUR. J'ACCEPTE DES

NOURRITURES AUSSI. J'AI BESOIN D'AIDE! Je m'appelle Éva Svecz, je suis

Hongroise, je vis en Hongrie, à Debrecen. La protection des animaux me tient

à coeur. Je soigne 48 chiens que j'ai sauvés. En plus, je porte tous les jours des

nourritures pour 25 ou 30 chiens et chats indigents aussi. Il est très difficile de

résoudre tout: des nourritures, des vaccinations, des opérations, des

médicaments. J'AI BESOIN D'AIDE! Merci beaucoup! Adresse: Éva Svecz 12,rue

Puszedli, H-4002 Debrecen, Hongrie. OTP:11773384-00460363 IBAN:HU62

11773384 00460363 00000000 BIC:OTPVHUHB. PayPal:sveczeva@t-email.hu 

4-copie-1.jpg

UN GRAND MERCI POUR ELLE !

Bruno Ricard 


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STOP VIVISECTION...Pétition...!

Publié le par Ricard Bruno

STOP VIVISECTION gives citizens the opportunity to say NO to animal experimentation and urge the European Union to take into consideration a different scientific approach, geared to protect human beings and animals' rights.

Thanks to Citizens' Initiative, European citizens - with 1 million signatures - can take part in legislative decision making process of the European Union.

We urge the European Commission to abrogate directive 2010/63/EU on the protection of animals used for scientific purposes and to present a new proposal that does away with animal experimentation and instead makes compulsory the use - in biomedical and toxicological research – of data directly relevant for the human species.

Pétition

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STOP VIVISECTION...Pétition...!

Publié le par Ricard Bruno

STOP VIVISECTION gives citizens the opportunity to say NO to animal experimentation and urge the European Union to take into consideration a different scientific approach, geared to protect human beings and animals' rights.

Thanks to Citizens' Initiative, European citizens - with 1 million signatures - can take part in legislative decision making process of the European Union.

We urge the European Commission to abrogate directive 2010/63/EU on the protection of animals used for scientific purposes and to present a new proposal that does away with animal experimentation and instead makes compulsory the use - in biomedical and toxicological research – of data directly relevant for the human species.

Pétition

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"Il faut profiter du scandale pour interdire la viande de cheval"

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot (BENAROCH/SIPA).

Que vous inspire l’émotion suscitée par "l’affaire des lasagnes" ?

Cette affaire n’est que la partie émergée de l’iceberg, la tromperie est partout présente car il y a une volonté réelle de cacher la vérité aux acheteurs. J’en ai la preuve avec la distribution, dans les circuits classiques, de la viande issue de l’abattage rituel. En France, l’égorgement à vif des bêtes, sans étourdissement, s’est généralisé à tel point que la viande, issue de cette souffrance abominable, se retrouve partout sans aucune information pour le consommateur.

A votre avis les Français sont-ils murs pour bannir définitivement le cheval de leur alimentation ?

J’espère et c’est peut-être le seul point positif de ce nouveau scandale. L’homme a une relation particulière avec le cheval, cet animal l’accompagne depuis toujours, il est un ami aussi, le tuer pour le manger c’est vraiment ignoble, dégueulasse. Beaucoup de Français dénoncent la consommation de viande de chiens ou de chats en Asie mais nous sommes exactement au même niveau en France. J’aimerais vraiment qu’on arrête de considérer que la viande est incontournable, c’est faux, j’espère que les Français sont murs pour bannir définitivement le cheval de leur assiette mais aussi toutes les autres espèces animales.

Quelle est la gravité de la situation en France concernant le traitement réservé aux chevaux de boucherie ?

C’est une horreur, une honte. Il y a 50 ans je me suis battue pour rendre obligatoire l’étourdissement des bêtes avant leur saignée. Cette petite avancée est aujourd’hui balayée par la généralisation de l’abattage rituel, cela me déchire le cœur d’imaginer toutes ces bêtes se faire torturer dans nos abattoirs. C’est effrayant de voir ces animaux attendre leur exécution, dans la peur, les cris et l’odeur du sang. Les chevaux envoyés à l’abattoir sont particulièrement maltraités lors des transports, il ne s’agit plus de gagner des fortunes sur leur dos mais d’en tirer un bénéfice pour la viande, ils sont déjà traités comme de la barbaque alors qu’ils sont toujours bien vivants…

Que demandez-vous au gouvernement?

Puisqu’on ne peut malheureusement pas arrêter toute cette souffrance animale, ce quotidien terrifiant des abattoirs, alors commençons déjà par épargner les chevaux envers qui nous avons une dette immense. Ces animaux sont nos amis, ils ne doivent pas être envoyés à l’abattoir, c’est indigne. Le Député Lionnel Luca avait présenté, en 2010, une proposition de loi visant à modifier le statut juridique du cheval pour le faire passer d’animal de rente à animal de compagnie, le gouvernement peut très bien reprendre à son compte ce texte.

Comptez-vous rencontrer François Hollande ou l’un de ses ministres ?

Je n’ai plus la force de rencontrer le Président et ses ministres, j’en ai rencontré des dizaines et ils n’ont jamais rien fait pour les animaux. Je n’arrête pas de les solliciter mais ils se fichent comme de l’an 40 de la condition animale, ma Fondation est reçue dans les différents ministères et à l’Elysée, mais je n’ai pas le sentiment que ces rencontres débouchent à des résultats concrets pour les animaux, alors j’ai tendance à perdre espoir et patience il est vrai.

Source : Cliquez ici

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Publié le par Ricard Bruno

SCANDALE DE LA VIANDE DE CHEVAL

 

BRIGITTE BARDOT DENONCE

UNE NOUVELLE TROMPERIE DU CONSOMMATEUR

« Avec le scandale de la viande de cheval, présentée, à l’insu du consommateur, comme viande de bœuf mais qui peut mettre en danger la vie humaine*,  je demande à nouveau que le cheval ne soit plus utilisé pour la consommation. 

Cet animal, considéré comme un ami de l’homme,  au même titre que le chien ou le chat, doit être définitivement exclu de nos assiettes ! 

Les anglais, sont légitimement choqués qu’en France (tout comme en Belgique et en Italie) on puisse encore consommer du cheval, exploité dans de terribles souffrances, à travers de longs transports, souvent blessé, affaibli et martyrisé lors de procédures d’abattage terrifiantes et terriblement inhumaines. 

Cette fraude, impliquant la mafia de la filière viande, pose de sérieuses questions sur la traçabilité de tous les produits carnés puisque nous pouvons tous, sans le savoir, consommer tantôt du cheval, tantôt de la viande halal ou casher, avec les risques pour la santé que cela implique. 

Alors j’espère que, cette fois, devant l’émoi et le dégoût de toute la population, le gouvernement saura prendre les décisions qui s’imposent. 

Si « le changement, c’est maintenant », alors, qu’attendons-nous ? ». 

Brigitte Bardot, Présidente. 

* La trichinellose, selon le Ministère de la Santé  « est une zoonose transmise à l’homme par la consommation de 

viande peu ou non cuite, essentiellement du cheval (…) dans notre pays. C’est une maladie à déclaration obligatoire pour laquelle il n’existe pas de traitement curatif. Elle peut provoquer des complications parfois graves et laisser des séquelles. » 

Source : http://www.sante.gouv.fr/trichinellose.html  

Contact Presse :  

Fondation Brigitte Bardot - Bruno Jacquelin - 01 45 05 94 55 – 06 71 22 80 53 - bruno.jacquelin@fondationbrigittebardot.fr 

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TRAFIC D'ANIMAUX, LES MAFIAS INTERNATIONALES...

Publié le par Ricard Bruno

Ce soir sur France 2 à 22h45

DEUXIÈME ENQUÊTE DE LA SAISON 3 : LE TRAFIC D'ANIMAUX

Pour ce deuxième numéro de la saison, les Infiltrés ont patiemment remonté pendant plusieurs mois les pistes empruntées par les trafiquants d’animaux domestiques ou exotiques... Conditions sanitaires déplorables, importations illégales, le commerce d'animaux fait l'objet de nombreuses dérives.

En France,  l’équipe des Infiltrés a découvert un trafic de chiots aussi sinistre que lucratif.
Chaque année, pour répondre à ce marché, on estime qu’il faut environ 600 000 nouveaux chiens. 25 % proviendraient d’un élevage déclaré. D’où viennent les autres, près de 450 000 ?
Élevages, petites annonces, salons animaliers, les circuits de distribution sont multiples, l'étendue des transactions difficile à contrôler. Le marché dépasserait plusieurs centaines de millions d’euros. Mais derrière certaines offres se cachent de véritables fraudes.

En se faisant passer pour des clients, pour des négociants ou des trafiquants, les Infiltrés ont réussi à remonter jusqu’à la source d’approvisionnement en Slovaquie.
Il ya également des animaux exotiques, des espèces protégées menacées d’extinction, qui rentrent clandestinement en Europe pour satisfaire de nombreux clients… L’enquête menée par les journalistes les a amenés jusqu’en Hollande, République Démocratique du Congo, Turquie, Belgique, où ils ont approché les mafias internationales. Les Infiltrés ont voulu savoir comment s'organisent les trafiquants d'animaux sauvages. Les traités internationaux, la surveillance aux frontières et les certificats d'exportations sensés contrôlés les échanges, sont des obstacles bien dérisoires pour enrayer le trafic des animaux en voie de disparition. Un trafic de plusieurs milliards de dollars qui serait en progression ces dernières années.

Source : France 2

Publié dans le web en parle

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Destruction des animaux prétendus nuisibles : réagissez !

Publié le par Ricard Bruno

Le ministère de l’Ecologie lance une nouvelle consultation publique concernant des modifications de l’arrêté du 2 août 2012 fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux nuisibles jusqu’au 30 juin 2015.

La Fondation Brigitte Bardot dénoncent ces nouvelles dispositions et vous demandent de participer à la consultation publique sur le site Internet du ministère de l’Ecologie ouverte du 7 février au 4 mars 2013 :

Donnez votre avis ici

Ces modifications concernent 30 départements et sont majoritairement en défaveur des animaux concernés c’est-à-dire les espèces prétendues nuisibles comme les mustélidés (belette, fouine, martre et putois), les corvidés (corbeau freux, corneille noire, pie bavarde et geai des chênes), les renards et les étourneaux. Soit 10 espèces au total.

Comme on pouvait s’y attendre, les chasseurs veulent allonger la liste des animaux classés nuisibles dans leur département sous prétexte qu’elles portent atteintes aux intérêts protégés (les cultures et les élevages cynégétiques notamment).

Ainsi, la fouine est classée nuisible dans 12 nouveaux départements, la martre et l’étourneau dans 7, la pie dans 3 et le geai, la corneille et le corbeau dans 1 département nouveau chacun.

La Fondation Brigitte Bardot serait heureuse de connaître les chiffres avancés (et les modes de calculs) par les chasseurs-piégeurs concernant l’état des populations actuelles des espèces classées nuisibles en France ! En effet, si la liste est établie en fonction de ces chiffres, il faudrait que tous les français puissent en avoir connaissance pour se rendre compte par eux-mêmes de l’état des populations de ces animaux tant dénigrés…

Nous espérons que vous serez très nombreux à participer à cette nouvelle consultation publique afin que nos voix soient enfin entendues et respectées !

Il en va de notre biodiversité…

 Source : Fondation Brigitte Bardot

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Scandales Findus, Picard : toute la filière agroalimentaire est une tromperie

Publié le par Ricard Bruno

 

Par 
Fondation Bardot
Avatar de Christophe Marie

LE PLUS. "Spanghero savait". Selon les premières conclusions de l'enquête administrative sur le scandale de la viande de cheval, le fournisseur de Findus s'est rendu coupable d'une "tromperie économique". Mais pour Christophe Marie, directeur du Bureau de la protection animale et porte-parole de la fondation Brigitte Bardot, c'est toute la filière qui pose problème.

Édité par Sébastien Billard  Auteur parrainé par Amandine Schmitt

De la viande de cheval a été découverte dans les lasagnes de bœuf de Findus - ici, dans un magasin anglais, à Jarrow, le 8 février 2013 (S.HEPPELL/SIPA).

 Des lasagnes de la marque Findus, dans un magasin anglais, à Jarrow, le 8 février 2013 

 

Il y aurait de la désinformation sur les productions animales en France et ce serait un scoop ? La bonne blague. Pourquoi le "scandale" Findus/Picard trouve-t-il un tel écho dans les médias ? Comment se fait-il qu'il y ait des journalistes pour simuler une découverte alors que c’est une évidence pour tous ceux qui connaissent, même de loin, la filière de la viande ?

 

La désinformation, la tromperie du consommateur, tout cela forme la clé de voûte de cette filière. Il faut d'abord faire oublier que la viande est la chair d'un être vivant, doué de sensibilité, d'émotions, un être condamné à vivre et à mourir dans les pires conditions.

 

La "culture" du mensonge

 

Parler de "bien-être" animal dans les élevages, durant le transport ou l’abattage est déjà un leurre, une insulte, un mensonge dont le seul but est de déculpabiliser le consommateur. En France, le Centre d’information des viandes (CIV) va encore plus loin dans la désinformation grâce au ministère de l’Agriculture, toujours généreux lorsqu’il s’agit de consacrer des fonds publics à la propagande de produits d’origine animale.

 

En février 2011, l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) donnait raison à la Fondation Brigitte Bardot dans son action contre la campagne "soyons ferme" du CIV. Deux spots radio, animés par Sandrine Quétier, étaient ainsi interdits d’antenne considérant qu’ils induisaient le public en erreur.

 

L'un de ces spots vantait la dimension "artisanale" de l'élevage de porcs en France alors que 90% de la production est issue de cochons élevés en bâtiment et sur caillebotis. L’autre spot minimisait l’impact de l’élevage des bovins sur l’environnement alors que, selon la FAO, le secteur de l’élevage émet des gaz à effet de serre qui, mesurés en équivalent CO2, sont plus élevés que ceux produits par les transports.

 

Dans son dernier livre, "No steak", le journaliste Aymeric Caron témoigne de cette manipulation institutionnalisée qui cache une réalité que beaucoup de consommateurs fuient plus ou moins volontairement.

 

Le cheval et le bœuf méritent notre empathie

 

Il est légitime de s’émouvoir devant la souffrance du cheval transporté dans des conditions effroyables, normal de protester face à sa détresse lorsqu’il est manipulé, avec violence, dans les abattoirs.

 

Le cheval bénéficie d’un statut particulier, à mi-chemin entre la vache et le chien. C'est d'ailleurs cette particularité qui a conduit le député Lionnel Luca à présenter, en janvier 2010, une proposition de loi visant à modifier le statut juridique du cheval, le faisant passer d’animal de rente à animal de compagnie.

 

Les Français sont de moins en moins nombreux à consommer du cheval, l’hippophagie n’a pas la cote, elle est souvent comparée à la consommation de chiens en Asie, des viandes bon marché pour des gens rustres…

 

L’émotion est vive parmi ceux qui ont mangé, à leur insu, du cheval vendu pour bœuf chez Findus ou Picard. Pourtant, tout comme le cheval, le bœuf (et toutes les autres espèces) mérite notre empathie face aux horreurs que l’homme lui fait subir, en particulier au moment de son abattage.

 

Le gouvernement opposé à la transparence

 

Quatorze minutes d’agonie, c’est ce que peut endurer un bœuf ou un jeune veau lorsqu’il est égorgé sans étourdissement préalable lors d’un abattage rituel (rapport de l’INRA Douleurs animales).

 

Bien sûr, puisqu’il s’agit de viande halal ou casher, le consommateur lambda ne se sent pas particulièrement concerné par ce type d’abattage que la Fédération des vétérinaires d’Europe juge "inacceptable, quelles que soient les circonstances".

 

Seulement, la grosse majorité des viandes issues de ce type d’abattage se retrouve dans les circuits classiques sans aucune indication pour le consommateur.

 

Pour l'abattage, le principe qui préside dans les textes européens est celui de l'interdiction de la mise à mort des animaux conscients, c'est-à-dire l'obligation d'étourdir les animaux de façon à leur éviter toute souffrance inutile. Toutefois, des possibilités de dérogation sont prévues, notamment lors d’abattages selon des rites religieux.

 

Manger halal à son insu est inévitable en France

 

En France, cette dérogation s’est généralisée à l’insu des consommateurs. Dans un rapport de novembre 2011, le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux précise que 51% des abattages pratiqués en France sont des abattages rituels, alors que les consommateurs musulmans et juifs ne représentent pas plus de 7% des consommateurs français.

 

D’après la chambre d’Agriculture d’Ile-de-France, "100% des animaux abattus en Ile-de-France le sont selon les traditions musulmanes et juives".

 

Les raisons de cette généralisation de l'abattage sans étourdissement préalable sont essentiellement économiques. Elle permet aux abattoirs d'accéder à de nouveaux marchés, celui de la viande casher et halal, tout en écoulant les invendus sur le marché classique. Or, cet écoulement se fait sans étiquetage particulier.

 

Cette tromperie du consommateur est volontaire puisque Bruno Le Maire et Brice Hortefeux, lorsqu’ils étaient respectivement ministre de l’Agriculture et ministre de l’Intérieur, se sont opposés à l’étiquetage des viandes et ont mis en échec la proposition adoptée par le Parlement européen, en avril 2011, d’une traçabilité passant par un étiquetage précisant les conditions d’abattage des animaux.

 

Bannir tout produit d’origine animale

 

Stéphane Le Foll, alerté par la Fondation Brigitte Bardot dès son arrivée au ministère de l’Agriculture, n’a rien fait pour assurer la traçabilité des viandes issues de l’abattage rituel. Alors les grandes déclarations du jour, concernant le micro scandale de la viande de cheval, devrait être mis en perspective du scandale national de la viande issue d’animaux égorgés à vif, en toute conscience, puis distribuée à grande échelle, dans tous les circuits et sans étiquetage spécifique.

 

Le président de la République et son ministre de l’Agriculture se sont engagés à faire toute la lumière sur la vente de viande de cheval étiquetée bœuf, mais ils ne sont pas prêts à faire la lumière sur la viande issue de l’abattage rituel qui s’est généralisée au point d’être devenue incontournable en France.

 

Pour ne plus être complice, pour ne plus consommer des viandes issues d’abattages cruels, le mieux est encore de bannir définitivement de son alimentation tout produit d’origine animale.

 

Car finalement, s'il est choquant de manger du cheval, il l'est tout autant de manger du bœuf, du poisson, du poulet, du porc, etc. Chaque morceau de viande consommée entraîne un nouveau meurtre en abattoir : l'égorgement par procuration c'est pratique, ça n'entache pas trop la conscience, du moins, jusqu'à l'éveil de la conscience...

 

Source : Cliquez ici

Publié dans le web en parle

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