Un abattoir clandestin...
SARTROUVILLE.
Un abattoir clandestin dans l’ancien pavillon
QUINZE MOUTONS, quinze poules, quinze lapins et un veau. Vingt-quatre heures après la découverte d’un abattoir clandestin par la police municipale de Sartrouville dans un pavillon désaffecté, la
mairie s’interrogeait toujours hier soir sur ce qu’elle allait faire de ces animaux.
Mardi midi, un riverain intrigué par les cris incessants d’un veau dans un pavillon désaffecté de la route de Cormeilles appelle la police municipale.
« Il m’avait dit qu’il avait une ferme »
A l’arrivée de la police, deux hommes prennent la fuite. Ils seront interpellés un peu plus tard alors qu’ils revenaient sur les lieux. Hassan, 49 ans, et Lamevri, 39 ans, ont été placés en garde à vue au commissariat de Sartrouville. La justice les soupçonne de travail dissimulé et de plusieurs infractions liées à l’hygiène et à l’exploitation d’un abattoir sans autorisation.
Selon le voisinage, cet homme occupe illégalement cette maison depuis environ un an. « Il habite là, raconte un riverain. Je savais qu’il avait des animaux. Mais, je ne savais pas qu’il les tuait. Il m’avait dit qu’il avait une ferme. » En fait, notre homme achetait des animaux dans l’Orne avant de les tuer et les vendre dans cette zone isolée de la seconde ville du département.
Hier, plusieurs clients se sont présentés pour demander leur commande. Les policiers municipaux ont été forcés de les éconduire. En cette période de ramadan, les musulmans doublent leur consommation de viande car ils reçoivent beaucoup d’amis et de parents, le soir, lors du repas de rupture du jeûne.
Ce pavillon abandonné appartient à la mairie. « Nous l’avons acheté dans la perspective de vendre les terrains à des entreprises qui s’installeront dans la nouvelle zone d’activités des Tremblaux 2 », explique l’édile.
Depuis la découverte, les bêtes sont sous la garde de la mairie, qui cherche une solution pour s’en débarrasser. « J’ai pris contact avec la Fondation Brigitte-Bardot, assure Pierre Fond. Elle se tient prête à accueillir les bêtes mais nous avons encore un problème pour assurer le transport car nous n’avons pas de bétaillère. » La direction des services vétérinaires devait passer dans la journée d’hier pour évaluer l’état de santé des animaux. Quant aux deux bouchers clandestins, leurs auditions se poursuivaient tard hier soir.
Le Parisien
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