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48 articles avec filmographie

Brigitte Bardot a joué une criminelle : la vraie histoire tragique de Pauline Dubuisson

Publié le par Ricard Bruno

Pauline Dubuisson était une criminelle accusée en 1953, d’avoir tué son amant. L’histoire de cette dernière avait tellement marqué le monde, qu’elle avait été reprise au cinéma. C’était un film, dans lequel Brigitte Bardot jouait le rôle principal. Zoom sur cette affaire. 

Il y a de nombreuses années, la mention du nom Pauline Dubuisson trouvait échos dans les chaumières. 

En effet, c’était une criminelle, dont l’histoire avait été reprise au cinéma. Dans ce film, c’était Brigitte Bardot qui jouait le premier rôle. Nous vous proposons de faire un retour sur l’histoire de cette femme.  

Brigitte Bardot a joué une criminelle : la vraie histoire tragique de Pauline Dubuisson

BRIGITTE SOUS UN NOUVEAU JOUR

Brigitte avait eu l’opportunité d’incarner le rôle d’une criminelle en 1960, dans “La Vérité”. C’était un personnage unique, une séductrice, qui après avoir eu de nombreuses relations, avait fini par assassiner son amant. 

Le film avait été réalisé par Henri-Georges Clouzot. C’était une grande première pour Brigitte, qui sortait des sentiers battus avec ce projet. Celle-ci montrait une nouvelle facette de son jeu, qui avait valu à son metteur en scène, une nomination à l’Oscar du meilleur film étranger. 

Brigitte Bardot a joué une criminelle : la vraie histoire tragique de Pauline Dubuisson

LE DESTIN DE LA VRAI PAULINE

Pour comprendre l’histoire de “ La Vérité”, vous êtes un peu obligé de plonger dans la véritable histoire de cette tragédie. En effet, Pauline Dubuisson était venue au monde en 1927, à Malo-lès-Bains. 

Son père, était un colonel, et il lui avait inculqué une éducation stricte, qui n’aura pas eu raison d’elle bien longtemps. À 14 ans, Pauline avait été renvoyée de son lycée, parce qu’elle avait été surprise avec un marin dans son square. 

Après un passé tourmenté à Dunkerque, la jeune femme avait décidé de s’installer à Lyon, puis à Lille, afin de poursuivre ses études de médecine. C’est ainsi qu’elle avait fait la rencontre de Félix. 

Brigitte Bardot a joué une criminelle : la vraie histoire tragique de Pauline Dubuisson

UN CRIME PAR ORGUEIL

Alors qu’ils s’étaient mis ensemble, leur relation s'était écourtée deux ans après, parce que le jeune homme de 25 ans était las des tromperies de sa partenaire. Il était parti à Paris, et s'était fiancé avec Monique Lombard. 

Apprenant la nouvelle, Pauline s’était rendu à la capitale pour tenter de reconquérir son amour perdu, en vain. C’est suite à cela qu'elle avait été envahi par des envies meurtrières

“J'avais résolu, si je ne pouvais le ramener à moi, de nous entraîner tous les deux dans la mort.”

Apprenant la nouvelle, Pauline s’était rendu à la capitale pour tenter de reconquérir son amour perdu, en vain. C’est suite à cela qu'elle avait été envahi par des envies meurtrières

“J'avais résolu, si je ne pouvais le ramener à moi, de nous entraîner tous les deux dans la mort.”

Brigitte Bardot a joué une criminelle : la vraie histoire tragique de Pauline Dubuisson

Cependant, après avoir tué son amant, sa tentative de suicide avait échoué, et elle avait été condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Son père, outré par ce déshonneur, s’était donné la mort. 

Vous avez aussi la possibilité de redécouvrir les histoires de bon nombre de célébrités. Zoom sur celle de Pauline Lefèvre. 

Source de l'article : Cliquez ICI

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Genèse scénaristique et films possibles...

Publié le par Ricard Bruno

Genèse scénaristique et films possibles...

Ce texte est reproduit dans l'Atelier de théorie littéraire de Fabula avec l'aimable autorisation de l'auteur et de son éditeur.

 

Dossiers Cinéma, Textes possibles, Adaptation.




 

Genèse scénaristique et films possibles


 

Dans l'ouvrage En cas de malheur, de Simenon à Autant-Lara (1956-1958). Essai de génétique scénaristique paru chez Droz en 2020 dans la collection «Ciné courant» inaugurée avec ce volume, nous proposons une étude de cas et une réflexion méthodologique à partir de l'examen comparé des nombreuses pièces que compte le fonds Claude Autant-Lara de la Cinémathèque suisse relatifs à l'écriture du scénario du film En cas de malheur adapté du roman homonyme de Georges Simenon. Roman et film y sont principalement envisagés dans une perspective d'étude sur le genre qui oriente la lecture des sources et définit un axe de pertinence utile à la sélection des aspects discutés parmi la masse de documents (plans de travail, notes de frais, contrats, correspondance, etc.). L'étude vise en particulier à explorer les modalités du travail collaboratif entre Autant-Lara, Aurenche et Bost en prenant en compte les contraintes de production pesant sur l'écriture, notamment celles résultant de la présence des deux plus grandes stars du cinéma français à la distribution (Jean Gabin et Brigitte Bardot). L'approche génétique axée sur les versions du scénario permet d'envisager le processus de l'adaptation non pas seulement comme un transfert sémiotique d'un texte écrit à un discours audiovisuel, mais également comme l'étude d'étapes intermédiaires situées elles aussi au stade du langage verbal, mais dont les témoignages à reconstituer sur la base d'hypothèses se présentent sous des formes distinctes de la production romanesque originale (continuité dialoguée, découpage technique, etc.). «Le» scénario est ainsi discuté à travers plusieurs états, le film réalisé se lisant in fine comme une strate supplémentaire d'un palimpseste des possibles narratifs. Nous reproduisons ici un extrait d'une section intitulée «Des films possibles», p.158-163(les ajouts entre crochets visent à contextualiser certaines références à d'autres parties de l'ouvrage).

 

Variantes et univers de fiction alternatifs

 

 […] Almuth Grésillon envisage la critique génétique comme «un nouveau regard [qui] implique, sinon un choix, du moins des préférences: celles […] du multiple sur l'unique, du possible sur le fini, du virtuel sur le ne variatur»[1]. […] Elle souligne par ailleurs l'inévitable inscription dans l'histoire de l'acte d'écriture, fût-il individuel: «On écrit pour son temps, contre son temps, jamais sans lui.»[2]

 

Par conséquent, on peut dire que le déploiement des possibles qui jalonnent la genèse des productions permet, pour autant que nous ne posions pas un discours évaluatif valorisant la phase la plus tardive au détriment d'autres virtualités[3], d'envisager à nouveaux frais les stéréotypes [en l'occurrence ici de genre] qui circulent en un temps donné en les concevant de manière moins figée, en fonction d'une dynamique de création […] collective. Plutôt que de partir d'un cadre théorique plaqué sur un objet (et dans le meilleur des cas ajusté à ce dernier), l'étude génétique favorise une méthode inductive qui consiste, en premier lieu, en la transcription, la description et l'examen de pièces d'archives. Aussi le rôle central conféré à certaines caractéristiques de la structure narrative par l'analyse du positionnement idéologique du film –selon que telle action ou tel comportement du héros (dont le parcours individuel constitue la colonne vertébrale du récit, du moins dans les films hollywoodiens sur lesquels se sont majoritairement penchées les gender studies) se voit rétroactivement sanctionnée ou valorisée par l'enchaînement causal du récit, et ce notamment dans la séquence conclusive […]–demande à être nuancé lorsque, comme l'explique Raymonde Debray Genette, on «mesur[e] la fragilité de ce que l'on appelle la clôture du texte, qui est démantelée non seulement par l'histoire des lectures successives, mais encore par celle des variations génétiques, […] la dimension génétique empêch[ant] toute application schématique»[4].

 

La notion de «possible» n'est pas entendue ici dans le sens où nous l'avons théorisée ailleurs, à partir d'une réflexion sur la fiction, à propos de l'essor des films à mondes multiples à l'ère des effets spéciaux numériques[5], même si, mutatis mutandis, un rapprochement avec ce cadre théorique peut être envisagé: on peut convenir en effet avec Daniel Ferrer que l'«idée [leibnizienne] d'une pluralité des possibles représentés par des univers juxtaposés sembl[e] particulièrement adaptée aux études génétiques»[6], dans la mesure où les versions d'un récit pourraient également être pensées dans leur coprésence, c'est-à-dire indépendamment de l'ordonnancement conféré par l'établissement d'une chronologie des variantes. Pour un scénario comme celui d'En cas de malheur, conçu dans un temps relativement court – il s'est agi de quelques mois de l'année 1957, avec une finalisation du film l'année suivante, alors que, pour convoquer un autre projet de film d'Autant-Lara, l'une des premières versions du synopsis du Rouge et le Noir sorti en 1954 est datée du 15 août 1945[7]–, cette vision synchronique donne accès à des univers qui se jouxtent et ne sont que partiellement superposables.

 

Comme nous le verrons dans l'étude des variantes, les adaptateurs ont en plusieurs occasions exploité des virtualités suggérées par Simenon, soit parce que le narrateur Lucien Gobillot, [dans ce roman écrit à la première personne, se contente de formuler des hypothèses (mensonges de sa cliente puis amante Yvette, ou sentiments que son épouse Viviane lui dissimulerait) que les adaptateurs doivent actualiser ou non dans un film qui ne s'en tient pas à une stricte focalisation interne sur le personnage de l'avocat Gobillot (prénommé André), soit –et c'est là un aspect aux implications théoriques d'importance pour envisager les processus et techniques d'adaptation d'un texte littéraire –] parce que des alternatives concurrentes qui se présentent aux personnages romanesques sont réorganisées différemment dans certains états du texte scénaristique. Ainsi Gobillot fait-il miroiter à son épouse dans le roman un séjour à Cannes alors qu'il a prévu un séjour de sports d'hiver à la montagne avec Yvette. [Chez Simenon, sa décision est prise de manière ferme, tandis que l'hésitation persiste chez les adaptateurs qui, déplaçant celle-ci sur le protagoniste, optent dans une version[8] dans laquelle ils entendent mettre en exergue les soucis de santé de l'avocat (facteur de dramatisation et mise en exergue de la déchéance vécue par le personnage) pour le calme d'un séjour revigorant avec l'épouse plutôt que pour les étreintes passionnées avec son amante (un choix qui écarte Bardot-Yvette et s'avère dès lors commercialement impensable à cette période marquée par le succès international de l'actrice devenue icône d'une génération après Et Dieu créa… la femme sorti en 1957)]. On observe dans cette variante scénaristique non conservée par les auteurs une actualisation d'un contenu narratif resté en quelque sorte «virtuel» dans le récit romanesque, dans la mesure où il y présent sur le mode d'une absence qui atteste néanmoins de l'inscription de l'alternative dans l'un des mondes possibles susceptibles d'être extrapolés sur la base du texte[9]. Dans de tels cas, l'ancrage dans le matériau narratif original occasionne une amplification susceptible de se déployer dans des directions aux implications idéologiques divergentes […].

 

L'empan des possibles

 

[L'empan des possibles est souvent régulé par l'insertion d'une idée de scénariste correspondant à une forme d'«équivalence», pour reprendre le terme caractérisant la pratique fustigée par François Truffaut dans son célèbre pamphlet contre la «Qualité française»[10]]. Aussi, le trio d'adaptateurs d'En cas de malheur ayant initialement souhaité terminer le film sur Gobillot claquant une porte face aux autorités de son ordre (au vu de l'intérêt porté à cette action en des termes audiovisuels en cet ultime seuil du film), deux fils distincts y conduisent: dans un cas, Gobillot se rend devant le Conseil de l'Ordre après avoir observé le corps sans vie d'Yvette, et ferme la porte derrière lui pour affronter, plus désabusé que jamais, les griefs de ses confrères, sans baisser les bras, ce qui correspond au constat cynique sur lequel s'achève le roman («Moi, je continuerai à défendre des crapules»)[11]. Dans une variante de la conclusion, caractérisée par le fait que c'est à travers par la bonne Jeanine (et non Gobillot) que le corps est découvert par le spectateur, l'avocat apprend la nouvelle par un mot qui lui est remis lorsqu'il est en train de se défendre face au bâtonnier; il quitte alors la salle en claquant la porte, consacrant ainsi sa propre mise à ban. Le film ne retiendra ni l'un ni l'autre de ces deux fins alternatives, puisqu'il s'achève sur la solitude de Gobillot dans le décor nocturne du Quai de Javel. Le point commun entre ces deux variantes qui se sont imposées comme une invention nécessaire par rapport au roman à deux stades de la genèse du scénario, c'est-à-dire le motif de la porte, a par ailleurs été décliné ailleurs dans certaines versions du scénario, de sorte que l'on peut dire qu'à l'échelle du parcours génétique, il fit office de leitmotiv, concrétisant dans l'espace filmique le dépassement d'un seuil par Gobillot —le titre alternatif choisi pour le film, La Cote d'alerte, connotait cette idée d'un point-limite. Dans certaines versions, en effet, la porte amorce un flash-back focalisé sur Gobillot […]; dans d'autres, Gobillot met fin à l'interpellation virulente du jeune amant d'Yvette, Mazetti, qui a lieu devant chez lui […] en fermant brutalement la porte d'entrée de sa résidence, solution qu'il s'est agi d'abandonner avec le «monde possible» retenu pour le film où l'altercation a lieu sur le trottoir faisant face à la boutique d'un fleuriste, là où une porte eût été totalement incongrue (à moins de poser un contrat de lecture semblable à celui stipulé par un film au comique «réflexif» comme ceux de Mel Brooks)[12].

 

On comprend que les possibles, [virtuellement contenus dans le texte original et révélés par l'adaptation ou élaborés au cours de la genèse du scénario], n'induisent pas seulement une prolifération difficile à circonscrire, mais qu'ils postulent aussi des points de jonction dont la récurrence d'une variante à l'autre présente une certaine pertinence pour l'étude du film. […] [lorsque le scénario résulte comme ici d'une adaptation d'un roman par un auteur différent du romancier lui-même, la version publiée du texte] contribue à resserrer considérablement l'éventail des possibles –du moins en ce qui concerne les grandes articulations de la structure narrative–, tout en renforçant l'intérêt de chacun d'eux. On ne peut manquer de penser ici aux conditions de la clause de droit de réécriture dont bénéficia à la Columbia le réalisateur Fritz Lang pour la conception notamment du film Règlement de comptes (1953), qui stipulait que tout changement souhaité par Lang dans le scénario d'origine de Sydney Boehm devait être motivé soit par le retour à l'œuvre adaptée, soit par des éléments présents ailleurs dans le texte scénaristique[13]. En se focalisant tour à tour sur des passages précis du roman (souvent très courts) pour développer tout un pan du récit filmique, les adaptateurs d'En cas de malheur ne procèdent souvent guère différemment, même si pour eux, à priori, toute «équivalence» est permise, y compris lorsqu'elle relève de la pure invention. […] les informations concernant la diégèse de la fiction romanesque constitue leur principale source d'inspiration, fût-ce pour aboutir, à partir d'un invariant précis, à un récit fort différent. Cette liberté de transposition connaît certaines limites: une version du scénario dans laquelle Yvette inviterait l'épouse de Gobillot à participer à une coucherie à trois [similaire à celle qui réunit Gobillot, Yvette et Jeanne, présente dans le roman] ou dans laquelle Viviane assassinerait à la fin du récit l'amante de son mari offrirait certes un univers alternatif à celui proposé par le roman mais, dans de tels cas, la caractérisation des personnages s'en verrait profondément modifiée, et le récit ne serait plus conforme à ce qui est attendu du travail des adaptateurs dans les années 1950, c'est-à-dire à une époque où le cinéma, qui fait l'objet après-guerre d'une (nouvelle) quête de légitimité, ne puise qu'avec admiration dans le patrimoine de sa grande sœur, la Littérature.

 

À la fois en-deçà et au-delà du film tel qu'il a in fine été réalisé, le chantier scénaristique nous renseigne quant à ce qui a constitué, aux yeux de différentes instances (scénariste, producteur, réalisateur, décorateur, distributeur, vedette, agent de stars, etc.), un horizon des possibles, c'est-à-dire également un horizon de ce qui a relevé du pensable. En effet, les états scénaristiques non retenus –mais aussi, dans le détail du texte, certains termes biffés ou remplacés, ou des annotations dans les marges – n'en sont pas moins des traces de ce qui, à une époque donnée, participe, au sein d'un espace de production spécifique, de ce que les acteurs de la création sont à même de concevoir en termes de représentations: même si les pistes envisagées sont ensuite adaptées aux attentes supposées du public ou abandonnées pour diverses raisons (qui sont autant de manifestations de pratiques normatives dont l'examen s'avère éclairant), le fait qu'elles aient pu advenir légitime une prise en considération dans le cadre d'une entreprise de reconstitution du cadre d'intelligibilité «du monde» (mais ce dernier, lui non plus, n'est pas unique, puisqu'il se construit à la convergence des points de vue) prévalant chez les membres de l'équipe du film [comme celle que nous avons tenté de mener dans l'ouvrage].

 

Source de l'article : Cliquez ICI


 

Alain Boillat (Université de Lausanne) 2020

 

Mis en ligne dans l'Atelier de théorie littéraire de Fabula en octobre 2020.

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Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

 Sex-symbol des années 1960, Brigitte Bardot reste une actrice mythique du cinéma français et international. De sa carrière à sa vie privée en passant par ses prises de position polémiques, retour sur le parcours d'une star unique en son genre.
Son enfance
Brigitte Bardot est née le 28 septembre 1934, au sein d'une famille bourgeoise et catholique. Son père est propriétaire des Usines Bardot, sa mère est artiste. Durant son enfance, celle qui deviendra actrice souffre d'une amblyopie : elle ne voit pas bien de l'oeil gauche. Brigitte Bardot est éduquée selon la tradition catholique stricte, étudiant notamment à l'Institut de la Tour de Paris.  

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

Brigitte Bardot fait ses débuts d'actrice dès les années 1950. Il faudra toutefois attendre "Et Dieu... créa la femme" (1956) pour qu'elle accède au rang de star internationale. Grâce à sa sensualité et sa beauté, elle est rapidement érigée en sex-symbol de l'époque, une étiquette qui lui collera à la peau toute sa vie. Elle prêtera même ses traits à l'un des bustes de Marianne à la fin des années 1960.

Cette notoriété lui ouvre les portes des plateaux de cinéma : lorsqu'on examine la carrière de Brigitte Bardot, on retrouve des classiques tels "Le Mépris", "Viva Maria" ou encore "La Vérité". Son succès sera tel qu'elle devient en 1958 l'actrice la mieux payée du cinéma français.

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

Si elle est plus connue comme actrice, Brigitte Bardot a mené de front une carrière de chanteuse. Elle débute la musique en 1962. C'est à B.B. qu'on doit notamment "La Madrague", son plus grand succès. Composé par Gérard Bourgeois et écrit par Jean-Max Rivière, ce titre fait d'ailleurs référence à à la propriété de l'actrice à Saint-Tropez. Elle chante ce morceau pour la première fois en 1967, au cours de l'émission Le Palmarès des Chansons - spécial Dalida. Depuis, plusieurs artistes ont repris cette chanson : Laurent Voulzy, Camelia Jordana ou encore Angèle.

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

Parmi les films majeurs de Brigitte Bardot, on retrouve "La Vérité" d'Henri-Georges Clouzot, sorti en 1960. Le tournage a toutefois été particulièrement éprouvant pour l'actrice, puisque le réalisateur n'a pas manqué de la malmener pour les besoins du film. A tel point qu'après sa sortie, l'actrice enchaînera les films avec moins d'enthousiasme. Dans ses mémoires, Initiales B.B., la comédienne se souviendra que le cinéaste de La Vérité lui a fait avaler, pour le besoin d'une scène, deux somnifères, en prétendant que c'était de l'aspirine. L'actrice ne se réveillera que 48 heures après. Néanmoins, elle juge que la scène est excellente.

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

Après "La Vérité", Brigitte Bardot enchaîne les films, mais avec moins d'enthousiasme qu'à ses débuts. Elle refuse notamment d'incarner la James Bond Girl d'"Au service secret de Sa Majesté". L'actrice sera également indifférente aux succès de "Boulevard du Rhum" et "Les Pétroleuses", et joue à contrecœur dans "Don Juan 73", la suite de "Et Dieu...créa la femme". Après "L'histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise" en 1973, Brigitte Bardot décide de mettre fin à sa carrière de comédienne pour se consacrer au combat de sa vie : la lutte pour la défense de la cause animale. "En donnant ma vie aux animaux, ce sont eux qui m'ont sauvée, confiait-elle en 2019 à Voici. Ils ont donné un sens à mon existence, un sens tellement important qu'il n'a plus jamais été question par la suite de mettre fin à mes jours. Ils m'ont apporté la vérité, l'amour vrai."

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

La vie amoureuse de Brigitte Bardot a fasciné les médias. Elle a été mariée quatre fois : avec Roger Vadim en 1952, Jacques Charrier en 1959, Gunter Sachs en 1966 et enfin Bernard d'Ormale en 1992. On lui connaît également plusieurs liaisons avec d'autres personnalités : elle tombe amoureuse de Jean-Louis Trintignant sur le tournage de "Et Dieu... créa la femme", avant d'entamer une relation avec Gilbert Bécaud et Sacha Distel. Elle débute également une liaison avec Sami Frey sur le plateau de "La Vérité", avant de vivre une romance passionnée avec Serge Gainsbourg, alors qu'elle est mariée à Gunter Sachs. On lui prête également des relations avec Patrick Filles, Christian Kalt, Laurent Vergez et Allain Bougrain-Dubourg.

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

En 1967, Brigitte Bardot débute une collaboration musicale avec Serge Gainsbourg. Ils enregistrent plusieurs titres ensemble : "Je t'aime...moi non plus", "Comic strip" ou encore "Bonnie and Clyde". Au départ, c'est une complicité artistique qui les rapproche. Au fur et à mesure, une idylle naît entre eux : Brigitte Bardot, alors mariée avec Gunter Sachs, devient la muse de L'homme à tête de chou. Le couple se sépare alors que Brigitte Bardot part en Espagne pour tourner "Shalako" en 1968. Dans une interview à Nice Matin en 2011, l'actrice se souvient de cette romance passionnée : "Après notre séparation, il m'écrivit dans la détresse un vibrant hommage : "Initials B.B.", qui reste la plus belle déclaration d'amour qu'un homme m'ait jamais faite".

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

En 1992, Brigitte Bardot rencontre celui qui partage sa vie depuis bientôt 30 ans, Bernard d'Ormale. Dans ses mémoires, l'actrice se confiera sur son histoire d'amour avec cet industriel, rencontré lors d'un dîner organisée par la seconde épouse de Jean-Marie Le Pen : "Un coup de foudre mutuel, se souvient-elle. Il sera mon mari pour le reste de ma vie".

Le couple se dit oui quelques mois après leur rencontre, le 16 août 1992. Ils vivent encore aujourd'hui toujours ensemble.

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

Brigitte Bardot a donné naissance à son unique enfant, Nicolas-Jacques Charrier, le 11 janvier 1960. Mais l'actrice ne l'a jamais cachée, elle ne voulait pas être mère. Elle avait auparavant avorté deux fois. Mais la seconde IVG lui provoque une hémorragie et un arrêt cardiaque. Traumatisée par cet incident, elle décide quelques années plus tard de garder l'enfant de Jacques Charrier. Dans son autobiographie publiée en 1996, elle aura des propos sur sa grossesse qui feront scandale à l'époque : "C'était comme une tumeur qui s'était nourrie de moi, que j'avais portée dans ma chair tuméfiée, n'attendant que le moment béni où l'on m'en débarrasserait enfin. Le cauchemar arrivé à son paroxysme, il fallait que j'assume à vie l'objet de mon malheur". Suite à ces propos, Nicolas Charrier intente un procès contre sa mère pour "atteinte à l'intimité intra-utérine" : B.B. doit lui verser 100 000 francs.

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

Brigitte Bardot a combattu un cancer du sein en 1984. Toutefois, l'ex-comédienne alors âgée de 49 ans refuse de se faire soigner dans un premier temps, avant de se laisser convaincre par son amie, Marina Vlady. "J'étais toute seule et j'avais décidé de faire uniquement de la radiothérapie, et pas cette épouvantable chimio, pour ne pas perdre mes cheveux, se souvient-elle en 2018, dans une interview à Paris Match. Elle détruit le mal mais aussi le bien et on en sort anéanti. Je vois des gens qui, après cette épreuve, sont des loques. Jamais je ne voudrais passer par là. Cette maladie m'a obligée à me retrouver face à moi-même. Et maintenant, si j'aime bien parfois la solitude, je ne peux néanmoins vivre seule". Après ce traitement, Brigitte Bardot sera totalement guérie.

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

Brigitte Bardot a fait plusieurs tentatives de suicide au cours de sa vie et ne l'a jamais caché. La première a lieu alors qu'elle n'a pas encore 18 ans, lorsque ses parents refusent qu'elle épouse Roger Vadim. Après ce geste désespéré, son père finira par accepter, à condition qu'elle attende d'être majeure. La seconde a lieu le 28 septembre 1960, à l'occasion de son 26e anniversaire : l'actrice ingère beaucoup d'alcool et de comprimés, avant de s'ouvrir les veines dans une bergerie. Elle sera retrouvée par un enfant qui passait par là. Quarante-huit heures plus tard, elle se réveille à l'hôpital et sera suivie par des psychiatres. En octobre 2019, dans les colonnes de Vogue, B.B. reviendra d'ailleurs succinctement sur ses moments de dépression : "Quand je faisais du cinéma, ma vie ne correspondait pas à l'absolu que je recherchais".

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

Après avoir mis fin à sa carrière au cinéma,Brigitte bardot se dédie corps et âme à la cause animale. Elle commence son combat en 1964, en se révoltant contre le martelage au burin, ce qui mènera à la création du pistolet de Brigitte Bardot. Celui-ci permet la mort de l'animal sans qu'il ne ressente de douleur. En 1976, elle lance une campagne internationale contre la chasse aux phoques : le 15 mars 1977, le président Valery Giscard d'Estaing interdit l'import des peaux de phoques en France. En 1986, elle crée la Fondation Brigitte Bardot, qui lutte contre la maltraitance animale. Pour qu'elle soit reconnue d'intérêt publique, la comédienne vendra tous ses effets personnels, ses bijoux, robes, photos, affiches dédicacées de l'époque où elle était une star mondiale.

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

En février 2019, Brigitte Bardot publie une lettre écrite au Président de la République Emmanuel Macron. L'ancienne actrice lui reproche notamment son "inaction" en matière du droit des animaux : "Je vous demande de vous mettre En Marche pour les animaux". Elle se dit "plus que déçue par [son] immobilisme", faisant référence aux images choquantes tournées dans un abattoir de Rodez, où des bovins sont mis à mort sans étourdissement. "Monsieur le Président, il n'est plus temps de tergiverser sur la question, de se renvoyer la balle indéfiniment, regardez les images que nous dévoilons aujourd'hui, elles sont scandaleuses, choquantes, indignes et inacceptables d'un pays comme la France qui se prétend civilisé".

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

Politiquement, Brigitte Bardot se définit comme "conservatrice", précisant être "une française de souche lointaine et fière de l'être". Elle n'a pas caché son affiliation pour le Front National, disant en 1999 "partager certaines idées du FN, notamment contre la forte immigration en France." Elle a également soutenu Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle de 2012. L'ancienne icône des années soixante a précisé ses opinions dans Le Monde (janvier 2018), précisant qu'elle "juge les politiques à l'aune de ce qu'ils proposent pour la cause animale". Elle explique avoir "eu un espoir insensé quand le Front national a fait des propositions concrètes pour réduire la souffrance animale [...] Si demain un communiste reprend les propositions de ma fondation, j'applaudis et je vote. Mais je n'accorderai plus mon soutien à personne".

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

Depuis la fin de sa carrière, et malgré son combat pour la cause animale, l'image de Brigitte Bardot est controversée en raison de plusieurs prises de positions polémiques. Ses propos, sur l'islam en France, le métissage, l'immigration, l'abattage rituel des animaux ou encore l'homosexualité, ont été largement critiqués. Elle a d'ailleurs été plusieurs fois condamnée pour incitation à la haine raciale, notamment suite à la publication de son ouvrage Un cri dans le silence (2003). Ses positions sur les femmes, la télé-réalité, les transgenres, les hommes politiques et la restauration rapide ont également été sujet à controverse à la sortie de ce livre.

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

En 2019, Brigitte Bardot fait partie des personnalités qui ont apporté publiquement leur soutien au mouvement des Gilets Jaunes. Le 17 février, elle s'est d'ailleurs rendu à un débat organisé par ces manifestants dans un motel à Fréjus. Elle les a notamment invités à "ne rien lâcher". "Ils ont beaucoup de courage", estime l'octogénaire au micro de L'Obs. Elle s'était également affichée sur les réseaux sociaux le 28 novembre 2018 en portant un gilet jaune, un cliché accompagné de la légende : "Avec vous".

Mariages, santé, carrière... L'incroyable vie de Brigitte Bardot

Brigitte Bardot a déjà évoqué publiquement ses états d'âmes concernant sa mort. En 2018, dans les colonnes du Monde, l'actrice a révélé qu'elle souhaitait reposer dans le jardin de sa propriété La Madrague, dans le Var. "J'ai choisi un petit coin, proche de la mer, qui a été entériné par les autorités". Elle explique ne pas souhaiter reposer dans le cimetière de Saint-Tropez, "où une foule de connards risquerait d'abîmer la tombe de mes parents et mes grands-parents. Je veux qu'on leur foute la paix". Sa propriété sera également transformée en musée pour permettre aux fans de se recueillir, mais aussi pour apporter des revenus à la Fondation Brigitte Bardot. Elle ne souhaite également que son nom, son prénom, ses dates de naissances et de mort, ainsi qu'une croix sur sa tombe. "Rien d'autre", tranche-t-elle en 2020 au magazine Point de vue.

Le mépris - Jean-Luc Godard - critique

Publié le par Ricard Bruno

Le mépris - Jean-Luc Godard - critique

Un "movie-movie" (film sur un film) où la question "qu’est-ce que l’amour" devient "qu’est-ce que le regard ?". Un long métrage intemporel de Godard.

 

Résumé : Le scénariste Paul Javal mène une vie heureuse avec sa femme Camille. Un jour, le célèbre producteur américain Jeremy Prokosch lui propose de travailler à une adaptation de l’Odyssée, réalisée par Fritz Lang à Cinecittà. Le couple se rend alors sur les lieux du tournage et rencontre l’équipe. Prokosch fait bientôt des avances à Camille sous les yeux de Paul. Cette tentative de séduction va sonner le glas de leur couple…

Critique : Fondé sur le roman d’Alberto Moravia, Le mépris raconte le lent et progressif déchirement d’un couple en Italie. Une sorte de voyage translpin qui finit mal. Camille (Brigitte Bardot) a peu à peu l’impression que son mari (Michel Piccoli) ne la regarde plus, ne l’aime plus. Alors que son époux doit s’atteler à la réécriture d’un scénario en train de se tourner à Cinecittà, le doute puis le mépris vont naître chez Camille. Et de là, l’incompréhension puis la colère de Paul ; d’ailleurs pas nécessairement innocent dans l’affaire. Le couple n’y survivra pas.
Au cœur du couple, au centre même de l’amour, le regard. Dès la première image du film, une voix off en parle déjà : "Le cinéma, disait André Bazin, substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs. Le Mépris est l’histoire de ce monde." Godard annonce ce qui sera pour lui finalement non le nœud de l’amour, mais l’amour même : le regard. Pour Jean-Luc Nancy, "égard et regard sont à peu près le même mot : le re-gard indique le recul propice à l’intensification de la garde, de la prise en garde." [1]
L’égard que traque Camille chez son mari est constant, elle veut convoquer l’œil de celui-ci, le provoquer parfois aussi. Pour elle, son époux la trahit dès lors qu’il a cessé de l’observer, "son regard est pareil au regard des statues". [2] Ces mêmes statues antiques qui traversent le film de part en part, rappelant l’odyssée homérique vécue par le couple. Regard sans trou ni profondeur, alors même que le mot a aussi le sens de : "Ouverture destinée à faciliter les visites, les réparations." Ce couple n’a-t-il pas oublié, à un moment donné, de se visiter face à face et de consolider ses failles humaines ?
Les célèbres phrases "Tu les trouves jolies mes fesses ?", "Je t’aime totalement, tendrement, tragiquement" crient la dépendance du regard de l’Autre ; dépendance à être aimé, mais aussi à exister. "Chaque regard nous fait éprouver concrètement (...) que nous existons pour tous les hommes vivants", disait Sartre [3]. Une des réussites du Mépris est le point de vue même de Godard, personnel, réflexif, incisif, signant là un de ses chefs-d’œuvre, en dépit des quelques problèmes rencontrés au cours du tournage.
Les producteurs du film ne voulaient pas de scènes de sexe dans Le Mépris. Godard, fidèle à lui-même, fit mine d’accepter, tout en contournant l’ordre. La première séquence (post-générique) dévoile une Brigitte Bardot complètement dénudée sur un lit, "cul nu". Le regard y est au rendez-vous, voire au garde à vous. Et l’inoubliable musique de Georges Delerue [4] de contempler, caresser et traverser le corps de Bardot, illuminant à tout instant, comme la foudre, une tragédie décidément atemporelle.

Notes : Combien de cinéastes ont, suite au Mépris de Godard, débuté leurs films par une femme nue vue de dos ? Parmi les exemples les plus intéressants : Carrie (1976) de Brian De Palma, Moloch (1999) d’Alexandre Soukourov et Eyes wide shut de Stanley Kubrick - ce dernier racontant quasiment la même odyssée que celle du Mépris.

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Le mépris - Jean-Luc Godard - critique

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Brigitte Bardot : Blonde documentaire inédit du 12 08 2020 !

Publié le par Ricard Bruno

En 1956, Et Dieu… créa la femme enflamme les salles de cinéma. Le film de Vadim est le grand tournant de la carrière de Brigitte Bardot. Elle y incarne la blondeur fière, la sauvagerie, la liberté. Du mambo effréné à la rencontre avec Charrier : BB, femme et mère.

Une scène qui échappa à la censure dans "Et Dieu... créa la femme".
Une scène qui échappa à la censure dans "Et Dieu... créa la femme".

Bardot n’est pas féministe. Elle le revendique. Mais il y a ce qu’on dit, et il y a ce qu’on fait.

Depuis la célèbre scène du scandaleux Mambo dans le film Et Dieu… créa la femme, elle fait figure de proue dans le mouvement pour la liberté féminine. Ce film la fait star. La star rend la femme libre.

Mes hanches roulaient, tanguaient, j’avais chaud, je me défonçais, je mimais l’amour au rythme fou des tam-tams, c’était comme si une autre moi-même possédait mon corps ! […] C’était bon ! C’était fou ! J’étais devenue folle !                                  
Ce soir-là, Vadim décida de rajouter dans son film une scène où je danserais follement, et sans pudeur. Cette séquence ferait le tour du monde…                                   
Brigitte Bardot, Initiales BB

Dans Une très belle enfant, deuxième partie de cette Grande Traversée, le maître de ballet, Stéphane Dalle, commentait la fameuse scène de Et Dieu... créa la femme :

Et ainsi
Vadim créa Bardot.
Bardot créa Vadim.
Juliette Hardy créa Saint-Tropez.
Et Dieu… créa la femme.

L'hôtel de la Ponche, à Saint-Tropez, garde fièrement la mémoire d'un tournage devenu mythique.
L'hôtel de la Ponche, à Saint-Tropez, garde fièrement la mémoire d'un tournage devenu mythique

Être libre, ce n’est déjà plus chercher à se libérer. Or, BB n’a pas eu à chercher sa libération. Le sentiment de liberté lui était inné.

Que dire de quelqu'un qui a été libre sans avoir jamais eu le besoin de revendiquer son autonomie ? BB est-elle féministe malgré elle ? 

Elle apparait à la fois comme très libre et très indépendante, et en même temps, le personnage de Juliette [Bardot dans Et Dieu créa la femme] vis-à-vis de son mari, comme Bardot vis-à-vis de Vadim, sont aussi des femmes objets de leurs hommes. C’est là l’ambiguïté immense de Bardot.                                
Manon Garcia, philosophe

« Elle vit comme tout le monde en n’étant comme personne », dit d’elle Jean Cocteau.
On ne se lasse pas d’entendre dire que Bardot est phénoménale. Certes, son nom est sur toutes les affiches et dans toutes les bouches. Mais elle a quelque chose qui dépasse le cinéma. Nombreuses ont été les grandes sensibilités du vingtième siècle à vouloir mettre des mots sur Bardot, à donner du sens à ce quelque chose. Comment décrire cette Vénus triomphante qui naît des eaux de la passion et de l’impertinence, puis s'élance hors des époques et des générations ?

Ayant tous les droits païens : choisir, apprécier, aimer, quitter, on tenta de lui imposer des devoirs chrétiens : travailler, épouser, aimer son métier, élever, etc. Elle ne s’y trompa pas. Elle refusa. Elle prit les droits naturels de sa beauté, de sa nature, et refusa les faux devoirs avec une belle énergie de guéparde.                                   
Françoise Sagan, « Bardot », L’Express, 27/10/1975

Au jeu de l'amour, elle est plus un chasseur qu'une proie. L'homme est un objet pour elle, exactement comme elle l'est pour lui…                                   
Simone de Beauvoir, « Bardot and the Lolita Syndrome », 1959

En juin 1959, BB épouse le jeune premier, Jacques Charrier.
En juin 1959, BB épouse le jeune premier, Jacques Charrier.

Jusqu’en 1965, une Française ne pouvait pas ouvrir de compte bancaire sans l’autorisation de son mari. Jusqu’en 1975, le pays de Marianne punissait l’avortement d’une peine de prison. Dans les mentalités, la femme était cantonnée à la sphère domestique. C’était cela être une femme modèle. Si BB voulait de tout son corps être une femme, elle ne pouvait certainement pas en être une modèle. Pourtant, elle a passé l’audition. La femme exemplaire est de loin son plus mauvais rôle. Elle est mariée - mais trompe, et quitte. Elle se remarie - mais divorce. Elle a un enfant - mais n’en veut pas. On la critique autant qu’elle donne courage. 

Cours, enrage BB !

L'article que Françoise Sagan consacra à Brigitte Bardot peut être retrouvé en partie ici

Virginie Efira lit les mémoires de Brigitte Bardot. 

Une série documentaire de Simonetta Greggio, réalisée par Julie Beressi.

Avec les voix de
Sonia Masson
Régis Royer

Archives INA
Véronique Jollivet
Amélie Briand-Lejeune 

Prise de son
Hélène Langlois
Christophe Papon
Jérémie Tuile
Alexandre Abergel
Laurent Macchietti

Mixage
Régis Nicolas

Source de l'article : France Culture

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L'histoire de la jupe vichy de Brigitte Bardot dans “Voulez-vous danser avec moi ?”

Publié le par Ricard Bruno

Parmi les tenues qui ont marqué le cinéma, la jupe vichy de B.B fait partie des plus surprenantes. Pas de décolleté plongeant ou de coupe révélatrice mais un simple jupon à carreaux qui entrera dans la légende.

L'histoire de la jupe vichy de Brigitte Bardot dans “Voulez-vous danser avec moi ?”

Son bandeau dans Le Mépris, ses ballerines Repetto dans Et Dieu… créa la Femme, sa jupe vichy dans Voulez-vous danser avec moi ? de Michel Boisrond Brigitte Bardot était bel et bien une lanceuse de tendances. Après avoir posé en couverture du magazine ELLE en 1953 vêtue d’une robe froufroutante à carreaux roses, l'actrice remet le couvert dans le film Voulez-vous danser avec moi ? sorti en 1959. L’actrice interprète Virginie, une jeune femme qui enquête sur la mort de la maîtresse de son mari. Pour trouver des indices, elle se fait passer pour une professeure de danse. Juchée sur des escarpins vernis noirs, elle virevolte d’un bout à l’autre de la pièce en faisant bouger sa merveilleuse chevelure blonde. Mais le détail que l’on retiendra le plus, c’est cette jupe à carreaux vichy bleue et blanche qui danse autour de ses jambes. Une pièce dotée de nombreux jupons pour ajouter du volume et resserrée à la taille pour souligner la silhouette gracile de cette véritable danseuse aux mensurations de rêve. Débordante de sensualité, Brigitte Bardot exécute chaque pas de danse avec un naturel et une audace certaine. Si cette pièce est aussi iconique, c’est avant tout parce que Brigitte Bardot était l’icône absolue du motif vichy.

 

  Brigitte Bardot dans “Voulez-vous danser avec moi ?”

 

Comment la tendance du vichy est-elle née ?

L’imprimé à carreaux, autrefois réservé aux nappes de pique-nique, devient un incontournable du vestiaire féminin après un évènement pas comme les autres. À 25 ans, Brigitte Bardot épouse l’acteur Jacques Charrier et demande au couturier Jacques Esterel de lui confectionner sa robe de mariée. Le 18 juin 1959, elle apparaît dans un cliché devenu mythique au bras de son nouveau mari, vêtue d’une robe aux carreaux vichy roses et blancs avec un col Claudine en dentelle anglaise. L’intention du couturier : créer une robe élégante mais inspirée des tenues de filles de campagne. Cette ré-interprétation champêtre de la robe de mariée sied parfaitement à la personnalité joviale et simple de Bardot. D’ailleurs, ce choix inattendu fait son effet : grâce à la popularité de l’actrice, le modèle fait le tour du monde et à l’été 59, le tout Paris se ballade en imprimé vichy. Cette création nuptiale bien particulière a inspiré le couturier à continuer sur sa lancée et surfer sur la tendance du célèbre carreau estival. Sous la direction de la costumière Rosine Delamare, Jacques Esterel imagine les tenues de Brigitte Bardot dans le rôle de Virginie. C’est ainsi que la fameuse jupe vichy de Voulez-vous danser avec moi ? est entrée dans les annales des tenues les plus iconiques du cinéma. 

 

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« En cas de malheur », de Simenon à Autant-Lara (1956-1958). Essai de génétique scénaristique

Publié le par Ricard Bruno

« En cas de malheur », de Simenon à Autant-Lara (1956-1958). Essai de génétique scénaristique

Du roman au film en passant par le scénario.

Sorti dans les salles à une période charnière, le film En cas de malheur de Claude Autant-Lara (1958) fait ici l’objet d’une analyse approfondie qui porte à la fois sur l’écriture scénaristique, le contexte sociohistorique, les représentations de genre et les modalités de la transposition à l’écran du roman homonyme de Georges Simenon.

Alain Boillat (Section d’histoire et esthétique du cinéma) envisage les différentes variantes conçues par les scénaristes dans une perspective narratologique et d’étude des normes de genre. Ce faisant, il propose une méthodologie favorisant l’application au cinéma de la génétique des textes littéraires, et renouvelle plus largement l’étude du phénomène de l’adaptation.

En discutant certains aspects du récit filmique (point de vue, flash-back, etc.), l’ouvrage montre combien le personnage ne peut être appréhendé au cinéma sans la prise en considération de la vedette qui l’incarne. Or En cas de malheur réunit les deux plus grandes stars qu’ait connues le cinéma français: d’un côté Brigitte Bardot, nouvelle icône de la féminité qui présage les bouleversements sociaux des années 1960, de l’autre Jean Gabin, associé à une image de la virilité issue des années 1930.

Alain Boillat, En cas de malheur, de Simenon à Autant-Lara (1956-1958). Essai de génétique scénaristique, Genève, Droz, 2020.

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Concours Gagner la BD Brigitte Bardot

Publié le par Ricard Bruno

POUR VOS RÉPONSES mettez les en commentaire sous cet article, seul moi pourra les voir !  

Bonsoir à tous !
ça y est nous y sommes le concours pour gagner la BD Brigitte Bardot est ouvert...
Il suffit de répondre aux questions, le concours sera clos le 20 juin à minuit...tirage au sort dans la foulée...

1ère question : Quel est le parfum favoris de Brigitte Bardot
2ème question : Quelle chanson Serge Gainsbourg lui écrit-il en 1967 ?
3ème question : À qui refusa-t-elle la légion d’honneur ?
4ème question : Quelle chanteuse a joué dans Masculin Féminin de Jean Luc Godard en 1966, aux côtés de Brigitte Bardot ?
5ème question : Quand a-t-elle crée sa fondation pour défendre la cause animal ? et quelle autre association fût reconnue d'utilité publique le même jour que la fondation Brigitte Bardot dans le journal officiel
6ème question : Dans quel pays d’Amérique latine et ville une statue de Brigitte Bardot a été érigée en 1999 ?
7ème question : Dans quelle revue Brigitte Bardot fait elle "sa toute" première apparition!
8ème question : Que récompense le Brigitte Bardot International Awards, créé en 1993 à Hollywood ?
9ème question : Comment se nomme les deux maisons de Brigitte Bardot à Saint-Tropez?
10ème question : Qu'a répondu le général de Gaulle en voyant arrivé Brigitte Bardot à Elysées?👀

POUR VOS RÉPONSES mettez les en commentaire sous cet article, seul moi pourra les voir ! 

 

Michel Piccoli est mort...

Publié le par Ricard Bruno

Michel Piccoli est mort...
Michel Piccoli est mort...
Michel Piccoli est un acteur français, né le 27 décembre 1925 à Paris 13ᵉ. Il est également producteur, réalisateur et scénariste, décédé le 12 mai 2020 à l'âge de 94ans...
Le comédien Michel Piccoli est mort à 94 ans. Le septième art perd l’un de ses meilleurs représentants. Sa filmographie est jalonnée de grands succès qui sont devenus des classiques du cinéma, mais aussi de nombreux films d’auteurs salués par la critique. 

Fils d'Henri Piccoli, violoniste, de lointaine origine tessinoise et de Marcelle Expert-Bezançon (1892-1990), Michel Piccoli a suivi une formation de comédien au cours Simon.

Après une apparition dans Sortilèges de Christian-Jaque en 1945, il débute au cinéma dans Le Point du jour de Louis Daquin. Il commence sur les planches avec la compagnie Renaud-Barrault et au Théâtre de Babylone. Remarqué dans Le Doulos de Jean-Pierre Melville, il est révélé au grand public avec Le Mépris de Jean-Luc Godard aux côtés de Brigitte Bardot.

Dès lors, il tourne avec beaucoup des plus grands cinéastes français (Jean Renoir, René Clair, René Clément, Alain Resnais, Agnès Varda, Jacques Demy, Alain Cavalier, Michel Deville, Claude Sautet, Claude Chabrol, Louis Malle, Jacques Doillon, Jacques Rivette, Léos Carax, Bertrand Blier), européens (Luis Buñuel, Costa-Gavras, Marco Ferreri, Alfred Hitchcock, Jerzy Skolimowski, Marco Bellocchio, Ettore Scola, Manoel de Oliveira, Otar Iosseliani, Theo Angelopoulos, Nanni Moretti) et internationaux (Youssef Chahine, Raoul Ruiz, Hiner Saleem).

Il devient l'acteur fétiche de Claude Sautet, avec Les Choses de la vie, Max et les Ferrailleurs, Mado et Vincent, François, Paul... et les autres, de Marco Ferreri, avec sept films, de Dillinger est mort à Y'a bon les blancs, et de Luis Buñuel avec qui il entretient une longue complicité. Il collabore à six des films du réalisateur espagnol dont plusieurs œuvres majeures comme Le journal d'une femme de chambre, Belle de jour, Le Charme discret de la bourgeoisie.

Michel Piccoli parlant très bien l'italien, il travaillera aussi avec des cinéastes italiens, comme Marco Bellocchio, Marco, Ferreri, Ettore Scola, etc...

En parallèle, il assoit sa notoriété au début des années 1960, par plusieurs rôles à la télévision (Les Joueurs, Montserrat, Dom Juan…).

Il débute la décennie 1980 par le prix d'interprétation au festival de Cannes en 1980, avec Le Saut dans le vide de Marco Bellocchio, et celui du festival de Berlin en 1982, avec Une étrange affaire de Pierre Granier-Deferre. Il travaille avec le jeune cinéma français, comme Jacques Doillon (La Fille prodigue en 1985), Leos Carax (Mauvais sang en 1986), n'hésitant pas à casser son image bienveillante avec des rôles provocateurs ou antipathiques, avant de s'essayer lui-même à la réalisation.

Habitué du festival de Cannes, il fait partie du jury de la compétition officielle du 60e festival en 2007 sous la présidence de Stephen Frears.

Amateur de littérature, il a également enregistré la lecture des Fleurs du mal de Charles Baudelaire et de Gargantua de François Rabelais.

En 2011, il joue dans Habemus Papam de Nanni Moretti, présenté en compétition à Cannes.

  

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Exposition Brigitte Bardot et Alain Delon

Publié le par Ricard Bruno

Bonjour à tous

Je n'avais rien dit jusqu'à présent mais je suis en pleine préparation d'une nouvelle exposition concernant Brigitte Bardot et Alain Delon, exposition initiée par Henry-Jean Servat, qui m'a sollicité pour le prêt de plusieurs objets pour cette exposition qui devait dans un premier temps se tenir en juillet à Saint-tropez, cette exposition se fera bien mais par contre pour les dates, on attends...

Merci à mon ami BD'O

Bruno Ricard 

Exposition Brigitte Bardot et Alain Delon

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