Brigitte Bardot et la publicité..
Depuis des décennies, le nom de Brigitte Bardot est utilisé par de nombreux publicitaires pour capter l’attention du public et donner une image forte à leurs campagnes. Véritable symbole de beauté, de liberté et de féminité dans les années 1950 et 1960, elle a marqué plusieurs générations au point de devenir une référence culturelle incontournable. Son image dépasse largement le cadre du cinéma : elle représente un style de vie, une époque et une forme d’audace qui continuent encore aujourd’hui d’inspirer les marques.
De nombreuses entreprises ont ainsi repris son nom, son apparence ou simplement l’esprit qu’elle incarnait afin de valoriser leurs produits. Que ce soit dans la mode, les cosmétiques, le luxe ou même certaines campagnes plus populaires, l’évocation de Brigitte Bardot permet immédiatement de créer une image glamour, élégante et intemporelle. Son influence est telle que son nom est parfois utilisé comme un véritable argument marketing, capable à lui seul d’éveiller la nostalgie, le rêve ou l’admiration du public.
Cependant, cette utilisation répétée soulève aussi des questions sur l’exploitation de l’image des célébrités. Beaucoup considèrent que les publicitaires se servent de la notoriété de Brigitte Bardot pour bénéficier de son aura sans forcément respecter la personne derrière l’icône. Cela montre surtout à quel point elle reste une figure marquante de la culture française et internationale, dont l’impact continue encore aujourd’hui à travers la publicité et les médias.
Bruno Ricard
Il existe des hommes qui choisissent la lumière, et d’autres qui choisissent la fidélité : Bernard D'Ormale est de ceux là...
Il existe des hommes qui choisissent la lumière, et d’autres qui choisissent la fidélité.
Bernard d'Ormale a toujours été de ceux-là. Dans l’ombre d’une femme que le monde entier admirait, il n’a jamais cherché à exister pour lui-même, mais à protéger, accompagner et aimer avec une discrétion devenue rare. Durant toutes ces années auprès de Brigitte Bardot, il a incarné la loyauté, la patience et une forme d’élégance silencieuse que l’on rencontre peu aujourd’hui. On parle souvent des légendes, beaucoup moins de ceux qui restent à leurs côtés lorsque les projecteurs s’éteignent. Bernard d’Ormale a été cette présence constante, solide et rassurante. Il a traversé avec dignité les années difficiles, les critiques, l’isolement volontaire et les épreuves de la vie sans jamais abandonner celle qu’il aimait. Dans ses paroles après la disparition de Brigitte Bardot, on ressent non pas le poids de la célébrité perdue, mais la douleur sincère d’un homme ayant perdu la femme de sa vie. Et c’est précisément cela qui force le respect : derrière la retenue, derrière le calme apparent, il y a un amour immense et profondément humain.
Aujourd’hui, je voulais simplement rendre hommage à Bernard d’Ormale, à sa fidélité exemplaire, à son courage dans l’épreuve et à cette noblesse discrète qui fait les grands hommes. Dans un monde où tout devient spectacle, lui est resté vrai.
Et au-delà de l’admiration que je peux avoir pour lui, je tiens à dire qu’il représente bien plus qu’un ami à mes yeux. Je le considère comme un père. Par sa bienveillance, ses conseils, sa présence et les valeurs qu’il transmet, il occupe une place profondément importante dans ma vie. Certaines personnes marquent une existence par leur nom, d’autres par leur cœur. Bernard fait partie de ces rares personnes que l’on n’oublie jamais.
Et parfois, la plus grande preuve d’amour et de grandeur est justement celle qui ne cherche jamais à se montrer.
Ton ami
Bruno
Brigitte Bardot, Simone Signoret, Bébel, Le Splendid... L’exposition « Cannes fait le mur » retrace l’histoire du cinéma à toute vitesse
Cette 22ᵉ édition de l’exposition à ciel ouvert présente, à travers la cité des festivals, dix-neuf clichés, signés Paris Match, illustrant les liens entre icônes du cinéma et carrosseries de légende. Symboles du mythe de la liberté échevelée, pied au plancher.
Juchées sur leur Ford Thunderbird décapotable, les merveilleuses Susan Sarandon et Geena Davis donnent le ton sur l’affiche. Celui de la liberté, précieuse, éphémère, cheveux au vent et à toute berzingue. La vie comme un road movie.
À l’instar de la divine 504 coupée qui trône devant l’hôtel Carlton. En miroir, la 22e édition de « Cannes fait le mur », proposée par la mairie de Cannes, en partenariat avec Paris Match et le soutien de Peugeot, retrace, en dix-neuf clichés XXL, l’histoire d’amour, iconique et vrombissante, entre le cinéma et la voiture.
La Volkswagen du Splendid
À l’image du regard incandescent entre Brigitte Bardot et Roger Vadim. C’était en mai 1956 pendant le tournage, à Saint-Tropez, de « Et Dieu créa la femme ». Elle, dans son cabriolet Simca. Lui, au volant d’un Spider Lancia. Signé Michou Simon, le cliché géant sur la façade de l’Hôtel de ville a été dévoilé, mercredi matin, lors de l’inauguration de « Pleins phares sur le 7e art ».
Aux quatre coins de Cannes et sur toute la rue d’Antibes, carrosseries de légende et icônes du 7e art percutent notre rétine à la vitesse de la lumière, mais surtout nos souvenirs et notre imaginaire.
Sur la route, on croise Françoise Dorléac et Catherine Deneuve, complices, dans une décapotable, immortalisées en 1964, avant de tourner « Les Demoiselles de Rochefort. » On replonge avec délice dans la prunelle fière de Simone Signoret, en 1950, au volant de sa Simca, intérieur cuir rouge. On adore le cliché loufoque de la troupe du Splendid, perchée en Pères Noël sur leur Volkswagen Santana écarlate customisée.

Daniel Gelin dans une 404
On découvre, aussi, une image du fougueux Bebel, plein gaz, en 1962 : « Il roulait à 200 km/h dans une 205 GT. François Pages, qui était pilote, avait loué un petit avion pour suivre le bolide, a raconté Jérôme Béglé, directeur des rédactions de Paris Match. Mais celle que je préfère, c’est à Ranguin, Daniel Gelin en famille, au volant d’une 404 Peugeot tractant une caravane aux rideaux orange ». La liberté, toujours. « Ce sont ces heures heureuses, cette insouciance qu’on a voulu remettre au goût du jour. Car la voiture est un objet de rêve et d’accomplissement social. Une main sur le volant et la tête ailleurs, comme disait Gérard Lenorman ».
Plaisir coupable à l’heure des injonctions de décarbonation de nos modes de transport ? La bagnole, « toujours synonyme d’esthétique et de rêve, selon le maire de Cannes, David Lisnard. L’automobile ne doit pas être utilisée de façon compulsive mais raisonnable. On la vit différemment, mais on n’oppose pas les modes de transport à Cannes. L’automobile n’est pas terminée ! »
Après l’hommage à Alain Delon l’an dernier, « Cannes fait le mur » roule à fond la caisse jusqu’au 30 août. Pensez, quand même, à freiner et à lever le nez !
« Là où chantaient les ailes »...
Les matins deviennent silencieux.
On ne s’en rend pas compte tout de suite. Ce n’est pas un grand fracas, pas une catastrophe spectaculaire. C’est une absence. Une disparition douce, presque polie. Celle des moineaux friquets et des martinets qui accompagnaient nos vies depuis toujours.
Le Moineau friquet autrefois sautillait partout, dans les cours d’école, les jardins, les fermes, au bord des trottoirs. Il n’avait besoin de rien d’autre que de quelques graines, un coin de haie, un peu de poussière pour vivre. Il faisait partie du décor comme le vent ou la pluie. On croyait qu’il serait toujours là. Et pourtant, année après année, il s’efface. Les pesticides empoisonnent les insectes dont il nourrit ses petits. Les haies disparaissent. Les vieux murs sont rénovés jusqu’à devenir stériles. Même nos villes semblent désormais incapables d’accueillir une si petite vie.
Et puis il y a les Martinet noir.
Ces flèches du ciel. Ces oiseaux qui passent leur existence presque entière dans les airs, qui dormaient au-dessus de nos têtes pendant les nuits d’été. Leur cri perçant annonçait la chaleur, les longues soirées de juin, l’enfance qui traîne dehors jusqu’à la tombée du jour. Aujourd’hui, leurs silhouettes deviennent rares. Les cavités où ils nichaient sont murées. Les insectes s’effondrent. Le ciel lui-même semble vide.
Ce qui disparaît avec eux, ce ne sont pas seulement des oiseaux.
C’est une mémoire du monde vivant. Une familiarité ancienne entre l’homme et la nature ordinaire. Nous avons appris à pleurer les espèces exotiques, les grands animaux lointains, mais nous laissons mourir en silence ceux qui partageaient nos rues et nos saisons.
Un jour, des enfants entendront parler des moineaux comme nous parlons aujourd’hui des lucioles disparues : avec étonnement, comme d’un souvenir impossible. On leur montrera des photos d’un ciel traversé de martinets et ils demanderont : “Il y en avait vraiment autant ?”
Oui. Il y en avait partout.
Et nous avons laissé le silence les remplacer.
Bruno Ricard
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