Droit de l’Animal 🐾 La Ville de Paris proclame la DEDA
Source de l'article : Fondation Brigitte Bardot
Brigitte Bardot, tout ou presque sur celle que Dieu créa, photographie, cinéma, fondation, action de protection animale, exposition, combat, etc.
Source de l'article : Fondation Brigitte Bardot
Qui dit début de l'automne dit retour de la chasse. De quoi craindre comme chaque année des incidents entre chasseurs et promeneurs. Pour éviter des frayeurs, des blessés et parfois des morts, des associations comme la fondation Brigitte Bardot ou l'association One Voice, demandent l'interdiction de la chasse le week-end, alors que la saison a officiellement démarré le 14 septembre dans de nombreux départements.
Une position que partagent de nombreux Français: 81% se disent pour une interdiction pendant les vacances scolaires, 73% le week-end et 73% veulent voir ces deux interdictions se cumuler, selon un sondage pour la Fondation Brigitte Bardot, One Voice et 30 millions d'amis.
"On ne tire que sur un gibier clairement identifié, pas sur une forme et il ne faut pas tirer un gibier en direction des habitations et des routes", rappelle la Fédération nationale de la chasse.
Et les chasseurs ne sont pas des professionnels. Cédric, chauffeur de bus assure que toutes les strates de la société sont représentées: "Comment fait-on si on ne peut pas chasser le week-end?", interroge-t-il ce lundi sur le plateau d'Estelle Midi.
Pour encadrer la pratique de la chasse qui a fait 11 morts la saison dernière, le port du gilet fluorescent est obligatoire depuis 2019 et la chasse en cours doit être annoncée avec des panneaux de prévention à proximité des voies publiques: "C'est horrible mais par rapport à 12 millions de tirs environ, ce n'est rien", défend Cédric.
Reste que malgré ces règles, les incidents entre habitants et chasseurs sont légion. Clément en fait les frais chaque année: "J'ai 3 hectares de terrain, les chasseurs ne se gênent pas pour venir, ils ne demandent pas l'autorisation, beaucoup font ça", raconte-t-il sur RMC et RMC Story.
"Mon voisin qui a un hectare de terrain avait installé un salon de jardin, un jour il avait disparu. Il trouve un chasseur lui demande et celui-ci lui dit qu'il l'avait enlevé parce que cela faisait peur aux palombes", poursuit Clément.
"Pour eux, c'est un du. Ils paient leur droit de chasse à la société locale donc ils considèrent qu'ils peuvent aller partout", assure-t-il.
"Clément est tombé sur des goujats mais dans mon village ça se passe très bien et l'Etat contrôle beaucoup la chasse", défend de son côté Fred Hermel. "Si on traquait autant la fraude fiscale que les chasseurs, il n'y aurait plus de déficit en France", conclut-il.
C’est un dossier qui fait frémir toutes celles et ceux qui défendent la cause animale. Le 5 septembre prochain, au tribunal de grande instance de Toulouse, une dizaine de familles d’accueil retiennent leur souffle : les chiens qu’elles ont sauvés de la maltraitance pourraient être rendus à leurs anciens propriétaires.
Le spectre d’un retour en enfer
Il y a quelques années, l’affaire avait fait grand bruit : un squat transformé en véritable charnier entre Tournefeuille et Lanta. À l’époque, l’action conjointe du refuge « Agir pour les Animaux » et de la Fondation Brigitte Bardot avait permis de saisir un cheval déshydraté et cachectique, ainsi que plusieurs chiens en détresse. Des cadavres de chats, lapins et furets avaient également été retrouvés. Les images des chiots entassés dans des chariots de supermarché ou dans des piscines pour enfants avaient choqué l’opinion. Depuis, ces animaux rescapés ont trouvé refuge et amour dans des familles d’accueil. Mais aujourd’hui, un jugement pourrait les renvoyer à leurs anciens bourreaux. Pour cela, la prévenue utilise une technique déjà bien rodée : elle fait témoigner sa grand-mère, une figure rassurante et bienveillante, présentée comme propriétaire ou éleveuse, pour amadouer et attendrir l’auditoire.
« Ce serait une catastrophe »
À Villaudric, une famille d’accueil témoigne, bouleversée : « Nous avons très peur. Si notre chienne est rendue à son bourreau, ce serait une catastrophe. Elle est passée d’une vie de souffrance à une vie normale, et l’idée d’un retour est inimaginable. » La chienne, autrefois appelée Cannelle, avait été retrouvée battue et attachée à une baignoire, utilisée uniquement pour la reproduction. Sauvée lors d’une saisie judiciaire, elle s’épanouit désormais sous le nom de Calee : « Elle a appris à courir, à jouer, à faire confiance. Mais il a fallu des mois pour qu’elle accepte qu’un homme l’approche sans trembler. »
Une question de société
Au moins dix chiens sont concernés par ce jugement. Derrière ce combat, une question plus large se pose : la justice reconnaîtra-t-elle que les animaux sont réellement des êtres vivants doués de sensibilité comme le dit la loi ? Pour les familles, la réponse est évidente. Pour la justice, le verdict est attendu le 5 septembre.
Capture d'écran du poste de la Fondation Brigitte Bardot sur X le 11 août 2025, plaidant pour la fin du jeu du "cou de l'oie" à Vanosc (Ardèche). - Fondation Brigitte Bardot - X
Comme le veut la tradition, les habitants du village ardéchois de Vanosc assisteront au jeu du "cou de l'oie", ce vendredi 15 août. À bord d'une voiture, les participants tenteront d'arracher le cou de l'oiseau mort, pendue par les pattes.
Une coutume moyenâgeuse, qui suscite l'indignation des associations de protection animale. "Les traditions qui infligent de la souffrance ou qui portent atteinte à l’intégrité d’un animal (même mort!), n’ont plus leur place dans notre société!", dénonce la Fondation Brigitte Bardot sur X.
Dans une lettre adressée au maire de Vanosc, la Fondation somme l'élu de proscrire cette pratique qu'elle juge "cruelle et "indigne". Elle assure notamment au micro d'Ici Drôme Ardèche avoir reçu "un certain nombre de signalements d'administrés de Vanosc" qui dénoncent cette pratique.
"Le but n'est pas de créer des tensions, mais d'avoir un dialogue, de comprendre que ce qui était admis il y a encore quelques années ne l'est plus en 2025", avance Constance Braut, adjointe aux affaires publiques et internationales à la Fondation Brigitte Bardot, à la radio locale.
"Votre dédain du monde rural qui suinte de la lettre est trop souvent votre carburant, il vous conduit à un imaginaire d'Epinal du montagnard retardé et insensible" s'est défendu à son tour le maire de Vanosc Dominique Mazingarde, en réponse à la Fondation Bardot.
"On leur a répondu que d'abord il n'y avait aucune souffrance animale. L'animal est mort avant, évidemment", précise-t-il à Ici Drôme Ardèche, en mettant en avant la cohésion sociale que promeuvent les rites de village.
"De ces fêtes, ces gens-là ne retiennent qu'un épisode qui dure une heure sur les trois jours où les conscrits se réunissent et font la fête avec le village", argumente Dominique Mazingarde.
Une réponse qui ne satisfait pas la Fondation, qui souhaiterait faire évoluer la tradition à l'instar de la mairie Lesmont (Aude) qui a acté le 4 avril la fin du jeu de l'oie. À la place, les habitants pourront trancher le cou d'une piñata, tout en maintenant la tradition.
"Le jeu existe toujours, mais plus avec un animal décédé qu'on va mutiler", fait valoir Constance Braut de la Fondation Bardot.
Pourtant, cette fête traditionnelle a déjà "beaucoup évolué", selon Dominique Mazingarde. À son origine, le jeu du "cou de l'oie" était pratiqué sur une oie encore vivante, les participants devant lui arracher le cou cette fois sur un cheval.
"Je laisse à ces jeunes la capacité de faire évoluer leur fête, mais je refuse que quelqu'un d'étrange et d'étranger regarde cette fête sans en voir l'impact pour un village", tance le maire de Vanosc auprès d'Ici.
Autre reproche formulé par la Fondation Bardot: les courses de chèvres organisées dans la ville et au cours desquelles les animaux pourraient être blessés selon les signalements que l'association dit avoir reçus.
Pas de quoi déstabiliser l'élu de Vanosc. "Ça les (habitants, NDLR) sort de leur zone de confort. Quand ils voient un beefsteak au supermarché, ils ne savent pas qu'il y a un animal derrière, rétorque-t-il à la radio Ici. Ils ne connaissent rien, ils ne savent pas où est la campagne".
"La véritable barbarie consiste à refuser l'humanité à ceux qui vivent ou pensent différemment, en projetant l'idée qu'ils seraient inférieurs et inhumains. Je trouve que ça illustre très très bien ce qu'on ressent", conclut l'élue en faisant référence à l'anthropologue Lévi-Strauss, qui plaidait en faveur d'un relativisme culturel.
Source : Fondation Brigitte Bardot
Déjà 4 000 chats et chiens ont été abandonnés selon la SPA alors que la saison estivale 2025 bat toujours son plein. Alors que les refuges d'animaux croulent sous un manque de place alarmant, doit-on sanctionner les propriétaires qui décident d'abandonner leur animal de compagnie ? La loi française est pourtant claire...
Ils seraient déjà près de 4 000 chiens et chats à avoir été abandonnés à la moitié de cette saison de vacances 2025. Cette statistique de la SPA s’inscrit dans la continuité de la période des congés scolaires de 2024, ayant cumulé presque 8 000 abandons recensés par l'organisation, comme l’expliquait à l’époque Sciences et Vie.
Cet afflux est loin de faciliter la situation de la Société Protectrice des Animaux. RMC explique notamment que le nombre d’adoptions suit un ralentissement avec seulement 2 800 bêtes accueillies en juillet 2025 selon la SPA. Plusieurs refuges de la société sont déjà saturés, comme celui de la SPA de Belfort. “On est plein à craquer, même les urgences, on ne peut plus les traiter”, déplore d'ailleurs l'association locale sur RMC. Une autre enseigne du groupe de défense des animaux, basée à Quimper, compte près de 70 demandes d’abandon en attente.
En France pourtant, abandonner son animal de compagnie est passible de trois ans d’emprisonnement et d’une amende s’élevant à 45 000 euros. L’article 515-14 du Code civil français considère d’ailleurs l’animal comme étant un “être vivant doué de sensibilité”. Selon ce principe, l’abandon d’animaux est considéré comme un cas de maltraitance animale jugée et punie par la loi.
Il existe aussi depuis 2021 des mesures visant à prévenir les abandons comme la création d'un certificat d’engagement et de connaissance pour les propriétaires et l’interdiction de la vente de chiens et chats en animalerie depuis 2024. L’objectif de ces dispositions est d’éviter les achats impulsifs entraînant souvent des abandons. Dans une volonté de dénoncer ce phénomène, certains refuges n’hésitent d’ailleurs pas à afficher sur les réseaux sociaux les propriétaires en question. C’est notamment le cas de la SPA de Nîmes qui a diffusé le 31 juillet 2025 sur Facebook des images d’un homme abandonnant deux chats devant l’entrée de l'organisation.
urphy, ancien chien de sécurité «mis à la retraite », puis abandonné à ses 7 ans. Il n’a toujours pas trouvé de famille d’accueil depuis 2021. Au refuge de la Fondation 30 millions d’amis à Saint-Hilliers (Seine-et-Marne), le 11 juillet.
Plus de 200 000 animaux de compagnie sont abandonnés chaque année. Nous sommes allés dans les refuges, où des bénévoles tentent de les faire adopter.
L’équipe de la Fondation Brigitte-Bardot a d’abord aperçu un mot scotché sur une poubelle en plein soleil, devant le portail du refuge de La Mare Auzou, en Normandie. Il y était inscrit : « Trois mâles, deux femelles ». À l’intérieur, cinq chatons sans doute jetés dans la nuit. Juste à côté, enfermée dans une caisse, leur mère attendait, dans un état de santé effroyable. « Une demi-heure plus tard, ils étaient tous morts, raconte Bruno Jacquelin, l’un des porte-paroles de la fondation. Les propriétaires ont percé quelques trous d’aération. Si au moins ils avaient eu le courage de sonner à notre porte, de nous raconter l’histoire de ces bêtes afin qu’on les soigne, et qu’on les fasse adopter dans de bonnes conditions… Ces abandons disent tant sur la détresse humaine. » Les animaux sont en sécurité et peuvent gambader en semi-liberté dans le havre normand. Mais, comme tous les autres, il est saturé.
On ne juge pas, on essaie de comprendre, on ne culpabilise personne. Mais on manque terriblement de place
À une centaine de kilomètres de là, au refuge de la Société protectrice des animaux (SPA) de Sainte-Apolline, à Plaisir, dans les Yvelines, Ninon Rueff, responsable du centre, énumère quelques causes du triste phénomène : inflation, divorce, déménagement précipité… Elle y voit surtout le reflet d’une certaine société de consommation, d’une déresponsabilisation mêlée de caprices et d’adoptions compulsives. Sur le comptoir de l’accueil, elle ouvre l’un des énormes classeurs qui répertorient la liste d’animaux en attente de place. « Au moins, ces propriétaires nous ont demandé de l’aide et n’ont pas laissé leur animal sur la voie publique ou en pleine forêt. Avant, il y avait une sorte de trêve hivernale, à présent, les abandons, c’est toute l’année. On ne juge pas, on essaie de comprendre, on ne culpabilise personne. Mais on manque terriblement de place. »
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