Scandales de santé publique...

Publié le par Ricard Bruno

Le modèle animal met la santé humaine en danger
Médicaments impropres à la consommation : L’expérimentation animale n’est pas fiable

Dans le cadre de la Journée Mondiale des Animaux dans les Laboratoires et à l’initiative de la Fondation Brigitte Bardot, d’International Campaigns et d’Antidote Europe, une marche européenne contre la vivisection aura lieu samedi 23 avril 2011 à Paris. Rendez-vous Place de l’hôtel de ville (Paris 4ème) à 13h30 – Métro Hôtel de Ville ou Châtelet.

"Les expériences sur animaux sont faites pour des raisons légales et non des raisons scientifiques. Cela veut dire qu’elles ne servent aux fabricants que comme base légale pour vendre leurs produits, car la loi impose ces expériences qui n’ont aucune justification scientifique. Il n’existe aucune base logique pour transférer à l’homme les résultats obtenus sur des animaux." Docteur Goldberg, de l’institut de Karolinska de Stockholm dans Quantitative Method in Human Pharmacology.

Aujourd’hui, des personnalités de tous horizons pensent que le postulat sur lequel se fonde la législation réglementant l’expérimentation animale n’a aucune base scientifique. Dans Notre poison quotidien : produits chimiques dans les aliments, Marie-Monique Robin, journaliste spécialiste de la santé , ne montre aucun intérêt pour la cause animale et en arrive pourtant à la même conclusion que bien des chercheurs indépendants. La journaliste interviewe un scientifique américain qui témoigne de la supercherie. À l’entendre, les critères d’évaluation de la toxicité des éléments chimiques suceptibles de pénétrer la chaine alimentaire seraient l’aboutissement d’une entrevue de quelques scientifique autour d’une table faite dans l’unique intérêt marchand des lobbys industriels. Il est admis que nombre de chercheurs indépendants et repentis vivisecteurs, peu audibles dans l’espace public, n’ont guère confiance dans le paradigme scientifique en vigueur. S’appuyant sur du verni scientifique, la Dose Létale 50 et autres tests d’empoisonnement sont sans intérêt pour établir la sécurité sanitaire de nos aliments. Qui plus est, à entendre les promoteurs de cette doctrine, le test ne servirait qu’à classifier la dangerosité de produits à court terme. Quand de surcroît, on prend conscience que la résistance à la toxicité d’un produit est très variable d’une espèce à l’autre....

Entrave aux progrès de la réglementation européenne sur les cosmétiques

La révision de la directive européenne 86/609/CEE relative à l’encadrement des expériences sur les animaux en Europe votée en septembre 2010 et applicable en 2013 a fait l’objet d’énormes pressions des industries de la chimie et de la pharmacie. Désormais, il n’est plus obligatoire de recourir aux méthodes de substitution validées scientifiquement. Ces tests de cosmétiques pratiqués sur des animaux vont pouvoir perdurer en toute impunité alors même que les vivisecteurs ne peuvent couvrir leurs actes de barbarie d’un pis-aller scientifique. C’est une sérieuse atteinte à notre dignité humaine, un recul des fondements de notre civilisation. Paul MacCartney, engagé auprès de la British Union for the Abolition of Vivisection s’indigne : "Les animaux ne doivent pas souffrir au nom de la beauté. Tester des produits de beauté et des cosmétiques est cruel et inutile".

D’autant que les substances potentiellement néfastes à la santé abondent dans les cosmétiques en dépit des blancs seings "imprégnés de sang" validant leur commercialisation. Fin 2010, une expertise de l’observatoire des cosmétiques établissait une liste de 10 substances potentiellement dangereuses pour la santé ( les aluminiums, ammoniums, sulfates, filtres anti-UV, libérateurs de formol, les Parabens, le Phénoxyéthanol, le Triclosanet. les Thiazolinones). Pour Laurence Wittner, journaliste spécialiste de la santé, "bien d’autres ingrédients font l’objet de questionnements, comme les nanoparticules dans les produits solaires, les perturbateurs endocriniens (particulièrement dans les produits pour bébés)…" Maintenir le statu quo aux dépens de la santé humaine est déplorable. Le maintien des tests de cosmétiques pratiqués sur des animaux ne s’expliquent que par les masses d’argent considérables brassées par le trafic des animaux de laboratoires, les subventions collossales allouées aux vivisecteurs et la puissance des lobbys de la chimie.

La commission transgresse la loi fondamentale européenne

Comme vous le savez, les activistes de la cause animale sont maintenant qualifiés, ni plus ni moins, de terroristes. Cependant la puissance des lobbys industriels de la chimie n’est plus à démontrer et le terrorisme intellectuel des inquisiteurs de la pensée scientifique est presque banal. Deux poids, deux mesures. Exemple récent : À partir de 2013, la réglementation du parlement et du conseil européen sur les cosmétiques « prévoit l’évaluation de la sécurité des produits et l’interdiction des expérimentations sur les animaux. » les cosmétiques et produits d’hygiène testés sur des animaux seront interdits à la commercialisation dans l’espace communautaire. Or, un rapport remis par des scientistes à la commission européenne laisse croire qu’il n’existerait pas d’alternative scientifique à trois types de tests (toxicité de doses répétées, toxico-cinétique, toxicité pour la reproduction) et réclame un report de dix ans ! Si la commission européenne transgresse la nouvelle réglementation malgré la séparation des pouvoirs législatif et exécutif, les laboratoires auront à minima un répit assuré pour poursuivre leur morbide commerce lucratif.

Pourtant, en quelques années, de nombreux tests de toxicité fondés sur un paradigme réellement scientifique ont vu le jour. Ces tests sont évidemment bien plus fiables, moins coûteux et plus rapides. Les méthodes substitutives bénéficient de technologies à la pointe du progrès mais le dogme du modèle animal est coriace. On constate que pour 3 milliards d’euros alloués en Europe à l’expérimentation animale, seuls 12 millions d’euros d’argent public sont consacrés au développement des méthodes substitutives pourtant garantes du progrès de notre sécurité sanitaire. Ces chiffres ne prennent pas en compte les collectes de dons des téléthons organisées en occident pour des œuvres caritatives qui, le plus souvent à l’insu des donateurs, sont dévolues pour partie à l’expérimentation animale.

Or, quoi de plus parlant pour évaluer l’état d’avancée d’une société que de prendre connaissance de l’attention qu’elle porte aux plus faibles. De Charles Darwin qui affirmait "Les animaux, dont nous avons fait nos esclaves, nous n’aimons pas les considérer comme nos égaux..." en passant par Paul McCartney jusqu’à Emmanuel Kant pour qui "Nous pouvons juger le cœur d’un homme par son comportement envers les animaux", bien des personnalités marquantes s’ insurgèrent de la résurgence de la vivisection.

Agoravox.fr

Bruno Ricard
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Commenter cet article

colette 12/04/2011 09:32



Je ne serai pas la le 23 avril...Je suis tellement déçue de na pas pouvoir participer! Je serais de tout coeur avec vous et j'espère qu'une autre manif de ce genre sera prévue. Merci de tout ce
que vous faite pour les animaux et toutes les ignobles souffrances dont ils sont victimes.



marie 11/04/2011 20:16



J'ai une de mes soeur qui avait pris du Médiator pour son diabète a des problèmes au coeur et il y a un autre médicament que ma fille aînée prends depuis 1 an ou il y a des problèmes aussi, je
trouve ça honteux de faire des expériences sur les animaux mais en plus de les prescrire aux humains !!! Bisous bonne semaine Bruno