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justice pour les animaux

Brigitte Bardot : son engagement sans faille pour la cause animale !

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot : son engagement sans faille pour la cause animale !

Boulogne Billancourt,

Le 28 10 2025

Cher tous…

Je me permets de vous écrire aujourd'hui pour vous parler d'une cause qui me tient particulièrement à cœur : la protection des animaux. La Fondation Brigitte Bardot, fondée par l'illustre actrice et militante, a été un pilier dans cette lutte essentielle.

Brigitte Bardot a consacré sa vie à défendre les droits des animaux, n'hésitant pas à utiliser sa renommée pour éveiller les consciences. Elle a beaucoup donné pour cette cause, allant jusqu'à se battre avec passion contre la cruauté et l'indifférence. Grâce à ses efforts, la Fondation mène des actions concrètes pour sauver des animaux en détresse, sensibiliser le public et influencer les politiques publiques.

Chaque campagne, chaque intervention sur le terrain, chaque action législative est le fruit de cet engagement sans faille. Brigitte Bardot incarne véritablement la voix des sans-voix, et son dévouement est une source d'inspiration pour nous tous.

Aujourd'hui, je vous invite à rejoindre ce mouvement en devenant membre de la Fondation. En adhérant, vous soutenez non seulement ces actions vitales, mais vous devenez également un acteur du changement. Votre contribution aidera à financer des projets essentiels pour la protection des animaux et à faire entendre leur voix.

Ensemble, nous pouvons lutter contre l'indifférence et promouvoir un monde où les animaux sont respectés et protégés. Pour adhérer, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :

https://www.fondationbrigittebardot.fr/

Je vous remercie de votre attention et de votre engagement pour cette noble cause. N'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou si vous souhaitez en savoir plus.

Avec mes salutations les plus respectueuses,

Bruno Ricard

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Élevage de primates pour les laboratoires à Rousset : mobilisons-nous contre le projet !

Publié le par Ricard Bruno

Élevage de primates pour les laboratoires à Rousset : mobilisons-nous contre le projet !

Bonjour,

Il s’appelait Eliott. Né en 2009, décédé dix ans plus tard. Dix années de cage passées à attendre… la prochaine expérience. Utilisé pour tester les effets de la cocaïne à des doses répétées, mutilé par des implants électriques dans la poitrine, blessé par ses congénères aussi terrorisés que lui, recousu à coups d’agrafes. Un des expérimentateurs note : « Il est resté avec un air hébété (regard dans le vide et posture prostrée) pendant plusieurs jours ». 

Nous avons découvert l’histoire d'Eliott après des mois de lutte passés à faire la lumière sur ce qui arrive aux primates détenus par le CNRS à Rousset (13). Il a fallu aller en justice pour obtenir quelques fragments de vérité.

Car derrière les murs de ce centre se cache la violence de la destination des petits singes, objets d'un commerce très lucratif. Ils sont des centaines à y naître ou y transiter avant d’être vendus aux labos. Pour subir ensuite, comme Eliott, le pire de l’expérimentation animale. 

Loin de vouloir mettre fin à ces atrocités dépassées, la station de primatologie de Rousset veut s’agrandir pour tripler ses capacités d’élevage, avec un financement public de 30 millions d’euros. 

Une concertation débute ce jeudi et durera un mois. Vous pouvez à cette occasion faire entendre votre voix pour les singes ! cliquez ICI

 

POUR SIGNER LA PETITION : CLIQUEZ ICI

 

 

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L'info journal Fondation Brigitte Bardot n°134 du 3ème trimestre 2025

Publié le par Ricard Bruno

L'info journal Fondation Brigitte Bardot n°134 du 3ème trimestre 2025

L'info journal Fondation Brigitte Bardot n°134 du 3ème trimestre 2025

L'info journal junior N°84 du 3ème trimestre 2025

L'info journal junior N°84 du 3ème trimestre 2025

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Maltraitance animale en Ille-et-Vilaine : l’exploitant « dépassé par les événements »

Publié le par Ricard Bruno

Les vaches et veaux s’enfonçaient dans une mare de lisier rapportait l’association L214

Les vaches et veaux s’enfonçaient dans une mare de lisier rapportait l’association L214

Les images faisaient mal au cœur. Le 30 janvier 2024, l’association L214 avait diffusé des photos chocs d’un élevage de soixante bovins, situé à Meillac entre Rennes et Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).

Ensevelis dans la boue

Les vaches et veaux s’enfonçaient dans une mare de lisier « pour accéder au peu de nourriture à leur disposition », décrivait l’association de défense des animaux. « Ils sont abreuvés avec une eau croupie. Certains n’ont pas survécu et sont ensevelis dans la boue », dénonçait à l’époque L214.

Détention de cadavre

Ce mercredi 8 octobre 2025, le propriétaire des animaux a été convoqué au tribunal judiciaire de Saint-Malo en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité pour « détention de cadavre ou partie de cadavre d’animal. » Quatre bovins se trouvaient dans « un état miséreux », précise la présidente du tribunal.

Une peine de prison avec sursis proposée

L’association L214, la fondation Brigitte Bardot et l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs avaient déposé plainte et se sont constituées partie civile.

Ce jeudi 8 octobre, Fabrice Trémel, le procureur de la République, a proposé une peine de six mois de prison avec un sursis probatoire, 500 euros d’amende, interdiction définitive de détenir des animaux, confiscation des animaux et interdiction définitive d’exercer une activité dans une ferme.

« Ce n’est pas un mauvais monsieur »

Ces peines n’ont pas été acceptées. Le prévenu sera ainsi convoqué en correctionnelle le 12 mai 2026. Ce qui lui permettra de préparer sa défense. Tout laisse penser qu’il s’agit d’un homme en burn-out qui n’arrivait plus à gérer son affaire.

« Ce n’est pas un mauvais monsieur, il a été complètement dépassé par les événements. Il rencontrait des problèmes économiques. Seul, il n’avait pas du tout d’aide. Il aimait ces bêtes et ne voulait pas leur faire du mal », a indiqué son avocat Pierre Stichelbault.

Depuis des années

Cette maltraitance animale perdurait depuis plusieurs années selon L214 qui « pointe l’insuffisance des actions entreprises par l’État dans le suivi et l’accompagnement des exploitations. »

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Droit de l’Animal 🐾 La Ville de Paris proclame la DEDA

Publié le par Ricard Bruno

Droit de l’Animal 🐾 La Ville de Paris proclame la DEDA
À l'occasion de la Journée mondiale des animaux le 4 octobre dernier, une nouvelle version de la Déclaration Européenne des Droits de l'Animal (DEDA) a été proclamée à Paris !
Mais qu’est-ce que la DEDA ?
Rédigée par un collectif de neuf chercheurs en droit animalier, sous la houlette du Professeur Jean-Pierre Marguénaud (figure emblématique du droit animalier en France), la DEDA porte les bases d'une reconnaissance effective des droits des animaux à l'échelle européenne.
Composée de 14 articles, la DEDA entend inspirer les législateurs européens en rappelant les interdictions fondamentales (ex : actes de cruauté, mauvais traitements…) inhérentes à la protection des animaux. Préservation de leurs droits et de leur bien-être, redéfinition de leur condition juridique ou encore sensibilisation des jeunes générations au bien-être animal, sont autant de sujets majeurs abordés par la déclaration et auxquels les citoyens français et européens sont de plus en plus attentifs.
➡️ Signataire de la DEDA dès son lancement - aux côtés de 84 autres organisations et de 325 personnalités publiques et municipalités -, la FBB se réjouit de cette nouvelle étape symbolique dans la reconnaissance des droits des animaux.
👉 Aussi, la FBB appelle l’Union européenne à prendre en considération cette déclaration et espère qu’elle servira de moteur pour de futures réformes d’ampleur en faveur de la lutte contre la maltraitance animale sous toutes ses formes !

Source de l'article : Fondation Brigitte Bardot

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"Ils ne se gênent pas pour venir chez moi": l'inquiétude monte en zone rurale alors que la chasse démarre

Publié le par Ricard Bruno

"Ils ne se gênent pas pour venir chez moi": l'inquiétude monte en zone rurale alors que la chasse démarre
Alors que c'est le retour de la chasse, Clément un auditeur, racontent à RMC comment les chasseurs viennent poursuivre le gibier jusque chez lui malgré l'absence d'autorisation.
 

Qui dit début de l'automne dit retour de la chasse. De quoi craindre comme chaque année des incidents entre chasseurs et promeneurs. Pour éviter des frayeurs, des blessés et parfois des morts, des associations comme la fondation Brigitte Bardot ou l'association One Voice, demandent l'interdiction de la chasse le week-end, alors que la saison a officiellement démarré le 14 septembre dans de nombreux départements.

Une position que partagent de nombreux Français: 81% se disent pour une interdiction pendant les vacances scolaires, 73% le week-end et 73% veulent voir ces deux interdictions se cumuler, selon un sondage pour la Fondation Brigitte Bardot, One Voice et 30 millions d'amis.

"On ne tire que sur un gibier clairement identifié, pas sur une forme et il ne faut pas tirer un gibier en direction des habitations et des routes", rappelle la Fédération nationale de la chasse.

Des chasseurs qui travaillent la semaine

Et les chasseurs ne sont pas des professionnels. Cédric, chauffeur de bus assure que toutes les strates de la société sont représentées: "Comment fait-on si on ne peut pas chasser le week-end?", interroge-t-il ce lundi sur le plateau d'Estelle Midi.

Pour encadrer la pratique de la chasse qui a fait 11 morts la saison dernière, le port du gilet fluorescent est obligatoire depuis 2019 et la chasse en cours doit être annoncée avec des panneaux de prévention à proximité des voies publiques: "C'est horrible mais par rapport à 12 millions de tirs environ, ce n'est rien", défend Cédric.

Reste que malgré ces règles, les incidents entre habitants et chasseurs sont légion. Clément en fait les frais chaque année: "J'ai 3 hectares de terrain, les chasseurs ne se gênent pas pour venir, ils ne demandent pas l'autorisation, beaucoup font ça", raconte-t-il sur RMC et RMC Story.

"Les chasseurs considèrent qu'ils peuvent aller partout"

"Mon voisin qui a un hectare de terrain avait installé un salon de jardin, un jour il avait disparu. Il trouve un chasseur lui demande et celui-ci lui dit qu'il l'avait enlevé parce que cela faisait peur aux palombes", poursuit Clément.

 
 
"Pour eux, c'est un du. Ils paient leur droit de chasse à la société locale donc ils considèrent qu'ils peuvent aller partout", assure-t-il.

"Clément est tombé sur des goujats mais dans mon village ça se passe très bien et l'Etat contrôle beaucoup la chasse", défend de son côté Fred Hermel. "Si on traquait autant la fraude fiscale que les chasseurs, il n'y aurait plus de déficit en France", conclut-il.

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On veut leur reprendre leur chien maltraité !

Publié le par Ricard Bruno

Calee, autrefois maltraitée, a retrouvé une vie normale grâce à sa famille d’accueil.

Calee, autrefois maltraitée, a retrouvé une vie normale grâce à sa famille d’accueil.

C’est un dossier qui fait frémir toutes celles et ceux qui défendent la cause animale. Le 5 septembre prochain, au tribunal de grande instance de Toulouse, une dizaine de familles d’accueil retiennent leur souffle : les chiens qu’elles ont sauvés de la maltraitance pourraient être rendus à leurs anciens propriétaires.

Le spectre d’un retour en enfer

Il y a quelques années, l’affaire avait fait grand bruit : un squat transformé en véritable charnier entre Tournefeuille et Lanta. À l’époque, l’action conjointe du refuge « Agir pour les Animaux » et de la Fondation Brigitte Bardot avait permis de saisir un cheval déshydraté et cachectique, ainsi que plusieurs chiens en détresse. Des cadavres de chats, lapins et furets avaient également été retrouvés. Les images des chiots entassés dans des chariots de supermarché ou dans des piscines pour enfants avaient choqué l’opinion. Depuis, ces animaux rescapés ont trouvé refuge et amour dans des familles d’accueil. Mais aujourd’hui, un jugement pourrait les renvoyer à leurs anciens bourreaux. Pour cela, la prévenue utilise une technique déjà bien rodée : elle fait témoigner sa grand-mère, une figure rassurante et bienveillante, présentée comme propriétaire ou éleveuse, pour amadouer et attendrir l’auditoire.

« Ce serait une catastrophe »

À Villaudric, une famille d’accueil témoigne, bouleversée : « Nous avons très peur. Si notre chienne est rendue à son bourreau, ce serait une catastrophe. Elle est passée d’une vie de souffrance à une vie normale, et l’idée d’un retour est inimaginable. » La chienne, autrefois appelée Cannelle, avait été retrouvée battue et attachée à une baignoire, utilisée uniquement pour la reproduction. Sauvée lors d’une saisie judiciaire, elle s’épanouit désormais sous le nom de Calee : « Elle a appris à courir, à jouer, à faire confiance. Mais il a fallu des mois pour qu’elle accepte qu’un homme l’approche sans trembler. »

Une question de société

Au moins dix chiens sont concernés par ce jugement. Derrière ce combat, une question plus large se pose : la justice reconnaîtra-t-elle que les animaux sont réellement des êtres vivants doués de sensibilité comme le dit la loi ? Pour les familles, la réponse est évidente. Pour la justice, le verdict est attendu le 5 septembre.

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Chasse au gibier d’eau en baie de Somme : garde à vue et scandale

Publié le par Ricard Bruno

 Chasse au gibier d’eau en baie de Somme : garde à vue et scandale
Chasse au gibier d'eau en baie de Somme : garde à vue et scandale

Samedi 2 août, la chasse au gibier d’eau s’est finalement ouverte en Baie de Somme après un rétropédalage scandaleux du gouvernement ! Face à la pression du lobby des chasseurs et leurs pancartes « pas de chasse = pas de vacances », l’État a abandonné le moratoire pourtant réclamé par la Commission européenne depuis novembre 2024 !

L’Union européenne tire la sonnette d’alarme sur l’état de conservation catastrophique de nos oiseaux : grive mauvis (-20% en 10 ans), fuligule milouin (-30% en 15 ans), caille des blés (-25% en 10 ans), canard siffleur (-50% en 12 ans) ! Un rappel officiel a même été adressé à la France le 30 juin dernier exigeant des mesures urgentes, mais notre pays s’entête à violer la Directive Oiseaux !

Résultat de cette capitulation : 65 espèces d’oiseaux restent chassables en France contre une moyenne européenne de 30 ! Les mesures a minima du gouvernement ne concernent que 9 espèces sur 47 oiseaux migrateurs chassés, laissant 80% d’entre eux entre les griffes des chasseurs !

Dans ce contexte explosif, le militant écologiste Pierre Rigaux, venu témoigner de l’horreur en Baie de Somme, a été placé en garde à vue pour « entrave à un acte de chasse » ! Quel crime a-t-il commis ? Avoir voulu documenter les atrocités commises sur plus de 250 espèces d’oiseaux qui fréquentent ces 3000 hectares de réserve naturelle maritime !

Car derrière les balises jaunes censées délimiter la zone protégée, les chasseurs jouent avec les limites en posant des leurres vivants et factices pour attirer les oiseaux hors de la réserve ! Cette chasse quasi-touristique attire des bourreaux de toute la France qui transforment ce sanctuaire en abattoir !

Les pratiques sont d’une cruauté inouïe : les oiseaux touchés par plusieurs balles agonisent longuement avant d’être achevés par étouffement pendant 2 minutes, coups de crosse de fusil, ou donnés vivants aux chiens ! Les espèces protégées sont tirées « par accident » lors des chasses nocturnes dans les huttes, les cadavres criblés de balles et les étuis de cartouches jonchent ce joyau écologique !

Seulement 13% des chasseurs pratiquent cette chasse au gibier d’eau, mais leur influence politique permet de bafouer les lois européennes et de maintenir ces pratiques barbares d’un autre âge !

Comme le dénonce notre présidente Brigitte Bardot : « On va tuer des animaux innocents pour le loisir, pour le plaisir. C’est immonde. La chasse, c’est un assassinat légal ! » La chasse est une pratique barbare qui met la biodiversité en danger et pollue gravement l’environnement !

Il reste quelques heures pour agir ! Les consultations publiques se terminent le 14 août – mobilisons-nous massivement pour exiger de vraies mesures de protection, pas ces plafonds dérisoires qui ne changeront rien au massacre !

La Fondation Brigitte Bardot exige l’application immédiate des recommandations européennes et l’arrêt de ce carnage ! En ne se conformant pas aux directives, la France s’expose à des recours judiciaires – nous les soutiendrons !

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"Pratique cruelle" ou "fête de village": la Fondation Brigitte Bardot demande la fin du jeu du "cou de l'oie"

Publié le par Ricard Bruno

Capture d'écran du poste de la Fondation Brigitte Bardot sur X le 11 août 2025, plaidant pour la fin du jeu du "cou de l'oie" à Vanosc (Ardèche). - Fondation Brigitte Bardot - X

Capture d'écran du poste de la Fondation Brigitte Bardot sur X le 11 août 2025, plaidant pour la fin du jeu du "cou de l'oie" à Vanosc (Ardèche). - Fondation Brigitte Bardot - X

Alors que le jeu du "cou de l'oie" doit avoir lieu ce vendredi 15 août à Vanosc en Ardèche, la Fondation Brigitte Bardot demande la fin de cette pratique qu'elle juge "cruelle" et "indigne".
 

Comme le veut la tradition, les habitants du village ardéchois de Vanosc assisteront au jeu du "cou de l'oie", ce vendredi 15 août. À bord d'une voiture, les participants tenteront d'arracher le cou de l'oiseau mort, pendue par les pattes.

Une coutume moyenâgeuse, qui suscite l'indignation des associations de protection animale. "Les traditions qui infligent de la souffrance ou qui portent atteinte à l’intégrité d’un animal (même mort!), n’ont plus leur place dans notre société!", dénonce la Fondation Brigitte Bardot sur X.

Dans une lettre adressée au maire de Vanosc, la Fondation somme l'élu de proscrire cette pratique qu'elle juge "cruelle et "indigne". Elle assure notamment au micro d'Ici Drôme Ardèche avoir reçu "un certain nombre de signalements d'administrés de Vanosc" qui dénoncent cette pratique.

"Le but n'est pas de créer des tensions, mais d'avoir un dialogue, de comprendre que ce qui était admis il y a encore quelques années ne l'est plus en 2025", avance Constance Braut, adjointe aux affaires publiques et internationales à la Fondation Brigitte Bardot, à la radio locale.

Un "dédain du monde rural"

"Votre dédain du monde rural qui suinte de la lettre est trop souvent votre carburant, il vous conduit à un imaginaire d'Epinal du montagnard retardé et insensible" s'est défendu à son tour le maire de Vanosc Dominique Mazingarde, en réponse à la Fondation Bardot.

"On leur a répondu que d'abord il n'y avait aucune souffrance animale. L'animal est mort avant, évidemment", précise-t-il à Ici Drôme Ardèche, en mettant en avant la cohésion sociale que promeuvent les rites de village.

"De ces fêtes, ces gens-là ne retiennent qu'un épisode qui dure une heure sur les trois jours où les conscrits se réunissent et font la fête avec le village", argumente Dominique Mazingarde.

Une réponse qui ne satisfait pas la Fondation, qui souhaiterait faire évoluer la tradition à l'instar de la mairie Lesmont (Aude) qui a acté le 4 avril la fin du jeu de l'oie. À la place, les habitants pourront trancher le cou d'une piñata, tout en maintenant la tradition.

"Le jeu existe toujours, mais plus avec un animal décédé qu'on va mutiler", fait valoir Constance Braut de la Fondation Bardot.

Dialogue impossible entre les deux camps

Pourtant, cette fête traditionnelle a déjà "beaucoup évolué", selon Dominique Mazingarde. À son origine, le jeu du "cou de l'oie" était pratiqué sur une oie encore vivante, les participants devant lui arracher le cou cette fois sur un cheval.

"Je laisse à ces jeunes la capacité de faire évoluer leur fête, mais je refuse que quelqu'un d'étrange et d'étranger regarde cette fête sans en voir l'impact pour un village", tance le maire de Vanosc auprès d'Ici.

Autre reproche formulé par la Fondation Bardot: les courses de chèvres organisées dans la ville et au cours desquelles les animaux pourraient être blessés selon les signalements que l'association dit avoir reçus.

Pas de quoi déstabiliser l'élu de Vanosc. "Ça les (habitants, NDLR) sort de leur zone de confort. Quand ils voient un beefsteak au supermarché, ils ne savent pas qu'il y a un animal derrière, rétorque-t-il à la radio Ici. Ils ne connaissent rien, ils ne savent pas où est la campagne".

 
 

"La véritable barbarie consiste à refuser l'humanité à ceux qui vivent ou pensent différemment, en projetant l'idée qu'ils seraient inférieurs et inhumains. Je trouve que ça illustre très très bien ce qu'on ressent", conclut l'élue en faisant référence à l'anthropologue Lévi-Strauss, qui plaidait en faveur d'un relativisme culturel.

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