La largeur des câbles métalliques, la taille de l'enclos − 4 ha − et les portes de 3 m de haut témoignent de la démesure du projet… A Bussière-Galant, commune boisée de la Haute-Vienne, les paisibles vaches limousines verront débarquer en 2020 des hôtes d'un nouveau genre. Des éléphants, trois dans un premier temps, prendront leurs aises au sein d'un sanctuaire unique en Europe, baptisé Elephant Haven et destiné à accueillir les pachydermes vieillissants, dont les cirques ou les zoos ne veulent plus…
justice pour les animaux
Ignorée par le président, Brigitte Bardot "engueule" Emmanuel Macron et fustige ses "silences coupables"
En juillet 2018, l'Élysée déroulait le tapis rouge à Brigitte Bardot pour "évoquer tous les aspects de la condition animale en France et ses attentes".
"Je sais que vous allez m'engueuler!", avait d'emblée lancé dans ses petits souliers Emmanuel Macron au moment d'accueillir en fin de matinée Brigitte dans le bureau présidentiel.
Une tension vite balayée par la pensionnaire de la Madrague arrivée sur la capitale avec un "drapeau blanc" et dans un état d'esprit ouvert au dialogue.
Sauf que depuis un an et demi, nulle avancée n'est venue apporter un quelconque réconfort pour la cause animale défendue bec et ongles par B.B.
RÉPONSE ATTENDUE DEPUIS DÉCEMBRE 2018
"Vous deviez nous donner réponse en décembre 2018" écrit ce lundi la présidente de Fondation qui fait la liste de tous les combats en cours qui n'avancent pas dans une longue lettre...
Avant de fustiger le président de la République pour ses "silences coupables"...
Et de conclure "Alors oui, aujourd’hui Monsieur le Président, je vous engueule. Je vous engueule de n’avoir aucune envergure, de mépriser toutes les faiblesses, toutes les souffrances humaines ou animales, de n’avoir aucune empathie, aucune compassion, aucune sensibilité, aucune humanité".
Protection animale : Brigitte Bardot « engueule » Emmanuel Macron, qui n’a, selon elle, « aucune humanité »
Brigitte Bardot estime que le président Emmanuel Macron « n’a aucune empathie, aucune compassion, aucune sensibilité, aucune humanité »
Aussitôt écrite, aussitôt publiée sur Twitter. L’actrice Brigitte Bardot publie ce lundi une lettre ouverte à Emmanuel Macron. Un brûlot dans lequel elle critique violemment la politique du président de la République en matière de lutte contre la cruauté envers les animaux.
La présidente de la Fondation Brigitte Bardot a rencontré Emmanuel Macron en juillet 2018 et lui a fait quatre requêtes : la fin des égorgements dans le cadre des sacrifices rituels, la fin de la consommation de la viande de cheval, l’interdiction des élevages de poules pondeuses en cages et l’arrêt des broyages de poussins vivants.
Tout n’est que sang et violence »
« Vous deviez donner réponse en décembre 2018, j’attends toujours, malgré mes nombreuses lettres de rappel », lance l’ancienne actrice, qui, donc « engueule le président. » Selon elle, Emmanuel Macron « n’a aucune empathie, aucune compassion, aucune sensibilité, aucune humanité. » Pire, depuis son élection, « tout n’est que sang et violence », selon Brigitte Bardot, qui accuse Emmanuel Macron d’avoir pris le parti des chasseurs.
« La France stagne et régresse » en matière de souffrance animale, estime l’actrice, qui demande au président de « passer aux actes. »
Il faut sauver le sanglier Maurice
Dans le parc spécialement construit pour lui, Maurice prend ses aises. Cela fait plus de 5 ans maintenant que le sanglier à élu domicile chez Sylivia. Il n'était qu'un marcassin lorsque cette habitante de Le Jardin, en Corrèze, a recueilli l'animal blessé. Après des jours et des jours de soins, des dizaines et des dizaines de biberons, Maurice s'est refait une santé. Depuis, il a grandi et surtout, Sylvia s'est attachée à lui.
Sylvia s'occupe chaque jour de Maurice, comme d'un animal domestiqué. / © Thierry Girault - France 3 Limousin
C'est plus attachant qu'un poisson rouge ! C'est un peu comme un chat, ou un chien, même si on ne peut pas le prendre dans nos bras… Il est habitué à l'homme. Il est impossible de le relâcher dans la nature.
Jusqu'à présent, la vie était donc paisible pour ce sus scorfa. Bien que considéré comme un animal sauvage, Maurice semble être apprécié des voisin. Il ne quitte jamais son vaste enclos électrisé et a priori ne représente aucun danger. Ce n'est pourtant pas l'avis d'une personne anonyme qui a décidé de dénoncer cette situation, car effectivement, posséder un sanglier est illégal sans autorisation.
Un arrêté du 11 août 2006 fixe en effet la liste des animaux considérés comme domestiques, et le sanglier, contrairement au dromadaire, n'y figure pas.
Certaines formalités peuvent cependant être remplies pour obtenir cette autorisation.
Les conditions à l'obtention de cet agrément sont définies par l'arrêté du 8 octobre 2018. Les principales étant :
- disposer d'un lieu d'hébergement, d'installations et d'équipements conçus pour garantir le bien-être des animaux hébergés, c'est-à-dire satisfaire à leurs besoins physiologiques et comportementaux ;
- détenir les compétences requises et adaptées à l'espèce et au nombre d'animaux afin que ceux-ci soient maintenus en bon état de santé et d'entretien ;
- prévenir les risques afférents à sa sécurité ainsi qu'à la sécurité et à la tranquillité des tiers ;
- prévenir l'introduction des animaux dans le milieu naturel et la transmission de pathologies humaines ou animales.
Il y a quelques années, un couple de Haute-Vienne avait ainsi obtenu, à titre exceptionnel, le droit de garder son sanglier Réno avant de devoir s'en séparer pour raisons personnelles.
Cirques avec animaux : « Un spectacle d’une autre époque » pour le maire de Seignosse (40)

De plus en plus de voix s'élèvent contre la présence d'animaux sauvages dans les cirques.
ionel Camblanne va proposer à son Conseil municipal une délibération pour demander une réglementation nationale à ce sujet. C’est la troisième commune des Landes à s’engager de la sorte
La nouvelle a été annoncée par un tweet victorieux du représentant de la Fondation Brigitte-Bardot : Seignosse va être la troisième ville des Landes à mettre au vote, lors d’un prochain Conseil municipal, un vœu visant à interdire les cirques avec animaux sauvages. Les deux autres communes étant Callen et Maillères.
Lionel Camblanne, le maire de Seignosse, confirme l’information, indiquant qu’il soumettra au prochain Conseil un vœu qui sera rédigé par la municipalité, et non par la fondation, et qu’il a déjà évoqué ce sujet avec les membres de sa majorité.
Dans cette délibération, il sera ainsi proposé aux élus « d’émettre le souhait d’une réglementation nationale interdisant la présence d’animaux sauvages dans les cirques et de privilégier les cirques sans animaux… ». Il explique qu’il avait souhaité interdire ce type de cirque mais que cela n’est pas, pour l’heure, légalement possible. « Auparavant, il y en avait quasiment un par semaine l’été, et nous avions réduit à un par saison. Il nous est apparu que ce type de spectacle appartient à une autre époque et qu’il vaut mieux encourager la protection des animaux sauvages dans leur biotope naturel. »
Nougat, un chat tué d’une balle de 22 long rifle
Il avait disparu depuis plusieurs jours et ses propriétaires s’inquiétaient. Nougat, un chat siamois a été découvert mort par Manon, la fille des propriétaires, près d’une maison d’habitation. L’autopsie ne laisse pas de place au doute : il a été abattu.
ougat, un chat mâle de type siamois, castré, avait disparu depuis quelques jours.
Malgré les appels de ses propriétaires inquiets, il ne revenait pas. Peut-être était-il enfermé quelque part ?
Mais le 15 décembre, la fille, Manon part, une nouvelle fois à sa recherche dans le village et le retrouve mort près d’une maison d’habitation dans une sorte de taillis. Au premier abord, aucune blessure externe.
Ce n’est que quelques heures plus tard qu’une goutte de sang apparaît au niveau du cou de l’animal. Après avoir écarté les poils, on y découvre un trou rond comme un impact de plomb ou de balle. Les propriétaires appellent la gendarmerie qui leur demande alors de faire une autopsie s’ils veulent déposer plainte.
L’animal est amené le lundi matin chez le vétérinaire qui pratique cette autopsie.
Le rapport indique que le projectile s’avère être une balle d’une carabine 22 long rifle. Il est entré sous la gorge du chat et a été retrouvé en arrière du sternum.
Un cliché radio met clairement en évidence le projectile et son trajet. Nougat serait mort samedi 14 ou dimanche 15 décembre.
Un dépôt de plainte a été enregistré le 16 décembre pour atteinte volontaire à la vie d’un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité.
La fondation Brigitte Bardot a d’ores-et-déjà fait savoir qu’elle se porterait partie civile en cas d’audience.
Sécheresse en Australie: des snipers vont abattre 10.000 dromadaires sauvages
En cherchant à se rapprocher des sources d'eau, ces animaux constituent une menace pour les localités aborigènes locales et présentent un risque de contamination, soutiennent les autorités australiennes.
En 2009, les autorités australiennes avaient déjà mis en place un programme de gestion de la population de dromadaires sauvages via des abattages massifs réalisés depuis des hélicoptères.
Des snipers vont abattre depuis des hélicoptères 10.000 dromadaires sauvages en Australie, en raison de la menace que constituent pour les populations ces animaux qui, du fait de la sécheresse, s'approchent de plus en plus des localités de l'intérieur du pays pour y trouver de l'eau.
Des responsables locaux de l'État d'Australie-méridionale affirment que des troupeaux «extrêmement importants», en quête d'eau et de nourriture, menacent les réserves de ces villages, en plus de provoquer des dégâts et de constituer un danger pour les automobilistes. L'immense île-continent a vécu en 2019 son année la plus chaude et sèche, ce qui a non seulement entraîné de dramatiques feux de forêt qui font toujours rage dans certaines régions, mais aussi des pénuries d'eau dans nombre de localités. Cette campagne d'abattage de cinq jours va être conduite dans les territoires de l'Anangu Pitjantjatjara Yankunytjatjara (APY), vaste zone d'administration locale (LGA) située dans l'extrême nord-ouest de l'Australie-méridionale, une première pour cet État. «Ces troupeaux exercent du fait de la quête d'eau des dromadaires une pression sur les localités aborigènes des territoires de l'APY et les activités pastorales», a expliqué dans un communiqué le comité exécutif des territoires de l'APY.
Sources contaminées
Le ministère de l'Environnement de l'État, qui soutient cet abattage, a expliqué que la sécheresse posait aussi «de graves questions de bien-être animal» car nombre de bêtes sont mortes de soif ou se sont blessées entre elles en se précipitant vers des points d'eau. «Dans certains cas, des carcasses d'animaux morts ont contaminé d'importantes sources d'eau et des sites culturels», a expliqué une porte-parole du ministère. Importées d'Indes dans les années 1840 par les colons, et évoluant sans prédateur naturel, les dromadaires se sont reproduits et sont considérés comme un nuisible qui contamine les sources d'eau et met en péril des zones fragiles ainsi que la faune et la flore indigènes. L'Australie serait désormais le pays comptant la plus vaste population de dromadaires sauvages au monde, avec certaines estimations officielles faisant état d'un million de bêtes dans les étendues désertiques du centre.
La quantité de dromadaires a rendu impossible de rassembler et de revendre ces animaux sauvages, comme ce fut souvent le cas. D'où la décision d'en supprimer 10.000. La chaîne publique ABC rapporte que les dromadaires seraient abattus loin des villages et que leurs cadavres seraient brûlés. Le nombre de dromadaires a fluctué au fil des décennies. Estimée à un million dans les années 2000, la population avait diminué d'un quart à la fin de cette décennie en raison de la sécheresse qui avait tari plusieurs points d'eau. Les autorités avaient mis en place en 2009 un programme de gestion des dromadaires sauvages et la population avait été ramenée en 2013 à 300.000 individus, après des abattages massifs réalisés, déjà, depuis des hélicoptères, sur une région de plus de trois millions de km².
Les éléphants pourront bientôt prendre leur retraite dans le Limousin
Le premier sanctuaire pour les pachydermes vivant en Europe doit ouvrir en 2020 à Bussière-Galant, en Haute-Vienne, pour accueillir les animaux vieillissants dont les zoos ou les cirques ne veulent plus.
Bussière-Galant (Haute-Vienne). « On nous a pris au début pour des cinglés », confient Tony Verhulst et Sofie Goetghebeur, les deux Belges à l’origine d’Elephant Haven.
Tony Verhulst et Sofie Goetghebeur, les deux Belges porteurs du projet depuis 2016, avancent pas à pas, doucement mais sûrement. Notamment grâce à l'aide financière de nombreuses organisations comme la fondation Brigitte Bardot, One Voice et « même la mairie de Paris, qui vient d'annoncer l'interdiction des animaux sauvages dans les cirques », assure Tony Verhulst. Grâce à l'aide, aussi, d'une centaine de bénévoles. Comme Patrice Chavaudra et son épouse, qui ont tout quitté à Toulouse pour s'installer dans la commune et se consacrer pleinement à ce projet.
«Les éléphants vont adorer l'endroit»
Au départ, l'idée semblait loufoque… Les yeux interrogateurs des villageois n'étaient au final rien comparés aux questionnements de l'administration française. « Forcément, on nous a pris au début pour des cinglés », reconnaissent les deux Belges, qui ont travaillé durant 20 ans au zoo d'Anvers, en Belgique.
« Les éléphants vont adorer l'endroit, assurent-ils. Ils ont de quoi manger à profusion, il y a des étangs, des sources et surtout beaucoup d'espace ! » Même l'hiver parfois rigoureux du Limousin a été pris en compte : « Les éléphants pourront actionner eux-mêmes l'ouverture des portes d'un bâtiment, équipé d'une myriade de radiateurs, pour venir s'y réchauffer. »











