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Bernard Anton transforme Brigitte Bardot en héroïne de poésie
Le Book Club de We Culte. Beauté, liberté, engagement, défense animale… Dans Célébrades, Bernard Anton ne dresse pas le portrait de Brigitte Bardot : il lui consacre une véritable œuvre poétique. À travers une succession de haïkus, de textes lyriques et de méditations, l’auteur fait de l’ancienne actrice une figure littéraire où se rencontrent nature, compassion et idéal humaniste.
Bernard Anton: avec Célébrades, ne cherche ni à raconter une vie ni à dresser un bilan. Son ambition est ailleurs : faire entrer Brigitte Bardot dans le champ de la poésie.
Il existe déjà d’innombrables biographies de Brigitte Bardot, des documentaires retraçant sa carrière et des ouvrages analysant son influence sur le cinéma ou la société française. Bernard Anton emprunte un chemin radicalement différent. Avec Célébrades, il ne cherche ni à raconter une vie ni à dresser un bilan. Son ambition est ailleurs : faire entrer Brigitte Bardot dans le champ de la poésie.
Le résultat est un recueil étonnant, où l’ancienne star du septième art devient progressivement un personnage presque intemporel. Chaque poème apporte une nouvelle facette à ce portrait éclaté. Tour à tour femme libre, gardienne de la nature, militante ou simple présence lumineuse, Brigitte Bardot traverse les pages comme une source d’inspiration permanente.
Plus qu’une actrice, une conscience
Très rapidement, le livre s’éloigne de l’image glamour qui a longtemps accompagné Bardot. Bernard Anton préfère mettre en lumière celle qui, après avoir quitté les plateaux de cinéma, a consacré sa vie à la défense des animaux.
Cette dimension irrigue l’ensemble de l’ouvrage. Les animaux deviennent des personnages à part entière, la nature un langage universel et la compassion le véritable fil conducteur du recueil.
Ce choix fait écho aux convictions que Brigitte Bardot n’a jamais cessé de défendre. « Les animaux sont mes amis, et je ne mange pas mes amis », déclarait-elle un jour. Une phrase devenue emblématique de son engagement.
Une écriture guidée par l’image
La force de Célébrades réside aussi dans son écriture. Bernard Anton privilégie les textes courts, souvent inspirés du haïku, où quelques vers suffisent à faire surgir une image.
Les fleurs, la mer, les oiseaux, le vent ou la lumière composent un univers particulièrement sensoriel qui enveloppe constamment son sujet.
Cette poésie fonctionne moins par le récit que par l’évocation. Chaque page invite le lecteur à contempler davantage qu’à analyser, laissant les métaphores construire peu à peu une figure qui dépasse largement le simple hommage biographique.
Un livre de convictions
Là où Célébrades surprend, c’est par son absence totale de distance. Bernard Anton revendique une admiration entière pour Brigitte Bardot. Son livre ne cherche jamais la neutralité ; il assume pleinement la célébration.
Ce parti pris pourra diviser. Certains lecteurs regretteront cette idéalisation constante, tandis que d’autres y verront une sincérité devenue rare dans une époque où l’ironie domine souvent les récits consacrés aux personnalités publiques.
Cette fidélité à son regard donne toutefois au recueil une véritable cohérence. L’auteur écrit avec la conviction que Brigitte Bardot dépasse le statut d’ancienne actrice pour incarner une certaine idée de la liberté et du respect du vivant.
Une ode au vivant
Au fil des pages, Célébrades apparaît finalement comme bien plus qu’un hommage à une célébrité. Bernard Anton s’appuie sur la trajectoire de Brigitte Bardot pour développer une réflexion poétique sur la beauté, la compassion et notre rapport aux autres espèces.
Lorsque Bardot affirmait que « la civilisation, c’est le respect de toute forme de vie » ou encore « j’aime la nature et la paix », elle résumait déjà l’esprit qui traverse tout le livre.
En faisant de ces valeurs la matière même de son écriture, Bernard Anton signe une œuvre profondément personnelle, où la poésie devient le prolongement d’un engagement. Célébrades n’est pas seulement le portrait d’une femme ; c’est la célébration d’un héritage que l’auteur considère toujours vivant.
Abandon, famine, agonie, quinze chats livrés à la mort
Des chats laissés à mourir, certains dévorés par leurs congénères : la Fondation Brigitte Bardot s’est portée partie civile.
Le 16 mai 2025, les gendarmes ont découvert dans un appartement de Montancy, petit village du Doubs à la frontière suisse, ce que l’avocat général a lui-même qualifié de « maison de l’horreur ». Une quinzaine de chats abandonnés depuis plusieurs semaines, livrés à eux-mêmes, réduits à s’entretuer pour survivre. Sept cadavres, des crânes et des squelettes au sol, un animal pendu au battant d’une fenêtre. Les survivants retrouvés sur place étaient si maigres que leurs colonnes vertébrales étaient visibles.
Ce 6 juillet 2026, le parquet du Tribunal de Montbéliard a requis un an de prison ferme contre le propriétaire de ces animaux, un homme de 49 ans qui ne s’est pas présenté à son procès, ainsi qu’une interdiction à vie de posséder ou de travailler avec des animaux. Le jugement est attendu pour le 7 septembre 2026.
👉 La Fondation Brigitte Bardot s’est portée partie civile dans cette affaire. Elle demande que le tribunal suive pleinement les réquisitions du parquet. L’abandon avec sévices graves doit être sanctionné avec la plus grande fermeté : chaque peine prononcée est un signal envoyé à tous ceux qui considèrent encore un animal comme une chose dont on peut se débarrasser en fermant une porte à clé.
𝗦𝗮𝗶𝗻𝘁-𝗧𝗿𝗼𝗽𝗲𝘇 𝗖𝗼𝘂𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗕𝗹𝗲𝘂 𝟮𝟬𝟮𝟲 : 𝗶𝗻𝗮𝘂𝗴𝘂𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗽𝗵𝗮𝗿𝗲 𝗲𝗻 𝗵𝗼𝗺𝗺𝗮𝗴𝗲 𝗮̀ 𝗕𝗿𝗶𝗴𝗶𝘁𝘁𝗲 𝗕𝗮𝗿𝗱𝗼𝘁
Le phare de Saint-Tropez accueille une nouvelle édition de Saint-Tropez Couleur Bleu, un rendez-vous désormais incontournable qui célèbre chaque année les liens étroits entre patrimoine, culture et préservation de l’environnement. Imaginé et porté par Agnès Bouquet et Maxime Eelsen, cet événement invite le public à découvrir le territoire sous un regard artistique et engagé, en mettant en lumière les richesses naturelles et culturelles qui font l’identité de Saint-Tropez.
Pour cette nouvelle édition, Saint-Tropez Couleur Bleu rend un hommage exceptionnel à Brigitte Bardot, figure indissociable de l’histoire et du rayonnement international de la cité tropézienne. Icône du cinéma, femme libre et militante engagée pour la protection animale, Brigitte Bardot incarne depuis des décennies l’esprit singulier de Saint-Tropez.
Cet hommage prend la forme d’une œuvre originale imaginée par Patrick Rimoux, artiste reconnu pour son travail sur la lumière et la mise en scène des espaces. Réalisée à partir des photographies de Jicky Dussart, cette création propose une interprétation contemporaine et sensible de l’image de Brigitte Bardot. En jouant avec la lumière, la matière et la mémoire, Patrick Rimoux offre une œuvre immersive qui dépasse le simple portrait pour révéler toute la puissance symbolique de cette personnalité d’exception.
Présentée dans le cadre unique du phare de Saint-Tropez, cette installation dialogue avec le paysage maritime et le patrimoine du lieu. Elle invite les visiteurs à redécouvrir l’héritage culturel de Saint-Tropez à travers le regard croisé de deux artistes, tout en rappelant le lien profond qui unit Brigitte Bardot à ce territoire devenu l’un des symboles de son histoire.
Entre création contemporaine, mémoire collective et valorisation du patrimoine, cette nouvelle édition de Saint-Tropez Couleur Bleu confirme sa vocation : faire du phare un lieu de rencontre entre l’art, la nature et les grandes figures qui ont façonné l’identité de Saint-Tropez.
SAINT-TROPEZ : Hommage – « Saint-Tropez Couleur Bleu » célèbre Brigitte Bardot et son héritage
Saint-Tropez rend hommage à Brigitte Bardot, disparue en janvier, avec deux jours d’événements dédiés à son héritage et à la cause animale.
Près de six mois après sa disparition, l’empreinte de Brigitte Bardot demeure indélébile à Saint-Tropez. Pour célébrer sa mémoire et son combat pour la cause animale, la ville lui dédie l’événement « Saint-Tropez Couleur Bleu » les 9 et 10 juillet 2026. Organisée par Agnès Bouquet et Maxime Eelsen, cette manifestation se veut un hommage vibrant à l’icône et à la militante, dont l’influence continue de marquer profondément le célèbre village varois.
Un programme en deux temps
Les célébrations débuteront le jeudi 9 juillet à 19 heures au pied du Phare Rouge. Une inauguration officielle dévoilera une œuvre du sculpteur Patrick Rimoux, un artiste reconnu pour son travail sur l’ombre et la lumière, qui mettra en scène « une Bardot au Pays des Animaux ». Cet événement symbolique vise à sublimer l’engagement de toute une vie.
Le lendemain, vendredi 10 juillet, toujours à 19 heures, l’hommage se poursuivra au Cinéma Star avec la projection du film de Rachel Khan, « Brigitte Bardot : le serment fait aux animaux ». Ce documentaire retrace le parcours de la star devenue la plus célèbre avocate de la cause animale, un engagement qui a redéfini la seconde partie de sa vie.
Une icône omniprésente dans la cité
Décédée le 7 janvier dernier et inhumée dans l’intimité au cimetière marin, Brigitte Bardot reste une figure tutélaire pour Saint-Tropez. L’événement « Saint-Tropez Couleur Bleu » s’inscrit dans une série d’hommages qui animent la saison. Le Musée de la Gendarmerie et du Cinéma consacre actuellement une exposition aux soixante-dix ans du film mythique « Et Dieu…créa la femme ». Plus récemment, le 28 juin, le film « Viva Maria » a été projeté lors des « Nuits de la Ponche ». Un concert au bénéfice de la cause animale, organisé par Alexandre Durand-Viel, est également programmé pour le 18 juillet prochain.
La Fondation Bardot, un combat qui perdure
Au-delà de l’icône du cinéma, c’est la militante qui est célébrée. Son combat s’est institutionnalisé en 1986 avec la création de la Fondation Brigitte Bardot. Cette structure, devenue un acteur majeur de la protection animale, est aujourd’hui forte de plus de 350 employés et 500 bénévoles. Elle est dirigée depuis plus de trente ans par Ghyslaine Calmels-Bock, directrice générale choisie par Brigitte Bardot elle-même pour perpétuer son action.
Selon les organisateurs, qui soulignent le soutien de la maire Sylvie Siri, cet hommage est une manière d’affirmer que « le niveau d’humanité d’une civilisation se mesure à la place qui est faite à l’animal dans la société ». À travers ces deux journées, Saint-Tropez entend honorer celle qui a agi comme un « accélérateur dans la prise de conscience » et montrer sa reconnaissance éternelle à la Grande Dame de la Madrague.
« Mépris » de Jean-Luc Godard, 4K : première diffusion officielle en Corée après 63 ans
Le chef-d’œuvre que Martin Scorsese a salué comme le meilleur de Jean-Luc Godard, « Mépris », revient en salles en version 4K après 63 ans de silence
Au sommet de la Nouvelle Vague, enfin sur l’écran coréen
Un chef-d’œuvre monumental, appelé à rester à jamais dans l’histoire du cinéma, arrive enfin sur les écrans coréens. « Mépris »,(1963), présenté comme l’essence esthétique du cinéaste révolutionnaire Jean-Luc Godard, qui a décomposé puis recomposé la grammaire du film, s’offre pour la première fois officiellement au public dans les salles coréennes, brisant ainsi un long silence de 63 ans.
Selon l’annonce officielle du distributeur Lighthouse, le public découvrira cette œuvre dans une version « 4K remastérisée », affichant une résolution saisissante dès le 15 prochain. Résurrection parfaite d’un classique qui a traversé plus d’un demi-siècle, et promesse d’un catharsis visuel à vivre sur grand écran.
La pièce met en scène le désastre qui frappe un auteur, Paul (Michel Piccoli, qui lui donne la réplique), chargé d’adapter « L’Odyssée », tandis que l’amour qu’il porte à son destin s’éteint froidement chez sa femme, Camille. Icône des années 1950 et 1960 ayant fasciné le monde entier, Brigitte Bardot se transforme en Camille et déploie, avec une maîtrise d’interprétation stupéfiante, la vie intérieure complexe et tourmentée d’un personnage en constante instabilité.
Le point le plus remarquable reste que le réalisateur allemand Fritz Lang, pilier du cinéma expressionniste ayant donné naissance à « Metropolis » (1927) et « M » (1931), se place lui-même devant la caméra dans le film, dans le rôle du metteur en scène d’« Odyssée ». La mise en scène audacieuse typique de Godard, les contrastes saisissants de couleurs primaires, et le récit qui dissèque les profondeurs des relations humaines ont reçu, dans le monde entier, un soutien indéfectible de la part des critiques. Même la légende vivante d’Hollywood, Martin Scorsese, a déjà rendu hommage au film en déclarant « la plus grande réalisation de toute la filmographie de Jean-Luc Godard ».
L’exceptionnelle héritage de la Nouvelle Vague, qui saisit la quintessence du cinéma, et la brillante réussite artistique qu’il contient : la sortie en salles de « Mépris » offrira aux cinéphiles coréens une expérience qui dépasse de loin la simple séance.
Maure-de-Bretagne (35) : la Fondation Brigitte Bardot part en croisade contre un salon du chiot à l’hippodrome
La Fondation Brigitte Bardot (FBB) a ouvert un nouveau front en Bretagne. Dans un courrier adressé au président de l’Hippodrome de Maure-de-Bretagne, en Ille-et-Vilaine, son représentant Daniel Raposo réclame l’annulation pure et simple du salon « expo/vente de chiots, chatons et NAC » prévu les 4 et 5 juillet 2026 sur le site, et demande à l’établissement de s’engager publiquement à ne plus jamais accueillir ce type d’événement. L’organisation s’appuie sur un précédent obtenu quelques jours plus tôt auprès d’un club de rugby du Pays basque.
Une offensive directement inspirée du cas biarrot
Le mode opératoire est désormais rodé. Mi-juin, la FBB avait visé le Biarritz Olympique, qui louait son stade Aguilera à un organisateur de salon du chiot pour le week-end des 20 et 21 juin. Dans un communiqué du 18 juin, le club basque expliquait ne pas pouvoir revenir sur un contrat de location signé plusieurs mois à l’avance et avait donc maintenu l’événement, tout en assurant avoir vérifié le respect des obligations légales. Mais le club ajoutait surtout, pour l’avenir, qu’il ne souhaitait plus accueillir ce type de salon, position présentée comme définitive.
C’est précisément ce ralliement que la Fondation cherche à reproduire à Maure-de-Bretagne, en invitant noir sur blanc le président de l’hippodrome à « prendre une décision forte » et à publier un communiqué calqué sur celui du club basque.
Ce que reproche la Fondation à ces salons
L’argumentaire de la FBB s’inscrit dans un combat plus ancien. L’organisation rappelle avoir obtenu, avec la loi du 30 novembre 2021, la fin de la vente d’animaux de compagnie en animalerie — une interdiction qui, selon elle, a néanmoins laissé subsister une faille pour les salons et foires. Deux propositions de loi visant à interdire ces salons ont depuis été déposées à l’Assemblée nationale, l’une portée par le député Ian Boucard en 2024, l’autre par Corinne Vignon en 2026.
Pour la Fondation, ces manifestations transforment l’animal en produit de consommation et encouragent les achats « coups de cœur ». Daniel Raposo dénonce des conditions qu’il dit avoir constatées sur de nombreux salons : animaux manipulés à longueur de journée, parfois en pleine canicule, certificats d’engagement et de connaissance antidatés par les exposants, facilités de paiement proposées, eau et nourriture absentes des enclos. La Fondation pointe aussi le calendrier, à la veille des départs en vacances, période traditionnellement associée aux abandons, alors que les refuges bretons regorgent déjà de chiens et de chats en quête d’adoption.
Une bataille loin d’être tranchée
Du côté des organisateurs, le discours est diamétralement opposé. Le salon de Maure-de-Bretagne est présenté comme l’œuvre d’un groupement d’éleveurs « passionnés, bienveillants et responsables », travaillant avec des élevages déclarés et conformes à la réglementation, sous la supervision d’un vétérinaire référent chargé de veiller au bien-être animal. Les professionnels du secteur rappellent que le certificat d’engagement et son délai de réflexion de sept jours sont obligatoires et encadrés par la loi.
À ce stade, l’Hippodrome de Maure-de-Bretagne n’a pas fait connaître publiquement sa position, et le salon demeure programmé. Reste à savoir si l’établissement breton suivra l’exemple biarrot ou maintiendra l’événement, dans un dossier où s’affrontent la pression croissante des organisations animalistes et la défense d’une filière d’élevage qui se dit, elle aussi, soucieuse du bien-être des animaux.
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