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Abandon, famine, agonie, quinze chats livrés à la mort
Des chats laissés à mourir, certains dévorés par leurs congénères : la Fondation Brigitte Bardot s’est portée partie civile.
Le 16 mai 2025, les gendarmes ont découvert dans un appartement de Montancy, petit village du Doubs à la frontière suisse, ce que l’avocat général a lui-même qualifié de « maison de l’horreur ». Une quinzaine de chats abandonnés depuis plusieurs semaines, livrés à eux-mêmes, réduits à s’entretuer pour survivre. Sept cadavres, des crânes et des squelettes au sol, un animal pendu au battant d’une fenêtre. Les survivants retrouvés sur place étaient si maigres que leurs colonnes vertébrales étaient visibles.
Ce 6 juillet 2026, le parquet du Tribunal de Montbéliard a requis un an de prison ferme contre le propriétaire de ces animaux, un homme de 49 ans qui ne s’est pas présenté à son procès, ainsi qu’une interdiction à vie de posséder ou de travailler avec des animaux. Le jugement est attendu pour le 7 septembre 2026.
👉 La Fondation Brigitte Bardot s’est portée partie civile dans cette affaire. Elle demande que le tribunal suive pleinement les réquisitions du parquet. L’abandon avec sévices graves doit être sanctionné avec la plus grande fermeté : chaque peine prononcée est un signal envoyé à tous ceux qui considèrent encore un animal comme une chose dont on peut se débarrasser en fermant une porte à clé.
𝗦𝗮𝗶𝗻𝘁-𝗧𝗿𝗼𝗽𝗲𝘇 𝗖𝗼𝘂𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗕𝗹𝗲𝘂 𝟮𝟬𝟮𝟲 : 𝗶𝗻𝗮𝘂𝗴𝘂𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗽𝗵𝗮𝗿𝗲 𝗲𝗻 𝗵𝗼𝗺𝗺𝗮𝗴𝗲 𝗮̀ 𝗕𝗿𝗶𝗴𝗶𝘁𝘁𝗲 𝗕𝗮𝗿𝗱𝗼𝘁
Le phare de Saint-Tropez accueille une nouvelle édition de Saint-Tropez Couleur Bleu, un rendez-vous désormais incontournable qui célèbre chaque année les liens étroits entre patrimoine, culture et préservation de l’environnement. Imaginé et porté par Agnès Bouquet et Maxime Eelsen, cet événement invite le public à découvrir le territoire sous un regard artistique et engagé, en mettant en lumière les richesses naturelles et culturelles qui font l’identité de Saint-Tropez.
Pour cette nouvelle édition, Saint-Tropez Couleur Bleu rend un hommage exceptionnel à Brigitte Bardot, figure indissociable de l’histoire et du rayonnement international de la cité tropézienne. Icône du cinéma, femme libre et militante engagée pour la protection animale, Brigitte Bardot incarne depuis des décennies l’esprit singulier de Saint-Tropez.
Cet hommage prend la forme d’une œuvre originale imaginée par Patrick Rimoux, artiste reconnu pour son travail sur la lumière et la mise en scène des espaces. Réalisée à partir des photographies de Jicky Dussart, cette création propose une interprétation contemporaine et sensible de l’image de Brigitte Bardot. En jouant avec la lumière, la matière et la mémoire, Patrick Rimoux offre une œuvre immersive qui dépasse le simple portrait pour révéler toute la puissance symbolique de cette personnalité d’exception.
Présentée dans le cadre unique du phare de Saint-Tropez, cette installation dialogue avec le paysage maritime et le patrimoine du lieu. Elle invite les visiteurs à redécouvrir l’héritage culturel de Saint-Tropez à travers le regard croisé de deux artistes, tout en rappelant le lien profond qui unit Brigitte Bardot à ce territoire devenu l’un des symboles de son histoire.
Entre création contemporaine, mémoire collective et valorisation du patrimoine, cette nouvelle édition de Saint-Tropez Couleur Bleu confirme sa vocation : faire du phare un lieu de rencontre entre l’art, la nature et les grandes figures qui ont façonné l’identité de Saint-Tropez.
SAINT-TROPEZ : Hommage – « Saint-Tropez Couleur Bleu » célèbre Brigitte Bardot et son héritage
Saint-Tropez rend hommage à Brigitte Bardot, disparue en janvier, avec deux jours d’événements dédiés à son héritage et à la cause animale.
Près de six mois après sa disparition, l’empreinte de Brigitte Bardot demeure indélébile à Saint-Tropez. Pour célébrer sa mémoire et son combat pour la cause animale, la ville lui dédie l’événement « Saint-Tropez Couleur Bleu » les 9 et 10 juillet 2026. Organisée par Agnès Bouquet et Maxime Eelsen, cette manifestation se veut un hommage vibrant à l’icône et à la militante, dont l’influence continue de marquer profondément le célèbre village varois.
Un programme en deux temps
Les célébrations débuteront le jeudi 9 juillet à 19 heures au pied du Phare Rouge. Une inauguration officielle dévoilera une œuvre du sculpteur Patrick Rimoux, un artiste reconnu pour son travail sur l’ombre et la lumière, qui mettra en scène « une Bardot au Pays des Animaux ». Cet événement symbolique vise à sublimer l’engagement de toute une vie.
Le lendemain, vendredi 10 juillet, toujours à 19 heures, l’hommage se poursuivra au Cinéma Star avec la projection du film de Rachel Khan, « Brigitte Bardot : le serment fait aux animaux ». Ce documentaire retrace le parcours de la star devenue la plus célèbre avocate de la cause animale, un engagement qui a redéfini la seconde partie de sa vie.
Une icône omniprésente dans la cité
Décédée le 7 janvier dernier et inhumée dans l’intimité au cimetière marin, Brigitte Bardot reste une figure tutélaire pour Saint-Tropez. L’événement « Saint-Tropez Couleur Bleu » s’inscrit dans une série d’hommages qui animent la saison. Le Musée de la Gendarmerie et du Cinéma consacre actuellement une exposition aux soixante-dix ans du film mythique « Et Dieu…créa la femme ». Plus récemment, le 28 juin, le film « Viva Maria » a été projeté lors des « Nuits de la Ponche ». Un concert au bénéfice de la cause animale, organisé par Alexandre Durand-Viel, est également programmé pour le 18 juillet prochain.
La Fondation Bardot, un combat qui perdure
Au-delà de l’icône du cinéma, c’est la militante qui est célébrée. Son combat s’est institutionnalisé en 1986 avec la création de la Fondation Brigitte Bardot. Cette structure, devenue un acteur majeur de la protection animale, est aujourd’hui forte de plus de 350 employés et 500 bénévoles. Elle est dirigée depuis plus de trente ans par Ghyslaine Calmels-Bock, directrice générale choisie par Brigitte Bardot elle-même pour perpétuer son action.
Selon les organisateurs, qui soulignent le soutien de la maire Sylvie Siri, cet hommage est une manière d’affirmer que « le niveau d’humanité d’une civilisation se mesure à la place qui est faite à l’animal dans la société ». À travers ces deux journées, Saint-Tropez entend honorer celle qui a agi comme un « accélérateur dans la prise de conscience » et montrer sa reconnaissance éternelle à la Grande Dame de la Madrague.
Maure-de-Bretagne (35) : la Fondation Brigitte Bardot part en croisade contre un salon du chiot à l’hippodrome
La Fondation Brigitte Bardot (FBB) a ouvert un nouveau front en Bretagne. Dans un courrier adressé au président de l’Hippodrome de Maure-de-Bretagne, en Ille-et-Vilaine, son représentant Daniel Raposo réclame l’annulation pure et simple du salon « expo/vente de chiots, chatons et NAC » prévu les 4 et 5 juillet 2026 sur le site, et demande à l’établissement de s’engager publiquement à ne plus jamais accueillir ce type d’événement. L’organisation s’appuie sur un précédent obtenu quelques jours plus tôt auprès d’un club de rugby du Pays basque.
Une offensive directement inspirée du cas biarrot
Le mode opératoire est désormais rodé. Mi-juin, la FBB avait visé le Biarritz Olympique, qui louait son stade Aguilera à un organisateur de salon du chiot pour le week-end des 20 et 21 juin. Dans un communiqué du 18 juin, le club basque expliquait ne pas pouvoir revenir sur un contrat de location signé plusieurs mois à l’avance et avait donc maintenu l’événement, tout en assurant avoir vérifié le respect des obligations légales. Mais le club ajoutait surtout, pour l’avenir, qu’il ne souhaitait plus accueillir ce type de salon, position présentée comme définitive.
C’est précisément ce ralliement que la Fondation cherche à reproduire à Maure-de-Bretagne, en invitant noir sur blanc le président de l’hippodrome à « prendre une décision forte » et à publier un communiqué calqué sur celui du club basque.
Ce que reproche la Fondation à ces salons
L’argumentaire de la FBB s’inscrit dans un combat plus ancien. L’organisation rappelle avoir obtenu, avec la loi du 30 novembre 2021, la fin de la vente d’animaux de compagnie en animalerie — une interdiction qui, selon elle, a néanmoins laissé subsister une faille pour les salons et foires. Deux propositions de loi visant à interdire ces salons ont depuis été déposées à l’Assemblée nationale, l’une portée par le député Ian Boucard en 2024, l’autre par Corinne Vignon en 2026.
Pour la Fondation, ces manifestations transforment l’animal en produit de consommation et encouragent les achats « coups de cœur ». Daniel Raposo dénonce des conditions qu’il dit avoir constatées sur de nombreux salons : animaux manipulés à longueur de journée, parfois en pleine canicule, certificats d’engagement et de connaissance antidatés par les exposants, facilités de paiement proposées, eau et nourriture absentes des enclos. La Fondation pointe aussi le calendrier, à la veille des départs en vacances, période traditionnellement associée aux abandons, alors que les refuges bretons regorgent déjà de chiens et de chats en quête d’adoption.
Une bataille loin d’être tranchée
Du côté des organisateurs, le discours est diamétralement opposé. Le salon de Maure-de-Bretagne est présenté comme l’œuvre d’un groupement d’éleveurs « passionnés, bienveillants et responsables », travaillant avec des élevages déclarés et conformes à la réglementation, sous la supervision d’un vétérinaire référent chargé de veiller au bien-être animal. Les professionnels du secteur rappellent que le certificat d’engagement et son délai de réflexion de sept jours sont obligatoires et encadrés par la loi.
À ce stade, l’Hippodrome de Maure-de-Bretagne n’a pas fait connaître publiquement sa position, et le salon demeure programmé. Reste à savoir si l’établissement breton suivra l’exemple biarrot ou maintiendra l’événement, dans un dossier où s’affrontent la pression croissante des organisations animalistes et la défense d’une filière d’élevage qui se dit, elle aussi, soucieuse du bien-être des animaux.
Exposition : 70ième anniversaire de la sortie du film Et Dieu... créa la Femme
A l'occasion du 70ièmeme anniversaire du film Et Dieu... créa la femme, réalisé par Roger Vadim en 1956, la ville de Saint-Tropez rend hommage à cette oeuvre emblématique à travers une exposition temporaire présentée au Musée de la Gendarmerie et du Cinéma, jusqu'au 7 mars 2027.
Symbole d’une époque en quête de liberté, le film marque un tournant dans la société française des années 1950. Entre censure et scandale, il révèle la sensualité de Brigitte Bardot et impose une nouvelle figure féminine, affranchie des conventions. Premier film tourné intégralement à Saint-Tropez, il révèle la beauté du village et contribue à en faire un lieu mythique.
D’abord accueilli avec réserve en France, le film connait un triomphe aux Etats-Unis avant de conquérir le public français.
L’exposition propose de revivre ce moment fondateur à travers des photographies, des affiches originales, des costumes et objets d’époque, témoignant du bouleversement culturel qu’à représenté le film pour Saint-Tropez et pour le cinéma français.
L’année 1956 marque un moment charnière de l’histoire contemporaine : entre traditions encore pesantes et aspirations à la modernité, la société française se prépare aux bouleversements des décennies à venir. C’est dans ce contexte de transition à la fois sociale, morale et artistique, que s’impose le film de Vadim : un manifeste d’émancipation avant l’heure.
Avant même sa sortie, le film échappe de peu à la censure totale, subissant de nombreuses coupes et une interdiction aux moins de 16 ans. Seule subsiste la scène finale où Brigitte Bardot improvisant un mambo, incarne avec fougue une sensualité nouvelle, affranchie des codes moraux de l’époque.
Premier long métrage tourné à Saint-Tropez, le film révèle la beauté solaire du village et inaugure son destin international. Accueilli fraichement en France, il est envoyé aux Etats-Unis par le producteur Raoul Lévy, où il rencontre un succès retentissant : 16,5 millions d’entrées. Ce triomphe outre-Atlantique, entraine sa reprogrammation en France, où le public finit par accourir pour voir le phénomène BB, atteignant environ 4 millions d’entrées.
Considérée comme une œuvre précurseure de la Nouvelle Vague, « Et Dieu… créa la femme » marque un tournant dans l’histoire du cinéma français. Il impose un regard nouveau sur la femme, la jeunesse et la liberté des corps. En offrant le rôle principal à son épouse Brigitte Bardot, Vadim propulse une jeune actrice encore méconnue au rang d’icone mondiale.
Aucun autre film n’a eu un tel retentissement culturel, sociétal et territorial, en révélant Saint-Tropez au monde entier, le film contribue à façonner durablement son image de village mythique, lieu de liberté, de modernité et de fête.
L’exposition propose de revisiter cette œuvre culte et le contexte de son époque : la France de la fin des années 50, partagée entre pudeur et désir d’émancipation. Le parcours invite à découvrir les photographies de tournage, des affiches internationales, des costumes et objets emblématiques, témoins d’un moment où le cinéma, la jeunesse et la société toute entière basculaient vers la modernité.
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