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justice pour les animaux

Dordogne. Condamné à six mois de prison ferme pour avoir battu son chiot de quatre mois

Publié le par Ricard Bruno

Un jeune homme de 22 ans a été condamné par le tribunal de Périgueux à huit mois de prison dont six ferme pour des actes de cruauté envers son chiot. L’animal, âgé de quatre mois, avait été victime de coups répétés avant d’être laissé pour mort.

Dordogne. Condamné à six mois de prison ferme pour avoir battu son chiot de quatre mois

Le tribunal correctionnel de Périgueux (Dordogne) a condamné un jeune homme de 22 ans à huit mois de prison dont six ferme, vendredi 27 février. Il était poursuivi pour des actes de cruauté sur son chiot de quatre mois, rapporte France Bleu Périgord.

Les faits de maltraitance remontent à juillet dernier. À cette époque, l’homme originaire de Terrasson-Lavilledieu s’en prend régulièrement à son jeune Beauceron, lui assénant coups de pied et coups de poing. Jusqu’au jour où le chiot, baptisé Tayson, est laissé pour mort et conduit chez le vétérinaire.

Le prévenu a écopé de huit mois de prison dont deux avec sursis pour actes de cruauté envers son chiot.

Plusieurs mois avant de reprendre confiance en l’humain

Soigné notamment pour une fracture du fémur, le chien est ensuite pris en charge par la SPA de Périgueux qui va mettre quatre mois à lui redonner confiance en l’homme. Même si Tayson est désormais sorti d’affaire, il gardera à vie des séquelles des coups portés par son maître.

Celui-ci a été condamné par le tribunal correctionnel à huit mois de prison dont deux avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve de deux ans. Il a interdiction de détenir des animaux, devra indemniser la SPA à hauteur de 3 000 € et doit verser 600 € à la fondation Brigitte Bardot pour dommages et intérêts, mais il pourrait faire appel.

Source de l'article : Cliquez ICI

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Aude : deux mois avec sursis et fusil confisqué pour avoir tué le chat Babi

Publié le par Ricard Bruno

Le chat Babi, atteint à la tête par le coup de feu, avait succombé.

Le chat Babi, atteint à la tête par le coup de feu, avait succombé.

Le 30 septembre 2019, un chat d'un an était abattu d'un coup de fusil par le voisin de sa propriétaire. Convoqué dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, l'homme a été condamné à deux mois avec sursis et à payer la somme totale de 3 000 € à la propriétaire et à cinq associations qui s'étaient jointes à la procédure.

Un sentiment partagé. Voilà ce qu'éprouve Sandrine, une Saint-Papouloise, au surlendemain du jugement prononcé à l'encontre de l'homme qui, le 30 septembre 2019, avait abattu d'un coup de fusil son chat Babi, âgé d'un an. Un geste reconnu et assumé par l'auteur du coup de feu, désigné par un témoin et qui avait, selon la propriétaire, reconnu les faits et justifié de façon laconique ses actes : "Les chats, ça mange les lapins." 

Le lundi 24 février, dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, une peine de deux mois de prison avec sursis a ainsi été prononcée au tribunal de Carcassonne pour condamner les faits de "sévice grave ou acte de cruauté envers un animal domestique" ; peine assortie de la confiscation du fusil et des munitions utilisées en septembre 2019, du remboursement des frais vétérinaires de 210 € déboursés par Sandrine, également bénéficiaire de 750 € de dommages et intérêts ; cinq associations (30 millions d'amis, la Fondation Brigitte Bardot, Moustaches et coussinets, la SPA et l'association Stéphane Lamart), qui s'étaient jointes à la procédure en se constituant également parties civiles, bénéficieront, elles, chacune du versement de 450 €.

Assistée par Me Symniakos, avocate du cabinet Animalex de Bourg-en-Bresse, spécialisé dans le droit des animaux, Sandrine voulait tout d'abord retenir un motif de satisfaction : "Je suis contente que la justice ait donné une suite à cette affaire." Avant de pondérer : "Je suis en revanche déçue qu'il conserve son permis de chasse . J'ai peur que ça se reproduise, parce que je n'ai pas le sentiment qu'il se rende compte : son avocat a assuré qu'il avait dit regretter lors de son audition par les gendarmes. Mais j'ai le sentiment que, pour lui, c'est anodin."

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Brigitte Bardot sa lettre du 26 02 2020 au Président Macron...

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot sa lettre du 26 02 2020 au Président Macron...
Brigitte Bardot sa lettre du 26 02 2020 au Président Macron...

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Abattoir Sobeval : quand L214 reçoit par erreur des mails embarrassants du ministère de l’Agriculture

Publié le par Ricard Bruno

L’association de défense des animaux L214 a demandé jeudi la fermeture d’un abattoir de veaux en Dordogne.

L’association de défense des animaux L214 a demandé jeudi la fermeture d’un abattoir de veaux en Dordogne.

L’association réclame la démission de Didier Guillaume après avoir reçu par erreur des mails internes au ministère, reconnaissant des « non-conformités » au sein de l’abattoir de Dordogne.

Moins d'une semaine après la diffusion d'une vidéo tournée dans l'abattoir Sobeval de veaux en Dordogne, l'association de défense des animaux L214 contre-attaque, et publie cette fois… des échanges de mails un brin embarrassants pour le ministère de l'Agriculture.

Ces courriels envoyés par erreur à l'association et depuis mis en ligne sur son site laissent entendre que ces images montrent bien des non-conformités à la réglementation. Et ce, contrairement à la communication officielle délivrée ces derniers jours dans les médias.

Selon L214, ces échanges datant du 19 et 20 février « trahissent l'inquiétude générée par ces nouvelles images ». Dans l'un des mails, un haut responsable affirme avoir « fait la liste des NC [NDLR ; non-conformités] indéniables, voire majeures relevées ». Un autre courriel venant du cabinet du ministre insiste « Il nous faut des edl [NDLR ; éléments de langage] béton pour ce soir ».

Des « éléments de langage béton »

Des éléments de réponse sont alors proposés : l'abattoir fait l'objet de contrôles réguliers, le respect des règles sanitaires et de protection animale y est « satisfaisant », « la seule non-conformité identifiée [en décembre] […] a été corrigée depuis » « la vidéo peut remonter à plusieurs mois », « si certaines non-conformités peuvent être identifiées sur cette vidéo, elles restent mineures ou ont été corrigées depuis ».

 

D'après des hauts fonctionnaires du @Min_Agriculture, les infractions sont "indéniables, voire majeures" ⚠️
Cet abattoir doit immédiatement fermer et le ministre de l'agriculture démissionner!

 

 

Abattoir Sobeval : quand L214 reçoit par erreur des mails embarrassants du ministère de l’Agriculture

Ces éléments de langage auraient été diffusés en interne et transmis à la préfecture de Dordogne comme à l'association interprofessionnelle de la filière bétail et viande (Interbev) et à la Fédération des métiers de la viande (Fedev), selon les mails.

L'affaire se montre particulièrement embarrassante pour le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume qui avait soutenu dimanche sur Europe 1 que « les images » dévoilées par L214 montrant des veaux agoniser pendant de longues minutes n'étaient « pas avérées ». « Les images sont prises sur plusieurs mois ou plusieurs années, sont collées les unes par rapport aux autres », avait critiqué le ministre, excluant de fermer l'abattoir.

Des « carences claires des services de l'Etat »

De même, dans un communiqué publié le jour de la mise en ligne de la vidéo, la préfecture de Dordogne se défendait de toute négligence, estimant qu'il n'y avait « pas de mise en évidence de non-conformité à la réglementation ».

Face à ce double discours, le ministre de l'Agriculture « Didier Guillaume doit démissionner » estime l'association qui dénonce des « carences claires des services de l'Etat ». « La préfecture, les services vétérinaires, les services du ministère et le ministre lui-même ont sciemment choisi de mentir et se servent d'éléments de langage pour masquer une réalité reconnue par leurs services », s'indigne l'association.

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Dordogne : 11 chiots abandonnés au bord d’une route en Bergeracois

Publié le par Ricard Bruno

L'un des 11 chiots recueillis par la SPA. © Crédit photo : Grégoire Morizet

L'un des 11 chiots recueillis par la SPA. © Crédit photo : Grégoire Morizet

Leur propriétaire s’en est débarrassé samedi 15 février à Sainte-Foy-de-Longas. Ils ont été pris en charge par la fourrière de la SPA de Bergerac.

Samedi 15 février, vers 22 h 30, Thierry Lascaux, le maire de Sainte-Foy-de-Longas en Dordogne, recevait un coup de téléphone des pompiers. Ces derniers étaient intervenus sur sa commune, route de Sainte-Alvère, où une automobiliste avait signalé avoir vu quatre chiens errants. Sur place, ils n’en ont retrouvé qu’un, un chiot blessé à la patte. Mais comme les sapeurs ne prennent pas en charge les animaux, ils ont alerté le premier magistrat de la commune. 

C’est donc ce dernier qui a recueilli l’animal blessé. Mais le lendemain, dimanche, il recevait un appel d’un de ses administrés qui s’était retrouvé nez à nez avec sept autres chiots, dans sa cour. "Puis, j’ai eu un coup de fil d’une autre administrée, qui en avait retrouvé trois." Grâce à des croquettes, le maire a réussi à les appâter, "puis je les ai regroupés dans un hangar afin que la SPA puisse les récupérer".

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LE « Brigitte Bardot », JUSTICIER DES MERS

Publié le par Ricard Bruno

LE « Brigitte Bardot », JUSTICIER DES MERS
Depuis 2011, le trimaran « Brigitte Bardot » fait partie de la flotte de Sea Shepherd pour défendre les animaux marins et combattre les braconniers sur toutes les mers et océans du globe...
 

le JUSTICIER DES MERS

Co-financé par la Fondation Brigitte Bardot, le « Brigitte Bardot » est un navire ultra rapide de la flotte de Sea Shepherd, une organisation internationale de conservation de la faune et de la flore marines, partenaire de longue date de la FBB.

C’est son fondateur, le capitaine Paul Watson, que Brigitte Bardot accompagna en 1977 sur la banquise canadienne pour dénoncer et combattre le massacre des bébés phoques. Les photos de BB prenant un bébé phoque dans ses bras feront le tour du monde !

Brigitte Bardot au Canada en mars 1977 © Fondation Brigitte Bardot

Brigitte Bardot au Canada en mars 1977 © Fondation Brigitte Bardot

Acheté en 2010 pour être envoyé en Antarctique lutter contre la pêche à la baleine, ce bateau fut rebaptisé « Brigitte Bardot » l’année suivante, en hommage à la longue amitié qui unit Brigitte Bardot à Paul Watson.

Un symbole qui marque également la coopération établie entre nos deux ONG, notamment pour l’achat de ce « TGV des mers » sur base 50/50.

Avec ses 35 m de long et 14 m de large, ce trimaran est en effet le bateau le plus rapide de la flotte Sea Shepherd, puisque il peut atteindre la vitesse de 25 nœuds (45,5 km/h).

 Un redoutable justicier des mers !

 

Chasse aux massacreurs DES OCÉANS

L’objectif de ce navire unique : combattre les braconniers sur les mers et les océans, partout dans le monde. Depuis 2010, le « Brigitte Bardot » a ainsi entrepris de multiples campagnes de Sea Shepherd :

  •  dans les eaux de l’Antarctique pour stopper la pêche des baleines,
  • dans les Caraïbes pour étudier et protéger les tortues,
  • dans les îles Féroé, pour empêcher le massacre des dauphins globicéphales,
  • en Méditerranée pour lutter contre la pêche illégale au thon rouge,
  • dans le Pacifique Sud pour protéger les requins
Le "Brigitte Bardot © Sea Shepherd

Le "Brigitte Bardot © Sea Shepherd

Le « Brigitte Bardot » pour la première fois à Paris !

De retour d’une campagne antibraconnage en Méditerranée, le « Brigitte Bardot » était à Paris en janvier et février 2015 pour sensibiliser le public sur la nécessité de protéger les océans.

Amarré en plein coeur de la capitale, entre le Pont de l’Alma et le Pont des Invalides, le bateau était ainsi ouvert aux visiteurs plusieurs jours par semaine.

La Fondation Brigitte Bardot a aussi pu souhaiter la bienvenue à l’équipage du trimaran The MV Brigitte Bardot durant son escale parisienne !

 

Le « Brigitte Bardot » à Saint-Tropez pour les 80 ans de BB !

fondation brigitte bardot trimaran bateau navire flotte sea shepherd
Brigitte Bardot et le "Brigitte Bardot" (2014) © Fondation Brigitte Bardot

Les 26, 27 et 28 septembre 2014, le trimaran d’intervention rapide « Brigitte Bardot » a mouillé exceptionnellement dans le port de Saint-Tropez. L’émotion et la fierté de la présidente de la Fondation étaient immenses !

Arrivé directement des Îles Féroé, où il était en mission pour protéger les dauphins victimes du plus grand massacre de mammifères marins en Europe, le « Brigitte Bardot » a fait sensation parmi les bateaux traditionnels participant aux « Voiles de Saint-Tropez » inaugurées le 28 septembre, jour anniversaire de Brigitte Bardot.

Aujourd’hui, le « Brigitte Bardot » poursuit son combat de protection des animaux marins partout dans le monde !

Source de l'article : Fondation Brigitte Bardot : Cliquez ICI

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La FBB apporte son soutien à Action for Dolphins dans son combat contre la chasse aux dauphins

Publié le par Ricard Bruno

La FBB apporte son soutien à Action for Dolphins dans son combat contre la chasse aux dauphins
Afin de mettre fin aux massacres des dauphins dans la baie de Taiji au Japon, la Fondation Brigitte Bardot soutient Action for Dolphins. En 2018 et 2019, nous avons participé aux frais de l'action en justice visant à mettre un terme à la chasse annuelle qui se tient à cet endroit.

PRÈS de 2 000 DAUPHINS POIGNARDÉS À MORT

En matière de bien-être animal, la chasse aux dauphins au Japon est extrêmement cruelle. 

Chaque année, de septembre à mars, environ 2 000 dauphins sont violemment rassemblés et pris au piège dans une crique étroite.

Ils sont alors harponnés avec des crochets tranchants et remontés vivants dans les embarcations.

Les plus beaux spécimens sont vendus vivants pour rejoindre des delphinariums principalement en Chine et au Moyen Orient. Quant aux autres, ils sont poignardés à mort et transformés en viande pour le marché japonais.

 

La FBB apporte son soutien à Action for Dolphins dans son combat contre la chasse aux dauphins
La FBB apporte son soutien à Action for Dolphins dans son combat contre la chasse aux dauphins
La FBB apporte son soutien à Action for Dolphins dans son combat contre la chasse aux dauphins

une souffrance sans nom

Une analyse vétérinaire de la méthode de mise à mort indique qu’elle s’inscrirait au « plus haut niveau de traumatisme, de douleur et de détresse« .

Suite à la diffusion du documentaire « The Cove : la baie de la honte » et afin d’empêcher que le sang ne se répande dans la partie visible de la baie, les chasseurs enfoncent désormais des bouchons de bois dans les plaies ouvertes des dauphins.

 

DES MESURES URGENTES SONT NÉCESSAIRES

Action For Dolphins a décidé de mettre fin à ce massacre ! Des mesures urgentes sont nécessaires pour des raisons de conservation. Les chasses aux dauphins sont menées au mépris des avertissements répétés d’organismes internationaux tels que la Commission Baleinière Internationale (CBI).

Selon la CBI, les chasses ont déjà provoqué la quasi-extinction locale de plusieurs espèces. L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) avertit qu’au moins une espèce de globicéphale rare chassée au Japon est maintenant « éteinte ».

 

AGIR AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD

Avec plus d’1 million de cétacés à dents capturés au large des côtes du Japon au cours des 70 dernières années, il est crucial que les chasses dans cette zone géographique soient maîtrisées avant que les populations de cétacés ne disparaissent pour toujours.

Action For Dolphins est la seule organisation à poursuivre une approche juridique pour mettre fin à la chasse aux dauphins au Japon.

 

LA FONDATION AU SECOURS DES DAUPHINS

En février 2018, avec le soutien de la Fondation Brigitte Bardot, l’association australienne Action For Dolphins (AFD) a lancé sa troisième et plus ambitieuse action en justice à ce jour pour tenter de mettre un terme définitif au massacre des dauphins dans la baie de Taiji au Japon.

Le 28 octobre 2019, le juge a rejeté la plainte d’AFD au motif qu’ « aucun individu n’a le droit de contester la légalité des chasses ». AFD a décidé de faire appel et va intenter une action en justice devant la Haute Cour d’Osaka. Porter l’affaire à un niveau plus élevé du système judiciaire permettra de remettre la chasse sous le feu des projecteurs des médias nationaux au Japon, afin de permettre au plus grand nombre de prendre connaissance des actes de cruauté horribles commis à Taiji.

L’aide apportée par la Fondation est de 24 000 €.

Source de l'article : Fondation Brigitte Bardot : Cliquez ICI

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Essonne. Il mettait en vente des chiots élevés dans des conditions déplorables

Publié le par Ricard Bruno

L’homme a été interpellé à Montgeron

L’homme a été interpellé à Montgeron

En effectuant un travail de veille sur internet, les membres de la fondation Brigitte Bardot, qui oeuvre pour la protection de l’animal domestique et sauvage en France et à l’international, ont découvert une vente suspecte. 

En effet, un homme avait mis en vente quelques jours auparavant des chiots âgés de moins de deux mois. Or, à ce propos, la législation est claire. La loi du 6 janvier 1999 dit qu’il est interdit de vendre ou céder un chiot ou un chaton avant l’âge de 8 semaines révolues. Le contrevenant peut s’exposer à une amende de 750€ par chiot non sevré. 

Les animaux saisis

Après cette découverte, la fondation a pris contact avec le parquet de l’Essonne qui a diligenté une enquête de police à ce sujet. Ainsi, forces de l’ordre et membres de la fondation ont contacté le vendeur en se faisant passer pour de potentiels acheteurs. Ce dernier les mettait en vente à des prix avoisinant les 700 à 800 euros par tête. 

Le vendeur a été interpellé après quelques échanges sur le lieu de rendez-vous. 

Dans la foulée, les policiers du commissariat de Montgeron ont mené une perquisition au domicile du vendeur. Deux nouveaux chiots ont été découverts ainsi qu’un mâle et une femelle. « Ils étaient élevés dans des conditions déplorables », confie une source proche de l’enquête. 

L’ensemble des chiens ont été saisis puis cédés à l’association. Le propriétaire, quant à lui, a fini en garde à vue.

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Les eurodéputés veulent mettre fin au trafic illégal de chats et de chiens

Publié le par Ricard Bruno

Le Parlement européen demande mercredi 12 février un plan d’action pour stopper le commerce illégal des animaux de compagnie. Autant au nom du bien-être animal et des enjeux de santé publique, que pour lutter contre une source de trafics qui brasse beaucoup d’argent.

 
Les eurodéputés veulent mettre fin au trafic illégal de chats et de chiens

Les eurodéputés vont adopter une résolution appelant à un système européen obligatoire d’enregistrement des chats et chiens et à une définition européenne des établissements d’élevage commercial à grande échelle, connus sous le nom d’usines à chiots, lors de la session plénière mercredi 12 février 2020 au Parlement européen.

Selon les estimations présentées par les rapporteurs du texte, 46 000 chiens sont vendus chaque mois entre les pays de l’Union européenne, la plupart d’entre eux sans être enregistrés. C’est très compliqué à estimer car c’est un chiffre noir, comme le trafic de drogue, explique l’eurodéputé Pascal Durand (LREM – Renew Europe). C’est un trafic très rentable et extrêmement répandu. Un constat partagé par sa collègue des Républicains (PPE) Nathalie Colin-Oesterlé : selon Interpol, le trafic lié aux animaux sauvages et de compagnie est le troisième trafic au niveau international après les armes et la drogue, explique-t-elle.

 

Certaines animaleries proposent un bouledogue à 1 100 € en l’ayant acheté 450 €

Les députés européens appellent donc les États membres et la Commission à sanctionner les éleveurs qui violent la législation européenne sur les mouvements d’animaux de compagnie. Il faut permettre aux citoyens d’être informés sur l’origine de leur animal de compagnie, estime Nathalie Colin-Oesterlé. L’eurodéputée française prend l’exemple d’un bouledogue qui coûte 50 € à produire pour un élevage en Bulgarie, est vendu 450 € à une animalerie, avant d’être proposé à 1 100 € aux acheteurs en bout de chaîne.

 

Un système européen obligatoire d’enregistrement des chats et chiens permettrait une meilleure information des citoyens selon elle. On veut enregistrer tous les animaux de compagnie, notamment les chiens et les chats. Comme un véhicule qu’on immatricule, précise Pascal Durand.

Les eurodéputés veulent également réguler pour appeler les États membres à leurs responsabilités en la matière. Ils doivent faire en sorte d’augmenter les capacités à contrôler le trafic en mettant en place une vraie traçabilité et vérifier le travail des vétérinaires car certains sont complices, explique de son côté Pascal Durand, coauteur d’un livre intitulé L’Europe des animaux, utiliser le levier européen pour la cause animale, publié en mars 2019 avec le porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, Christophe Marie.

L’enjeu des contrôles au niveau national

Nombre de trafiquants passent d’un pays à l’autre de l’Union européenne sans déclarer les bêtes qu’ils transportent dans une voiture ou une camionnette. C’est l’avantage et l’inconvénient de l’espace Schengen, mais on fait face à la même chose qu’un transport d’animal entre Toulouse et la Creuse, tempère-t-il. Cela n’empêche en rien d’opérer un contrôle.

L’enjeu est là : la mise en œuvre des directives. On a une difficulté sur le suivi, reconnaît Pascal Durand. On peut agir pour que les règles soient améliorées, mais il faut que les polices ou les gendarmeries au niveau national soient formées et sachent exactement ce qu’elles doivent vérifier.

En attendant que la Commission et les États membres lancent une législation en la matière, une première avancée européenne doit avoir lieu en 2021 avec l’entrée en vigueur d’un paquet législatif sur la santé animale. Ce règlement européen, adopté en 2016, doit déjà permettre d’améliorer la transparence du commerce en ligne pour les animaux. On doit en finir avec les usines à chiots, en édictant des normes et en ne laissant pas la jungle du marché décider ce qui est possible ou pas pour l’élevage des animaux, conclut l’eurodéputé.

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